La rencontre de Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et Strasbourg a été marquée par des chants homophobes entonnés par une partie des supporters parisiens, suscitant une vive polémique et des réactions fermes de la part des autorités et des instances du football français.

Réactions et Condamnations
Plusieurs personnalités politiques, dont le ministre des Sports, Gil Avérous, et le secrétaire d'État chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations, Othman Nasrou, ont fermement condamné ces chants et les slogans discriminatoires. Le gouvernement a pris acte de la condamnation par la Ligue de Football Professionnel (LFP) et de la saisine de la commission de discipline.
Le ministre de l’Intérieur avait annoncé que deux meneurs du chant avaient été identifiés, mais ils n’ont pas été interpellés à ce jour. Malgré les condamnations publiques de la LFP et du PSG, il est intolérable que de tels comportements se reproduisent.
Mesures et Sanctions Envisagées
La commission de discipline de la ligue étudiera ce cas, parmi d’autres, le mercredi 30 octobre prochain. Le club de la capitale risque une sanction allant d’une simple amende allant à une fermeture de tribune, ferme ou avec sursis.
Le "Virage Auteuil" au Parc des Princes avait été fermé en 2023 pour un match ferme après des chants homophobes. Le club de la capitale devra patienter pour savoir le sort que lui réserve la Ligue de football professionnel (LFP).
Le PSG, déjà sanctionné l’an dernier pour des faits similaires, a réaffirmé travailler à créer un environnement respectueux et sécurisé dans le stade. Le gouvernement a annoncé une réunion avec le président de la LFP afin d’envisager des mesures supplémentaires pour prévenir la répétition de tels actes.

Suites Judiciaires et Actions de la LFP
La LFP avait déposé plainte en octobre dernier pour des chants homophobes lors du match entre le PSG et Strasbourg (4-2). Celle-ci a été classée sans suite. Le tribunal judiciaire de Paris a considéré « qu'après examen de cette procédure, les poursuites pénales ne seront pas engagées au motif que l'enquête n'a pas permis d'identifier les personnes ayant commis l'infraction. Par conséquent, il n'est pas possible d'engager des poursuites pénales ».
Depuis 2023, la LFP a déposé sept plaintes et constitutions de partie civile sur des faits de discriminations. Elle va se constituer partie civile auprès du Parquet de Nice à la suite des incidents (banderoles, chants homophobes) de ce week-end lors de Nice-OM (2-0).
Lutte contre l'homophobie : controverse en Ligue 1 | Tellement Soccer
Réaction des Associations
Pour Julien Pontes, porte-parole du Collectif Rouge Direct, « le ministère de l’Intérieur vient d’annoncer clairement sa volonté d’être « intraitable » face aux délits d’homophobie dans le football. On aurait pu ne pas en arriver là si un vrai travail de prévention avait été mené par la LFP auprès des supporters, des joueurs, des spectateurs, comme nous le demandons depuis des années.
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