Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent, mais ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA.
Les Débuts Difficiles et l'Ère ABA
1976 : les Nets débarquent dans la grande ligue. Après 9 ans dans l'ABA, les New Jersey Nets voient le jour. Ils arrivent avec le mythique Nate Archibald, qui fera surtout le bonheur de Boston les années suivantes. Un autre joueur mythique est déjà à Brooklyn : Julius Erving. Mais l'arrivée en NBA des Nets cause une grande rivalité avec les Knicks, compensation financière pour leur arrivée, Julius Erving qui est en lutte avec la direction, et Dr J file aux Knicks pour la carrière qu'on lui connaît. Archibald se fracture le pied, Brooklyn végète au fond de la Ligue.
En effet, les conditions d’accès en NBA pour les franchises issues de la ABA sont particulièrement restrictives. Surtout pour les Nets. En débarquant dans la zone des New York Knicks, ils doivent payer un droit d’entrée à leurs voisins, en plus du ticket pour la NBA. Le montant à sortir par les Nets ? 4,8 millions de dollars, énorme pour l’époque.
Les Nets sont vus comme d'éternels loosers pendant de longues années. Ils arrivent à se qualifier quelques fois pour les playoffs sans jamais vraiment croire à ne serait-ce qu'une finale de conférence.
L'Ère Jason Kidd : L'Espoir Renaît
À l'été 2001, Stephon Marbury est tradé contre Jason Kidd, un des plus gros coups de l'histoire de Brooklyn (oui l'été dernier est passé par là). La conférence Est est totalement affaiblie depuis la fin de l'ère Bulls, Brooklyn enchaîne les succès jusqu'en finale. Sauf qu'en finale, ils tombent contre le duo Shaq, Kobe et les Lakers. 4-0, loosers vous avez dit ? L'année d'après, bis repetita contre les Spurs. 4-2 cette fois, mais toujours pas de trophée à Brooklyn.
La saison 2003-2004 est plus tendue, la signature d'Alonso Mourning est discutable et ce dernier ne dispute que 18 matchs. En interne, Jason Kidd se dispute avec Byron Scott et ce dernier se voit viré. La suite ne sera pas meilleure, malgré l'arrivée de Vince Carter, les Nets échouent régulièrement en playoffs, leur temps est passé.
En 2008, Jason Kidd est envoyé à Dallas contre Devin Harris et quelques pièces de rotation. L’ère Kidd est officiellement terminée.

Jason Kidd : 7 saisons chez les Nets, une influence incroyable sur le jeu.
Si son caractère parfois bien trempé est venu contrasté avec un jeu si collectif et si agréable, il aura marqué de son empreinte le début du millénaire avec les Nets.
L'Ère Moderne : Durant et Irving
Vous connaissez tous l'histoire. Durant, Irving. Brooklyn casse tout sur le marché des transferts, si le deuxième arrive de Boston en agent libre, KD lui est sign and trade par les Warriors contre D'Angelo Russell. Indéniablement les années que nous sommes en train de vivre. Jamais Brooklyn n'a eu une équipe aussi forte. Dinwiddie, Durant, Irving, LeVert. Cette équipe est pétrie de talent et s'est construite pour aller chercher le titre.
Kevin Durant et Kyrie Irving ont expliqué, en marge du All-Star Game NBA, pourquoi ils ont quitté les Brooklyn Nets cette saison. Pour Durant, désormais aux Phoenix Suns, les différents échanges qu'ils ont initiés profitent en fait à la NBA.
« Je ne pense pas que ce soit mauvais pour la ligue », a-t-il déclaré. « Je pense que c'est génial pour la ligue » Kevin Durant, nouveau joueur des Phoenix Suns « Cela apporte plus de regards sur la ligue, plus de gens sont plus excités. Les tweets que j'ai reçus, les nouvelles que nous avons reçues à propos de mon échange, de l'échange de Kyrie, tout cela attire l'attention sur la ligue et c'est vraiment ce qui rapporte de l'argent, quand vous attirez l'attention. Donc, je pense que c'est génial pour la ligue, pour être honnête », a détaillé l'ailier de 34 ans, MVP en 2014.
Pour Irving, recruté il y a deux semaines par les Dallas Mavericks, le business du sport professionnel impose une pression indue sur les décisions de carrière des joueurs, qui n'existe pas pour les employés d'autres secteurs.
« C'est ma vie. Ce n'est pas juste un rêve sur lequel tout le monde peut s'exprimer. Quand vous travaillez aussi dur que moi ou que n'importe qui d'autre dans une profession spécifique, je pense que vous devriez avoir la possibilité et la liberté d'aller là où on vous veut, où on vous célèbre et où vous vous sentez bien », a expliqué le meneur de 30 ans, qui touchait environ 35 millions d'euros par saison chez les Nets.
Les Joueurs Emblématiques Portant le Numéro 13
Pour beaucoup, le #13 est synonyme de poisse ou de malédiction. Pour d'autres, il peut porter chance. Voici les 5 meilleurs joueurs NBA à avoir porté le #13 en compétition :
- Wilt Chamberlain: Sur l'ensemble de sa carrière et au sein de ses trois équipes (les Warriors, les Sixers et les Lakers) Wilt Chamberlain n'a jamais porté un autre numéro que le 13, ce qui ne l'a pas empêché de devenir l'une des figures mythiques de la NBA.
- James Harden: On peut débattre de ses limites en playoffs, mais Harden a été une machine offensive incroyable, un MVP, un triple meilleur scoreur… Le 13 n’a jamais semblé lui porter malheur et sera assurément retiré par les Rockets lorsqu'il aura raccroché.
- Steve Nash: A l'exception de son passage aux Lakers en fin de carrière où il arborait le numéro 10, Steve Nash a toujours porté le #13 en étant l'un des meilleurs joueurs du monde et un basketteurs parmi les plus divertissants de sa génération.
- Mark Jackson: Pour le fervent catholique qu'est Mark Jackson, le 13 est un nombre saint. Lorsqu'il n'a pas pu porter le #13 pour des raisons diverses et variées, celui qui est l'un des meilleurs meneurs passeurs de l'histoire a trouvé le moyen d'arborer quand même le #31 en inversant les deux chiffres.
- Joakim Noah: Oui, il y a un Français dans ce top 5 ! Leader vocal et défenseur d’élite, Noah a été un pilier des Bulls pendant de longues années, mais aussi tout simplement l'un des meilleurs défenseurs de son temps, tout en développant des skills et un profil de point forward pas si fréquent à l'époque.
Les Terrains de Street Basket à New York
S'il y a bien un pays dans lequel le basketball est un sport emblématique, c'est les Etats-Unis. La culture du basket est présente partout, et bien sûr y compris à New York. La ville dispose même de deux franchises NBA : la première à Manhattan, les New York Knicks qui jouent dans la célèbre salle le "Madison Square Garden", la deuxième à Brooklyn, les Brooklyn Nets. Si vous êtes un fan de basketball en voyage à New York, vous avez certainement entendu parler des terrains de street basket que l'on trouve un peu partout dans la ville, beaucoup étant même dans Manhattan.
Parmi les terrains de streetball, on trouve :
- Holcombe Rucker Park: Le terrain de streetball de Holcombe Rucker Park est tout simplement le terrain de basketball de New York le plus célèbre au monde. Les plus grandes légendes de la NBA et du streetball ont joué ici, juste pour l'ajouter à leur CV. Parmi les stars ayant joué sur ce terrain, les plus célèbres basketteurs tels que Kobe Bryant, Karim Abdul-Jabbar, Wilt Chamberlain, Allen Iverson, ou encore Kyrie Irving.
- West 4th Street Courts (The Cage): Ce terrain de basket de Manhattan, souvent oublié au profit de terrains plus connus, a pourtant été l'hôte du plus gros tournoi de la ville, le Kingdome Classic.
- Kingdome: Kingdome est situé dans le sud du quartier Harlem de Manhattan, tout près de Central Park.
- The Hole (Brooklyn): Selon certains, le terrain de "The Hole" à Brooklyn serait le terrain qui accueille la plus dure compétition de basket de Brooklyn.
L'Avenir des Nets
Depuis 2023, les Nets sont redevenus une équipe de transition. Mikal Bridges n’est pas devenu le franchise player espéré et il a retrouvé son statut de role player de luxe chez les Knicks voisins. Cam Johnson a aussi quitté les Nets, envoyé aux Denver Nuggets contre Michael Porter Jr. à l’été 2025. C’est probablement ce dernier qui va devoir prendre le leadership à Brooklyn, même si on a quelques doutes quant à sa capacité à être l’option numéro 1.
On s’attend donc à une vraie phase de reconstruction du côté des Nets.