Cléopâtre Darleux, gardienne emblématique de l'équipe de France et figure majeure du handball tricolore, a mis un terme à sa carrière professionnelle, laissant derrière elle une empreinte indélébile dans le handball français.

Les Débuts et l'Ascension
Formée à l'US Wittenheim en Alsace, Cléopâtre Darleux (35 ans) a pris sa première licence à la fin des années 90, dans le club local. Née à Wittenheim, elle a ensuite fréquenté le centre de formation de Besançon, avant de passer professionnelle en 2007 à Issy-Paris.
Elle a évolué dans plusieurs clubs de renom, dont le Metz Handball, Viborg HK au Danemark, l'OGC Nice et le Brest Bretagne Handball.

Une Carrière Internationale Couronnée de Succès
International tricolore depuis 2008, Cléopâtre Darleux a marqué le hand français en gagnant le titre olympique en 2021 à Tokyo puis une médaille d’argent à Lille pour sa 202e et dernière sélection en 2024. Championne du monde en 2017, elle a aussi été trois fois vice-championne du monde en 2009, 2011 et 2021. Au niveau international, seul le titre de championne d’Europe lui a échappé.
Voici un aperçu de ses principales réalisations :
| Compétition | Année | Résultat |
|---|---|---|
| Jeux Olympiques | 2021 | Médaille d'or |
| Championnat du Monde | 2017 | Championne |
| Championnat du Monde | 2009, 2011, 2021 | Vice-championne |
Hommage et Réactions
Cléopatre Darleux a eu droit à un hommage à la hauteur de son immense carrière, ce dimanche aux Arènes de Metz. La gardienne de but alsacienne (35 ans) a refermé un chapitre de près de vingt années au plus haut niveau du handball français, ce dimanche en jouant son dernier match avec Metz (victoire 37-26 contre Nice), sacré champion de France pour la 27e fois.
La Wittenheimoise, célébrée lors d’une vibrante cérémonie d’adieux devant 4000 personnes, se dit comblée et part à la retraite avec le sentiment du devoir accompli.
Debrief du match face à la Hongrie avec Cléopatre Darleux
« Oui, vraiment. Le match était secondaire, il n’était d’ailleurs pas spécialement prévu que je joue, donc c’était très bien comme ça que je n’entre que dans le dernier quart d’heure. Mais d’avoir ma famille, de voir tout ce que le club avait prévu ensuite, c’était vraiment beau. Ça m’a beaucoup touchée. De finir ma carrière sur un titre, en fêtant tous ces départs du club aussi, c’était énormément d’émotion. Aujourd’hui, je suis vraiment comblée. »
« Non, pas forcément. Je savais que j’allais avoir de l’émotion du fait que j’arrête ma carrière, bien sûr. Mais en fait, non, c’était plus les gens, les regards, les mots prononcés, toutes ces petites attentions qui m’ont touchée. »
« Oui, carrément. Plein de belles choses arrivent, j’ai hâte de démarrer cette nouvelle vie et avoir de nouveaux projets. »
« Oui, bien sûr, j’ai pu me rendre compte de l’attachement des gens, j’ai eu énormément de messages de soutien, des personnes qui m’ont témoigné leur admiration… (elle marque une pause). Ça fait chaud au cœur. C’est surtout ce genre de choses qui rend les choses beaucoup plus claires dans ma tête. »
Engagements et Défis
Au-delà de ses performances sportives, Cléopâtre Darleux s'est engagée pour la santé des joueuses, notamment en dénonçant les protocoles de gestion des commotions cérébrales dans le handball. Elle a également milité pour une meilleure médiatisation du handball féminin et l'égalité des sexes dans le sport, notamment au retour des JO de Tokyo en 2021 en interpellant le journal l'Equipe sur le manque de visibilité du sport féminin dans ses colonnes.
Victime d'une grosse commotion cérébrale en 2023, et absente des terrains pendant près d'un an, l'Alsacienne tente d'alerter sur les risques de son sport. L'internationale de 35 ans s'est aussi battu pour l'accompagnement des sportives de haut niveau durant leur grossesse.
Nouveaux Horizons
À 36 ans, l’ancienne gardienne de l’équipe de France et du BBH, Cléopatre Darleux, entame une nouvelle vie après le handball. Elle rejoint la formation de manager général du CDES de Limoges.
« Avant de me lancer dans un projet professionnel, je trouvais essentiel de me former. Et cela faisait deux ou trois ans que je m’intéressais à cette formation, confie celle qui vient d’intégrer la 14e promotion de la formation de manager général du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges. Si je ne voulais pas quitter le monde du sport, le métier d’entraîneur m’attirait moins. »
