Clarisse Mairot, handballeuse talentueuse et перспективная, est issue d'une famille où le handball occupe une place prépondérante. Fille d’une ancienne joueuse professionnelle (Lucile Mariot), nièce d’une ex-internationale tricolore championne du Monde en 2003 (Sandrine Delerce), petite fille de l’ancien Président de l’ESBF (Jacques Mariot), soeur ainée de Juliette Mairot, pensionnaire du centre de formation bisontin… Le hand en héritage pour la jeune femme.

Une passion familiale pour le handball
« Quand j’étais petite, ma maman m’emmenait de partout avec elle. On se retrouvait aux matchs avec ma soeur et ma cousine, et nous pouvions nous amuser ensemble dans les tribunes. Ma maman et ma tante nous ont transmis leur passion pour ce sport, et c’est vrai que je suis née dans le handball. Par contre on passait plus de temps à jouer qu’à regarder les matchs (rires). », commente l’arrière bisontine.
Un parcours бережно préparé à Besançon
Professionnelle à 20 ans, Clarisse Mairot a réalisé toutes ses classes au sein du club bisontin, du baby hand jusqu’aux parquets de la Ligue Butagaz Énergie, en passant par le Pôle Espoir de Bourgogne-Franche-Comté et le centre de formation de l’ESBF, sous la direction d’un certain Sébastien Mizoule, qui est aujourd’hui à la tête de l’équipe professionnelle.
« J’ai la chance d’avoir Clarisse depuis que je suis arrivé à Besançon il y a six ans. J’ai pu la voir avancer, et aujourd’hui c’est une joueuse qui continue de progresser au quotidien, et elle est là où elle doit être, avec un peu d’avance même.« . Fille de deux professeurs d’EPS (Éducation Physique et Sportive), Clarisse Mairot a eu l’occasion de se tester dans de nombreux sports tout au long de son parcours scolaire, mais son coeur a toujours penché pour la petite balle pégueuse, « Au collège, au lycée, j’ai pu tester plusieurs sports et j’ai touché un peu à tout. Mais j’ai toujours préféré le handball en compétition. Je n’ai jamais eu cette envie de changer. Nos parents ont fait en sorte que nous ayons un esprit ouvert, pas seulement centré sur le handball.
Une génération dorée à Besançon
Lucie Granier, Louise Cusset, Juliette Faure, Roxanne Frank… Une génération Bisontine dorée, avec qui Clarisse Mairot a été formée. « C’est plaisant de jouer dans cette équipe. Nous sommes plusieurs à avoir joué ensemble au sein du centre de formation, et nous avons l’habitude d’évoluer entre nous. Nous avons un bon groupe, avec une bonne ambiance, et c’est très important pour progresser. Nous sommes des joueuses de « petits gabarits » et nous jouons sur notre vitesse pour performer. Nous avons la chance d’avoir un club qui donne sa chance aux jeunes en LFH, et je suis très heureuse d’y évoluer« .

L'ascension vers le haut niveau
Entraîneur du centre de formation de l’ESBF avant de prendre la suite de Raphaëlle Tervel à la tête de l’équipe première, Sébastien Mizoule est bien placé pour parler de la réussite de la formation bisontine, « Nous avons toujours eu des jeunes au club qui ont performé au plus haut niveau, comme Alizée Frécon-Demouge, Chloé Valentini, Pauline Robert et j’en passe. Mais c’est vrai que cette année il y en a encore un peu plus. Les filles ont été sollicitées encore plus tôt pour jouer avec l’équipe première, et aujourd’hui je récolte les fruits du travail passé. Nous avons aussi mis en place une nouvelle manière de fonctionner.
Une progression fulgurante pour Clarisse Mairot, qui fait déjà preuve d’une grande maturité au plus haut niveau. Performante la saison dernière, cette année était celle de la confirmation pour la Bisontine, qui n’a pas manqué de confirmer les attentes placées en elle. Deuxième meilleure buteuse de son équipe en championnat (72 buts en 19 matchs), précieuse au coeur de la défense de l’ESBF, elle occupe une place centrale au sein du dispositif de Sébastien Mizoule.
« Clarisse est une joueuse qui est très mature et forte dans sa tête » commente le technicien bisontin, avant d’ajouter « Sa mère a joué en première division, sa tante aussi et a été championne du monde en 2003 avec l’équipe de France, et cet héritage pourrait être un poids. Mais au contraire c’est un moteur pour elle. Elle arrive à se détacher de cela, et elle se fait son propre chemin. ».
Les portes de l'équipe de France
Convoquée par Olivier Krumbholz à trois reprises pour participer à des stages avec l’équipe de France, Clarisse Mairot n’a pas encore vécu sa première sélection avec les Bleues, mais cette perspective semble se rapprocher de plus en plus. « Clarisse est aujourd’hui sur la liste des joueuses potentielles pour Paris 2024. J’échange régulièrement avec le staff de l’équipe de France, et bien sûr qu’elle peut avoir une belle carte à jouer pour les prochaines olympiades. » évoque Sébastien Mizoule, bien conscient du potentiel de sa jeune joueuse.
De son côté, Clarisse Mairot se montre patiente, et veut profiter de chaque opportunité pour montrer ses capacités dans l’optique de gagner un jour sa place au sein de cette prestigieuse équipe de France, « J’ai été appelée sur le dernier stage suite à une blessure. J’ai participé à plusieurs entraînements, mais je n’ai pas été retenue pour jouer. Même si j’aurais aimé jouer, je suis très contente de me rendre compte qu’ils pensent à moi, qu’ils comptent sur moi, et qu’ils suivent ma progression.
Clarisse Mairot va faire son entrée chez les grandes. A tout juste 20 ans, la joueuse bisontine vient d’être appelée comme trois autres filles de l’ESBF en équipe de France... une digne héritière de la « dynastie » Mariot.
Double projet: handballeuse et future professeur de sport
Elle a le sourire doux et le phrasé simple d’une jeune fille de 20 ans bien dans ses baskets. « C’est un équilibre à rechercher toute l’année, nous explique Clarisse ; être performante en hand et en même temps suivre mes cours, mon objectif c’est d’être prof de sport » ajoute-t-elle. Les terrains de hand, Clarisse les a foulés dès l’âge de 5ans puis ce sera le pôle Bourgogne-Franche-Comté pendant les années lycées avant d’intégrer le centre de formation à 18 ans.
Une suite logique pour la joueuse de l’ESBF : « c’est vraiment ce que je voulais faire pas forcément aussi vite. Je vais être la petite de 20 ans et je vais jouer avec des filles qui en auront 30 … donc je suis un peu excitée et en même temps un peu anxieuse mais je n’ai pas peur, j’ai confiance en moi et si je n’arrive pas à être très performante tout de suite je le serai plus tard ».
Clarisse la joueuse n°8 de Besançon aura lundi le droit avec deux de ses co-équipières, de dépasser les 10 km pour se rendre à Créteil ... et intégrer le stage de préparation olympique ... horizon 2024.
Un saut dans la cour des grandes bien mérité pour Sandrine Mariot-Delerce : « elle s’est donnée les moyens d’en être là et c’est avant tout grâce à elle.

Départ pour Brest
Clarisse Mairot a changé de monde cet été. En quittant son Besançon natal pour rejoindre un club de Ligue des champions. Brest en l’occurrence. Et à l’arrivée en Finistère elle a vite été mise dans le bain. Parce qu’elle s’est frottée illico au summum du hand mondial, la géniale russe Anna Vyakhireva : Je défends sur elle à l’entraînement. Quand tu as la ou l’une des meilleures joueuses du monde qui fait des duels sur toi à tous les entraînements… ça te met direct dedans.
Parcours en club
Mairot started playing handball at HBC Marnaysien. In the 2016/2017 season she became a part of the second team, which played in the French third tier. Her grandfather was the president of ESBF Besançon for many years.
Originaire de Courcuire, petit village en Haute-Saône, elle est la fille de Lucile Mariot, ancienne joueuse de Division 1. Elle est également la nièce de Sandrine Delerce (née Mariot), championne du monde 2003 avec l'équipe de France et la petite fille de Jacques Mariot, ancien président de l'ES Besançon.
Passionnée par le handball depuis son plus jeune âge, elle passe par le pôle Bourgogne-Franche-Comté durant ses années lycées avant d'intégrer le centre de formation de l'ESBF en 2019, à l'âge de 18 ans. Durant deux années, elle parfait sa formation en étant de surcroît intégrée pleinement au groupe professionnel.
En janvier 2021, elle signe son premier contrat professionnel avec le club bisontin, pour une durée de 2 saisons et prenant effet à compter de l'exercice 2021/2022.
Le 30 octobre 2021, elle est victime d'une fracture du nez et de multiples fractures au niveau du visage dans un match de championnat face à Nantes et doit faire face à une période d'indisponibilité de deux mois.
Au cours de sa première saison, elle parvient de par son travail à faire évoluer son statut et s'affirme comme une des cadres de l'équipe au poste d'arrière gauche.
Le 4 janvier 2024, elle signe un contrat avec le Brest Bretagne Handball portant sur la période 2024-2026.
Premiers pas en équipe de France
Le 24 octobre 2024, elle fait ses débuts en équipe de France à l'occasion d'un match amical face à la Hongrie. Elle figure sur la liste des 19 joueuses retenues par Sébastien Gardillou pour le Championnat d'Europe 2024, où elle vit sa première expérience d'un grand tournoi international.
Tableau récapitulatif du parcours de Clarisse Mairot
| Saisons | Club |
|---|---|
| 2016/2017 | HBC Marnaysien (équipe 2) |
| 2019-2021 | ESBF Besançon (centre de formation) |
| 2021-2024 | ESBF Besançon (professionnelle) |
| 2024-2026 | Brest Bretagne Handball |
Élément clef de l’équipe de France U20, Clarisse Mairot (18 ans) s’apprête à retrouver ses coéquipières à la Maison du Handball.
Avec ton ascendance familiale, notamment ton grand-père Jacques Mariot président de l’ESBF et ta tante Sandrine Mariot-Delerce, ton parcours dans le handball était un peu tout tracé, non ? Ma mère, Lucile Mariot, a également évolué en D1. Depuis que je suis toute petite, je baigne dans le handball et ce sport m’a toujours fait rêver. Inconsciemment, j’ai forcément été influencée mais c’est mon choix et mon envie.
Toute la famille a une histoire dans le handball. Elle m’a beaucoup apporté, techniquement et tactiquement, tout au long de mon évolution puisque j’ai choisi de poursuivre dans cette voie. Je n’ai jamais eu peur que l’on me juge lors des repas familiaux (sourire). Je crois au contraire que c’est devenu une force.
En effet, je souhaiterais devenir professeur de sport, comme beaucoup de membres de ma famille : mon grand-père, mes parents… Depuis que je suis au collège, j’ai le souhait de m’engager dans cette voie.
Dans tous les cas, j’aurais regardé tous les matches avec attention car j’aime suivre l’équipe de France.
Une joueuse telle que Chloé n’a pas forcément été retenue en sélection jeune et son parcours démontre que les performances en club sont très importantes.
Je ne m’attendais pas à avoir ce type de relation avec elle mais cela se passe bien. Sandrine n’est pas plus sévère ou plus exigeante avec moi. Elle m’aide énormément et elle me dit les choses simplement. Elle intervient sur des petits points tactiques, sur mon type de shoots, par exemple. Au début, c’était impressionnant d’être coachée par deux championnes du monde.
Lorsque j’ai débuté au centre de formation, j’étais plutôt destinée à jouer avec la N1. En raison des blessures, il y a eu des opportunités. Alors, petit à petit, je fais un peu ma place.
J’ai tendance à beaucoup regarder les filles qui jouent sur mon poste, leur geste technique, en attaque et en défense. J’ai l’espoir que cela m’inspire de faire mieux avec mon club et en équipe de France U20.
Je suis un peu d’accord avec elle. L’an passé, alors que j’étais en classe de terminale scientifique, j’avais cours de 98h à 12h et de 13h à 18h avec les entraînements et les révisions en plus le soir. C’était vraiment compliqué : il fallait gérer la fatigue et s’organiser pour avoir un peu de temps pour soi. Je crois en effet que les adultes ne se rendent pas trop compte de notre rythme.
Elle était principalement avec les gardiennes mais elle nous a aussi beaucoup aidé sur les regroupements, avec des conseils et des petits trucs sur le jeu. Elle possède une énorme expérience et elle arrivait à nous dire les bons mots, notamment lorsque nous avons perdu.
J’ai envie de revoir les copines et je suis très motivée à l’idée de battre la Roumanie.
J’admire la Norvégienne Stine Oftedal. Elle joue demi-centre, elle est puissante au niveau des jambes, fortes dans les duels et précise dans les passes. J’aime regarder ce qu’elle fait car je suis un peu dans le même profil physique.
J’en ai plusieurs, notamment notre victoire aux interpôles il y a deux ans. Le plaisir de jouer et de marquer avec le soutien du public.
Agée de 22 ans, elle évolue au poste d’arrière, et joue actuellement du côté de Besançon. Nicolas Roué (Manager Sportif) : « C’est avec plaisir que nous sommes en mesure d’officialiser aujourd’hui la signature de Clarisse pour les 2 prochaines saisons. Malgré son jeune âge, elle a déjà démontré de très belles choses à Besançon et nous sommes convaincus qu’elle passera encore un cap en rejoignant Brest.
Clarisse Mairot : « Je suis ravie de faire partie de ce nouveau projet avec le Brest Bretagne Handball !