Commentatrices Sportives de Football en Italie: Une Nouvelle Ère

Le monde du football italien, traditionnellement dominé par les hommes, connaît une transformation progressive avec l'émergence de commentatrices sportives compétentes et passionnées. Ces femmes brisent les stéréotypes et apportent une perspective nouvelle et enrichissante au paysage médiatique du Calcio.

Cet article explore le rôle croissant des commentatrices sportives en Italie, en mettant en lumière leurs défis, leurs succès et leur impact sur la perception du football féminin et du sport en général.

Des Voix qui Comptent

Aujourd’hui, le monde du sport italien est en pleine mutation, avec des femmes qui s'imposent de plus en plus dans les médias. Après avoir brillé sous les projecteurs de la scène mode, Eleonora Incardona rayonne devant les caméras de la DAZN, chaîne italienne dédiée au sport. Elle est le nouveau visage de la chaîne et vole la vedette aux joueurs de foot sur le gazon.

Avec sa chevelure brune, son visage solaire et ses looks hypnotiques à base de robes moulantes et de tops transparents, elle dénote au milieu des joueurs transpirants et couverts de boue. En plus d’accrocher le regard, elle connaît tous les rouages de ce sport et émet des analyses pointues. D’ailleurs, si Eleonora est aussi à l’aise avec les caméras, c’est parce qu’elle les a côtoyés une bonne partie de sa vie.

À l’origine, la jeune femme de 34 ans était plus vouée à une carrière derrière les portes des tribunaux avec la fameuse robe noire sur le dos. Son quotidien a basculé en 2010, lorsqu’elle s’est inscrite au concours de beauté Miss Italia. Elle n’a pas décroché la couronne, mais en lot de consolation, elle a obtenu de nombreux contrats de mannequinat. Désormais, elle prête ses traits à la chaîne DAZN et change radicalement de décor.

Eleonora Incardona défend sa place de commentatrice sportive. Cette femme au sang chaud prédestinée à la Fashion Week semble avoir trouvé sa voie. Loin de ressembler aux commentateurs dégarnis en costard-cravate, Eleonora Incardona dépoussière l’image du journalisme sportif et ajoute une touche fashion à la profession.

Lors de ses interventions sur le terrain, elle ne se contente pas d’un sobre chemisier blanc et d’un jean, elle s’habille comme sur le catwalk, avec des pièces esthétiques, aux antipodes du mot « casual ». Tenue rouge moulante, fourrure rose, sous-pull qui laisse peu de place à l’imaginaire, décolleté plongeant assorti d’un manteau oversize. Elle fait peut-être la taille d’une fourmi sur le terrain, mais Eleonora Incardona ne passe pas inaperçue avec son look de « femme fatale » affirmé.

Si Eleonora aime s’apprêter, elle n’est pas là pour « faire joli » et sourire bêtement. Eleonora Incardona prouve qu’on peut porter du maquillage, des talons aiguilles, des robes sophistiquées et parler de foot avec les yeux qui pétillent. Elle n’a pas investi les rangs de DAZN pour montrer sa plastique ou servir de simple « mascotte ». Le foot la suit d’ailleurs jusque dans sa vie amoureuse. En effet, elle est en couple avec le milieu de terrain international italien Ricci.

Cependant, les spectateurs sont plus happés par son apparence que par les mots qui sortent de sa bouche. Beaucoup allument leur poste de télévision juste pour la voir. Pourtant, les spectateurs pourraient lui reprocher « d’en faire trop » et de « déstabiliser le match », mais ils sont bien plus cléments avec cette présentatrice qui est une véritable star locale.

Dans l’imaginaire collectif, les amatrices de foot sont du genre à porter des casquettes à l’envers, à jurer « comme des hommes » et à commander des pintes de bière. Elles sont ce que beaucoup qualifient de « garçons manqués ». La commentatrice, qui a eu une véritable révélation lors de son passage sur Sportitalia, a un CV très centré sur le paraître. Mais ça ne l’empêche pas d’être une fine connaisseuse du ballon rond.

Le sexisme et le foot, une vieille histoire | Franceinfo INA

Le Sexisme: Un Obstacle Persistent

Malgré les progrès réalisés, les commentatrices sportives en Italie sont encore confrontées à des défis liés au sexisme et aux préjugés de genre. Dans l’imaginaire collectif, les amatrices de foot sont du genre à porter des casquettes à l’envers, à jurer « comme des hommes » et à commander des pintes de bière. Elles sont ce que beaucoup qualifient de « garçons manqués ».

Si elle allume sa télévision cet après-midi à l’occasion des huitièmes de finale entre l’Italie et la Chine, Fulvio Collovati, l’ancien titulaire de la Squadra Azzurra, championne du monde 1982, risque de rendre tripes et boyaux. «Quand j’entends une femme parler de tactique, ça me retourne l’estomac. Je n’y arrive pas», avait en effet assuré en février l’ex-joueur de l’Inter Milan, du Milan AC et de la Roma reconverti en commentateur télé.

L’ancien défenseur avait concédé, dans une grande magnanimité «si [une femme] parle juste du match, de comment ça s’est passé, OK» mais pour mieux préciser qu’en revanche «elle ne peut pas parler de tactique, parce qu’une femme ne comprend pas comme un homme». Devant le tollé, la RAI (l’audiovisuel public) avait été contrainte de sortir le carton jaune et de suspendre d’antenne Fulvio Collovati pendant deux semaines.

L’intéressé s’est excusé mais l’affaire a souligné combien parfois, dans la péninsule, Calcio rime encore avec macho. Que ce soit du côté des tifosi - certains ultras de la Lazio de Rome avaient l’an passé interdit les dix premiers rangs du virage nord aux femmes -, de certains joueurs, de dirigeants ou de commentateurs, à l’instar de ce journaliste télé de Campanie qui a récemment jugé en direct que c’était «dégoûtant» de voir des femmes arbitrer un match.

«Le stade est peut-être resté le dernier temple masculin, là où le mâle exprime sa primordialité, juge l’écrivaine Natalia Aspesi. Dans la frustration générale, les femmes recommencent à gêner, à être considérées comme des usurpatrices de droits.» «L’idée générale en Italie, c’est que le foot est le dernier bastion masculin», a également estimé la sélectionneuse de l’équipe féminine d’Italie, Milena Bertolini.

Au cours des derniers mois, les expressions sexistes se sont notamment cristallisées autour de Wanda Nara, l’agente et épouse de l’avant-centre argentin de l’Inter de Milan, Mauro Icardi. Très active sur les réseaux sociaux, l’ex-mannequin qui avait été mariée auparavant avec Maxi López, un autre joueur argentin, est aussi chroniqueuse télé. C’est dans ce cadre qu’elle est intervenue publiquement pour déclarer à propos de son mari, en crise avec l’Inter et ses coéquipiers : «Plutôt qu’un nouveau contrat, je préférerais que le club trouve un joueur capable de lui donner cinq ballons.»

«Si ma femme avait parlé ainsi, je l’aurais chassée de la maison», a immédiatement réagi l’ancien international Alessandro Costacurta. Le président de la Sampdoria de Gênes, Massimo Ferrero, a, lui, suggéré à Wanda Nara de se contenter de faire «la maman, la petite amie et la star». Et Fulvio Collovati a finalement décrété que les femmes ne pouvaient comprendre les subtilités tactiques du Calcio. Sur ce point, l’ancien champion du monde a reçu le renfort de son épouse, Caterina : «Avec Fulvio, on ne parle jamais de tactique. Sur cette question, les femmes doivent se tenir en retrait. […] Laissons aux hommes le soin de commenter le Calcio, ça suffit ce politiquement correct qui nous détruit.»

«On s’indigne moins quand ce sont d’anciens joueurs semi-analphabètes qui se reconvertissent en agents», remarque Carolina Morace, avocate, ex-joueuse (douze fois championne d’Italie) et entraîneure, qui souligne toutefois le manque de formation managériale de Wanda Nara. «Le sexisme dans le football est plus évident que dans le reste de la société mais malheureusement c’est le reflet d’un pays encore rétrograde, poursuit celle qui fut la première femme à entraîner un club professionnel masculin en Italie. La disparité de salaires en témoigne, de même que l’absence des femmes aux postes de pouvoirs, notamment en politique.»

Carolina Morace: Une Pionnière et un Modèle

Néanmoins, pour Carolina Morace, les lignes commencent à bouger autour du ballon rond et l’aventure de la Squadra Azzurra féminine en France - qualifiée au pour le Mondial à la différence des hommes l’an passé en Russie - y contribue : «Tous les matchs sont retransmis tandis que lorsque nous avons été pour la seconde fois vice-championnes d’Europe [en Scandinavie, en 1997, ndlr], il y avait toutes les télévisions européennes sauf la RAI.»

Le dernier match de l’équipe nationale, mardi dernier contre le Brésil, a rassemblé 7,3 millions de spectateurs et 32,8 % de part de marché. Un record qui fait écho aux 40 000 personnes venues à l’Allianz Stadium de Turin saluer, le 24 mars, le titre de champion d’Italie de l’équipe féminine de la Juventus.

«La prochaine étape à franchir est celle de l’arrivée des sponsors», met en avant Carolina Morace qui veut aussi croire que l’accession au pouvoir dans les instances du football de dirigeants plus jeunes va permettre de modifier les comportements et les statuts. Officiellement, les joueuses italiennes ne sont toujours pas professionnelles. En 2015, Felice Belloli, un vieux président de la Ligue nationale amateur débarqué depuis, avait brusquement mis un terme à une discussion sur le financement du Calcio féminin : «On ne peut pas perdre son temps à parler de verser quatre sous à une poignée de lesbiennes.»

Plus grande joueuse de l’histoire du football italien féminin avec 105 buts en 150 sélections ou encore ce triplé lors de la première Coupe du monde féminine, Carolina Morace n’a pas été une pionnière que sur le terrain. Devenue entraîneure à la fin des années 1990, elle a été la première femme à diriger des pros dans la Botte. Avant, entre autres, de prendre en main la Squadra Azzurra, le Canada ou la Lazio, qu’elle compte bien faire remonter en Serie A.

Mon père était officier militaire dans la marine. J’habitais à Venise, à un endroit où il y avait un terrain de 11 vs 11 et un plus petit terrain. Je ne me souviens pas de ma première fois, j’ai toujours joué au football. Un jour, une équipe féminine est venue s’entraîner et mon père m’a dit « tu veux faire l’entraînement avec elles ? » J’avais 11 ans, je n’avais pas peur, je voulais jouer. Je ne savais pas que des femmes jouaient, je pensais que c’était seulement quelque chose pour les enfants et les garçons.

Vous avez fait vos débuts en Serie B à 13 ans et avec la Squadra Azzurra à 14 ans. A vrai dire, le « stress » est un mot que je ne connais pas dans mon métier. J’aimais jouer, j’étais bonne, j’étais jeune. Le premier match, ma mère me dit « Carolina fais attention, ne va pas trop au duel, les autres joueuses sont plus âgées et plus fortes, tu risques de te blesser »… mais c’est moi qui ai blessé la gardienne adverse ! Je me souviens qu’un jour j’ai vu, dans un journal, la photo de l’équipe nationale. J’étais surprise, je ne savais pas que cela existait pour les femmes. Et je me souviens avoir dit « J’aimerais en faire partie un jour. » Pour ma première sélection, j’étais en Serie B, seulement deux ans après mes débuts.

Avec l’Italie, vous avez gagné 3 Mundialito (coupe du monde officieuse organisée dans les années 1980) mais aucune Coupe du monde officielle. Non, parce qu’à l’époque il y avait des équipes bien plus fortes. Marquer 4 buts à Wembley est peut-être la chose la plus importante que j’ai réalisée. Avant le match, l’entraîneur est venu me voir et m’a dit « Si tu marques ici, tu seras une vraie joueuse de football. » Après un but, j’étais heureuse. Après le deuxième, le troisième et le quatrième, tout le stade (30 000 personnes) m’a applaudie.

Sergio Guenza, coach de l’Italie à l’époque du quadruplé à Wembley et lors de la première Coupe du monde féminine, a été primordial. Mais la personne la plus importante rencontrée dans ma carrière a été le préparateur physique Luigi Perrone. Je ne suis pas née avec des prédispositions physiques particulières, mais avec des facilités techniques. Quand je l’ai rencontré, il a commencé à m’entraîner d’une manière différente, et je me suis améliorée en tant que joueuse aussi grâce à mes progrès physiques. Un joueur peut s’améliorer sur tous les aspects.

Entraîneure, c’est certain. Le plus naturel, le plus plaisant. Les relations, les connexions que l’on crée avec les joueurs et le collectif, c’est le plus complet. En Italie c’est plus facile pour moi, parce que les gens connaissent ma personnalité. Je pense que beaucoup de gens croient que derrière une femme forte, qui gagne, il y a un caractère très sévère ou dur. Ce n’est pas forcément vrai.

Vous avez été la première à inscrire un triplé en Coupe du monde (contre le Nigéria), lors de la première édition en 1991. C’est vrai. C’était la première, mais personne ne réalisait que c’était un pas important dans l’histoire du football féminin. 150 matches avec l’Italie pour 105 buts. Vous êtes la deuxième meilleure buteuse du pays (derrière Patrizia Panico, 204 matches et 110 buts). Vos stats sont-elles dépassables ? J’ai arrêté à 35 ans et Patrizia Panico à 40. Ca serait intéressant de voir le ratio buts/matches. En fait, je m’en fiche. Ce qui me rend fière, c’est d’avoir été un modèle et d’avoir inspiré des filles pour jouer au football.

En février j’ai pris en main la Lazio, et les joueuses ont réagi très, très positivement. J’ai augmenté le nombre de séances d’entraînement ? Elles ont bien accueilli ça. J’ai changé le type d’entraînements avec notamment plus d’intensité ? Les joueuses m’ont suivie. Après votre carrière de joueuse, vous devenez donc entraîneure. D’abord avec la Lazio, puis à l’US Viterbese en Serie C en 1999. Vous devenez la première femme en Italie à entraîner une équipe masculine professionnelle.

Que je peux aussi entraîner des hommes ! Le football est exactement le même. Il faut juste s’adapter à la qualité des joueurs/joueuses que l’on a. Physiquement, ce n’est pas pareil, certes. Mais cet écart doit être réduit par nous, les coaches. Nous ne devons pas juste faire un peu moins que les hommes. Parfois il faut travailler plus. Notamment le physique. Chez les femmes, si on ne fait pas de renforcement musculaire très fréquemment, elles perdent très rapidement leur force. Ce qui n’arrive pas chez les hommes, qui ont plus de testostérone et peuvent se permettre de couper un peu leur préparation physique.

Mais vous avez Corinne Diacre qui a fait ça en deuxième division aussi, non ? C’était magnifique. Leur style de jeu était complètement différent de ce que j’avais connu en Europe et en Italie. Les Italien(ne)s et les Européen(ne)s étaient déjà bien plus familiarisé(e)s avec le jeu. Les Canadiennes étaient bien meilleures physiquement. J’ai dû m’adapter et travailler plus sur d’autres aspects. Nous avons tout changé. Les joueuses étaient en surpoids, à un niveau amateur. Avec mon équipe, nous avons proposé un programme qu’elles ont très bien accueilli, car cela allait leur faire passer un cap.

En 2016-2017, vous avez également été à la tête de l’équipe nationale de Trinidad et Tobago. Après le Canada, je suis partie en Australie où j’ai dirigé un centre de formation pour filles et garçons et j’ai été directrice technique d’une équipe masculine. J’ai reçu la proposition de Trinidad et Tobago, et j’ai accepté parce que j’avais la possibilité d’entraîner l’équipe tous les jours. J’aurais refusé si cela n’avait pas été le cas. Le centre d’entraînement était incroyable. Les joueuses ont été très accueillantes, l’expérience très bonne, mais la fédération ne m’a plus payée après six mois. L’histoire s’est arrêtée là. Je garde de très bons souvenirs du pays et des joueuses, car leur implication et leur loyauté étaient énormes.

Formatrice et ambassadrice pour l’UEFA et la FIFA, à la tête de centres de formation, vous aimez particulièrement entraîner. Je pense que les matches de football féminin doivent être appréciés. Je ne vois pas souvent de très beaux matches. Et ce n’est pas à cause des joueuses, mais des entraîneur(e)s. Je suis fière que mes équipes, en général, produisent un bon football. Et aussi de passer cette idée aux plus jeunes. Je suis désolée de le dire, mais les USA qui ont gagné la Coupe du monde 2019, elles n’ont pas offert un très beau football. Elles pourraient jouer tellement mieux !

Dans le football masculin, on voit de temps en temps des innovations. Dans le football féminin moins, on prône ce qu’on connait déjà. Il n’y a pas un entraîneur qui m’inspire particulièrement. Mais Guardiola, Klopp, Flick, De Zerbi, Tuchel… présentent des idées intéressantes. Cela fait plus de 40 ans que vous évoluez dans le football féminin. Vous l’avez vu énormément changer. Le football féminin ne cesse de progresser sur tous les plans. En termes de jeu, il y a une chose qui manque encore. Quand je regarde les hommes, je vois les phases plus intenses et les décélérations. Chez les femmes, très souvent le match reste sur le même rythme. J’aimerais voir plus de changements de rythme et plus d’ambition tactique.

À partir de la saison prochaine, la Serie A féminine sera professionnelle. Ca va changer beaucoup de choses. Tout comme de voir que de nombreuses top clubs comme la Lazio, la Juve, la Fiorentina, Milan ou encore la Roma ont leur équipe féminine. Nous devons surtout augmenter le nombre de joueuses. En octobre 2020 vous avez fait votre coming out public, annonçant que vous viviez avec une femme, avec qui vous êtes mariée.

Ce n’est pas seulement à propos des hommes et des femmes qui jouent au football. Tout le monde se cache, d’une certaine façon, dans de nombreux pays, dont l’Italie. Sportifs, journalistes, politiques, acteurs, actrices, personnes célèbres ou non… Je n’ai pas écrit ce livre pour une seule catégorie de gens. Je l’ai écrit parce que ma relation est une relation de Serie A, pas une relation de Serie B que je devrais cacher. Je suis quelqu’un d’heureux. C’est vraiment très difficile de trouver une personne à aimer et qui nous aime dans notre vie. Je l’ai trouvée. Je n’ai pas honte de ça, j’en suis fière. Je veux montrer que je suis heureuse en assumant tout cela.

Après 22 ans, vous êtes revenue entraîner la Lazio. Non. J’entraîne. On ne connaît jamais le futur des coaches. Peut-être qu’un jour je serai au PSG ou à Lyon (rires) ! Mais je suis très heureuse d’être revenue à la maison. D’autant plus que la Lazio a été une équipe très importante pour le football féminin en Italie. Vous êtes arrivée en février. L’équipe était cinquième de Serie B. Désormais elle est deuxième, à quatre points du premier, Pomigliano, et devançant de trois points le troisième, l’USD San Zaccaria.

Bien sûr, gagner le championnat reste un objectif, mais nous n’avons pas le sort entre nos mains. Deux équipes montent en Serie A, alors évidemment nous voulons déjà valider notre promotion dans l’élite. … et la défense n’a pas encaissé le moindre but depuis quatre rencontres ! En effet. Je crois que le « beautiful game » peut aider à engranger les victoires. Pour l’instant, les faits me donnent raison. Et de toute façon je n’aime pas les longs ballons.

Autres Figures Importantes

  • Alessandra Bianchi: Les amateurs de Serie A en France connaissaient bien sa voix. Elle était une suiveuse assidue du football italien pendant de nombreuses années sur Canal +. La voix du Calcio s'en est allée. Née à Rome en 1964, Alessandra Bianchi avait commencé sa carrière au sein du quotidien italien spécialisé dans le sport, Corriere dello Sport, puis a été correspondante pour différents médias français en Italie.
  • Beatriz Álvarez Mesa: Elle est la présidente de la Liga F à partir de juin 2022, suite à la qualification du football féminin comme sport professionnel.
  • Ivana Andrés: Elle joue en tant que défenseuse centrale pour Inter_Women (Inter Milan) et a été capitaine de l'équipe nationale espagnole qui a remporté la Coupe du monde.

Les Voix Masculines du Calcio

Il est intéressant de noter que, parallèlement à l'émergence des commentatrices sportives, certains commentateurs masculins se distinguent par leur passion et leur style unique :

  • Tiziano Crudeli (Milan AC): Le plus fou. Et aussi le plus célèbre. Il officie sur l’obscure chaîne 7 Gold, au cours de l’émission Diretta Stadio. Une émission où des commentateurs suivent en direct le match de leur équipe mais dont on ne peut voir aucune image pour des questions de droits. Ainsi, les caméras sont fixées sur les commentateurs, et en l’occurrence sur Crudeli, fan absolu du Milan AC.
  • Carlo Zampa (AS Roma): La voix la plus incroyable. Lorsque sa Roma encaisse un but, il n’hésite pas à ne plus parler. Ou bien à murmurer des : « Malédiction » … En revanche, si les Giallorossi marquent et gagnent, là, il devient fou.
  • Guido De Angelis (Lazio): Si la Roma a son Carlo Zampa, la Lazio, elle, a son Guido De Angelis. Journaliste de profession (et homonyme d’un grand compositeur italien, qui lui vole souvent la vedette sur YouTube), il a fondé en 1985 le magazine Lazialità, dédié à son équipe de cœur.
  • Claudio Zuliani (Juventus): À la Juventus, le commentateur phare s’appelle Claudio Zuliani. Ses prises de bec avec les commentateurs de l’Inter et du Milan AC l’ont justement rendu célèbre dans la communauté juventina.
  • Roberto Scarpini (Inter Milan): La voix de Roberto Scarpini a accompagné l’Inter pendant ses années de triomphe, entre 2005 et 2010. Mais pas seulement. Scarpini, c’est avant tout une façon de célébrer les buts de son équipe de cœur.
  • Raffaele Auriemma (Napoli): On connaît la ferveur des supporters du Napoli. Forcément, ses commentateurs sont tout aussi dingues de l’équipe azzurra. Les deux plus connus : Raffaele Auriemma et Carlo Alvino. Mais le premier a un petit quelque chose en plus.

Le Football Féminin en Pleine Expansion

Le football féminin ne cesse de progresser sur tous les plans. À partir de la saison prochaine, la Serie A féminine sera professionnelle. Ca va changer beaucoup de choses. Tout comme de voir que de nombreuses top clubs comme la Lazio, la Juve, la Fiorentina, Milan ou encore la Roma ont leur équipe féminine. Nous devons surtout augmenter le nombre de joueuses.

La reconnaissance du football féminin comme sport professionnel et l'augmentation du nombre de clubs féminins de haut niveau témoignent d'une évolution positive. Les commentatrices sportives jouent un rôle essentiel dans cette évolution en offrant une couverture médiatique de qualité et en inspirant les générations futures.

Nom Équipe/Fonction Réalisations/Particularités
Eleonora Incardona DAZN Nouveau visage de DAZN, style unique
Carolina Morace Ancienne joueuse, entraîneure Pionnière du football féminin, 105 buts en 150 sélections
Alessandra Bianchi Canal+ Voix du Calcio en France
Beatriz Álvarez Mesa Liga F Présidente de la Liga F
Ivana Andrés Inter Milan Capitaine de l'équipe nationale espagnole
Tiziano Crudeli 7 Gold (Milan AC) Commentateur passionné et excentrique
Carlo Zampa Mediaset Premium (AS Roma) Voix emblématique de la Roma
Guido De Angelis Radiosei (Lazio) Fondateur du magazine Lazialità
Claudio Zuliani Mediaset Premium (Juventus) Commentateur populaire auprès des supporters de la Juve
Roberto Scarpini Inter Channel (Inter Milan) Voix de la "Pazza Inter"
Raffaele Auriemma Radio Crc (Napoli) Commentateur passionné du Napoli

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