Les Joueurs Français en NBA : Une Présence Croissante et Influente

Depuis la draft de Tariq Abdul-Wahad (anciennement Olivier Saint-Jean) en 11e position par les Kings en 1997, la présence française en NBA n'a cessé de croître. Avec 35 joueurs tricolores ayant évolué dans la grande Ligue au cours de l’histoire, la France est le 2e pays le plus représenté, derrière le Canada.

Bien qu’honorable, ce chiffre ne restera certainement pas figé, puisque chaque année nos meilleurs frenchies tentent l’aventure outre-atlantique. Du vétéran Nico Batum, avec ses 13 saisons, à la nouvelle pépite Killian Hayes, 12 joueurs français ont défendu les couleurs de notre cher pays en NBA l’année dernière.

Bien qu’ayant eu un rôle limité au sein des Bucks, un Français, Axel Toupane, a même soulevé le trophée Larry O’Brien. Du côté d'Utah, Rudy Gobert a quant à lui participé à son 2e All Star Game et a raflé son 3e trophée de Défenseur de l’année.

Chaque année de nouvelles têtes françaises font leurs grands débuts dans la Ligue. Mais chaque année ou presque, des têtes bien connues la quittent.

Au fil des ans, et depuis les débuts de Tariq Abdul-Wahad, premier tricolore à jouer en NBA, la France est devenue un pays incontournable au sein de la meilleure ligue du monde. Au point qu'aujourd'hui, le joueur le plus prometteur de NBA est un Français, Victor Wembanyama, 1st pick de la Draft 2023.

Les Objectifs des Joueurs Français en NBA pour la Saison à Venir

Ils sont donc 19 Français en NBA cette saison. Vingt-et-un. Du jamais-vu. Et pas juste pour faire joli sur les photos d’équipe : entre les stars, les cadres, les jeunes loups et les rookies affamés, l’Hexagone a clairement envahi la grande ligue. Wembanyama vise les sommets, Gobert veut encore verrouiller la raquette, Batum prépare son dernier tour de piste, et Yabusele revient pour croquer du titre. Autour, une génération entière tape à la porte : Traoré, Sarr, Risacher, Salaün et compagnie.

Dominateurs ou expérimentés, ils auront un vrai rôle à jouer Sans surprise, Victor Wembanyama sera le chef de file de la délégation française de NBA, à 21 ans seulement. Son retour, après huit mois d'absence (thrombose veineuse de l'épaule droite), sera scruté comme jamais. Chez les Minnesota Timberwolves, Rudy Gobert imaginerait bien jouer le titre, tout comme Nicolas Batum chez les Los Angeles Clippers.

Pour sa deuxième année chez les Atlanta Hawks, Zaccharie Risacher aura de la concurrence mais doit pouvoir s'en sortir dans une équipe qui lui fait confiance. Alexandre Sarr et Bilal Coulibaly ont toutes les armes pour rester des joueurs importants des Washington Wizards. Guerschon Yabusele a choisi d'exporter son talent chez les New York Knicks. Il pourra donc se nourrir de l'énergie du Madison Square Garden afin d'alimenter son jeu électrique, complémentaire avec celui d'un prétendant au titre.

Voici un aperçu des objectifs de certains joueurs français pour la saison :

  • Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) : Chasser les play-offs et rafler les distinctions individuelles.
  • Rudy Gobert (Minnesota Timberwolves) : Rester un défenseur d'élite tout en formant Joan Beringer.
  • Nicolas Batum (L.A. Clippers) : Jouer le titre au sein d'une équipe qui fait de nouveau peur.
  • Zaccharie Risacher (Atlanta Hawks) : Affirmer sa place dans le cinq majeur d'Atlanta.
  • Alexandre Sarr (Washington Wizards) : Devenir un leader au sein d'une franchise en reconstruction.
  • Bilal Coulibaly (Washington Wizards) : Prendre soin de son corps et progresser au tir.
  • Guerschon Yabusele (New York Knicks) : Dynamiser le banc des Knicks, prétendants au titre.

Les Rookies Français : La Découverte pour de Nombreux

Six joueurs français ont été draftés cet été et tous figurent dans un effectif NBA pour commencer la saison : Noah Essengue (12e choix), Joan Beringer (17e), Nolan Traoré (19e), Noah Penda (32e), Maxime Raynaud (42e) et Mohamed Diawara (51e) ont toutes les chances de disputer leurs premières minutes dans la « Grande Ligue » dès la nuit de mercredi à jeudi. Pour tous ou presque, il s'agira cette saison d'aller chercher des minutes de jeu et de les exploiter au mieux quand elles se présenteront.

Voici les objectifs de ces jeunes talents :

  • Noah Penda (Orlando Magic) : Maximiser un temps de jeu probablement limité.
  • Mohamed Diawara (New York Knicks) : Grappiller des minutes dans un rôle défensif.
  • Nolan Traoré (Brooklyn Nets) : Dominer la hiérarchie des meneurs de Brooklyn.
  • Noa Essengue (Chicago Bulls) : Gagner en maturité, entre NBA et G-League.
  • Maxime Raynaud (Sacramento Kings) : Apprendre du Lituanien Domantas Sabonis.
  • Joan Beringer (Minnesota Timberwolves) : S'aguerrir chez un prétendant au titre.

Un Statut Précaire ou qui Mérite Réflexion

À l'occasion du premier match de la saison régulière, Ousmane Dieng est le seul joueur d'Oklahoma City à ne pas être entré en jeu. Pour sa quatrième saison NBA, l'ailier joue gros et doit pouvoir se montrer s'il souhaite conserver sa place aux États-Unis. Le constat est identique pour Rayan Rupert et Sidy Cissoko (qui est en contrat two-way) chez les Portland Trail Blazers.

Pacôme Dadiet figure dans l'effectif des New York Knicks qui débutera la saison mais il n'est pas dit que l'entraîneur Mike Brown se repose souvent sur lui.La situation est moins alarmante pour Tidjane Salaün, qui va vivre sa deuxième saison à 20 ans - mais doit progresser - ou encore Moussa Diabaté, qui doivent sortir du lot dans une équipe de Charlotte pas partie pour jouer les premiers rôles.

Les objectifs de ces joueurs sont les suivants :

  • Pacôme Dadiet (New York Knicks) : Intégrer la rotation de New York.
  • Tidjane Salaün (Charlotte Hornets) : Trouver de l'adresse pour sécuriser sa place à Charlotte.
  • Moussa Diabaté (Charlotte Hornets) : Rester le pivot titulaire des Hornets.
  • Rayan Rupert (Portland Trail Blazers) : Jouer ou trouver un club qui le fera jouer.
  • Sidy Cissoko (Portland Trail Blazers) : Ne pas s'enliser en G-League.
  • Ousmane Dieng (Oklahoma City Thunder) : Convaincre le champion en titre de le conserver.

Focus sur Evan Fournier : Un Nouveau Chapitre aux Celtics

Los Angeles - Evan Fournier est un Celtic! L'arrière, transféré par le Magic d'Orlando où il s'est fait une place de titulaire pendant sept ans, va enfin pouvoir jouer les premiers rôles en NBA au sein d'une équipe de Boston en quête de sa gloire passée.

"Bonjour aux fans des Celtics. Si vous n'êtes pas familier avec moi, tapez mon nom de famille sur Google", a tweeté le joueur, avec l'humour qu'on lui connaît, confirmant ainsi l'annonce faite jeudi matin par ESPN, diffuseur du championnat, et le site The Athletic, tout aussi bien renseigné. Agent libre à la fin de l'actuel exercice, la question est désormais de savoir si les C's pourront faire re-signer au-delà de ces prochains mois le joueur, qui émarge cette saison à 17 millions de dollars.

En attendant, c'est un monument de la ligue nord-américaine de basket que s'apprête à découvrir de l'intérieur Fournier, la franchise aux trois trèfles qui doit partager, avec les Lakers depuis la saison passée, le record du nombre de titres de champion (17). Celle qui a compté dans ses rangs d'illustres joueurs à son poste tels Sam Jones, Dennis Johnson, Ray Allen ou Danny Ainge, aujourd'hui manager général de l'équipe qui a choisi de le recruter.

À 28 ans, le Français effectue sa meilleure saison (19,7 points, 3,7 passes de moyenne). Mais il devrait sans nul doute être celui qui s'y fera la meilleure place, s'il parvient à s'imposer comme la troisième arme offensive des C's, aux côtés des deux All-Stars Jayson Tatum et Jaylen Brown.

C'est pour cela qu'il a été choisi, eu égard à un parcours en constante progression en NBA, qui fait de lui un joueur particulièrement adroit, en témoigne sa réussite aux tirs qui s'élève à 46,1% (38,8% derrière l'arc), et qui n'a pas peur de finir les matches comme cela s'est vu mercredi soir contre Phoenix. Face au 2e de la conférence Ouest, il a inscrit le panier de la gagne à 6 secondes du terme (112-111).

Un beau cadeau d'adieu au Magic, qu'il quitte donc après six saisons et demie de bons services rendus, avec des pointes à 32 points marqués en saison régulière et deux triple-doubles (plus de dix unités de points, rebonds, passes ou autres) réussis, preuve qu'il ne se limite pas à scorer. Pas mal pour le natif de Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne, passé par Nanterre (ProB) et Poitiers (ProA), et qui compte 69 sélections en Bleu.

Avec l'équipe de France, il a décroché deux fois le bronze, au Mondial-2019, à l'Euro-2015 et il compte bien participer aux Jeux de Tokyo cet été, en espérant certainement avoir passé enfin un tour en play-offs juste avant.

Objectif qui n'est pas vraiment celui d'Orlando, mal classé, 14e à l'Est, et qui reçoit en échange du Français deux futurs seconds tours de draft. Un changement d'ère drastique s'y opère d'ailleurs puisque l'intérieur monténégrin Nikola Vucevic, l'autre star de l'équipe qui pèse 24,5 points et 11,8 rbds par match, a été envoyé aux Chicago Bulls contre le pivot Wendell Carter Jr.

Evan Fournier avec le Magic contre les Indiana Pacers en saison régulière NBA à Orlando, le 4 août 2020

Top 10 des Joueurs Français Ayant Marqué la NBA

On a voulu se demander quel serait le top 10 de nos compatriotes passés un joueur par la ligue. On n’a vraiment pas réussi à les départager alors on a tenu à les citer tous les deux. Parce qu’ils nous semblent trop importants pour être signalés simplement en mentions.

  1. Tony Parker : TP a mis la France sur la carte du basket international et, avec d’autres, a cassé la barrière qui empêchait les Américains de respecter les joueurs européens.
  2. Rudy Gobert : Quoi que l’on pense du joueur, ne pas respecter ses accomplissements et son niveau de jeu est malhonnête.
  3. Joakim Noah : Si on retiendra majoritairement ses années chez les Bulls, en tentant d’oublier son rêve avorté de briller chez lui à New York, c’est parce qu’il est devenu une véritable icône à Chicago.
  4. Boris Diaw : "Jooks” était un joueur assez unique en NBA, avec cette rage et cette intensité inégalables, mais aussi une panoplie lui permettant d’être un point forward ultra précieux en attaque, en plus d’être l’un des meilleurs défenseurs du monde.
  5. Nicolas Batum : En définitive, Batum aura entretenu une image immaculée de team player et de couteau-suisse précieux.
  6. Victor Wembanyama : En l’espace d’une saison, Victor Wembanyama a déjà réalisé des accomplissements statistiques énormes, décroché (sauf cataclysme) le titre de Rookie of the Year, donné quelques maux de tête aux votants pour le titre de Defensive Player of the Year et pour les meilleurs cinq défensifs alors que son équipe est dernière à l’Ouest et de loin, caracolé en tête du classement des contreurs, réalisé un five-by-five, mais aussi et surtout survécu à l’immense hype autour de lui.
  7. Evan Fournier : Le capitaine de l’équipe de France est en train d’achever une belle et longue carrière en NBA, dans le costume perpétuel de lieutenant, puis de soldat capable de tout faire pour le bien de son équipe et de ses coéquipiers.
  8. Tariq Abdul-Wahad : Le pionnier. Celui qui a ouvert la porte avant que Tony Parker “construise une autoroute” entre la France et les Etats-Unis pour reprendre les mots de Tariq Abdul-Wahad, ex-Olivier Saint Jean.
  9. Ian Mahinmi : Il a réussi à se faire une place en tant que pivot remplaçant - et même titulaire l’espace de deux saisons à Indiana puis Washington plus tard - et, reconnaissons-le, ce n’est vraiment pas une chose facile à ce niveau.
  10. Mickael Pietrus : En parlant du Black Mamba, comment ne pas mentionner le “Kobe stoppeur”, Mike Pietrus !
  11. Ronny Turiaf : Ronny Turiaf n’a pas forcément eu le rôle qu’on pouvait lui prêter à la suite de ses excellentes saisons à Gonzaga.

[Top 10] Les meilleurs Français en NBA

Draft NBA : Un Nouveau Record de Joueurs Français Sélectionnés

3 joueurs français supplémentaires ont été sélectionnés par les équipes de NBA au second tour de la draft. Trois joueurs français ont été retenus jeudi au second tour de la draft NBA, portant à six le nombre total des élus tricolores avec le premier tour, mercredi, un nouveau record. À Noa Essengue (n°12), Joan Beringer (17) et Nolan Traoré (19), mercredi, ont succédé jeudi Noah Penda (32), Maxime Raynaud (42) et Mohamed Diawara (51).

Élu meilleur jeune joueur d'Élite après sa saison au Mans, Noah Penda (2,02 m, 20 ans) a été sélectionné par les Boston Celtics, qui l'ont immédiatement transféré à Orlando. Il rejoint une équipe du Magic en pleine ascension, qui reste sur deux qualifications consécutives en play-offs. L'équipe, emmenée par le pivot All-Star Domantas Sabonis, a été renouvelée ces deux dernières années et cherche à retrouver la voie des play-offs.

La liste a été complétée par Mohamed Diawara (2,05 m, 20 ans), qui vient de terminer fort sa saison à Cholet lors du premier tour des play-offs d'Élite face à Bourg-en-Bresse. C'est la dixième année consécutive qu'au moins un Français se fait sa place à la draft NBA.

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