AXA Élite 1 : Le Nouveau Nom du Championnat de France de Rugby Féminin

À partir du mois d'octobre, et pour les trois prochaines saisons, le championnat de France de rugby féminin s'appellera « AXA Élite 1 », du nom du groupe spécialisé dans l'assurance. Après Arkéma pour le football, Butagaz Energie pour le handball, La Boulangère pour le basket ou Saforelle pour le volley, c'est Axa, le groupe spécialisé dans l'assurance, qui va donner son nom à un championnat de France de sport collectif féminin, qui devient « AXA Élite 1 ».

« En accompagnant le championnat de France de rugby à XV féminin, nous renforçons notre action pour promouvoir la pratique du sport féminin de haut niveau en France. » a réagi de son côté Guillaume Borie, Directeur général d'AXA France. AXA France est fière d'être aux côtés d'une Fédération Française de Rugby qui ose, s'engage, fait bouger les lignes, et qui incarne les valeurs de solidarité, de résilience et de courage, essentielles dans le rugby comme dans le sport en général".

Le naming AXA Elite 1, conclu avant la Coupe du Monde et révélé aujourd'hui, est une nouvelle étape historique pour le développement du rugby féminin en France avec ce championnat à poule unique que nous avons créé il y a 2 ans et que nous avons médiatisé avec Canal+ et la LNR.

Inside match des Féminines Elite 1 - LOU/LONS

Un Championnat en Pleine Expansion

Le championnat de France reprendra dès le 11 octobre.

Selon le niveau de l’équipe et l’effectif, elles évoluent dans une des cinq catégories de compétition. Après leur 18 ans (les catégories sont déterminées par l’année de naissance), les joueuses rejoignent la catégorie senior. Très souvent, les clubs féminins disposent d’une équipe sénior qui permet aux joueuses d’évoluer dans la continuité de leur club.

Grâce à l’effectif réduit, cette porte d’entrée du championnat permet de donner accès à la compétition aux nombreuses petites équipes qui se forment grâce à l’engouement autour du rugby féminin. Les équipes se rencontrent en tournoi de 3 matchs d’une durée de 2 fois 10 min. Le championnat se déroule par plateaux régionaux, puis en phases finales qualificatives pour le championnat de France national. Lors de la réforme de 2018, le championnat à X a remplacé le championnat à 7.

La Fédérale 2 est composée d’équipes qui disposent du nombre de joueuses suffisant pour jouer à XV. Selon le nombre d’équipes inscrites (autour de 70 généralement), des phases de poule font un “tri” au niveau régional. Les équipes qualifiées s’affrontent en play-off puis en phases finales tandis que les 34 non-qualifiées évoluent dans le “Challenge fédéral”. Concernant la Fédérale 1, elle est composée de 36 clubs, dont de nombreuses équipes réserves d'Élite. Le format est classique : des phases de poule donnent accès à des phases finales pour les deux premières.

« On a fait de très belles audiences », appréciait Ariane Van Ghelue, en charge du rugby féminin à la Fédération française, en juin dernier, après la victoire du Stade Bordelais face au Stade Toulousain en finale d'Élite 1 (32-24). L'an dernier, la diffusion sur Canal +de cinq rencontres du Championnat en double header (double programmation) avec des affiches de Top 14, avait mis un coup de projecteur sur une compétition jusqu'alors totalement invisible, si ce n'est la finale retransmise par France Télévisions.

Mis à part ce choc au sommet, Canal avait diffusé Romagnat-Bordeaux (21-33, le 2 novembre), Lyon-Toulouse (3-41, le 22 décembre), Toulouse-Montpellier (46-12, le 25 janvier) et Montpellier-Bordeaux (5-49, le 11 mai).

Médiatisation et Visibilité : Un Enjeu Majeur

Pour cette saison, la chaîne cryptée renouvellera l'expérience, visant le même nombre de rencontres retransmises tout au long de l'année. Mais les affiches ne devraient plus être forcément accolées à un match de Top 14. Du côté de la LNR, qui agit en collaboration avec la FFR organisatrice de l'Élite 1, on se félicite de cette visibilité accrue des féminines, « grand axe du plan stratégique 2023-2027 ».

Mais le Championnat reste néanmoins très peu médiatisé, au-delà de cette diffusion très ponctuelle, invisible sur les réseaux sociaux où seuls certains clubs tentent de relayer des images de leurs rencontres, disputées la plupart du temps devant des gradins clairsemés.

Le Mondial anglais pourrait créer une dynamique, puisque les audiences du quinze de France sont bonnes. Les Bleues ont attiré en moyenne 3,2 millions de téléspectateurs sur TF1 lors de leur entrée en lice contre l'Italie le 23 août (24-0).

Mais là encore, quelques freins à la visibilité du rugby féminin demeurent : si les Bleues se qualifient pour une probable demi-finale face à l'Angleterre le samedi 20 septembre à 16h30, elles feront face à la concurrence du multiplex de la 3e journée de Top 14 sur Canal +au même moment... Idem en cas de finale une semaine plus tard le 27 septembre.

Des ténèbres à la lumière, il y a un long chemin et l'Élite 1 a encore pas mal de route à parcourir.

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