Combien touche Brest pour sa qualification en Ligue des Champions?

La qualification en Ligue des Champions est synonyme de prestige sportif, mais aussi d'une manne financière considérable pour les clubs. Pour le Stade Brestois, cette qualification est un véritable jackpot, surtout dans un contexte où le football français est fragilisé par la crise des droits télé.

Grâce à sa qualification pour la Ligue des Champions, le Stade Brestois est assuré de toucher, au minimum, près de 19 millions d’euros. En terminant à la troisième place du classement de Ligue 1, le Stade Brestois n’aura pas à passer par les barrages et entrera en lice directement en phase de championnat de Ligue des champions (qui remplacera la phase de poules à partir de la saison prochaine).

Avec une qualification en phase de championnat, chacun d’entre eux est assuré de toucher 18,62 millions d’euros. Une partie de ce montant, qui n’a pas été révélée, sera redistribuée aux joueurs.

Pactole pour le Stade Brestois en Ligue des champions

Les revenus garantis pour le Stade Brestois

Au minimum 18,89 millions d’euros. À la fin de cette phase de championnat, qui précédera les barrages et la phase à élimination directe, les 36 équipes recevront une somme selon leur classement, de 9,9 millions pour le premier à 275 000 euros pour le dernier.

On ne souhaite pas la dernière place au club de Denis Le Saint, qui est cependant assuré de toucher 275 000 euros supplémentaires. Le montant assuré pour le Stade Brestois est donc de 18,89 millions d’euros (sans compter la prime versée par la Ligue nationale pour la troisième place en championnat qui devrait être comprise entre 10 et 15 millions d’euros).

En phase de championnat de Ligue des champions, le Stade Brestois touchera également 2,1 millions par victoire et 750 000 euros par match nul.

L’UEFA accordant également une somme globale par pays, le montant que le club finistérien est assuré de toucher sera supérieur. « La Ligue des champions, en termes de moyens, nous permet de couvrir cette saison et la prochaine. » Denis Le Saint, président du Stade brestois, avait fait les comptes avant même la dernière journée de la phase régulière de C1, qui n’a pas changé grand-chose pour le club breton malgré la rouste reçue face au Real Madrid (0-3).

Le Stade Brestois a payé son coefficient UEFA inexistant ou presque et termine cette phase de ligue avec 51,828M€.

Au lendemain de sa déclaration au sein du quotidien L’Équipe, le dirigeant de Brest sait, presque au centime près, ce que la qualification de ses ouailles en barrages de la phase finale va lui rapporter. Et l’on atteint la quasi-totalité du budget annuel prévu pour la saison en cours (évalué à 48 millions d’euros).

Avec sa 18e place dans cette phase régulière, Brest s’adjuge après 8 rencontres disputées un minimum d’environ 34 millions d’euros, liés aux primes de participation, de résultats et de classement final, accordées par l’UEFA et établies avant le début de la campagne européenne dans ce document.

Ce montant ne prend pas en compte les millions d’euros redistribués en fonction du marché domestique (droits TV). Un total encore inconnu à ce jour.

Dans le détail, le club breton a reçu 18,62 millions d’euros de la part de l’UEFA au simple titre de sa participation à la phase régulière, comme l’ensemble des 36 clubs. Grâce à ses 4 victoires, 1 nul et 3 défaites, il ajoute 9,1 millions d’euros de prime de résultat (2,1 M€ par victoire, 0,7 M€ le nul). Sa qualification parmi les barragistes lui offre par ailleurs une prime d’un million d’euros. Enfin, sa 18e place, lui accorde 5,22 millions d’euros. Si l’on additionne tous ces montants, cela donne à Brest un total de 33,94 millions d’euros à l’issue de cette première phase.

En cas de victoire en barrages, face au PSG ou à Benfica, il pourra ajouter 11 millions d’euros pour sa qualification en 8es de finale. C’est donc ce que va toucher le Losc, dont la place dans le Top 16 est déjà assuré.

Répartition des gains en Ligue des Champions

La phase de ligue de la Ligue des champions a livré son verdict mercredi soir, tant d'un point de vue sportif qu'au niveau économique. Liverpool se rapproche déjà des 100 millions d'euros de gains après les huit premiers matchs.

Premier à l'issue de la phase de ligue en C1 malgré une défaite ce mercredi contre le PSV Eindhoven, Liverpool domine aussi le classement des gains. Après les huit premiers matchs de la compétition, les Reds ont déjà l'assurance de gagner 99,07 millions d'euros, devançant l'Inter Milan (90,627M€), Arsenal (89,499M€) et le FC Barcelone (89,409M€).

Le classement n'est donc pas systématiquement identique à celui établi mercredi soir au terme des 144 rencontres de la phase de ligue. 15e d'un point de vue sportif, le PSG accède au huitième rang sur cette hiérarchie liée au prize money, avec 80,917M€.

Les Parisiens devancent le LOSC (78,717M€), pourtant déjà directement qualifiés pour les huitièmes de finale là où l'équipe de Luis Enrique devra passer par les barrages.

De son côté, l'AS Monaco occupe la 18e place du classement des gains, avec une part de 59,769M€.

Le Slovan Bratislava, au dernier rang, cumule à 21,872M€.

Les 36 clubs engagés ont chacun touché 18,62 millions d'euros, à parts égales, pour leur participation à la phase de ligue au motif de la prime de participation. Par ailleurs, chaque victoire rapportait 2,1 millions d'euros contre 700.000€ pour un match nul.

Les montants non distribués, soit 700.000€ à chaque match nul, ont été "alloués proportionnellement au classement de la phase de ligue".

Concernant le classement final, chaque équipe a aussi reçu une prime par rapport à sa position, avec une part initiale de 275.000€ avant les économies liées aux matchs nuls. Le dernier n'a reçu qu'une part là où Liverpool en a obtenu 36.

Par ailleurs, les huit clubs déjà qualifiés pour les huitièmes de finale ont aussi gagné 11 millions d'euros, là où les barragistes prennent un million d'euros.

De l'argent a aussi été distribué en fonction d'un pilier "valeur". "Le nouveau pilier 'valeur' est une combinaison des anciens piliers 'part de marché' (valeur du marché du pays) et 'coefficient' (coefficient individuel du club)", expliquait l'UEFA. De quoi permettre aux gros clubs européens de garnir la marmite.

Impact financier sur le club

Alors que les Ty Zefs se déplacent à Lyon dimanche pour la 29e journée de Ligue 1, ils sont plus que jamais en course pour disputer la Ligue des Champions l'an prochain. Avec un pactole à la clé. Un pactole fait aussi courir le Stade Brestois... et les joueurs, en cette fin de saison !

Alors que les Ty Zefs, toujours deuxièmes de Ligue 1 à six matchs de la fin du championnat, se déplacent à Lyon dimanche en clôture de la 29e journée, ils peuvent encore avancer vers une qualification européenne historique en cas de succès dans le Rhône.

A la clé, il y a une prime de qualification de 18,6 millions d'euros. Et ce magot, alloué par l'UEFA à toute équipe qualifiée en Ligue des Champions l'an prochain, est forcément extrêmement attrayant pour tout un club.

Ne serait-ce que par rapport à la Ligue Europa, dont la dotation à tout club qualifié n'est pas encore officiellement connue pour l'an prochain. Mais elle était de 3,6 millions d'euros cette année (2,9 millions pour la Ligue Europe Conference). Soit 15 millions d'euros d'écart.

Selon nos informations, une délégation de joueurs cadres, un conseil des sages comme on l'appelle communément dans tous les clubs, a négocié le pourcentage en début de saison avec la direction brestoise.

Si personne, au sein du club, ne souhaite s'épancher plus précisément sur ce pourcentage, il s'élèverait à environ un tiers de l'enveloppe selon les éléments portés à notre connaissance. En rapport avec ce qui est généralement pratiqué dans les autres clubs à l'envergure de Brest.

Soit, plus ou moins, 6 millions d'euros pour les joueurs en cas de qualification en Ligue des Champions. Mais "seulement" 1,1 million pour la Ligue Europa. De quoi, évidemment, inviter les joueurs à se surpasser pour s'offrir une manne imprévue, quand on sait que le salaire moyen au Stade Brestois s'élève à 50.000 euros bruts mensuels.

Le club, lui, ne bénéficiera qu'à la marge de cette prime de qualification. Car, après avoir versé la somme promise aux joueurs, et au staff, il devra s'acquitter des charges sociales sur le versement de ces primes.

Et si le magot versé par l'UEFA permettrait, quand même, d'améliorer l'enveloppe dédiée au recrutement, il ne pourrait pas y avoir de folie. Car si le Stade Brestois dispute l'Europe l'an prochain, il ne tablerait pas sur une nouvelle participation pour les années suivantes.

Impossible, donc, imaginer pouvoir payer de gros transferts cet été, puis assumer de gros salaires plusieurs saisons à compter de l'exercice 2024-2025. Alors, même si Brest joue la Ligue des Champions l'an prochain, le Stade Brestois ne dépensera pas l'argent qu'il n'aura pas ensuite.

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