Le hockey sur glace en Belgique est un sport qui, bien que moins médiatisé que le football ou le cyclisme, possède une histoire riche et une base de fans passionnée. Des clubs locaux aux performances de l'équipe nationale, le hockey belge mérite d'être exploré.

Les Débuts du Standard de Liège
À la fin du XIX° siècle, une poignée d’élèves du collège Saint-Servais décident la création d’un nouveau club en terres liégeoises. En 1898, un vote a lieu pour décider du nom du club, le Standard est en balance avec le Skill, finalement le Standard - en référence au Standard Athlétic Club, champion de France en titre -, l’emporte d’une voix sur le « Skill ». Le Standard de Liège était né.
Les footballeurs, qui évoluent déjà en rouge et blanc, disputent leurs premières rencontres à Cointe au grand dam du FC Liégeois locataire alors de la voisine plaine du Champs des Oiseaux. Le club trouve refuge en 1900 sur les terrains du Stade Vélodrome de la Boverie, la-même où le FC Liégeois avait débuté sa carrière entre 1892 et 1893. Le club élit ensuite domicile à Grivegnée, en bordure de l’Ourthe sur un site qui avait précédemment abrité un four à coke. Le confort ést rustique et les joueurs doivent parcourir deux cents mètres pour se rendre aux vestiaires.
Il n’est pas rare de voir les joueurs plonger dans le fleuve voisin y repêcher de précieux ballons… Les premiers derbys font rage contre le FC Liégeois qui se plaint même d’avoir à disputer une rencontre sur un terrain parsemé de morceaux de verres et de terre. En 1909, le propriétaire du terrain décide d’exclure les footballeurs qui trouvent très vite un terrain de repli à Scléssin sur les bords de la Meuse. La transhumance des « Rouches » touchait à son terme.
L'Ère de Sclessin
Sur cette prairie, allaient se bâtir les premières fondations de ce qui deviendrait bientôt « l’Enfer de Scléssin ». Le site fait alors partie d’une vaste propriété qui entourait le château du Perron, et que les habitants, les frères Deprez, acceptent de louer au club pour 300 F par an. Le long de la rue Ernest Solvay, on construit à une dizaine de mètres du goal côté terril une clôture en planches peintes alternativement en rouge et blanc, une main-courante en bois ceinture par ailleurs le terrain.
Le Café soulet situé 400m plus loin fait office de vestiaires. Peu de temps après, et sous l’impulsion du niveau président du Standard, Maurice Dufrasne - qui léguera par la suite son nom au stade -, la prairie des frères Deprez se transforme en véritable « ground » de football, le terrain est nivelé, arrangé, semé, puis une première tribune de 300 ou 400 places est aménagée en 1910. Afin d’acquérir les terrains de Scléssin, Maurice Dufrasne dote son club de la personnalité civile, puis monte en 1923 une coopérative à laquelle répondent 573 souscripteurs.
Quelques mois de tractations sont nécessaires pour que les propriétaires acceptent de vendre près de deux hectares de leur prairie. Deux achats supplémentaires viennent rapidement porter la superficie de Scléssin à 3 ½ ha. Le club réalise ainsi un premier terrain d’entrainement derrière la tribune assises. En 1925, le stade est considérablement agrandi: une nouvelle tribune en béton, de nouveaux vestiaires, une conciergerie et une salle de réceptions sont ainsi aménagés.
Au début des années 30, la capacité de l’enceinte est de 24 000 places réparties en 2 300 places en tribunes assises, 3 700 en tribunes debout et 18 000 en pourtours. En 1939, alors que le club a déjà cumulé trois titres de vice-champion de Belgique, une nouvelle tribune debout de 10 000 places est érigée. Après avoir lutté durant de nombreuses saisons contre la relégation au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants du Standard se remettent à l’édification de leur stade, des travaux sont effectués en 1950 sur l’actuelle tribune IV (coté Meuse) pour la transformer en une structure moderne de 6 000 places, toutes debout.
Puis c’est au tour de la tribune I de connaitre des travaux qui permettront de dégager 3 000 sièges supplémentaires. À l’été 1958, le stade de Scléssin inaugure sa quatrième tribune coté Terril. Le Standard dispose ainsi d’un stade entièrement fermé et de près de 7 500 places assise. Le 11 mai 1958, le Standard remporte son premier championnat grâce à un match nul décroché à Anvers dans ce qui constitua une véritable finale (les deux club étant à égalité avant la dernière journée, le match nul offrit le championnat aux Liégeois grâce un nombre inférieur de défaites).
Le Standard de Liège : histoire d'un club mythique - L'Heure H
Modernisation et Euro 2000
En 1972, les travaux reprennent à Scléssin, la Tribune IV est considérablement agrandie, et 6 000 places supplémentaires sont dégagées. Scléssin offre désormais 43 000 places. Début 1985, alors qu’il n’est évidemment pas encore question de L’Euro, l’immersion d’André Duchêne, entrepreneur de la région hutoise, va permettre la réalisation d’une toute nouvelle Tribune I pouvant accueillir 5 500 supporters, et - grande première -, qui sera équipée de 28 loges.
Six mois de travaux sont nécessaires à l’inauguration en septembre 1985 de cette nouvelle tribune. Sept ans plus tard, c’est au tour de la Tribune II de céder devant le poids du modernisme, la gigantesque tribune debout de 10 000 places laisse la place à une structure moderne équipée d’un « club affaire » de 1300 m² et de 650 business seats. L’ouvrage propose deux niveaux, le premier - debout - permet d’accueillir 5 400 supporters, mais peut facilement se transformer en structure assise afin de se soumettre aux règlements européens; le second, quand à lui, offre 3 700 sièges. Le Stade de Scléssin offre alors de 25 000 à 26 400 places.
Alors que la Belgique et Pays-Bas sont désignés au mois de juillet 1995 pour organiser l’Euro 2000, Liège se positionne comme une potentielle ville d’accueil de la compétition, et dans cette optique des travaux sont entamés en Tribune Terril (T III). Quatre ans plus tard - alors que liège a officiellement été désignée comme ville hôte de la compétition en 1997 - c’est au tour de la Tribune Vercour (IV) de connaitre le même sort que ces devancières.
Tout comme pour la T III, le montage financier est assuré par les pouvoirs publics (région wallonne, province de Liège, ville de Liège et état fédéral via la loterie nationale). Scléssin et ses 30 000 places accueillent trois rencontres de l’Euro 2000 (Allemagne - Roumanie, Norvège - Yougoslavie, et Danemark- République Tchèque). Durant l’Euro, Sclessin offre une configuration entièrement assises.

Autres Clubs de Hockey sur Glace en Belgique
Outre le Standard de Liège, d'autres clubs contribuent au paysage du hockey sur glace en Belgique. Parmi eux, le club de hockey sur glace de Valenciennes, connu sous le nom des Diables Rouges, possède une histoire riche qui reflète la passion et la persévérance de ses membres. Depuis sa création, ce club emblématique du Nord s’est construit une identité forte, alliant tradition et modernité.
Les Débuts à Valenciennes
De 1969 à 1970, une patinoire est construite sur un terrain mis à disposition par la Ville de Valenciennes à la Société Européenne des Patinoires. Cet équipement sportif, situé Plaine de Mons, est inauguré en septembre 1970. Sa piste mesure 52 x 62m et sa capacité d’accueil est de 500 à 600 places assises.
Deux sections sportives investissent la glace: l’une de hockey et l’autre de patinage artistique sous le sigle « Valenciennes Skating Club », remplacé, en avril 1971 par celui de « Valenciennes Sports Et Patinage » (V.S.E.P.). En 1974, la patinoire devient propriété de la Ville de Valenciennes.
L'Émergence des Diables Rouges de Valenciennes
L’année 1976 voit la création de l’école de hockey sous la direction de Robert Bailleux. Durant la saison 1977/1978, il crée une section « initiation au patinage » afin d’accueillir les filles et les garçons à partir de l’âge de trois ans. La saison suivante, c’est une section de vétérans qui est mise sur patins! Lors de son assemblée générale de juin 1979, le C.V.D.S.G.
Lors de la saison 1980/1981, l’équipe seniors est en troisième division puis en seconde en 1983. En 1986, elle retrouve la Nationale 2. C’est cette même année que l’équipe des vétérans prend la dénomination de « Diables Rouges »… qui sera ensuite reprise par le club tout entier.
Les Années 1990 et les Défis Financiers
Le 16 décembre 1989, le russe Mansour Basoukov fut recruté comme manager général. Cette saison l’équipe senior évolua en Nationale 3 et accéda en 1991 à la Nationale 2, pour être sacrée Championne de France D2 1990-91 l’année suivante devant Le Vésinet (second) et Megève (troisième). Parallèlement, les poussins et benjamins remportent le championnat de la Ligue!
En 1992, l’équipe première se classa 5ème de la nationale 2 et joua en première division en 1992-93. Après une saison sans victoire, faute de moyens financiers dignes de l’envergure du hockey valenciennois, le club retourna en seconde division. En septembre 1993, l’ex-lillois de Besançon, Christophe Van Vassenhove, arrive en tant que joueur-entraîneur de l’équipe senior.
En septembre 1996, faute de moyens financiers au début de la saison 96-97, les dirigeants du CVDSG décident de ne pas engager d’équipe senior en N2 : Eric Lebay quitte alors Valenciennes pour Morzine. En septembre 1997, Yves Lespérance est licencié. Il est remplacé par Christophe Van Wassenhove : manager, entraîneur, joueur.
Le XXIe Siècle et la Reconstruction
En 2004, un incendie réduit la patinoire de Valenciennes en cendres…. Le Valenciennes Hainaut Hockey Club ira donc s’entrainer en Belgique sur la glace de Tournai! Il remplacera aussi les patins à glace par des rollers pour des entrainements aux Palais des Sports Nungesser de Valenciennes!
Le Valenciennes Hainaut Hockey Club (VHHC) Aujourd'hui
Pour ses entraînements et ses matchs, le VHHC loue la patinoire VALIGLÖO. Le club accueille des mineurs dans toutes les catégories mixtes, entre U7 (moins de 7 ans) et U18 (moins de 18 ans). Plusieurs équipes accueillent également des adultes, que ce soit en « loisirs », ou en championnat de France de Division 2.
Chaque licencié a la possibilité de s’investir dans la vie de l’association. Ainsi, de nombreux joueurs et joueuses participent à l’encadrement des plus jeunes, à l’animation des réseaux sociaux, à la gestion des événements et à la recherche de sponsors.
L'Équipe Nationale Belge
L'équipe nationale belge de hockey sur glace, surnommée les "Red Lions" (Diables Rouges), a connu des hauts et des bas au fil des ans. Récemment, lors d'un mondial de Division II groupe B, la Belgique a remporté le titre de champion du monde, ce qui lui a permis de remonter dans le groupe A de la division pour l'année suivante.
Les Belges ont surdominé le groupe et tous leurs adversaires, avec les cinq meilleurs compteurs du mondial étant Belges. Verelst a terminé à 14 points et Henry à douze.
Cependant, au dernier match, une improbable défaite contre la Géorgie pouvait leur coûter le titre. Les Géorgiens mènent rapidement 2-0, mais les lions ne paniquent pas et renversent progressivement la partie pour finalement l'emporter 4-2 et assurer le titre et la montée.

Classement Mondial et Statistiques
Les Néo-Zélandais terminent avec la médaille d'argent. Ils ont été écrasés par les Belges mais perdent également aux tirs au but contre les hôtes du tournoi.
Amston le meilleur compteur de la Nouvelle-Zélande est défenseur, avec 9 points et le premier compteur du mondial non Belge. Fontaine a lui compté 8 points.
La Géorgie qui a cru réaliser le hold-up au dernier match termine sur la dernière marche du podium et accroche à son cou une médaille de bronze avec trois victoires et seulement deux défaites contre ses deux prédécesseurs.
La Bulgarie pays hôte termine quatrième assez loin d'une médaille avec une victoire nette contre les Turcs et une victoire aux tirs au but contre les Néo-Zélandais. Mais un parcours suffisant pour assurer son maintien devant finalement peu de personne dans la grande arena de Sofia.
Taïwan promu de l'an dernier sauve sa tête au tout dernier moment. Battu assez nettement par toutes les autres équipes, les Taïwanais espéraient s'en tirer contre la Turquie mais doit s'incliner après une longue séance de tirs au but. Mais c'est au dernier match en battant la Bulgarie sur le fil que Taïwan arrache son maintien.
Le gardien taïwanais Hsiao, qui joue à l'Université de San Diego, a été le héros de l'île avec 137 arrêts (88,38%) et termine troisième meilleur gardien du championnat du monde.
La Turquie termine dernière et est reléguée dans le groupe A de la Division III pour l'année prochaine. Les Turcs pensaient avoir fait le plus dur en s'imposant aux tirs au but face aux Taïwanais, mais à part ces deux points ils n'ont pas pu en collecter d'autres.