Le Paris Saint-Germain Football Club, couramment appelé Paris Saint-Germain ou PSG, est un club français de football, section football du Paris Saint-Germain omnisports. Le PSG est devenu un symbole de succès et de transformation dans le football français et européen.

Genèse et Premières Années
Le Paris Saint-Germain voit le jour en 1970 lors de la fusion entre la section football du Stade saint-germanois, club fondé en 1904, et le Paris Football Club, club virtuel sans stade ni équipe créé dix-huit mois auparavant dans le but de redonner une équipe professionnelle à la capitale, après la chute du Racing Club de France et du Stade français. Champion de deuxième division dès sa première année d'existence, le club est pourtant scindé en deux en 1972 : le Paris FC gardant l'effectif et le statut professionnel, ainsi que l'occupation du Parc des Princes, tandis que le Paris Saint-Germain repart avec l'équipe amateur en Division 3 et prend alors domicile au Stade Georges-Lefèvre.
À la suite de son retour dans l'élite en 1974, et jamais relégué depuis, le club est d'abord présidé par Daniel Hechter puis Francis Borelli, avec lequel le Paris Saint-Germain gagne ses deux premières Coupes de France en 1982 et 1983 ainsi que son premier championnat de France en 1986.
L'Ère Canal+ (1991-2006)
En 1991, le diffuseur du championnat à la télévision, Canal+, investit dans le PSG et en prend le contrôle pendant 15 ans. Les premières années voient le club parisien connaître un grand succès avant une période plus instable. En tout, ce sont 12 titres qui sont remportés sous l'ère Canal+.
Période de Transition
En 2006, le PSG est vendu au fonds d'investissement américain Colony Capital, vivant plusieurs saisons compliquées malgré deux coupes nationales remportées.
L'Ère QSI et la Domination Nationale
Puis, le club est racheté en 2011 par Qatar Sports Investments (QSI), la filiale sportive du fonds souverain qatarien Qatar Investment Authority (QIA). L'homme d'affaires et ex-tennisman qatarien Nasser Al-Khelaïfi devenant le président-directeur général du club, QSI investit des moyens financiers très importants permettant d'acheter des joueurs parmi les plus chers au monde.
Club le plus titré de l'hexagone avec 58 trophées au palmarès en compétitions officielles, le PSG est recordman de toutes les principales compétitions nationales et a été, entre autres, sacré treize fois champion de France. En 2015, le club réalise le premier « quadruplé national » dans l’histoire des grands championnats européens en remportant la Ligue 1, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et le Trophée des champions, performance rééditée en 2016, 2018 et 2020.
Les 10 plus grands retours en Ligue des champions de l'histoire du PSG
En 2025, le Paris Saint-Germain réalise une année historique en remportant six titres officiels, un exploit rarissime dans l'histoire du football. Cette année là, le club de la capitale décroche à la fois l'ensemble des titres nationaux ainsi que sa première Ligue des Champions en s'imposant 5 buts à 0 face à l'Inter Milan, plus large victoire jamais enregistrée en finale de C1.
Les Présidents Marquants
Le premier président est Félix Boyer. Francis Borelli, vice-président du club et dirigeant depuis 1973 auprès de Daniel Hechter, prend la présidence le 9 janvier 1978 pour treize saisons et demi. Michel Denisot est promu président-délégué tandis que le Brésilien Raí renforce encore l'effectif, même si son adaptation est difficile.
Parcours et Évolution du Club
À la suite de la disparition de l'USFSA, le Stade rejoint la Fédération française de football-association (FFFA) en 1921 et doit s'inscrire tout en bas de l'échelle du football parisien. Commence alors une lente ascension vers les sommets de la Ligue de Paris. En 1932, alors que le football professionnel est autorisé en France, le Stade évolue en « Promotion de 1re division », le quatrième niveau régional. Champion de Paris en 1957, le Stade se maintient parmi l'élite des clubs amateurs du CFA treize saisons durant, sous la conduite de son entraîneur Roger Quenolle et de son président Henri Patrelle. En point d'orgue, les « Blancs » de Saint-Germain atteignent les quarts de finale de la Coupe de France en 1969, où ils affrontent l'Olympique de Marseille.
Troisième de son groupe de CFA en 1969, le Stade réitère la même performance l'année suivante. Alors que le Stade saint-germanois du président Henri Patrelle s'apprête à obtenir sa promotion en deuxième division en 1970, un projet de relance du football de haut niveau à Paris tourne en rond depuis plus de dix-huit mois.
La Fusion et les Premiers Pas
Le 21 mai 1970, l'assemblée des associés du PFC vote pour la fusion avec Saint-Germain. Pierre-Étienne Guyot est nommé premier président de la nouvelle entité créée. Mais dans les faits, la direction du nouvel ensemble est confiée aux deux vice-présidents : Guy Crescent, venu du Paris FC, et Henri Patrelle, le président historique du Stade saint-germanois. Patrelle garde la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance.
Le premier international français à rejoindre le club est Jean-Claude Bras. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le 22 juin. Le premier match disputé sous le nom « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de présaison face à US Quevilly. Les Normands s'imposent 1-2 le 1er août au stade Jean-Bouin. Paris termine pour sa première saison à la 1re place du groupe Centre du championnat. Il est ainsi sacré champion de France de deuxième division le 12 juin 1971 après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le club est donc promu en 1re division dès 1971.
Malgré ce succès sportif, la Mairie de Paris, propriétaire du Parc des Princes et important bailleur de fonds du nouveau PSG, refuse de soutenir un club basé hors du territoire de la ville de Paris, le Paris Saint-Germain étant considéré comme un « club banlieusard ». Profitant du refus de montée de l'US Quevilly pour des raisons financières, le PSG est promu en D2 dès 1973. Pour pouvoir rester en seconde division, le PSG doit trouver rapidement des investisseurs extérieurs afin de financer d'importants travaux pour mettre en norme son stade au Camp des Loges.
L'Ère Hechter et les "Chemises Roses"
Daniel Hechter et ses amis, Francis Borelli, l'acteur Jean-Paul Belmondo, Guy Bossant, Charles Talar et Jacques Bloch, font leur entrée en scène. Ces nouveaux dirigeants issus du show-business seront surnommés quelques mois plus tard par la presse « Le gang des chemises roses ». Afin d'éviter une nouvelle affaire semblable à celle du PFC, le nom (Paris Saint-Germain Football Club) et les couleurs du club (bleu, blanc et rouge) deviennent protégées par contrat. Ce protocole est signé sur papier à en-tête du club où figure déjà le logo en forme de « tour Eiffel » stylisée, en usage dès la saison 1972-1973.
Patrelle conserve son titre et sa qualité de président du PSG, mais Daniel Hechter, président du comité de gestion, joue un rôle majeur au club. Un conflit s'instaure alors entre les deux hommes pour le contrôle plein et entier du PSG. Cette double direction n'empêche pas le club d'être promu en D1 en juin 1974 à l'issue d'un match de barrage face à Valenciennes. Ironie du sort, le Paris FC chute en D2 dans le même temps. C'est au lendemain de cette promotion que Daniel Hechter devient officiellement président du club, poste qui était jusque-là toujours occupé par Patrelle.
En faisant son retour parmi l'élite, le PSG retrouve son statut professionnel abandonné deux ans plus tôt. Les saisons suivantes, le club parisien parvient à se maintenir en première division et à s'y ancrer. Parmi les joueurs les plus remarqués de l'époque, on trouve Jean-Pierre Dogliani, Carlos Bianchi, Mustapha Dahleb, François M'Pelé et parmi les entraîneurs, Vélibor Vasovic et Jean-Michel Larqué. L'inauguration du centre de formation au camp des Loges a lieu le 4 novembre 1975, Pierre Alonzo en prend la direction.
Malgré le fait qu'il a toujours clamé son innocence et dénoncé un complot contre lui, Hechter est écarté de la présidence en janvier 1978, et est interdit à vie de gestion de clubs de football, à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes.
L'Ère Borelli et les Premiers Titres Majeurs
Sous sa conduite, le Paris Saint-Germain remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France. La première en 1982 après une finale épique disputée face à Saint-Étienne, alors emmené par Michel Platini, qui joue là son dernier match pour un club français. Le PSG l'emporte 6 à 5 aux tirs au but après un match nul 2 buts partout, Nabatingue Toko et Dominique Rocheteau inscrivant les buts parisiens, Platini deux buts pour les Verts.
Le club de la capitale vit sa première épopée européenne en Coupe des coupes 1982-1983 qui se finit en quart de finale contre l'équipe belge de Waterschei. Le PSG, vainqueur 2-0 à l'aller à domicile, part favori pour la qualification. C'est lors de cette confrontation contre le vainqueur de la Coupe de Belgique que le record d'affluence au Parc des Princes reste le plus élevé avec 49 575 spectateurs.
Gérard Houllier remplace alors l'entraîneur Georges Peyroche dès la saison suivante et le PSG accède au titre de champion de France lors de la saison 1985-1986 pour la première fois de son histoire.
En 1988, Tomislav Ivić devient entraîneur du PSG. Il y obtient d'abord de bons résultats, le club parisien terminant à la deuxième place du championnat, à trois points de l'Olympique de Marseille.
L'Ère Denisot et les Succès Européens
La saison suivante, Alain Roche, Vincent Guérin, Bernard Lama (qui remplace l'emblématique Joël Bats) et George Weah renforcent davantage l'effectif. Après une première partie de saison en tête, Paris s'incline et termine deuxième. Le club parisien s'offre également une Coupe de France face à Nantes (3-0), et un beau parcours en Coupe UEFA en éliminant successivement Naples, Anderlecht puis le Real Madrid à la suite d'un match de légende en quart de finale (4-1). En 1993-1994, Michel Denisot est promu président-délégué tandis que le Brésilien Raí renforce encore l'effectif, même si son adaptation est difficile. Paris s'installe en tête en octobre et ne la lâchera plus.
La saison suivante voit Luis Fernandez remplacer Artur Jorge. Paris ne peut faire mieux que la troisième place en championnat, mais il s'offre une nouvelle Coupe de France, ainsi que la première Coupe de la Ligue. L'été 1995 est celui du changement : plusieurs joueurs majeurs quittent la capitale (Weah, Ginola, Valdo, Ricardo), alors que Patrice Loko, Bruno Ngotty ou Youri Djorkaeff arrivent. La saison démarre sur les chapeaux de roue, Paris est très largement en tête du championnat. Mais le début de l'année 1996 est difficile et le club parisien voit Auxerre fondre sur lui. Denisot fait appel à Yannick Noah pour remobiliser l'effectif. Paris s'inclinera en championnat (il finira deuxième) mais remporte la Coupe des coupes le 8 mai 1996 face au Rapid Vienne (1-0, but de Ngotty), en ayant éliminé précédemment Parme (en quart de finale) puis La Corogne (en demi).
Après une nouvelle première partie de saison en tête, le PSG voit Monaco s'échapper et termine deuxième. De plus, malgré une qualification face au Liverpool FC en demi-finale, Paris s'incline en finale de la Coupe des coupes face à Barcelone (1-0). Enfin, Bernard Lama est contrôlé positif au cannabis et doit quitter le club.
Fin des Années 1990: Instabilité et Changements
Pendant l'été 1997, Paris recrute Christophe Revault, Éric Rabésandratana, Marco Simone et Florian Maurice. À la suite d'une erreur administrative (Laurent Fournier fut aligné alors qu'il était suspendu), le club frise l'élimination aux préliminaires de la Ligue des champions contre le Steaua Bucarest, mais se rattrape au retour (5-0) après une défaite sur tapis vert (3-0). La saison débute bien, mais l'équipe connaît une période difficile à l'automne. Le Paris Saint-Germain est éliminé en phase de groupe de la C1 à la différence de buts et voit le podium s'éloigner en championnat.
Michel Denisot passe la main et c'est Charles Biétry, l'autre candidat au poste en 1991, qui le remplace. Biétry décide de faire table rase du passé et une grande partie de l'effectif (dont Rai, Fournier, Le Guen, Guérin et Roche) quitte le club. Ils sont remplacés par Jay-Jay Okocha, Christian Wörns ou encore Bernard Lama, de retour au club. Ricardo, lui aussi, quitte le club, et Alain Giresse est finalement choisi pour le remplacer. Mais très vite, la mayonnaise ne prend pas, l'équipe est en milieu de tableau en championnat et subit une élimination prématurée en Coupe d'Europe face au Maccabi Haïfa. Face à ces résultats, Giresse est démis de ses fonctions à l'automne 1998 et il est remplacé par Artur Jorge.
Biétry en tire les conséquences et démissionne, il est remplacé par Laurent Perpère. La saison est gâchée, Perpère prépare la suite et remplace Jorge par Philippe Bergeroo au printemps 1999. Après cette saison épouvantable, l'été 1999 sert à faire le ménage dans l'effectif.
Les Trophées du Paris Saint-Germain
Le Paris Saint-Germain est le club le plus titré de France. Voici un aperçu de ses principaux trophées :
| Compétition | Nombre de titres |
|---|---|
| Ligue 1 | 13 |
| Coupe de France | 14 |
| Coupe de la Ligue | 9 |
| Trophée des Champions | 12 |
| Ligue des Champions | 1 |