Championnes Olympiques de Handball : La Liste des Triomphatrices

L’équipe de France féminine de handball a gravé son nom dans l'histoire en décrochant la médaille d'or aux Jeux olympiques de Tokyo. Ce triomphe, survenu lors de la dernière journée des compétitions, a illuminé le parcours exceptionnel de ces athlètes. Les joueuses d’Olivier Krumbholz ont dominé l’équipe du comité olympique russe par 30 à 25 (15 à 13), marquant une finale parfaitement maîtrisée et une revanche éclatante après la défaite, face aux Russes, à Rio, en 2016.

L'équipe de France lors des JO de Rio 2016. Crédit: Wikimedia Commons.

Composition de l'Équipe et Déroulement du Match

Amandine Leynaud, Pauline Coatanea, Laura Flippes, Grace Zaadi-Deuna, Béatrice Edwige (avec Pauletta Foppa), Estelle Nze-Minko et la capitaine Coralie Lassource ont débuté cette finale face au CO russe, la deuxième consécutive après Rio 2016. Allison Pineau montre la voie en ouvrant le score de la finale olympique. Un but sur jet de 7m avant que Polina Vedekhina ne marque à deux reprises. Les Bleues défendent remarquablement bien : c’est sûrement la clef du match. Avec pas moins de quatre jets de 7m réussis sur les six buts marqués, les Bleues ont pris les commandes de la rencontre.

Ekaterina Illina marque aussi sur cet exercice si particulier et Daria Dmitrieva score à deux reprises : les joueuses du comité olympique russe sont devant. Le temps que la benjamine de l’équipe de France, Pauletta Foppa, n’égalise (7-7, 17e).

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La Bisontine Chloé Valentini, depuis son aile gauche, puis en contre-attaque, repositionne l’équipe de France à +2 (9-7, 19e) puis encore à la 22e (11-9) avec le 4e but de l’épatante Pauletta Foppa. Temps-mort côté russe et Olivier Krumbholz conseille à ses joueuses de « ne pas se faire tasser en défense ».

Les handballeuses françaises célébrant leur titre olympique. Crédit: sports-info.fr.

Dans la foulée, les Bleues recupèrent un énième ballon et Estelle Nze-Minko met son équipe à +3 (12-9 ; 24e). L’équipe du CO russe et Polina Vedekhina profitent de l’exclusion de Grace Zaadi-Deuna pour se rapprocher. Mais Polina Vedekhina est aussi invitée à faire une pause de 2 minutes. Si elle n’est pas idéalement servie, Pauletta Foppa ouvre des brèches et s’infiltre : elle marque déjà son 5e but dans cette finale (à 100%) et son équipe mène 15-12. Cléopatre Darleux a réalisé 30 minutes de très haut vol en stoppant 9 .

La Seconde Mi-Temps et la Consécration

Pour les 30 dernières minutes du tournoi olympique, les deux équipes vont tout donner sur le 40×20 du Yoyogi National Stadium. Les joueuses d’Alexey Alekseev cravachent dur et refont leur retard : Polina Gorshkova égalise (16-16) après 39 minutes. Océane Sercien-Ugolin se charge, en 40 secondes, de remettre sa formation à deux longueurs devant les championnes olympiques en titre (18-16, 40e). Avec 6 arrêts, sur 9 tirs, le tout en quinze minutes, Cléopatre Darleux a fermé la boutique. Ses partenaires enchainent les défenses héroïques et derrière, l’efficacité est au rendez-vous.

L’écart croit de façon exponentielle avec une Pauletta Foppa éblouissante à 6 m. Le chrono s’égrène et les Bleues maîtrisent parfaitement leur sujet : ce n’est pas seulement la défense qui est exceptionnelle, aussi l’attaque tricolore qui martyrise les gardiennes du Co Russe. Avec 9 arrêts sur 17 (53 %) après 54 minutes, Cléopatre Darleux réalise une performance qu’elle racontera bientôt à sa petite Olympe, née à l’automne 2019. Le money-time ne devrait pas changer l’issue de cette finale dominée par les championnes du monde 2017 et d’Europe 2018 auxquelles il manquait seulement le titre olympique.

Elles s’imposent 30 à 25 et célèbrent joyeusement ce sublime succès. Elles sont bien championnes olympiques, une issue inattendue après un premier tour compliqué, un dénouement logique depuis la fin du tour préliminaire. Une phase où elles s’étaient inclinées (27-28) face à ce même adversaire. Une joie intense s’est emparée du collectif tricolore.

Déclarations des Acteurs Clés

  • Olivier Krumbholz : Nous avons affiché une défense extraordinaire, avec des gardiennes extraordinaires. On avait comme sous objectif de bloquer ce diable d’Anna Vyakhireva. Et on l’a bloquée quasiment tout le match. En attaque, on a vu du beau jeu, du liant. Quand les Russes ont poussé fort il y a eu quelques moments de tension mais on met 30 buts, je crois qu’on a mené quasiment tout le temps. C’est une merveilleuse récompense pour tout le monde. Les joueuses ont énormément travaillé, avec des leaders qui ont structuré les réponses à apporter en attaque et en défense. C’est un résultat à la hauteur de l’investissement. Chaque victoire est particulière et laisse une trace indélébile dans le parcours de l’entraîneur, dans le parcours de vie tout simplement. Je constate que cette victoire est la victoire du travail : le staff travaille énormément et les joueuses travaillent aussi beaucoup ; cela leur donne de l‘autonomie dans l’analyse.
  • Coralie Lassource : Les émotions sont présentes depuis le match sur le Brésil. Sur le banc, on exprime notre joie. On encourage les filles et nous sommes toutes solidaires. À la fin de la finale, on réalise que nous sommes championnes olympiques. C’est juste un truc de folie. C’est juste énorme. C’était un rêve de participer aux Jeux olympiques. J’ai la médaille d’or autour du cou et je ne réalise pas. Je suis trop fière de moi, de l’équipe, du staff, de la fédération. Le handball français prend de plus en plus d’ampleur, c’est génial. Ce que nous avons dit pendant la réunion avant le Brésil restera secret. Le déclic s’est produit à partir de là. On a retrouvé la vraie équipe de France, qui défend dur et met des buts en contre-attaque.
  • Grace Zaadi-Deuna : Honnêtement je ne réalise pas trop. Je n’arrive pas à extérioriser. Quand je pense à ma famille, à tout le monde, par où nous sommes passées pour en arriver là, ça me touche mais franchement je n’arrive pas à comprendre ce que cela signifie. En rentrant en France, je pense que je vais me prendre une grande claque. Plein de personnes m’ont soutenu et là je sais que cela va être la fête. Il y a une bonne entente entre les filles et les garçons et je ne m’attendais pas à les voir ici car je sais qu’ils ont fait la fête. Mais avant de rentrer sur le terrain, je les ai vus. Cela m’a rappelé Rio lorsque nous qui étions allées les soutenir. Ils ont été géniaux, ils nous ont soutenus du début jusqu’à la fin. Ils nous ont poussées quand c’était difficile. C’est tellement beau de voir le handball français et je suis trop heureuse pour nous, pour eux, pour la fédération et pour tous ceux qu’on fait rêver dans les clubs, et même pour toute la France dans une période compliquée avec la Covid. Quand on parlera de la première médaille olympique, on parlera de Grace Zaadi et je suis contente de faire partie de l’histoire, de cette équipe qui marquera l’histoire. Paris sera une olympiade super importante à la maison. On va savourer celle-ci.
  • Pauline Coatanea : Nous n’avons pas très bien débuté la compétition. On s’est toutes donné à 100 % pour réussir à la fin et le travail a payé. On a toutes mis les ingrédients pour réussir. On est fières. On a mis nos tripes sur la table et on l’a fait. Je pleurais sur le terrain à la fin car on a fait un match de fou. On a élaboré un plan de bataille et on l’a tenu jusqu’au bout. Le déclic est intervenu au moment du Brésil.Le handball est au-dessus, nous sommes les rois du monde. Au retour en France, ce sera la folie. Je pense à tous les licenciés auxquels on a donné du bonheur. Je suis fière que les deux équipes rapportent les deux titres.
  • Laura Flippes : Je suis championne olympique et je ne réalise pas du tout ce qu’il vient de se passer. Je suis trop contente car je sais qu’on a remporté la finale mais vraiment je ne réalise pas. Salle pleine ou vide, je ne fais pas vraiment la différence mais entendre et voir les garçons pendant les hymnes, c’était cool. Les deux équipes championnes olympiques, je trouve cela très beau pour le hand et pour la France.

Statistiques Clés du Match

Voici un aperçu des statistiques clés du match final :

Équipe Score
Russie (CO) 25
France 30
  • Lieu : Yoyogi National Stadium, Tokyo
  • Gardiennes : Darleux (30’, 9 arrêts sur 21), Leynaud (30, 3 arrêts sur 15)
  • Buteuses : Nocandy (2/3), Coatanea (3/5), Valentini (4/5), Pineau (7/10)
  • Entraîneur : Olivier Krumbholz

Vers Paris 2024

Championnes olympiques à Tokyo, les Françaises sont favorites à leur propre succession après avoir remporté le titre mondial. Après avoir goûté au sommet, elles espèrent y rester. Championnes olympiques pour la toute première fois à Tokyo, après avoir été battues en finale à Rio, les handballeuses françaises visent évidemment le doublé à domicile.

L’espoir est évidemment grand, puisque depuis, les Bleues restent sur une victoire finale au Mondial. Abonnées aux podiums, les joueuses d’Olivier Krumbholz ont grapillé des médailles lors de 8 de leurs 10 dernières grandes compétitions depuis 2016 avec, dans le lot, quatre en or. Elles sont taillées pour l’emporter, avec l’expérience des taulières Estelle Nzé Minko et Laura Flippes, le dynamisme de Pauletta Foppa ou la jeunesse flamboyante de Léna Grandveau, désignée meilleure jeune joueuse du monde.

Alors que les clubs professionnels de la Ligue féminine de handball ont déjà repris le chemin de la préparation pour la saison 2024-25, plusieurs internationales manquent à l’appel et ce, pour la meilleure des raisons : une sélection officielle pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Ainsi, 18 joueuses de Ligue Butagaz Energie ont été inscrites officiellement sur la liste des 14 joueuses pour débuter cet évènement international tant attendu en France. Cependant, avec les cinq remplaçantes présentes avec les équipes et pouvant être amenées à rentrer en cours de compétition, ce sont au total 23 joueuses qui sont présentes à Paris. Pour la saison 2024-25, six clubs de la première division sont représentés à Paris 2024 et huit des 12 nations qualifiées auront au moins une joueuse de la LFH dans leur équipe.

L’équipe de France comporte naturellement le plus de joueuses LFH avec 10 joueuses et les clubs de Metz et Brest regroupent le plus d’internationales. De la meilleure joueuse de la Ligue Butagaz Energie Chloé Valentini à des stars étrangères comme la danoise Anne Mette Hansen, nul doute que nos clubs tricolores seront attentifs aux résultats de leurs actrices.

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