L'Histoire du Rugby à XIII en France: Des Débuts Prometteurs aux Défis Modernes

Le rugby à XIII, bien que souvent éclipsé par son cousin à XV, possède une histoire riche et tumultueuse en France. Associé à l’image positive des Dragons Catalans depuis près de 20 ans, il a pourtant connu des moments sombres et des défis majeurs.

Les Premiers Pas du Rugby à XIII en France

L'histoire hexagonale du rugby à XIII doit beaucoup à Jean Galia, natif d’Ille-sur-Têt, premier capitaine d’une sélection de rugbymen français partie s’initier en Angleterre en 1934. La Ligue française de rugby à XIII naît le 6 avril, et le premier championnat débute en octobre avec 10 équipes, dont le XIII Catalan.

Plus vif, davantage associé à la pratique populaire, moins bourgeois que le rugby à XV, le XIII connaît un essor fulgurant. Il compte 225 clubs en France à la veille de la guerre et vise la professionnalisation de son élite. Parallèlement, le XV recule depuis que l’équipe de France a été éjectée du Tournoi des Cinq Nations, en 1931, pour cause de violences et de rémunération des joueurs.

La Dissolution par le Régime de Vichy

Un coup fatal est porté par le régime de Vichy, conseillé par le militaire Port-Vendrais Jep Pascot. En 1940, cet ancien demi d’ouverture international de rugby à XV devient commissaire général aux Sports du gouvernement. Il pousse carrément le pouvoir à dissoudre la Ligue française de rugby à XIII.

C’est chose faite, par décret, le 19 décembre 1941. Le maréchal Pétain, qui signe le texte, trouve intérêt dans cette mise au ban car il défend le sport amateur, qui éviterait la compétition à outrance. Dans le contexte de la guerre et de ses priorités, cette mise au placard ne fait pas scandale.

Suite à la dissolution vichyste, la pratique du rugby à XIII ne disparaît pas, une « Fédération française de jeu à XIII » est même autorisée le 17 septembre 1944 : ce rugby-là devient juste un « jeu », cruelle combinaison d’insulte et d’officialisation.

Le Lourd Fardeau de la Médiatisation

Bien des années plus tard, en 2025, l’opposition entre quinzistes et treizistes fait figure de folklore et n’existe vraiment que chez les supporters âgés. Au niveau national, s’il est question de rugby, c’est au second plan, et uniquement à XV, en raison de l’accumulation de déconvenues du XIII.

Pour preuve, en octobre 2022, lorsque la Coupe du monde de rugby à XIII enflammait les stades anglais, France Interévoquait une compétition qui « passe complètement inaperçue en France ».

Le Chemin Vers la Revanche

Au demeurant, il reprend des couleurs dès l’après-guerre et finit par retrouver sa dignité lorsque la Fédération française de rugby à XIII est reconnue le 4 juin 1993 par la Cour de cassation. Mais avant ce retour en grâce, la malédiction semble coller à ce sport : le 17 mai 1981, dans les premiers jours de l’ère Mitterrand, survient un nouveau drame, celui-là occasionné par les joueurs.

Le match est interrompu au bout de trois minutes par une bagarre générale alors que Villeneuve mène 2-0. La fregada éclate devant 6700 spectateurs et des milliers de téléspectateurs de la chaîne Antenne 2. Les coups partent dans tous les sens, la confusion est absolue, l’arbitre et le public n’ont pas vu l’origine des hostilités.

L’entraîneur occitan Raymond Gruppi retire ses joueurs de la pelouse, la rencontre est terminée. Les programmes de la chaîne sont bousculés, la sidération est totale, cette bataille rangée est reprise dans les journaux télévisés. La Dépêche du Midi parle d’« apocalypse ».

Dès lors, le rugby à XIII, déjà considéré comme de seconde zone, a mauvaise réputation auprès des journalistes sportifs. Le XIII Catalan, tenu pour responsable, est privé de participation à la finale de la Coupe de France, le week-end suivant.

Le rugby à XIII avait retrouvé sa dignité depuis 1941, mais, bis repetita, il replonge, par autosabotage de 1981. Le voilà « grillé » pour un bout de temps en matière de médiatisation de masse. Les clichés et les exagérations foisonnent autour de l’incident, qui serait « l’acte de décès » de la discipline, selon les mots d’Alain Giraudo dans Le Monde du 17 avril 1984.

Il est vrai qu’il reste un sport confidentiel auprès du grand public français, à cause du gâchis de 1981 et du fait que les acteurs des médias dominants ont plus d’intimité avec le football.

Témoignage de Jean-Jacques Vila

À 68 ans aujourd’hui, le demi d’ouverture Jean-Jacques Vila nous assure que « la vérité n’a jamais été dite » et il nous rejoue la scène : « je venais de passer le ballon au centre Guy Delaunay, j’ai été plaqué à retardement, par-derrière, par Didier Hermet, capitaine de l’équipe de France. En réponse à ce mauvais geste, Alain Pérez lui a réservé un coup de poing et Hermet s’est retrouvé au sol ».

Vila, alors âgé de 23 ans - 1,86 m pour 100 kilos -, a tout vu. Il invoque une règle implicite selon laquelle « si vous attaquez un joueur par-derrière, attendez-vous à recevoir un coup », et il poursuit : « notre capitaine, Ivan Grésèque, s’est approché d’Hermet pour voir comment il allait, il y a eu un petit accrochage, les Villeneuvois se sont attroupés, les Catalans aussi, et ça a dégénéré ».

Celui-ci décrit le style de son club : « notre jeu était rude, partout où nous allions, c’était le match de l’année ».

La bagarre du 17 mai a pour toile de fond une colère sourde, car la commission de discipline de la ligue a suspendu - et privé de finale - Bernard Guasch et Jean-Jacques Cologni suite à la demi-finale de la coupe Lord Derby, contre Tonneins, la semaine précédente. Même José Guasch, directeur sportif du XIII Catalan, a été mis à pied. « On nous sanctionnait pour nous diminuer », estime Vila.

En réaction, le comité directeur du XIII Catalan a menacé de boycotter la finale, et, sous la pression, la fédération a requalifié Guasch et Cologni. Le 17 mai, dans une ambiance de non-dit, la tension est au maximum, la confiance est à zéro.

Edmond Bouffil, missionné par l’AFP, observe que l’atmosphère était déjà « détestable » avant le match. La rixe globale entraîne la démission du président René Mauries, il n’y a pas de champion de France 1981 et le XIII Catalan est sévèrement sanctionné.

« On nous a fait porter le chapeau, mais quinze jours plus tard, nous étions en tournée de l’équipe de France, en Australie, avec cinq Villeneuvois, nous étions totalement solidaires, nous avons tourné la page tout de suite », se rappelle Jean-Jacques Vila.

Les Figures Marquantes du Rugby Local

En 1970, à l'ESP, à 17 ans à peine, Francis Vila jouait un 1er match senior en remplacement de Robert Faigt, associé en 2e ligne avec Florent Cases, puis enchainait un beau palmarès : 21 saisons de rugby avec l'ESP, 2 saisons avec Céret (2e division), 1 saison médiocre à Arles-sur-Tech. Il a présidé le club durant sept ans et est l'auteur de deux ouvrages édités en 2000 (tome I) et 2010 (tome II) : "Le rugby dans mon village".

Roger Coromines, ancien chroniqueur de l'Indépendant, a souligné : "Francis a tout connu du rugby, l' anxiété d'avant match, l'amertume de la défaite, mais aussi la joie de la victoire du joueur. Mais aussi les lourdes responsabilités qui sont le lot de tous les bénévoles se dévouant à longueur d'année. Et les joies, avec de nombreux titres -vice champion de France 1987-1988 (3e série), champion de France 2000-2001 (1re série) et 2001-2002 (Promotion Honneur)- et enfin une médaille de bronze de la FFR.

Ainsi, Francis Vila après 43 ans passés au sein de l'ESP tire sa révérence. Il va s'en dire qu'il restera fidèle supporter du club, et nous lui souhaitons bon vent pour les saisons à venir".

Ernest Vila : Une Figure Historique

Ernest VILA est né le 7 juillet 1898 à AUCH (Gers). septembre 1870 est décédée le 17 décembre 1927 à AUCH. 1897 à AUCH. Ernest VILA effectue ses études à l’Ecole Normale d’AUCH. un premier poste à SAINT-CLAR. campagnes. Il sera décoré de la Croix de Guerre et de la Croix du Combattant.

Il débute sa carrière rugbystique au sein du FC AUCH. rencontres de brassage en vue de composer l’équipe de FRANCE. de Louis le 6 avril 1924. à l’hôpital Villemin. Il était soldat au 83e Régiment d’Infanterie.Ernest VILA signe au STADOCESTE TARBAIS en 1925.

TOULOUSAIN à l’A.S. CARCASSONNE, Ernest VILA annonce sa démission. pression quelques jours auparavant, il se retire du corps arbitral. reviendra sur sa décision pour quelques mois seulement. du FOOTBALL CLUB AUSCITAIN et intègre la Commission sportive.

département pour son appartenance maçonnique. à la carrosserie François DUBOSC à AUCH. à AUCH pour recevoir ses camarades dans sa cave. mars 1944 qui implique un chamboulement au sein de la direction du groupe.

départemental clandestin de la Libération est constitué. M. DECHRISTE et le secrétaire général de la Préfecture M. SOURIGUERE. Moulias. Le projet est présenté en août 1945 par le maire Jean DUPUY. financent l’achat du domaine. 52 ans.

L'Union Sportive du Lavedan: Un Aperçu Historique

En 1908, M. Après la première guerre, l'UNION SPORTIVE DU LAVEDAN renaît en 1921. Les présidents successifs furent MM. MM.

Voici un aperçu des réalisations de l'Union Sportive du Lavedan à travers les années:

Année Réalisations
1951 Quart de finaliste championnat Promotion et champion Armagnac Bigorre-Béarn 2ème série
1955 Champion Armagnac Bigorre promotion
1956 Champion Armagnac Bigorre 2ème série
1959 Champion de France de 4ème série
1964 Quart de finaliste championnat de France et champion Armagnac Bigorre de 3ème série
1967 Champion Armagnac Bigorre juniors
1968 Champion Armagnac Bigorre 2ème série
1969 Champion Armagnac Bigorre-Béarn juniors
1970 Champion Armagnac Bigorre-Béarn juniors, Coupe VILA cadets
1973 Champion Armagnac Bigorre juniors, Champion de France de 1ère série
1975 Champion Armagnac Bigorre Honneur
1977 Huitième de finale championnat de France honneur et champion Armagnac Bigorre 2B
1978 Accession en 3ème Division
1979 Accession en 2ème Division jusqu’en 1987
1984 Huitième de finale championnat de France de 2ème Division
1987 Retour en 3ème Division jusqu’en 1995
1995 Finaliste du challenge de l'espoir, Accession en 2ème Division jusqu’en 1996
1996 Retour en 3ème Division jusqu’en 2001
2001 Retour en Honneur Régional jusqu’en 2004
2004 Vainqueur du Challenge Béarn-Bigorre contre Gan à Pontacq, Accession en Fédérale 3 : 1er de la poule 11
2005 Accession à la Fédérale 2
2006 Fédérale 2 - 5ème de la poule, qualification pour les phases finales - Elimination en barrage CF2006, Quart finaliste du Challenge de L'Essor, Juniors : Champions Armagnac - Bigorre
2007 Fédérale 2 - 3ème de la poule, qualification pour les phases finales - Vainqueur de Rodez 12-8 en Barrage - Elimination en 16ème par Castanet 22-12, Demi-finaliste du Challenge de L'Essor
2008 Fédérale 2 - 9ème de la poule Maintien assuré
2009 Fédérale 2 - 11ème de la poule. Relégué en Fédérale 3
2010 Juniors : Champions Armagnac - Bigorre, Cadets : Vainqueur du Challenge, Fédérale 3 - 2ème de la poule. Eliminé en 16ème par Hasparren
2011 Fédérale 3 - 1er de poule. Eliminé en 16ème par Nontron
2012 Fédérale 3 - 1er de poule. Eliminé en 16ème par Montauban
2013 Fédérale 3 - Equipe 1 : 1ère de poule. Eliminée en 1/4 de finale., Fédérale 3 - Equipe 2 : Eliminé en 8ème par St Paul Les Dax., Vainqueur du Challenge de l'Espoir contre Saverdun 21-15, Accession en Fédérale 2
2015 Relégation en Fédérale 3, Juniors : Champions Armagnac-Bigorre de rugby à 7
2016 Relégation en Honneur
2017 Honneur - Equipe 1 éliminée en barrage Honneur, Cadets - finalistes de l'Armagnac Bigorre
2018 Honneur - Equipe 1 finaliste championnat A-B, éliminée en 32ème du championnat, Cadets - Champions Armagnac Bigorre et finaliste du Championnat Grand Sud
2019 Honneur - Equipe 1 : Quart finaliste Ligue Occitanie, Honneur - Equipe 1 : Finaliste Championnat de France Honneur (Défaite 28-25 contre Urrugne), Honneur - Equipe 2 : éliminée en 8ème de finale Occitanie, Juniors - finalistes Régionale 2 Occitanie (Défaite 17-13 contre Vendres Lespignan), Juniors - vainqueurs du tournoi à 7 de Bigorre

Voici une liste de quelques joueurs internationaux et champions associés à l'Union Sportive du Lavedan:

  • ARMARY Louis international
  • ARNAUDET Michel international
  • BOURDET Thierry champion de France avec Castres
  • CABANNE Jérôme international Equipe France Agricole Junior
  • CABAR Claude champion de France avec Tarbes en 1973
  • CAMPAES André International et champion de France avec Lourdes en 1968
  • CAZENAVE André international junior
  • CAZENAVE Florian international -18 ans
  • CAZENAVE Guy champion de France avec Lourdes
  • DOMEC Adrien international - 17 ans (2007 tournois de Birmingham + tournée au Japon)
  • DOMEC Michel Vainqueur du Challenge Du Manoir avec Lourdes en 1981
  • HORTA Bruno international -21 ans en 1994 ; champion Gaudermen avec Lourdes en 1992.
  • LACRABERIE Cédric international en - 21 ans en 1993.
  • LACRAMPE Thierry international - 20 ans, Champion de France Top 14 avec Castres en 2013
  • LAFONT André international BLAGARDERE Anthony Bouclier européen avec Auch en 2005 ; Champion de France de Pro D2 saison 2006/2007 avec Auch.

Célébration du Rugby à Fuxéen

Le samedi 3 septembre, jour de la fête de la ville, l'aîné des clubs sportifs fuxéens sera honoré par les siens, toutes générations confondues. Cette idée est née d'un simple constat, le souvenir du seul titre en seniors du club, en 2006 en série territoriale. Déjà dix ans.

Il y eut aussi le titre National Crabos des juniors en 1975 et celui des cadets 1 981 et 1 986 en coupe Vila. C'est la séquence nostalgie, qui ravive l'envie d'aller puiser dans la malle aux souvenirs, pour faire revivre de belles heures de l'USF.

Personne n'en parle plus, mais la seule épreuve individuelle du rugby français le «concours du meilleur jeune rugbyman» a sacré des jeunes sang et or. Ont conquis le titre pyrénéen Jacques Crampagne, Gérard Respaud, Michel Magnol, Alain Soula, Jean Jacques Bouche et le sacre national fut pour Jacques Crampagne et Alain Soula. Pas mal pour un petit club provincial.

Le Stade Marcel Bonnefont

Sur le plan des infrastructures, le plus important transfert fut la fermeture du stade Marcel Bonnefont connu des fuxéens sous le vocable «la Condamine». Le nom de Marcel Bonnefont (natif de Saint Pierre de Rivière, qui fut victime de la seconde guerre mondiale), était inscrit sur le fronton de la porte principale en fer forgé.

Les plus anciens supporters et tous ceux qui aiment l'histoire du club auront une pointe de nostalgie à cette évocation. La Condamine vit défiler les plus prestigieuses équipes de l'hexagone avec leurs internationaux. Le transfert, au profit de l'actuel stade Jean Noël Fondère ut effectif en 1968.

Programme de la Journée Festive

Le programme de cette journée festive, mais aussi du souvenir débutera dès 14 heures Les anciens et ceux d'aujourd'hui se retrouveront sur le stade Jean Noël Fondère pour un match amical avec les champions 2 006 et une sélection des équipiers d'aujourd'hui. Il y aura aussi des structures gonflables pour les enfants de l'école de rugby.

Ce sera aussi l'occasion d'évoquer la mémoire, à travers les discussions autour de la table, de tous ceux qui sont partis pour le ciel de l'ovalie. Il est impossible de les citer tous qui ont bien servi le club et parfois sous les quolibets et les chausse-trappes, mais on ne peut occulter celui qui fut un mécène pour le club, lorsqu'il accéda à la première division en 1959. Il s'agit d'André Bergès, PDG de la concession Renault (située alors cours Irénée Cros.

Il fut parmi ceux qui ont contribué a enflammer la Condamine. N'ayons pas de regrets. De nos jours, c'est une situation impossible à envisager le monde de l'ovale s'est transformé avec le professionnalisme en 1995. Il ne faudra pas manquer l'exposition photos. Les néophytes et même les actuels dirigeants retrouveront un «bout de leur jeunesse».

Contacts : Romain Pautot (06 83 17 61 21), Sébastien Lozano (06 02 16 72 94), Pascal Fourcade (06 29 82 15 69), Didier Laguerre(06 74 68 50 43).

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