Le Valencia CF, l’un des clubs les plus prestigieux d’Espagne, a une histoire riche en succès, tant sur le plan national qu’européen. Fondé en 1919, le Valencia CF est le 4ème club ayant le meilleur palmarès en Espagne derrière le Real Madrid, le FC Barcelone, l’Atletico Madrid et l'Athletic Bilbao. Une histoire qui s’est écrite à travers des phases difficiles, mais aussi de belles victoires, que ce soit en championnat ou en Europe. En voici les faits marquants.

Les Débuts Modestes
Le 5 mars 1919, un groupe de footballeurs se rassemblait dans un bar de la Calle Barcelona avec pour objectif de créer une équipe de football pour remplacer le Club Valencia. Le Valencia CF était né. À la création du club lors de jeux dans la ville de Valence, la présidence s’est jouée à pile ou face. Poussés par une passion commune pour le ballon rond, un groupe d’amateurs se réunit pour écrire le premier chapitre de l’épopée. Le club évolue tout d’abord dans le stade d’Algiros, une enceinte à quelques pas de ce qui deviendra l’emblématique Estadio de Mestalla en 1923. Les débuts sont modestes.

Équipe du Valencia CF - saison 1919-1920
Les Années 1940: Premiers Succès Nationaux
C’était oublier un nouvel adversaire : la guerre civile de 1936 ébranle le club et détruit une partie du stade. Finalement, l'équipe se relève des cendres de la guerre pour dominer l’herbe des terrains, s'adjugeant les titres nationaux en 1942, 1944 et 1947. A l’époque, les joueurs majeurs se nomment Epi, Amadeo, Mundo et Gorostiza. Les excellents résultats durant les années 1940 permettent au Valencia CF de rénover son stade (45.000 places) et d’investir dans un nouveau centre de formation.

L'attaquant Guillermo Gorostiza
Les Années 1960: Triomphe Européen
Malgré une bonne saison 1952-1953, achevée à la seconde place, les années 1950 voient le club ché osciller entre espoirs et désillusions. 1962 est une année couronnée de succès pour le club ché. Le Valencia CF grave pour la première fois son nom au panthéon du football européen.

Valencia CF durant la saison 1960/1961
Le 8 septembre 1962, lors de la finale contre le FC Barcelone, l’un des meilleurs clubs d’Espagne, Valencia réalise un exploit en s'imposant 6 à 2 dans un match qui reste l’un des plus marquants de son histoire. Quatre jours plus tard, le 12 septembre 1962, portés par ce beau résultat, les Valenciens confirment leur triomphe en obtenant un match nul 1-1 au Camp Nou, stade mythique du FC Barcelone. L’année suivante, en 1963, ils continuent sur leur lancée et éliminent le Celtic Glasgow, l'AS Roma, avant de dominer le Dinamo Zagreb en finale. Une performance remarquable pour un club qui n'avait jamais connu de tels succès. En 1964, Valencia frôle le triplé mais s'incline en finale contre le Deportivo La Corogne, sur le score de 2 à 1.
Les Années 1980 et 1990: Des Bas et des Hauts
Quelques années plus tard, en 1970, Di Stefano, la légende madrilène, débarque au Valencia CF. Les années 1980 commencent mal pour le Valencia CF. Endetté, le club finit par sombrer en deuxième division pour la première fois de son histoire durant la saison 1985/1986.

Le club ché en février 1991
Ils remportent même la Coupe d’Espagne, sous la houlette du coach Claudio Ranieri lors de la saison 1998/1999. Ce trophée marque une nouvelle ère. Tout commence en 1999 avec une Coupe du Roi, acquise 3 buts à 0 contre l'Atlético Madrid, aussitôt confirmée par la victoire en Supercoupe d'Espagne. Ensuite, c'est deux finales de suite de Ligue des champions perdues (2000 et 2001). Les Chés méritait certainement mieux. Dirigé par Claudio Ranieri, Hector Cuper et Rafael Benitez, le petit Valence était une forteresse historique de Liga. Une équipe. Une vraie. Avec Canizares, Ayala, Albelda, Angloma, Dukic, Pellegrino ou encore ce bon vieux Carboni. Devant, c'étaient les sud-américains. Des mecs qui lâchaient pas le steak. Ariel Ortega, Kily Gonzalez, Claudio Lopez, Pablo Aimar et autres joyeusetés. Le tout mené par un Gaizka Mendieta étincelant.
Valencia CF - Road to Champions League - 2018/19
Les Années 2000: L'Âge d'Or et les Difficultés Financières
Valencia s'affirme sur la scène européenne, atteignant les finales de la Ligue des Champions en 1999/2000 et 2000/2001. Même si le club ché échoue tout près du but, ces performances laissent augurer des jours radieux. L'équipe s'adjuge le championnat en 2002 avec brio: 75 points (dont 7 d'avance sur La Corogne) et seulement 5 défaites. L'exploit est de taille puisqu'elle détrône le Real Madrid, celui des Hierro, Roberto Carlos, Makélélé, Figo, Zidane et Raul.
L' effectif confirme en 2004, et de quelle manière! Ils effectuent un triplé historique en remportant le championnat (77 points, dont 5 d'avance sur le Barca), la Coupe de l'UEFA (2 buts à 0 contre l'OM de Fabien Barthez et Didier Drogba), et la Supercoupe d'Europe (2 buts à 1 contre le FC Porto). Le début des problèmes financiers avec une dette qui monte jusqu'à 130 millions d'euros viendront mettre fin à cette ère de rêve pour les supporters Valencians. Une ère dont ils se rappellent encore. Une période dorée qui se heurte à des obstacles les années suivantes, entre changements de coachs, départs des meilleurs joueurs (David Villa, David Silva, Juan Mata) et résultats en dents de scie.
Crise et Rachat par Peter Lim
L'annonce d'un nouveau stade pour le Valencia CF, doté d'une capacité de plus de 60.000 places, semblait préfigurer une ère de grandeur. Les supporters valenciens vont vite déchanter. Et pour cause : les travaux de ce projet titanesque ne vont jamais démarrer. La crise atteint un point critique en 2013, lorsque le club ché passe sous contrôle public, trois ans après que le gouvernement régional fut contraint de se porter garant pour éviter la cessation de paiement. A l’automne 2014, Peter Lim, un milliardaire singapourien, se fixe comme mission, entre autres, d'assainir les finances du Valencia CF.

Peter Lim
Période Récente et Espoirs de Renaissance
Aujourd’hui, depuis l’arrivée en février 2023 d’un ancien de la maison, Ruben Baraja, un vent d’espoir souffle à nouveau. Alors que l’ancien milieu de terrain valencien bénéficie d’un effectif très jeune, avec beaucoup de joueurs formés au club, ce coach de 48 ans arrive à faire des miracles - et avec peu de moyens.
Valencia CF 6912 jours après son dernier sacre européen, la Coupe UEFA glanée en 2004 dans le froid suédois au détriment de l’Olympique de Marseille, Valence s’apprête à jouer sa survie au sein de l’élite du football espagnol ces prochaines semaines. Malgré leur victoire face à Elche le week-end dernier, les Valenciens restent englués dans les tréfonds du classement, à la 18e place pour être exact, à une unité de Getafe, premier non-relégable. Le Valence CF est une institution en Espagne. Depuis sa création le 18 mars 1919, le club n’a connu qu’une seule relégation dans son histoire, c’était lors de la saison 1985-1986, avant de rejoindre de nouveau l’élite dans la foulée. Ce qui donne un total de 87 saisons passées en Liga, pour un club emblématique des années 2000 dans le foot espagnol.
Et pourtant, les décennies se suivent et ne se ressemblent pas pour les Murciélagos, qui n’ont remporté qu’une Coupe du Roi en 2019 et qui ont vécu une intersaison agitée l’été dernier. Une vague de départs a emporté Carlos Soler, Gonçalo Guedes ou encore Maxi Gómez, laissant le capitaine emblématique José Gayà seul à la barre. Pour quels renforts ? Edinson Cavani, 36 ans au compteur et arrivé en tête d’affiche. Neuf mois plus tard, l’Uruguayen est le meilleur buteur du club en championnat avec… cinq réalisations. Un taulier et quelques jeunes prometteurs pour l’accompagner, comme Justin Kluivert, Ilaix Moriba ou Hugo Duro. La mayonnaise n’a jamais pris, entre manque d’alchimie, pépins physiques et un changement de coach. Cette fois, c’est Gennaro Gattuso qui en a fait les frais fin janvier 2023, sept mois seulement après avoir posé ses fesses sur le banc de Valence. Le champion du monde italien a été remplacé par un ancien de la maison, Rubén Baraja, qui a porté la tunique valencienne pendant dix ans entre 2000 et 2010. Un bon point : au niveau de la motivation, il est parvenu à relancer quelque peu son groupe et avait réussi à contribuer au premier succès valencien depuis le début de l’année 2023, face à la Real Sociedad (1-0). Le soufflé est toutefois légèrement retombé, et à l’aube de la 31e journée, Baraja présente le bilan de trois victoires, un nul et cinq défaites en neuf rencontres. Dans le jeu, il n’y a pas grand-chose à sauver, hormis les quelques coups d’éclat de Kluivert, actuellement blessé aux ischio-jambiers.
Impact de la Crise du Covid et Situation Financière Actuelle
Comme d’autres, le club a subi de plein fouet la crise du Covid, alors que le match face à l’Atalanta Bergame en février 2020 était soupçonné d’avoir accéléré la diffusion du virus en Espagne et en Italie. Depuis la pandémie, les problèmes économiques sont de plus en plus difficiles à gérer pour Valence, qui n’a pas pu compter sur une qualification européenne pour gonfler ses revenus. Le club de Peter Lim, accusé par les fans du club valencien d’être à l’origine de tous leurs malheurs, serait même proche de la banqueroute. Depuis que le milliardaire est venu éponger la dette (320 millions d’euros), c’est la politique du panier de crabes du côté de la direction valencienne. Pour l’exercice 2022-2023, le média espagnol El Confidencial révélait que la dette nette du club était encore de 276 millions d’euros, alors que les revenus étaient eux estimés à 140 millions d’euros. Une dette colossale en partie liée à une mauvaise gestion. De leur côté, les supporters ché critiquent l’inaction sur le marché des transferts ainsi que la cession de beaucoup de cadres de l’effectif, à l’image de la vague de départs au dernier mercato estival. Des mesures qui s’expliquent par la mauvaise santé financière de Valence.
Il reste désormais huit finales à disputer pour les hommes de Rubén Baraja afin de sauver le club d’une relégation qui serait à la fois un drame sportif, mais également économique.
Joueurs Emblématiques du Valencia CF
Au fil des décennies, Valence a connu plusieurs époques dorées, marquées par la présence de milieux de terrain talentueux. Ils ont tous joué un rôle essentiel dans ses victoires en championnat et en compétitions internationales. Voici un aperçu des milieux de terrain les plus célèbres qui ont marqué l’histoire du club :
- David Albelda
- Rubén Baraja
- Pablo Aimar
Légende du Valence CF, David Albelda a passé presque toute sa carrière au club, de 1996 à 2013. Capitaine emblématique et joueur clé au milieu de terrain, Albelda était un milieu défensif fiable, connu pour sa capacité à récupérer le ballon et à protéger la défense. Il a été une figure centrale lors de la période la plus réussie du club, au début des années 2000. Il a remporté 2 Liga (2002 et 2004), une Copa del Rey et une Coupe UEFA (2004). Il a également été finaliste de la Ligue des Champions à deux reprises, en 2000 et 2001.

David Albelda
Autre figure emblématique de Valence, Rubén Baraja a joué pour le club de 2000 à 2010. En tant que milieu central, Baraja a formé un duo de légende avec Albelda, menant Valence à certains de ses plus grands succès. Baraja était non seulement un excellent récupérateur, mais aussi un milieu de terrain capable de marquer des buts importants. Comme Albelda, Baraja a remporté 2 Liga et une Coupe UEFA en 2004, ainsi que la Supercoupe d’Europe.
Le milieu offensif argentin Pablo Aimar a joué pour Valence de 2001 à 2006 et est l’un des joueurs les plus talentueux de l’histoire récente du club. Surnommé « El Payaso » (le Clown) en raison de sa capacité à dribbler et à déstabiliser les défenses adverses, Aimar a enchanté les supporters par son style élégant et créatif. Il a remporté 2 Liga avec Valence, ainsi que la Copa del Rey en 2008.
Palmarès du Valencia CF
Valence est l'un des géants du football espagnol. Voici un résumé de ses principaux titres :
| Compétition | Nombre de titres |
|---|---|
| Championnat d'Espagne | 6 |
| Coupe du Roi | 8 |
| Super Coupe d'Espagne | 1 |
| Coupe de l'UEFA | 1 |
| Coupe des villes de foires | 2 |
| Coupe des vainqueurs de coupe | 1 |
| Super Coupe d'Europe | 2 |