La France du rugby à XV est divisée en comités territoriaux, constitués en tant qu'associations loi de 1901, et chargés de promouvoir le développement du rugby et de gérer les clubs et les compétitions sur leur territoire. En 2018, les 27 comités territoriaux métropolitains sont transformés en 13 ligues régionales, identiques aux nouvelles régions administratives françaises.
L'existence des comités territoriaux sous l'égide de la FFR date de 1920, lorsque la Fédération française de rugby est fondée (11 octobre 1920). Le premier comité régional est celui du Sud-Ouest, fondé en 1893, suivi du comité du Sud, fondé le 2 janvier 1897, puis de celui du Sud-Est fondé le 28 janvier 1897. Jusqu'en 1914, seuls les champions des comités participent au championnat de France.
Jusqu'en 2018, les frontières des comités ne correspondent que très imparfaitement aux régions du pays. Au nord de la Loire, certains comités dépassent les frontières administratives des régions (les Flandres, l'Île-de-France, ou la Normandie qui rassemble les deux régions Basse-Normandie et Haute-Normandie). Au sud, ils recouvrent les réalités des terroirs rugbystiques, de l'histoire des affrontements inter-régionaux et de la praticité des déplacements, plus que celles de l'administration. Certains départements sont coupés en deux, ou en trois.
Au 1er janvier 2016, à la suite de la réforme territoriale, la France métropolitaine passe de 22 à 13 régions. La FFR réforme son organisation territoriale et transforme les 27 comités métropolitains en 13 ligues régionales. Initialement, une 14e ligue, la ligue d'Outremer de rugby, devait être créée mais la FFR renonce finalement à ce projet. Elle constate que cette ligue n'a pas de raison d'être compte tenu des spécificités de chaque région ultramarine.
Les sept comités territoriaux d'Outre-Mer continue ainsi d'exister. Jusqu'en 1933, les comités décident des participations aux divers championnats de France et choisissant le club qui le représente, en contradiction parfois avec les résultats acquis sur le terrain lors des compétitions régionales. Chaque comité possède des sélections représentatives qui s'affrontent dans diverses compétitions des jeunes aux seniors, comme le Challenge des Comités (joueurs de moins de 26 ans) et la Coupe de la Fédération. Les comités territoriaux chapeautent les comités départementaux, appelés CD suivi du numéro du département.
Leur création dans les années 1990 a pour but de prendre acte du développement du rugby.
En conséquence de la réforme territoriale des régions de 2015, le ministère de la Jeunesse et des Sports impose aux fédérations sportives de calquer leur organisation territoriale sur celle des nouvelles régions. Bien que la Fédération française de rugby refuse de donner de l'autonomie à ses comités territoriaux, celui de Côte basque monte dans les années 1980 une équipe représentative destinée à disputer des rencontres amicales.
Avant cela, alors que la FFR prépare l'organisation annuelle d'une Coupe nationale - ou challenge Pierre-Failliot - à partir de 1937 entre plusieurs « grandes régions » de France, celle de Côte basque fait partie des huit premières équipes participantes, sous l'égide du comité homonyme.
Historiquement, le périmètre s'étend autant au Pays basque qu'au Béarn, tandis qu'il ne gère que la partie extrême du Sud des Landes. Le comité Landes-Béarn est fondé le 3 juin 1911 à Pau. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la séparation du territoire français en deux, entre la zone libre et la zone occupée, affecte le périmètre d'action du comité Côte basque. La partie des Basses-Pyrénées en zone libre passe, soit les arrondissements de Pau, Mauléon et Oloron-Sainte-Marie sous le contrôle du comité Béarn créé à cette occasion.
Dans les Landes, la majeure partie du département est désormais rattachée au comité Côte basque, incluant notamment les villes de Mont-de-Marsan et de Lesperon, tandis que celles de Aire-sur-l'Adour et de Miramont-Sensacq sont sous juridiction béarnaise.

Carte administrative de la France avec les régions.
Il y avait presque vingt ans que le comité Côte basque-Landes n’avait pas organisé de rencontre internationale. Voilà qui est fait, avec une victoire de cette sélection sur le Japon, ce mercredi. L’occasion d’apaiser les tensions entre les clubs concernés. Ce mercredi a eu lieu un petit évènement. La sélection Côte Basque-Landes, qui a réuni sur la pelouse d’Aguilera des joueurs du Biarritz olympique (11), de l’Aviron bayonnais (10) et du Stade montois (2), s’est imposée face au Japon (19-3, triplé de Gerber) pour son grand retour sur la scène internationale.
Une renaissance appréciée à sa juste valeur par Jean-Michel Gonzalez, ancien joueur et entraîneur des deux équipes basques et réquisitionné pour l’occasion: "Cela faisait presque vingt ans et un match contre les All-Blacks à Bayonne en 1995 que le comité n’avait pas organisé un match d’envergure internationale. On avait tous à cœur de bien figurer. Il faut tirer un grand coup de chapeau aux joueurs pour leur investissement".
Avant de se frotter aux Barbarians, emmenés par William Servat dimanche au Havre, les Nippons ont donc permis à ces joueurs basques ou landais non convoqués en sélection de vivre eux aussi une trêve à l’accent mondialisé. Le troisième ligne du BOPB, Tanguy Molcard, lui aussi interrogé sur le site du club biarrot, s'est réjouit d’avoir pu honorer cette sélection: "C’était vraiment sympa, nous n’avions aucune pression donc nous avons pu jouer avec du relâchement […]. Malgré les conditions le ballon s’est beaucoup déplacé sur le terrain, c’était un match agréable à disputer. Je me suis éclaté et j’ai pris beaucoup de plaisir".
Oubliées les rivalités et les tensions aperçues lors des derniers derby basques, c’est avec un état d’esprit remarquable que les Yachvili, Mazars, Baby, Barraque, Gimenez, Garcia, Marmouyet, Baget, Boutaty, Thion ou Roumieu se sont comportés en frères d’armes le temps d’un rassemblement de 48h.
L'ancien pilier du BOPB, Pascal Ondarts, ne s'en cache pas. Pour lui, une fusion serait essentiel pour le développement et le renouveau du rugby au Pays Basque. "Il ne faut pas écouter les vieux supporters, pour qui on a beaucoup de respect. Mais c’est fini ça, tout a changé.
Pour autant, notre super région comprend l'ancien comité Côte Basque Landes (qui a disparu suite à la création des Ligues), mais aussi le Béarn, de par sa proximité géographique, comme le Midi-Pyrénées sera associé à l'Armagnac Bigorre dans un prochain épisode. Notre équipe compte donc toujours un représentant dans l'élite du rugby français, avec la Section Paloise.
Très ambitieux, le club béarnais compte de nombreux étrangers dans son effectif, mais fait tout de même jouer quelques joueurs du cru. Le meilleur exemple ? Les Landes, justement, sont fièrement représentées en Pro D2 par le Stade Montois, actuel 2ème du classement, et régulièrement invité en phases finales. Mont-de-Marsan est donc le deuxième club de la région.
Derrière Bayonne et Biarritz, il faut aller regarder en Fédérale 1, où l'historique US Dax vient d'échouer. Alors, à quoi ressemblerait une équipe composée de joueurs issus du Côte Basque Landes Béarn ? On vous le dit de suite : une telle formation aurait de quoi faire changer d'avis les supporters quant à une éventuelle fusion. Encore faudrait-il que tous les joueurs figurent dans l'équipe. Bilan ? Il faut regarder des joueurs mis de côté dans cette hypothétique sélection pour se rendre compte du potentiel d'une telle équipe.
Daniel Dupouy, Conseiller Technique Régional du Comité Côte Basque - Landes, témoigne de l'importance du rugby dans la région et de son rôle dans la formation des jeunes talents. Selon lui, le Comité s’étend territorialement sur une partie des Pyrénées Atlantiques, qui va en gros de l’Océan à Orthez, et une partie des Landes, qui va en gros de l’Océan à Mont-de-Marsan. Le comité compte 61 clubs, 15.000 licenciés, et a le plus fort ratio « nombre de licenciés / population » de France.

Carte des Ligues Régionales de la Fédération Française de Rugby.