Au rugby à XV, un essai est l'action de jeu consistant à aplatir le ballon dans l'en-but adverse. Un rugbyman marque un essai ("try" en anglais) en aplatissant le ballon derrière la ligne d'en-but adverse.
Lorsqu'un joueur tient le ballon et le met en contact avec le sol dans l’en-but adverse. Le terme « tenir » signifie avoir le ballon dans sa ou ses mains, ou dans son ou ses bras. Il n’est pas nécessaire d’exercer une pression vers le bas. lorsqu'un joueur exerce sur lui une pression de haut en bas avec toute partie avant du corps comprise entre la taille et le cou, taille et cou inclus.
Quelles sont les règles du rugby ? - 1 jour, 1 question
Aujourd’hui, un essai vaut 5 points. Cela rapporte 5 points à son équipe. Une fois l’essai aplati, place à la transformation : 2 points supplémentaires si le buteur passe le ballon entre les perches et au-dessus de la barre.

L'évolution historique de la valeur de l'essai
L’histoire du rugby est jalonnée de débats sur la valeur des points. Certains ont proposé d’augmenter la valeur de l’essai pour encourager le jeu de mouvement, d’autres de la réduire pour redonner de l’importance aux buteurs.
Mais ce n’a pas toujours été le cas : au XIXe siècle, il ne rapportait… aucun point ! Il donnait simplement le droit de tenter la transformation.
Avant 1871, date à laquelle les règles du rugby ont été codifiées, marquer un essai ne rapportait aucun point. Il permettait juste de taper le ballon entre les poteaux. D'où l'origine du mot "essai" (synonyme de tentative). Si le tir était réussi, l'équipe marquait alors des points. Aujourd'hui, c'est différent. Si le buteur manque son tir, l'essai rapporte tout de même 5 points.
Il est assez drôle de constater qu’au tout début l’essai valait tout simplement… zéro point. Pointer dans l’en-but adverse ne donnait que le droit de tenter une transformation, on disait un but (a goal en anglais). D’où le nom d’essai (try en anglais). Les transformations étaient alors la base du jeu.
C’est ainsi que se déroulent les premiers tests de l’Histoire en 1871 entre l’Écosse et l’Angleterre. Seules les transformations meublaient les scores.
Mais dès 1875, on accepta l’idée qu’en cas d’égalité de "goals", le nombre d’essais feraient la différence.
En 1888, décision historique, on décide que les matchs se joueraient au nombre de "points" et non au nombre de buts. On attribue une valeur de… un point à l’essai, contre trois à la transformation et trois aux pénalités nouvellement créées.
La possibilité de voir l’essai prendre le dessus sur les points était née. En 1891, l’essai passe à deux points (la transformation à trois). Mais en 1894, autre date capitale, l’essai prend le dessus sur sa transformation, trois pour l’un, deux pour l’autre. La transformation n’est plus le centre du rugby.
La réflexion sur la primauté du jeu à la main était donc en marche. Ceci dit le drop resta longtemps très favorisé (4 points de 1891 à 1947)
Le calcul des points a beaucoup varié au fil des années. Un essai valait 1 point en 1886, 2 en 1890. Quatre ans plus tard, l'essai passe à 3 points et la transformation à 2. En 1973, marquer un essai rapportait 4 points. Ce n'est qu'en 1992 que le calcul actuel est établi.
Il y a cinquante ans, le rugby vivait un tournant historique par le prisme du décompte des points. L’International Board décide de faire passer la valeur de l’essai à quatre points. Le règlement entra en vigueur en septembre 1971, à titre expérimental dans l’hémisphère Nord et c’est Jean-Claude Skrela qui marqua le premier essai nouvelle version, en novembre 1971 face à l’Australie (malgré une défaite 13-11 à Colombes). Il avait contré un dégagement de l’arrière adverse Arthur McGill.
Cette réforme a vraiment marqué l’Histoire car on reconnaissait la primauté de la valeur de l’essai sur celle des coups de pied. Le passage à quatre points allait bien sûr dans le sens de la favorisation le jeu offensif par rapport au rugby d’épiciers et des scores uniquement meublés par les buteurs.
Mais il faudra attendre 77 ans et 1971 pour voir l’essai passer à quatre points et donc prendre le dessus sur la pénalité (trois points). Pour la première fois de l’Histoire, l’essai devient la marque la plus valorisée. Mais un essai transformé était à égalité avec deux pénalités (six points).
Puis vingt-et-un ans plus tard, l’essai se retrouva à cinq points, sept points avec la transformation.
Il faudra attendre 1992 pour que l'essai en lui-même accorde cinq points à l'équipe qui le marque. C'est l'ailier des All Blacks Va'aiga Tuigamala (41 sélections) qui aura l'honneur de marquer le tout premier essai à cinq points de l'histoire du rugby, au bout de la cinquième minute de jeu le 4 juillet 1992 au Sydney Football Stadium contre l'Australie de David Campese.
L'essai de pénalité
Il ne faut pas oublier l'essai de pénalité qui octroie directement 7 points. Il n'y a en effet plus besoin de le transformer pour accélérer la reprise du jeu. À partir de 2017, un essai de pénalité vaut sept points ; en effet, il n'est désormais plus nécessaire de le transformer.
Lorsqu'un essai aurait probablement été marqué en l'absence d'une faute commise par l'adversaire, l'arbitre peut accorder un essai de pénalité. Celui-ci figure sous cette dénomination sur la feuille de match : aucun joueur n'en est le marqueur.
Les essais de pénalité sont le plus souvent accordés à la suite de phases collectives, mêlée ou maul, irrégulièrement mises en échec à proximité de la ligne de but.
La transformation
La tentative de transformation est faite depuis un point en arrière de l'endroit où l'essai a été marqué. La ligne entre l'endroit où l'essai a été marqué et le lieu de tentative de transformation est une parallèle à la ligne de touche.
La distance entre la ligne d'en-but et l'endroit de la tentative de transformation est choisie par le botteur, elle est celle qu'il estime la plus favorable à la réussite de sa transformation. Les transformations rapportent deux points en cas de réussite. Ce sont habituellement des coups de pied « placés ».
La règle autorise les transformations sous forme de coup de pied tombé mais cette option, plus aléatoire, est retenue uniquement par les équipes qui courent après le score. Contrairement à une tentative de pénalité, les joueurs adverses peuvent essayer de contrer le ballon en courant vers le botteur (« charge ») dès le début de sa prise d'élan.
Il n'est pas possible à la défense de marquer sur transformation, à l'inverse de ce que permet le football américain.
Autres façons de marquer des points
Autre option pour gonfler le tableau d’affichage : la pénalité, qui rapporte 3 points lorsqu’elle est réussie. Combien vaut un drop au rugby ? Même tarif. Ce coup de pied en plein mouvement souvent tenté quand la défense est hermétique.

Résumé des points au rugby
| Action | Points |
|---|---|
| Essai | 5 |
| Transformation | 2 |
| Pénalité | 3 |
| Drop | 3 |
| Essai de pénalité | 7 |
Chaque équipe peut porter, passer ou botter le ballon dans la zone d’en-but pour marquer autant de points que possible. L’équipe qui marque le plus grand nombre de points est déclarée vainqueur du match.