La carrière footballistique de Claude Doucet : Un parcours riche et diversifié

La carrière de Claude Doucet dans le monde du football est marquée par une passion profonde, un engagement envers la formation des jeunes et une contribution significative à l'évolution de la pensée tactique dans ce sport. Cet article explore les différentes facettes de son parcours, de ses premières expériences comme joueur et entraîneur à ses collaborations avec des figures emblématiques du football français et international.

Les débuts et l'influence de l'INF Clairefontaine

Claude Doucet a débuté sa carrière en collaborant avec l'INF CLAIREFONTAINE, aux côtés de C. DUSSEAU et C. DAMIANO. Cette expérience lui a permis de se familiariser avec les méthodes de formation les plus modernes et d'acquérir une base solide en matière de développement des jeunes talents.

Collaboration avec François Blaquart

De 1978 à 1983, Claude Doucet a travaillé avec François Blaquart, actuel DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL, au sein de la Commission Technique de l'ESSONNE et de l'Amicale des Educateurs. Ensemble, ils ont mis en place la première formation d'animateur en France et ont organisé le premier plateau des "débutants" aux ULIS.

Expérience au sein de l'Équipe de France

Claude Doucet a également eu l'opportunité de travailler avec l'ÉQUIPE DE FRANCE A en 1987-1988, sous la direction du sélectionneur H. MICHEL. En 1987, il a fait partie de l'équipe de France Cadet lors du Championnat d'Europe Cadet, où la France a terminé à la 3ème place derrière l'Italie et l'URSS. L'entraîneur national était alors JP MORLANS et B. PRIMORAC était entraîneur.

Clubs et expériences d'entraîneur

Le parcours de Claude Doucet l'a mené à entraîner différentes équipes et à collaborer avec des entraîneurs de renom :

  • 1990-1992 : AS CANNES
  • 1992-1993 : US VALENCIENNES
  • 1994 - 1996 : NAGOYA
  • 1996-2013 : ARSENAL
  • Actuellement : Directeur du centre de formation ADJUK SPLIT
  • RC MATRA RACING (1985 - 1987) avec J M LAXNICZAK
  • AS MONACO (1987 - 1990) avec Jean PETIT entraîneur Adjoint et A WENGER entraîneur A

Présidence de la Commission Technique

Claude Doucet a également occupé des fonctions administratives importantes, notamment en tant que PRÉSIDENT DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE L'ESSONNE de 1982 à 1985 et de LA COTE D'AZUR de 2004 à 2008.

Expériences d'entraînement diverses

Claude Doucet a entraîné des équipes de différents niveaux et catégories :

  • L'EQUIPE SENIORS CO ULIS (District) de 1979 à 1982
  • L'EQUIPE JUNIORS PALAISEAU Ligue de Paris Ile de France de 1984 à 1987 (1/16 finale de GAMBARDELLA)
  • THOMSON SINTRA DH COORPORATIF de 1989 à 1993 puis de 1997 à 2002
  • U19 DHR (Ligue) ES CANNET ROCHEVILLE (Saison 2009-2010 comme Préparateur Physique avec LAURENT LEGRIS entraîneur et PHILIPPE OCELLI Dirigeant)
  • U17 DHR ES CANNET ROCHEVILLE (Saison 2010- 2011 Avec BRUNO François)
  • LES DEBUTANTS U7- U8 à L'ES CANNET ROCHEVILLE (Saison 2007-2008, Responsable de la catégorie : Richard MARCHISIO)
  • 2006-2008 : U15 F FEMININES ES CANNET ROCHEVILLE
  • 2006- 2007 : U15 F Vainqueur de la COUPE DE FRANCE DES CLUBS
  • 2007- 2008 : Vainqueur de la COUPE DE LA COTE D'AZUR
  • 2012-2014 : CANNES BOCCA FUTSAL D1 Préparateur Physique puis Entraîneur
  • 2013-2018 : CLASSE SPORTIVE DES CAMPELLIERES MOUGINS
  • 2014 - 2015 : Champion d'Académie de NICE Finaliste Inter Académie
  • 2015 - 2016 : Champion d'Académie de NICE
  • 2015 - 2016 : AS Campelières Futsal Finaliste Académie
  • 2017-2018 : FUTSAL 4 ième du Championnat de France UNSS
  • 1978-1979 : LES POUSSINS CO ULIS
  • 1987-1988 : LES BENJAMINS DU CA ORSAY
  • 2003-2004 : LES U15 ET U17 DE L'US VALBONNE
  • 2004-2005 : LES BENJAMINS DE L'US VALBONNE
  • 2023-2024 : U10 SC MOUAN SARTOUS

Vainqueur du Challenge International Rainier 3

En 2012, il a remporté le Challenge International Rainier 3 - Coupe d'Europe des Nations du Football Corporatif.

Auteur de référence sur l'entraînement tactique

Auteur de l'ouvrage de référence "Football - Entraînement tactique", Claude Doucet propose un second manuel dans lequel il présente les connaissances allant jusqu'au perfectionnement tactique du joueur. Chaque situation tactique pouvant être rencontrée lors d'un match est abordée en deux étapes : les principes généraux sont tout d'abord détaillés avec clarté grâce à des explications simples et de nombreux schémas didactiques ; 250 exercices et jeux permettent par la suite une mise en place d'entraînements concrets et adaptés.

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Le site "Entraîneurs de Football"

VOUS ETES SUR LE SITE ENTRAINEURS DE FOOTBALL EDITE PAR CLAUDE DOUCET. Ce site est mis à jour régulièrement avec des articles, des documents, des schémas et des images. Son objectif est de transmettre aux entraîneurs de jeunes et d'adultes les connaissances qu'il a reçues, entretenues et développées durant sa carrière d'entraîneurs en vous faisant part de son expérience qu'il a acquise à côté d'entraîneurs comme H. Michel, JP Morlans, Claude Dusseau et C.Damiano à l'INF Artur Jorge et son adjoint JM Lawnizack, au Matra Racing A.Wenger et son adjoint Jean Petit à l'AS Monaco, Boro Primorac et son adjoint E.Mombaert à L'AS Cannes pour lesquels il a travaillé en tant qu'observateur.

Analyses pour la Fédération Française de Football

Il a observé et analysé pour la Fédération Française de Football les matchs des championnat d'europe des nations l'EURO 88 et 92. Pour transmettre les analyses et résultats aux autres entraîneurs, il a d'abord utilisé le support du livre que vous pouvez trouver en 5 langues (Anglais, Allemend, Italien, Grec, Néerlandais.). Mais la technologie évoluant, il utilise aujourd'hui le WEB comme média.

Partage de connaissances et expérience

Ce n'est pas dans les habitudes des entraîneurs de diffiser leur petit secret. Mais ont ils vraiment des secrets ? Au fur et à mesure des articles nous allons essayer de lever le voile sur les différents critères qui font la réussite d'un entraîneur et de son équipe. Il souhaite que ce site vous soit profitable . Si c'est le cas vous pouvez en parler avec vos amis et le promouvoir. Vous pouvez aussi si vous achetez ses livres, ajouter une dédicace sur le site de la FNAC.

Le football comme partenaire de vie

Pour lui, le football est avant tout un partenaire de vie. Enfant unique, c’est grâce à lui qu'il s’est fait des amis et qu'il n’a pas été seul. Progressivement, cette relation s’est transformée en une véritable passion, imprégnant chaque instant de sa vie. Il n’a pas le souvenir d’un moment où le football n’était pas présent, directement ou indirectement. Ce lien aux autres, inhérent à l’activité, a d’ailleurs guidé son parcours professionnel et son engagement comme enseignant. Il a toujours aimé partager. L’envie d’encadrer les jeunes est venue très tôt. Il a passé le BAFA, commencé à travailler avec des enfants, puis il a rapidement entraîné des équipes, notamment des seniors. C’est quelque chose qui est d’ailleurs arrivé trop tôt, en tant qu’entraîneur-joueur, et qui a été sa première expérience difficile.

Les premières expériences de joueur

Au départ, il a joué comme n’importe quel enfant, à partir de huit ans, l’âge minimum requis à l’époque. Leur accompagnateur, Gérard Le Goff, un bénévole exceptionnel, les emmenait aux matchs en étant entassés dans sa voiture. En revanche, il ne connaissait rien au football. Ils étaient vraiment en auto-formation : ils imitaient ce que faisaient les plus grands sur le terrain et la qualité de jeu n’était vraiment pas terrible. À cette période, il n’allait pas beaucoup aux entraînements, d’autant qu’il n’y en avait pas beaucoup non plus. Il pratiquait aussi le judo en parallèle. Puis il a déménagé à Brétigny/O et son père a d’abord insisté pour qu'il se concentre sur l’école, ce qui a entraîné une coupure de deux ans avec le football.

L'impact de l'université et des rencontres marquantes

Le véritable tournant a eu lieu lorsqu'il est entré à l’université, à l’UEREPS de Paris V, en 1976-1977. Il a eu la chance d’être sur le site rue Lacretelle, près de la Porte de Versailles. Là, il a découvert une autre dimension grâce à ses enseignants. Parmi eux, il y avait René Deleplace, un des « premiers » théoriciens des sports collectifs de grand-terrain. Il a également eu la chance d’être encadré par deux personnages qui ont eu une influence très importante à cette période. Le premier a été Paul Filippi en football, qui était dans la droite ligne de ce qui se faisait avec René Deleplace. Le second est Gérard Fouquet, un professeur de judo qui était extraordinaire. Il pouvait nous présenter un thème et nous montrer à quel point tout était extraordinaire, puis le lendemain, revenir sur le même thème et nous démontrer que c’était totalement absurde. En nous apprenant à réaliser cette prise de recul et à avoir une analyse critique, il voulait nous démontrer qu’il ne fallait pas tout accepter aveuglément.

La découverte du "football total"

C’est aussi à la fin des années 70 qu'il a découvert le « football total » avec l’Ajax Amsterdam de 1969-72, puis les Allemands du Bayern de 1973 à 1976. Il y a eu la Coupe du monde 1974 avec les Pays-Bas, puis la Coupe du monde 1978, malheureusement sans Cruyff. Durant cette Coupe du monde 74, ils ont assisté à quelque chose d’extraordinaire : les joueurs avaient une liberté qui n’existait pas auparavant, car les systèmes étaient très rigides. Soudain, les joueurs s’inscrivaient dans la dynamique des jeunes post-68, un mouvement qui, de France, à transpiré sur l’Europe. Ce qui était frappant avec l’Ajax, c’est que les joueurs avaient un poste de départ, mais sur le terrain, ils n’avaient pas de poste fixe. Un défenseur central pouvait monter et marquer un but de la tête, et Cruyff revenait défendre. Les joueurs évoluaient dans une symbiose complète et une intelligence de jeu remarquable. C’était peut-être une génération spontanée, comme nous en avons connu en France avec la génération Platini-Giresse, où les complémentarités mènent au succès, mais là, cette symbiose s’inscrivait dans la durée, avec des joueurs qui n’étaient pas forcément des génies techniques, mais qui, par leur intelligence collective, devenaient extrêmement performants.

Le revers de la médaille est également apparu lors de la Coupe du monde 1974. Il pense qu’un certain manque d’humilité a coûté cher aux joueurs hollandais. Après avoir battu l’Allemagne au premier tour, ils se sont retrouvés en finale face à cette même équipe, pensant que la victoire était acquise. Ils marquent un but sur penalty après seulement 55 secondes et se voient déjà champions du monde, mais les Allemands, très solides, les ont finalement dominés. Il pense que s’ils avaient été un peu plus humbles, ils auraient gagné cette Coupe du Monde sans problème. Ce football était une révolution parce qu’il permettait aux joueurs de participer aux mouvements offensifs, même en étant des défenseurs. Chaque déplacement était pensé avec une intelligence de jeu et une complémentarité telles que le système n’était jamais perturbé par la liberté de mouvement des joueurs.

L'observation et l'analyse tactique

A cette époque nous travaillions déjà avec Paul Filippi sur l’observation des matchs et l’analyse tactique. Ils ont été complètement immergés dans cette nouvelle approche, où des penseurs comme Ștefan Kovács affirmaient déjà que la technique devait être comprise dans le contexte du match, et non isolément. Ces idées s’inscrivaient dans la lignée de ce que Deleplace avait initié au rugby. Ce fut une véritable révolution pour lui en tant qu’étudiant. À partir de là, il s'est posé une question fondamentale : comment transmettre ces principes aux jeunes qu'il allait encadrer ? Comment exploiter les différents savoirs qui interfèrent au cœur même de la pratique. Comment pouvait-il leur transmettre ces nouvelles approches du football, alors que, en tant que joueur, il n’avait jamais bénéficié d’un tel enseignement ? Donc assez rapidement, son objectif a été d’aider les joueurs et joueuses.

Engagement pour le football féminin

Il était d’ailleurs un peu militant sur cette question des filles, notamment grâce à des amis dont les sœurs jouaient : pourquoi les filles ne pourraient-elles pas jouer au football ? C’est ce qu'ils sont plus ou moins parvenus à faire avec les dirigeants et les filles du F.C. Juvisy. Ils avaient un public très intéressant, ce qui a facilité les choses, car beaucoup d’entre elles étaient étudiantes en STAPS, à l’UEREPS. Elles étaient très à l’écoute. Avec Juvisy (de 1993 à 1997), ils ont atteint une très bonne qualité de jeu, ce qui leur a permis de remporter trois titres de championnes de France. La première sélection nationale universitaire, qu'il a contribué à monter, et qui était encadrée par un professeur de l’UEREPS de Lacretelle, a également été un moment clé. Ils ont battu les Allemandes 1-0 et 3-1 chez elles. L’équipe comptait des joueuses de talent comme Brigitte Olive et Corinne Diacre, dont certaines évoluaient déjà au plus haut niveau national et international. Cela démontre que lorsque nous apportons des idées novatrices et que nous avons un groupe de joueurs ou de joueuses attentifs-ves, réceptifs-ves et qui s’investissent, nous pouvons parvenir à produire des choses qui ont du sens.

Valorisation du travail et plaisir du jeu

Ce succès s’explique par le fait que les joueuses ressentaient une réelle valorisation de leur travail. Elles percevaient l’intérêt de ce qu’elles faisaient et y prenaient un plaisir évident. Cette première génération a été extraordinaire. Ils sont vraiment parvenus à combiner la plasticité des joueuses - leur capacité à s’adapter - avec une rigueur certaine et une liberté de jeu simultanée.

Collaboration avec la commission technique de l'Essonne

Parallèlement, durant les années 80, il a collaboré avec la commission technique de l’Essonne. Il entraînait alors à Palaiseau, un excellent club évoluant en Division d’Honneur (l’équivalent de l’actuelle R1), où ils avaient des jeunes de très bon niveau. Ils ont également observé une grande plasticité chez les joueurs, particulièrement en catégorie minime, où il entraînait. C’est une période extraordinaire, propice aux transformations chez les jeunes, où nous pouvons accomplir des choses significatives.

Le MEMOBSER et la statistique dans le football

A cette époque, il a commencé à collaborer avec Daniel Charlot et Claude Doucet. Ensemble, ils ont conçu un appareil de statistiques pour le football (le MEMOBSER), un outil permettant de recueillir des données en match (Revue EPS de nov. 86). Il a également collaboré avec Carlos Neves qui a développé un outil qui s’appelait BBSTAT plutôt orienté vers les enseignants d’EPS. Canal Plus s’est inspiré de ces travaux pour développer ses statistiques de match. Par la suite, il a aussi travaillé avec Michel Ebe, qui élaborait des statistiques pour la Fédération Française de Football et l’Équipe de France. Toutes ces expériences ont contribué à sa réflexion.

L'évaluation de la performance

Dans sa profession, ils avaient une obsession : l’évaluation. Il fallait être objectif dans l’évaluation. Après avoir défini ce qu’est la performance en football, il fallait trouver comment évaluer objectivement une performance individuelle dans un sport collectif, ce qui n’est pas simple.

L'université et la recherche

Vers 1985, il a fait la connaissance de Raul de la Fuente, un professeur chilien réfugié politique à la fac d’Orsay. C’est lui qui lui a un jour dit qu’un poste se libérait à la fac et qu'il devrait postuler. Il a suivi son conseil, il a postulé et il a été pris. Il a commencé au service des sports, qui était à l’époque intégré à la division STAPS. Progressivement, il a commencé à collaborer avec l’UEREPS. Puis, lorsqu’un poste s’est ouvert à Évry avec la création des STAPS Évry en 1997, il a postulé et il a été recruté. Dès son premier passage à Orsay, entre 1989 et 1997, il a retrouvé des figures comme Daniel Bouthier et Bernard David, qui étaient spécialisés dans le rugby, ainsi que Gilles Ulhrich, qu'il avait croisé lorsqu'il était étudiant. Ils étaient alors pleinement engagés dans la didactique, ce qui leur valait d’être attaqué par d’autres courants.

Thèse en sciences de l'éducation

C’est dans cette dynamique de réflexion qu'il a repassé un DEA en 1996, pour valider son Master 2, puisque le CAPES leur donnait l’équivalence d’un Master 1. Dans la continuité, Daniel Bouthier l'a orienté vers la recherche et l'a encouragé à faire une thèse. Cette thèse, en sciences de l’éducation, il l'a réalisée à l’ENS Cachan. Au départ, Alain Durey devait être son directeur de thèse, mais son décès l'a laissé un peu « orphelin ». Sa thèse a été une véritable épopée. À l’époque, il entraînait en club, il avait ses cours à la fac et il fallait en plus avancer sur cette thèse.

L'importance des apports théoriques

Le vécu de joueur (indépendamment du niveau de pratique) a souvent une influence importante dans la construction d’un entraîneur. Pour aborder l’importance des apports théoriques, il va d’abord revenir un peu dans le temps. Il faut reconnaître que Georges Boulogne a été à l’origine d’une certaine théorisation dans le football. En mettant en place les formations de cadres, son objectif était de leur faire acquérir des connaissances et des savoirs réutilisables. Boulogne a structuré la formation des entraîneurs, la détection, et la formation des jeunes à travers des référentiels, afin que les clubs disposent d’éducateurs formés.

Le corporatisme et la séparation entre le monde fédéral et universitaire

Un certain corporatisme s’est mis en place à ce moment-là, empêchant toute collaboration entre le monde fédéral et le monde universitaire. D’un côté, il y avait les professeurs d’EPS, avec leurs syndicats puissants qui défendaient la profession. De l’autre, Georges Boulogne qui avait compris l’importance de défendre la reconversion des anciens joueurs professionnels pour asseoir une certaine reconnaissance et son statut. Former les anciens joueurs était une démarche intelligente, mais ce rejet des ressources venues des universitaires a retardé l’accès à la performance.

L'erreur de la séparation entre formation fédérale et EPS

L’erreur qui existe toujours est de penser que seuls les pratiquants de haut niveau peuvent devenir des éducateurs ou entraîneurs de haut niveau. Le problème réside dans la séparation radicale entre la formation fédérale et ce qui venait des professeurs d’EPS. Alors que leur formation universitaire leur donnait accès aux nouveaux savoirs scientifiques, il y a eu un refus complet de les intégrer. Cela s’explique en partie par le fait que les anciens joueurs, à l’époque, n’avaient peut-être pas les outils ou le recul nécessaire pour se plonger dans le savoir universitaire. Ce rejet total de la collaboration avec le monde universitaire et les sciences nouvelles a été une erreur fondamentale. Aujourd’hui, chaque exemple de partenariat réussi entre universitaires et des personnes ayant une expérience de haut niveau dans le football démontre le contraire. Heureusement, les choses évoluent aujourd’hui. Beaucoup de cadres techniques de la Fédération ont désormais un parcours universitaire et ont pris ce recul nécessaire.

Le football : esthétique individuelle et action collective

Il faut comprendre que le football ne consiste pas en seulement “taper dans la balle”. Si c’était le cas, la jonglerie se suffirait à elle-même. Le football, c’est quand l’esthétique du geste individuel vient compléter l’esthétique d’une action collective. Car la réussite dans un sport collectif dépend avant tout de l’action collective. Les journalistes évaluent souvent un but, en comparant une gestuelle individuelle extraordinaire, à une action collective où trois ou quatre joueurs enchaînent les touches de balle. Lorsque nous parvenons à intégrer cette idée que le beau geste est un « plus », le côté artistique du jeu, mais que le football - et les sports collectifs en général - repose avant tout sur des actions collectives cohérentes et bien enchaînées, des actions individuelles qui s’articulent pour un résultat collectif, alors le plaisir prend une toute autre dimension. Le plaisir vient avec la qualité du jeu.

L'importance de marquer des buts

C’est à ce niveau qu’encore beaucoup d’équipes commettent une erreur. Sous la pression économique de la victoire à tout prix, elles finissent par jouer « tous derrière et un devant », en privilégiant l’idée de ne pas prendre de but. Pourtant, le football, c’est avant tout marquer des buts. C’est précisément ce que le FC Barcelone, avec l’arrivée de Johan Cruyff et en reprenant les principes du « football total », a su construire : une philosophie de jeu qui allie performance et spectacle.

L'héritage du passé

Par ailleurs, certains pensent que le football d’il y a 40 ou 50 ans est dépassé, mais il ne faut pas jeter aux oubliettes ce qui a fait ses preuves ; il faut s’en servir. L’intelligence de jeu puise dans le patrimoine tactique existant depuis les origines du football.

La carrière de Claude Doucet témoigne d'une passion inébranlable pour le football, d'un engagement constant envers la formation des jeunes et d'une contribution significative à l'évolution de la pensée tactique dans ce sport. Son parcours riche et diversifié, marqué par des collaborations prestigieuses et des expériences variées, en fait une figure incontournable du paysage footballistique français.

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