La Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) nourrit de grandes ambitions pour le beach-volley, notamment avec le développement du Beach Pro Tour (BPT). En parallèle, l'équipe de France masculine a récemment marqué l'histoire en remportant sa première médaille aux championnats du monde.

Expansion du Beach Pro Tour
Le Beach Pro Tour (BPT) s'apprête à grandir pour sa quatrième édition. La catégorie Elite passera de 16 à 24 équipes par sexe, tandis que la catégorie Challenge passera de 24 à 32 équipes par sexe.
« Le nombre total d’équipes ayant l’opportunité de jouer au sein du BPT Elite et Challenge passera de 704 en 2024 à un maximum de 992 en 2025. Cette augmentation de 41% permettra d’assurer une plus grande compétitivité et le développement des talents au sein de la compétition », se félicite la FIVB.
Le prize money est lui aussi revu à la hausse : il atteindra cette année 6,75 millions de dollars pour l’ensemble des compétitions de plage. « La FIVB travaille également en étroite collaboration avec les organisateurs d’événements afin d’augmenter le nombre d’événements de niveau Elite et Challenge dans le calendrier 2025 du Beach Pro Tour, précise l’instance.
Cet effort s’inscrit dans l’objectif plus large d’offrir aux athlètes la possibilité de gagner plus de points au classement, d’améliorer l’exposition des athlètes et des sponsors, et d’accroître l’accès au sport pour les nations émergentes et en voie de développement. » Dix étapes sont inscrites au calendrier Elite à l’heure actuelle, avec le Mexique, le Brésil, la Tchéquie, la Suisse, l’Allemagne, l’Afrique du Sud et le Qatar comme hôtes.
Première Médaille Mondiale pour la France
Pour la première fois, l'équipe de France a obtenu une médaille au Mondial. Dimanche à Adelaïde (Australie), Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat se sont parés de bronze, après avoir battu les Allemands Nils Ehlers et Clemens Wikcler (2-0).
Depuis la création des Championnats du monde en 1997, l'équipe de France n'avait jamais décroché de médaille. Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat ont enfin ouvert le compteur des Bleus dimanche à Adelaïde (Australie). Lors du match pour la médaille de bronze, les deux Français ont dominé la paire allemande Nils Ehlers - Clemens Wikcler, vice-championne olympique aux Jeux de Paris, en deux sets (21-15, 21-15).
Les deux Français ne jouent ensemble que depuis le mois de novembre dernier. Gauthier-Rat avait participé aux JO de Paris avec Youssef Krou. Rotar, lui, tout jeune (21 ans), avait été sacré champion d'Europe U22 en août dernier. Les deux hommes étaient classés 17es mondiaux.
Cette saison sur le circuit Elite, ils avaient atteint à trois reprises les 8es de finale, à Hambourg, Joao Pessoa et Rio de Janeiro.
Réactions des Athlètes
« Cette médaille est l'aboutissement de nombreuses années de travail, a confié Gauthier-Rat sur le site internet de la Fédération internationale (FIVB). Nous travaillons sur le programme de l'équipe nationale depuis une quinzaine d'années. Nous essayons d'écrire un nouveau chapitre de cette histoire. » Rotar a ajouté : « C'est incroyable, je n'arrive toujours pas à y croire. Nous avons affronté les meilleures équipes du monde cette semaine. »
Jamais un duo français n'avait intégré le dernier carré du Mondial : Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat visent désormais les étoiles sur le sable d'Adélaïde. Vainqueurs des Allemands Lukas Pfretzschner et Sven Winter en quarts de finale ce vendredi à Adélaïde (2-1), les Français Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat viseront ce samedi matin face à la Suède une place en finale du Mondial australien.
Ce vendredi, Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat se sont qualifiés pour les demi-finales du Mondial australien de beach, en venant à bout des Allemands Lukas Pfretzschner et Sven Winter au bout du suspense : 21-19, 17-21, 15-13. Une qualification absolument historique pour le beach volley français, jamais vu à pareille fête et qui confirme la montée en puissance de la discipline au niveau international, chez les hommes comme chez les femmes, depuis le tremplin des Jeux Olympiques de Paris, il y a plus d'un an.
Depuis le début du tournoi à Adélaïde, le duo Rotar - Gauthier-Rat, pourtant seulement 17e au ranking mondial, met la tête à l'envers de tous ses adversaires. Au premier tour ? Trois matches et trois victoires au tie-break, preuve d'un mental d'acier.
Derrière ? Un parcours encore plus impressionnant au cours duquel ils ont écarté les Argentins Juan Bautista Amieva et Maciel Bueno Torres en seizièmes (2-0), les cadors qatariens Cherif Younousse et Ahmed Tijan en huitièmes (23-21 au tie-break !) et donc la paire germanique en demi-finales. La force de ce duo, biberonné au volley depuis ses plus jeunes années, repose sur le bon mélange entre jeunesse dorée (Rotar, 21 ans) et arrivée à maturité (Gauthier-Rat, 29 ans). Face aux Allemands, le premier a claqué 24 points, le second 18.
Ce samedi matin (5 h 30 en France), ils affronteront la Suède (Jacob Hölting Nilsson et Elmer Andersson), équipe dominée en clôture de la phase de groupes (21-16, 12-21, 15-13), et qui pointe à la... troisième place mondiale. Un défi à leur mesure.
Hölting Nilsson/Andersson, E vs. Rotar/Gauthier-Rat - Beach World Championships 2025 | Highlights |
Les Jeux Olympiques de Paris
Cette année, à Paris, les Jeux Olympiques de Beach-volley posent leurs bagages en plein coeur de la capitale. Les matchs se joueront sur le Champs de mars, au pied de la Tour Eiffel !
Comme annoncé plus tôt, 2 duos féminins et masculins représenteront la France à Paris dans le cadre des Jeux Olympiques de beach-volley. Du côté des beach-volleyeuses, la paire Richard, Placette s’est qualifiée via le classement mondial, en tant que n°1 françaises. Quant au duo Vieira et Chamereau, elles se sont qualifiées d’office via le ticket d’or offert au pays hôte des Jeux.
Après un exploit réalisé lors de la Nations Cup, les duos Lyneel/Bassereau et Gauthier-Rat/Rotar ont offert à la France un deuxième quota olympique pour les Jeux de Paris 2024 ! Pour commencer, les deux beach-volleyeuses Aline Chamereau et Clémence Vieira affronteront, dès les poules, les championnes du monde en titre, le binôme Américain, Hugues/Cheng.
Du côté du second duo féminin, Placette/Richard, on retrouve un groupe plus abordable sur le papier mais attention au binôme Suisse Hüberli/Brunner, un binôme dans le top 10 mondial ! Pour nos duos masculins, ils affronteront respectivement les 3 et 4ème meilleurs duo au classement mondial.
Pour le duo Lyneel/Bassereau, ils feront face aux Allemands Elhers et Wickler, troisièmes au classement mondial. Pour le dernier binôme Français Krou/Gauthier-Rat, ils rencontreront les Néerlandais Boermans et De Groot, quatrièmes au classement de la FIVB.
Le Montpellier Beach Masters
Du 27 au 31 août, en clôture du Beach Masters 2019, les équipes internationales s’arrêteront à Montpellier avec l'objectif de remporter des points pour la qualification olympique. Du 27 au 31 août, les meilleures équipes de beach-volley s’arrêteront à Montpellier pour espérer remporter des points pour le classement international.

Évènement incontournable depuis 2005, le Beach Masters revient à Montpellier. Seule ville française à accueillir une étape du World Tour de Beach Volley, la capitale languedocienne s’apprête à recevoir du 27 au 31 août, en clôture du Beach Masters 2019, les meilleurs joueurs de beach-volley du monde entier pour des compétitions.Objectif : remporter des points pour le classement international et la qualification olympique.
Ces joueurs sont à retrouver sur la place des Grands Hommes à Odysseum qui, pour l’occasion, se transformera en une véritable plage urbaine.
Qu’est ce que le World Tour ?
Le World Tour est organisé depuis 1989 par la fédération internationale de volleyball (FIVB). À la fin de la saison, la FIVB établit un classement (ranking) international féminin et masculin permettant, à l’issue de la phase de qualification, de désigner les 24 paires participantes aux prochains Jeux Olympiques (Tokyo 2020).
Cette compétition est donc la plus importante, après les Jeux Olympiques et les championnats du monde, ce qui donne à Montpellier une nouvelle aura dans l’organisation d’évènements sportifs internationaux. Du 27 au 31 août, les meilleures équipes de beach volley s’arrêteront à Montpellier pour espérer remporter des points pour le classement international.
Avant d’arriver à Montpellier, les joueurs masculins ont pu se confronter sur les terrains de Shepparton en Australie en mars, de Langkawi en Malaisie en avril et enfin au Maroc à Agadir en juillet sur des World Tour 1.
Avec une vingtaine d’étapes durant la saison, chaque victoire est primordiale pour accéder au meilleur rang mondial. Alors pour la première de la saison à Montpellier, le suspense sera à son comble pour départager les équipes dans la ligne droite finale.
Les Australiens et les Cubains ont dominé les précédentes étapes du World Tour 1. C’est via le classement du World Tour de Montpellier que seront attribuées la plupart des places qualificatives pour les J.O. et le championnat du monde.
Le Montpellier Beach Masters, qui va fêter sa 15e édition, a intégré depuis trois ans le circuit international de beach-volley régit par la FIVB : le World Tour 1. Avec une vingtaine d’étapes durant la saison, chaque victoire est primordiale pour accéder au meilleur rang mondial ! La venue d’équipes parmi les meilleures paires mondiales est annoncée ici, à la fin du mois.
Ce tournoi international, uniquement masculin cette année, viendra clôturer le Montpellier Beach Masters 2019, manifestation sportive et ludique incontournable à Montpellier. Le suspense sera à son comble pour départager les équipes.
Le Tournoi « Future » Lille Pro Beach
Le tournoi « future » Lille Pro beach, troisième niveau du Beach Pro Tour (le championnat mondial), s’est ouvert ce jeudi par les qualifications. La «plage» de la République accueille durant trois jours un tournoi international qualificatif pour les JO de Paris 2024. Ce n’est pas la première fois que la Place de la République se remplit de sable pour héberger un tournoi de beach.
Et sans les précurseurs qu’étaient Yann Lavallez (aujourd’hui manager général du TLM et… responsable du beach pour les Jeux de Paris 2024) et Julien Lemay (ex-libero du TLM et entraîneur d’Halluin), créateurs et organisateurs du sympathique Lille O Beach (six éditions, de 2010 à 2014 et 2018), sans doute que la capitale des Flandres ne se serait pas portée candidate à l’organisation de ce tournoi international.
La réussite des deux compères a montré que Lille savait organiser ce genre d’événements. Alors quand la nouvelle équipe s’est portée candidate auprès de la FIVB, la validation de la Fédération internationale n’a pas tardé. « Avec le soutien de la Fédération française, nous avons répondu à son cahier des charges. Et Lille est aujourd’hui devenu une étape du circuit mondial et nous en sommes particulièrement fiers », explique Baptiste Chevalet, membre de l’organisation et du club des 59ers de Lille.
Lille a également la chance d’accueillir la paire numéro 1 française Youssef Krou - Arnaud Gauthier-Rat. Actuellement n°13 mondial (n°25 au ranking olympique), et tête de série n°1 ce week-end, le tandem tricolore - cinquième du tournoi Elite 16 (niveau 1 mondial) d’Ostrava fin mai - partira grand favori du tournoi masculin.
En quête de points pour une qualification olympique, les joueurs de l’équipe de France devront tout de même se méfier des Argentins Amieva - Aveiro, vainqueurs de trois tournois « Futures » en 2022.
Clémence Vieira et Aline Chamereau, championnes de France 2022 et championnes du monde militaires 2023, seront quant à elles l’une des attractions du tableau féminin. Les Françaises se sont également lancées depuis janvier dans la course aux JO 2024. Elles auront, cela dit, fort à faire face à la paire ukrainienne Lunina - Lazarenko, annoncée comme favorite sur l’événement lillois.
Phases de poule et quarts de finale ce vendredi et samedi ; demi-finales et finales dimanche place de la République à Lille.
Championnats du Monde d’Adélaïde
Plus d’un an après des Jeux Olympiques à la maison qui l’avaient laissée sur sa faim - seule la paire Lézana Placette/Alexia Richard était parvenue à sortir de sa poule -, c’est une équipe de France de beach-volley transfigurée qui attaque vendredi les Championnats du monde d’Adélaïde (la compétition a lieu tous les deux ans).
La palme est revenue à Aline Chamereau et Clémence Vieira, qui ont décroché une inédite médaille d’argent l’été dernier aux Championnats d’Europe de Düsseldorf, mais également deux podiums sur le Beach Pro Tour (Challenge d’Alanya et Stare Jablonki). Autant de résultats qui ont permis à la France de qualifier quatre paires pour les Championnats du monde, une grande première dans l’histoire du beach-volley tricolore.
"Nous faisons désormais partie des pays qui placent le plus grand nombre d’équipes dans les compétitions internationales de référence, c’est une super avancée dans l’homogénéité de nos performances", se félicite Christophe Victor, directeur de la performance outdoor au sein de la Fédération Française de Volley.
"Les Mondiaux, c’est la compétition de la saison, l’objectif que nous avons ciblé depuis le début de l’année, poursuit Christophe Victor. L’objectif sera d’essayer de placer une paire en quarts de finale pour confirmer notre montée en puissance, ce serait une première grosse pierre à l’édifice dans la perspective de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
Pour mettre le maximum d’atouts de son côté, l’équipe de France est arrivée tôt en Australie, dix jours avant le début de la compétition, le temps de digérer au mieux le décalage horaire et de s’acclimater aux conditions locales - la chaleur n’est pour l’instant pas au rendez-vous. Seul petit bémol, une préparation un peu perturbée pour la paire Téo Rotar/Arnaud Gauthier-Rat en raison d’un pépin physique pour le premier, mais "ils sont prêts", assure Christophe Victor.
Ce sera d’ailleurs à eux que reviendra l’honneur d’ouvrir le bal avec un premier match de la poule G vendredi (4h30, heure française) face aux frères britanniques Javier et Joaquin Bello, ils affronteront ensuite les Australiens Ben Hood/Oliver Merritt et les Suédois Jacob Hölting Nilsson/Elmer Andersson, n°3 mondiaux.
Même envie pour Rémi Bassereau et Calvin Ayé qui ont hérité d'une poule L sur le papier à leur portée, avec, dans l’ordre des matchs, les vétérans cousins chiliens Marco et Esteban Grimalt (36 et 34 ans), les Marocains Ilyas Rhouni Lazaar/Soufiane El Gharouti et les Australiens Mark Nicolaidis/Izac Carracher. "Ce serait magnifique de terminer premiers de notre groupe mais, déjà, sortir de la poule ce serait bien, explique Rémi Bassereau. Le but est surtout de reproduire ce qu’on a fait sur les deux derniers mois, garder le même focus, le même style de jeu. Après, c’est toujours plus compliqué sur les grosses compétitions où il y a tout le monde..."
Du côté de l’équipe de France féminine, Aline Chamereau et Clémence Vieira, qui ont énormément progressé cette année, auront fort à faire dans la poule J, avec un premier affrontement samedi contre les Néerlandaises Katja Stam/Raïsa Schoon, anciennes n°1 mondiales, un match à leur portée face aux Marocaines Mahassine Siad/Dina Mellal, avant un duel face aux vice-championnes olympiques canadiennes, Melissa Humana-Paredes et Brandie Wilkersone. "Nos ambitions, c’est toujours la même ligne directrice, à savoir exprimer au mieux notre jeu sur tous les matchs, on verra où ça nous mènera. Ce qui est sûr, c’est qu’on est très excitées par l’événement, ce sont nos premiers Mondiaux, on est trop contentes", sourit Aline Chamereau.
Enfin, la paire Lézana Placette/Alexia Richard, parvenue elle aussi à décrocher sa qualification via le classement mondial (elle est actuellement 24e), peut tirer son épingle du jeu dans une poule D composée des Allemandes Sandra Ittlinger/Anna-Lena Grüne, qu’elles affrontent vendredi (11h), des Américaines Terese Cannon/Megan Kraft, 3e au classement FIVB, et des Mozambicaines Vanessa Muianga/Mércia Mucheza. "C’est la troisième édition consécutive à laquelle nous participons, nous sommes déjà fières de ça, c’était notre gros objectif de la saison, commentent-elles.
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