L'Histoire du Rugby au Creusot: Du Club Olympique Creusot Bourgogne (COCB) aux Valeurs d'Aujourd'hui

Le Creusot, une terre de rugby, où le Club Olympique Creusot Bourgogne (COCB) a marqué et continue de marquer l'histoire sportive de la région. L'amicale des anciens du COC a célébré les 120 ans de rugby à Le Creusot et les 100 ans du COC, aujourd'hui 102 ans, lors d'une grande soirée à l'ALTO. Mais finalement peu importe les années, ce qui compte c’est d’être capable de se retrouver pour se remémorer les belles et les bonnes histoires et nourrir quelques regrets pour celles qui ont laissé de mauvaises traces dans les mémoires.

Cet article vous invite à plonger au cœur de l'histoire de ce club emblématique, de ses racines à ses ambitions futures.

Les Origines INCROYABLES du Rugby 🏉 (ft. @eronote) - HALC #08

Les Débuts et l'Ascension du COC

Le Cercle sportif creusotin est devenu officiellement le Club olympique creusotin le 14 janvier 1921 et adopte le bleu et rouge dans la foulée. En 1928, il devient le club le plus important du Creusot avec 225 membres suite à sa fusion avec le Sporting club creusotin.

Pensionnaire de la 2ème division fédérale jusqu’en 1940, le COC évoluera en 1ère division dès 1949 parmi les 40 meilleurs clubs français.

Un Club Formateur

Club formateur par excellence, il sera classé 14ème club français lors de la saison 86/87, sous l’ère Gérard Verdoulet, après de belles années passées sous la responsabilité, entre autres, d’entraîneurs joueurs, André Buonomo, Bernard Labouré et Jean-Paul Pelloux.

Alors qu’au niveau des présidences (actuellement Jean-Claude Bourdiau et Michel Popille), des passionnés se sont succédé : Marcel Lagoutte, Robert Chazette, Roger Rousseau, Maurice Delorme, Jean-Claude Clair, Robert Boisseau, André Jaccoux, Alexandre Agnani, Jean-Pierre Moreau…

Parmi les joueurs qui ont marqué l’histoire du club, citons les Kaczorowski, Bzuk, Soula, Nectoux, Mandic, Chalmandrier, Kacala…

Depuis toutes ces années bien remplies, en évoluant en fédérale 2, le COCB fait perdurer un rugby qui attire toujours autant de supporters au parc des sports.

Le Creusot est une terre de rugby et samedi soir il y avait des sourires sur les visages à l’ALTO où l’amicale des anciens proposait une grande soirée pour les 120 ans du rugby au Creusot et les 100 ans du COC.

Les Moments Marquants et les Défis

Club phare de la citée, le rugby prendra une place importante puisqu’il véhiculera un nombre impressionnant de joueurs, dirigeants et de supporters qui, les soirs de grandes victoires ou de cruelles défaites, comme lors des finales du championnat de France perdues face à Bourgoin, en 1973 et 1984, n’hésiteront pas à habiller la statue d’Eugène Schneider, surnommé affectueusement le « vieux ».

On ne souvient plus si le COC avait raté beaucoup de pénalités, mais on se souvient que l’arbitre en avait sifflé très très peu à l’avantage du COC alors que ses avants, dans le sillage de Jean-Paul Pelloux, Fabien Lhoste ou Saho Karizic, tous présents samedi soir, avaient fait manger le gazon aux Castrais…

On ne refait pas l’histoire. C’est ainsi. Depuis le rugby creusotin a quitté l’élite, mais ce qui ne l’empêche pas de rester le sport numéro au Creusot. Les assistances au Parc des Sports en témoignent.

Pour l’occasion, certains avaient ressorti les cravates historiques du vieux COC, dont Philippe Debarbarbieux, l’ancien arrière. Et samedi soir il a prouver, écrivons le avec le sourire, qu’il est meilleur pour ajuster les cravates, qui ne l’était - certains matches -, pour ajuster les pénalités, ce qui parfois pouvait faire rager. Mais il demeure quand même au rang de ces joueurs qui ont marqué l’histoire du COC.

En présence du Maire David Marti, mais aussi du Député Rémy Rebeyrotte, la soirée a été heureuse. Mais pouvait il en être autrement ? Assurément non car tout le monde, ou presque, avait plaisir à se retrouver.

Michel Cusant, comme Pierre Doucet, ont souligné les valeurs du rugby que Le Creusot a fait siennes. Et c’est bien au nom de ces valeurs que la soirée a été réussie. Siu fort, que certains aimeraient bien que l’on n’attende pas 10 ans, avait de réunir la famille.

Avec évidemment une pensée pour ceux qui ont disparu ces dernières années et qui sont partis dans l’au-delà avec le cœur «bleu et rouge». Une âme, des racines, des valeurs.

Mais oui, loin, très loin des lumières du Top 14 - dont il a d’ailleurs connu l’ancêtre de l’avant-dernière décennie - le cœur du très vénérable Club olympique creusotin bat encore très fort. À l’image du non-moins historique marteau-pilon dont tel ou tel délégué rencontré au hasard d’un championnat de France de pétanque vous dira, avec cet accent si particulier, « Qu’il est toujours debout ! ».

Un Avenir Prometteur

Voilà pourquoi Christophe Vojetta, l’un des sauveurs, au même titre que le bon président Pelloux et son colistier Pierre Doucet, de la patrie en danger, ne fait pas la fine bouche au moment de revenir sur le présent exercice : « Au printemps 2015, nous avions attendu la dernière journée pour nous maintenir. Cette saison, à trois journées de la fin, nous étions à l’abri. D’où cette décompression bien compréhensible, et non pas un relâchement coupable, qui ne nous a pas permis d’obtenir un meilleur rang de classement.

Reste qu’en certaines occasions, les coéquipiers du charismatique Julien Lefèvre se sont montrés dignes des grands anciens. Le voisin beaunois et le dauphin montluçonnais ont trouvé, par exemple, à qui parler.

Christophe Vojetta et Cédric Borgeot (le préparateur physique en charge de la ligne de trois-quarts) espèrent piloter un groupe « plus compétitif encore » dès septembre prochain. Si seulement ces points de bonus défensifs glanés ça et là pouvaient se transformer en succès ! Le vieux stade de la rue de Yougoslavie, qui sonnait un peu creux il y a même pas deux ans de cela, continuerait de se remplir.

Les dirigeants n’excluent d’ailleurs pas l’hypothèse d’un avancement au samedi après-midi si, par cas, le calendrier amène les Beaunois à se rendre en Saône-et-Loire au mois de septembre. Il faut dire que les jeunes susceptibles de prendre du galon et les recrues venues se greffer sur l’ossature en place ont été « gâtées » par leur affectation en poule 3. Finis les déplacements en région parisienne, cap sur la région Rhône-Alpes.

Pour tenir tête aux « grosses pointures » du comité du Lyonnais (celles de Vienne, entre autres), le staff a établi un bon petit programme « des familles » avec trois matchs amicaux. Le premier face aux réservistes neversois, le deuxième face à leurs homologues de Bourg-en-Bresse, le troisième, face à Montluçon ou Épernay.

Mine de rien, dès le 29 juillet, les Thomas Lancrenon, Raphaël Bourillot (finaliste valeureux et malheureux de la dernière édition de la Coupe de la Fédération sous la bannière bourguignonne) et autres Pierre-François Toti (le fils de Régis, de Chalon-sur-Saône, comme Thierry Ponel et Picamelot naguère) vont remettre le pied à l’étrier. Avant même certains de leurs aînés engagés à l’échelon supérieur.

Faut-il en déduire que la Fédérale 1 est dans la ligne de mire ? « Ce serait prématuré », expliquent conjointement Christophe Vojetta et Jean-Paul Pelloux. Il est vrai que dans ce terroir à cheval sur les traditions ouvrière et rurale, nul ne saurait mettre la charrue, dure comme l’acier ou pas, avant les bœufs.

« Notre horizon s’est dégagé, une embellie s’en est suivie, il faut poursuivre sur ces bases, former des jeunes », conclut l’ancien mentor de Tavaux-Damparis.

L'École de Rugby : Former les Joueurs de Demain

Le Club Olympique Creusot Bourgogne (Saône-et-Loire), à savoir le club de rugby, a décidé de résoudre ce casse-tête. « On propose aux parents, depuis la rentrée des vacances de Toussaint, de prendre les enfants du CP au CM2 dès 8h15 le matin et de leur faire faire leurs devoirs en début de matinée », explique Teddy Herniou, le responsable de l’école de rugby et salarié du club.

Une quinzaine d’enfants ont déjà découvert ce concept très innovant, encadré par deux professionnels de l’Éducation nationale, intervenant comme bénévoles.

Le club bourguignon propose depuis cette rentrée des vacances de Toussaint, de prendre les enfants le mercredi. Le matin est consacré aux devoirs et encadré par des professeurs des écoles et par des joueurs du club. L’après-midi est consacré aux entraînements de rugby.

Les jeunes rugbymen du Creusot peuvent effectuer leurs devoirs au club avant de s'entraîner.

Il fallait y penser et pourtant il y a une forme de logique… Le mercredi, beaucoup d’enfants ont des devoirs à faire et des cours de sport ou des entraînements à assurer.

Tableau Récapitulatif des Présidents du COC

Nom
Marcel Lagoutte
Robert Chazette
Roger Rousseau
Maurice Delorme
Jean-Claude Clair
Robert Boisseau
André Jaccoux
Alexandre Agnani
Jean-Pierre Moreau
Jean-Claude Bourdiau
Michel Popille

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