LES 30 PLUS BEAUX BUTS DE LA SELECAO DU BRÉSIL 🇧🇷
Dans la grande galerie internationale de joueurs ayant porté les couleurs du Red, les Brésiliens sont bien représentés. Même si leurs voisins argentins l’emportent largement en nombre (Farias, Combin, Herrera, Scopelli, Stabile…), la finesse technique des cariocas a marqué l’histoire du club et toujours enchanté le public connaisseur du stade Bauer.

Les Premiers Brésiliens en France
Le premier à ravir les supporters audoniens est un pauliste : Yeso Amalfi. Il fait partie, dans les années 50, d’une première vague de joueurs brésiliens ayant décidé de traverser l’atlantique pour s’exiler dans le championnat de France. Il est l’un des rares à se faire remarquer et à réussir une véritable carrière dans l’hexagone : dès sa première année, il réalise le doublé coupe-championnat avec l’OGC Nice (1951). Après des passages à l’AS Monaco et au RC Paris notamment, il signe au Red Star (1955). Le club est alors en deuxième division. Amalfi s’impose assez vite au milieu du terrain puis en attaque où il étale toute sa classe, il emmène le Red à une belle 7e place (1956). Sa palette de feintes est impressionnante. Fantaisiste, il est un jongleur hors-pair, ses passes, même les plus improbables (il est spécialiste du coup du foulard), sont millimétrées. Ses qualités exceptionnelles lui donnent même accès à la Canarinha !

Son successeur désigné n’arrive que quinze ans plus tard, en 1971. Agé de 31 ans, Ademar Bianchini débarque alors que le Red est bien ancré en première division depuis quatre ans déjà. Attaquant plutôt habile, il se fait remarquer lors des matches de préparation : il marque notamment en amical en août 1971 contre Paris-Joinville (D2) et les audoniens s’imposent 4-2. Mais il n’aura guère l’occasion d’évoluer avec le Red, l’entraîneur Marcel Tomazover préférant s’attacher les services du jeune attaquant paraguayen Hugo Gonzales.
Garrincha : Un Mythe Manqué à Saint-Ouen
Mais la recrue phare du Red est celle qui n’est jamais venue : Mané Garrincha. Des pourparlers ont bien eu lieu avec le double champion du monde, dribbleur fou, redoutable ailier droit. En mars 1971, quand le président du Red Gilbert Zenatti admet négocier avec ce joueur déjà légendaire, tout Saint-Ouen est en ébullition. Deux mythes sont sur le point de se rencontrer ! Battu une seule fois en soixante et une sélections avec le Brésil, ce numéro 7 possède deux jambes arquées et l’une plus courte que l’autre qui lui permettent d’éliminer d’un fameux crochet extérieur les arrières qui tentent de lui barrer la route. Mais Bauer ne verra jamais cette feinte, le virevoltant Brésilien, à court de compétition, se montrant trop gourmand sur son salaire, et peu fiable sur son âge qui restera un mystère.

La Seleção à Bauer avant le Mondial 1998
L’histoire des relations audonio-brésiliennes se poursuit lors du Mondial 1998 organisé en France. La Seleçao, immense favorite de la compétition, prend ses quartiers en Seine-et-Marne à Ozoir-la-Ferrière. Mais c’est le stade Bauer qu’elle choisit pour disputer son dernier match amical contre Andorre, une semaine avant le début du tournoi. Ce choix est un hommage du pays recordman de victoires et de participations en Coupe du Monde à Jules Rimet, inventeur de la compétition. Le 3 juin 1998 la foule des grands jours vient donc garnir les trois tribunes de Bauer ; sur la pelouse Roberto Carlos, Rivaldo, Leonardo et Bebeto récitent leur gamme ; Cafu et Giovani donnent un avantage conséquent aux leurs à la pause (2-0) avant que l’immense Ronaldo n’aggrave la marque en seconde mi-temps. Le futur finaliste du mondial s’impose finalement 3-0.
Avec le christianisme, une autre grande religion semble présente au Brésil : celle du football.
Clubs Emblématiques de Rio de Janeiro
Plusieurs clubs de Rio de Janeiro ont marqué l'histoire du football brésilien :
- Fluminense Football Club: Fondé dans les premières années du XXe siècle, c'est la première organisation de l’état de Rio de Janeiro spécifiquement destinée au football. Il a apporté de très nombreux joueurs à l’équipe du Brésil de football, se classant ainsi à la cinquième place des clubs brésiliens.
- Clube de Regatas Flamengo: Surnommé o Mais Querido do Brasil, Flamengo fut notamment vainqueur en 1981 de la coupe intercontinentale et de la Copa Libertadores. Il a également été six fois champion du Brésil et trente deux fois champion de Rio (ce qui constitue un record en la matière).
- Botafogo de Futebol e Regatas: Surnommé o Glorioso (« le Glorieux » en français), le Botafogo détient le record du plus grand écart lors d'un match de football au Brésil, 24 à 0 contre le Sport Club Mangueira.
- Club de Regatas Vasco da Gama: Fondé en 1898, Vasco a eu dès l'origine l'idée d'être un club démocratique, en utilisant le noir, le blanc et le rouge sur la croix.
De façon étrange, ce sont deux équipes se partagent la ferveur de plus de 25 % d'une population accro au ballon rond : le Flamengo et le Vasco da Gama.

Légendes Originaires de Rio de Janeiro
Terre de légende de football, Rio de Janeiro a vu naître les plus grands sur ses terres.
- Zico: Il passe sa jeunesse dans le quartier de Quintino (Rio de Janeiro). Sa famille est originaire du Portugal.
- Romário: Surnommé « o baixinho » («le petit»), il est célèbre pour avoir remporté la Coupe du monde 1994, compétition dont il fut nommé Meilleur joueur.
- Ronaldo: Surnommé Il Fenomeno en Italie et Ronaldinho au Brésil, Ronaldo a remporté de nombreux titres avec l'équipe nationale du Brésil.
Le Stade Maracanã
Le stade Maracanã de Rio de Janeiro est l'un des plus grands stades de football au monde. Nommé d'après le quartier de Rio de Janeiro où il s'élève, il est le stade résident des clubs de Flamengo et Fluminense. Construit à l'occasion de la coupe du monde 1950 de la FIFA, il avait une capacité initiale de plus de 250 000 spectateurs (debout). Cependant, cette capacité fut réduite dans les années 1990, à 77 720 places assises (103 022 si l'on compte les places debout).
La « finale » de la Coupe du monde de football 1950 qui vit l'Uruguay battre le Brésil chez lui, fut vécu comme un véritable drame national et marqua la mémoire des 199 854 personnes présentes pour l'occasion. Le Brésil, qui n'avait besoin que d'un match nul pour devenir champion du monde, et qui menait 1-0, fut finalement battu 2-1, par l'équipe d'Uruguay. C'est la raison pour laquelle ce stade a été peint en bleu et blanc suite à un pari entre les deux équipes, car les Brésiliens n'avaient pas eu le temps de peindre le stade avant le début de la coupe du monde.
Onze de Légende Brésilienne
Vous vous demandez justement quels sont les joueurs les plus marquants de l’histoire de la sélection brésilienne ? Voici une composition possible :
* Gardien: Gilmar* Arrières Droits: Cafu, Carlos Alberto* Défenseurs Centraux: Aldair* Arrière Gauche: Roberto Carlos* Milieux de Terrain: Socrates, Zico* Attaquants: Garrincha, Ronaldinho, Pelé, RonaldoConsidéré comme le meilleur gardien brésilien de l’histoire, Gilmar a été le dernier rempart de la grande Seleção des années 50 et 60. Sa constance, son efficacité et son calme en ont fait un pilier de l’équipe nationale pendant plus de 15 ans.
Malgré la concurrence de l’illustre Djalma Santos, nous n’avons pas hésité longtemps avant d’inclure Cafu dans notre onze de légende Brésil. Le joueur le plus capé de l’histoire de la Seleção est souvent cité lorsqu’il s’agit de désigner le meilleur latéral droit de tous les temps. Sa capacité à enchaîner les montées tout au long du match et sa technique en ont fait un joueur exceptionnel. Vainqueur de deux Coupes du Monde, il est le capitaine de l’équipe victorieuse en 2002.
Surnommé O Capitão, Carlos Alberto a été le leader charismatique de la légendaire équipe du Brésil 1970. Défenseur intelligent et élégant, il pouvait évoluer aussi bien à droite qu’en charnière centrale, avec toujours le même rendement. Avec le Brésil, Carlos Alberto remporte la Coupe du Monde 1970 en tant que capitaine.
Moins flamboyant que certains de ses coéquipiers, Aldair était pourtant un défenseur central de tout premier plan. Sa lecture du jeu, son sens du placement et sa capacité à relancer proprement en ont fait un élément clé du Brésil pendant plus d’une décennie. Son leadership était également très apprécié. Il a notamment été un pilier de l’équipe qui a remporté la Coupe du Monde 1994, formant une charnière centrale très solide avec Marcio Santos.
Si Nilton Santos pouvait prétendre à une place de titulaire dans ce onze de légende Brésil, nous avons choisi un joueur encore plus iconique. Avec ses frappes surpuissantes et ses coups francs impossibles, Roberto Carlos a marqué le poste de latéral gauche. Sa vitesse, sa puissance physique et sa capacité à marquer des buts spectaculaires en ont fait l’un des joueurs les plus excitants de sa génération.
Milieu de terrain élégant, Socrates se distinguait par son intelligence de jeu et sa technique raffinée. Sa taille imposante (1,93 m) et sa barbe emblématique en faisaient une figure reconnaissable sur le terrain. Capitaine de la légendaire équipe brésilienne de 1982 et 1986, il incarnait le joga bonito avec ses passes talonnées devenues sa marque de fabrique.
Considéré comme le « Pelé blanc », Zico était un milieu offensif d’une classe inouïe. Sa vision du jeu, sa technique parfaite et sa capacité à marquer des buts importants en ont fait l’un des meilleurs joueurs de sa génération. Ses coups francs redoutables faisaient également partie de son attirail. Il reste l’un des joueurs les plus aimés au Brésil, notamment pour son rôle central dans l’équipe mythique de 1982 et 1986.
Surnommé Alegria do Povo (Joie du Peuple), Garrincha est l’un des plus grands dribbleurs de l’histoire du football. Son destin tragique a également contribué à sa légende. Né dans une famille pauvre et souffrant de problèmes congénitaux, sa jambe droite est plus longue que la gauche de 6 centimètres à l’âge adulte. Il parvient néanmoins à en tirer profit pour rendre ses crochets et ses feintes insaisissables. En l’absence de Pelé blessé, il prend les clés du Brésil au Mondial 1962 et est élu meilleur joueur de la compétition. A l’issue de sa carrière, il finit seul, pauvre et alcoolique.
Avec son sourire permanent et ses gestes techniques incroyables, Ronaldinho a incarné la joie de jouer brésilienne. Sa créativité, ses dribbles déroutants et ses passes mystiques en font l’un des joueurs les plus spectaculaires de l’histoire. Malgré son jeune âge, il joue un rôle important dans la victoire du Brésil à la Coupe du Monde 2002. On se rappelle notamment de son coup franc d’anthologie inscrit contre l’Angleterre en quart. Il décevra quatre ans plus tard lors du Mondial en Allemagne.
Pelé est considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire. En avance sur son temps, il était doté de capacités techniques et athlétiques hors du commun, ce qui le rendait injouable pour ses adversaires. Le Roi Pelé a mené le Brésil au sommet grâce sa technique parfaite, sa vision du jeu et son sens du but inné. Son impact va bien au-delà des statistiques : il a inspiré des générations de joueurs et a contribué à faire du football brésilien une référence mondiale. Pelé reste le seul joueur à avoir remporté la Coupe du Monde à trois reprises.
Surnommé O Fenomeno, Ronaldo est considéré comme l’un des meilleurs attaquants de tous les temps. Sa vitesse, ses dribbles, sa puissance et son sens du but en ont fait un cauchemar pour toutes les défenses. Vainqueur de la Coupe du Monde 1994 sans disputer une seule minute, il brille quatre ans plus tard en hissant le Brésil jusqu’en finale. Malade, il erre comme un fantôme sur la pelouse face à la France. La suite est encore plus terrible, avec plusieurs graves blessures au genou qui font douter de sa capacité à revenir au plus haut niveau.
| Joueur | Poste | Période | Faits marquants |
|---|---|---|---|
| Gilmar | Gardien | Années 50-60 | Pilier de la Seleção |
| Cafu | Arrière droit | Années 90-2000 | Joueur le plus capé, capitaine en 2002 |
| Carlos Alberto | Défenseur | Années 70 | Capitaine de l'équipe de 1970 |
| Aldair | Défenseur central | Années 90 | Pilier de l'équipe de 1994 |
| Roberto Carlos | Arrière gauche | Années 90-2000 | Frappes puissantes, coups francs |
| Socrates | Milieu de terrain | Années 80 | Intelligence de jeu, passes talonnées |
| Zico | Milieu offensif | Années 80 | Vision du jeu, coups francs |
| Garrincha | Ailier droit | Années 50-60 | Dribbleur exceptionnel, Mondial 1962 |
| Ronaldinho | Attaquant | Années 2000 | Créativité, dribbles, Coupe du Monde 2002 |
| Pelé | Attaquant | Années 50-70 | Considéré le plus grand joueur |
| Ronaldo | Attaquant | Années 90-2000 | Vitesse, dribbles, Coupe du Monde 2002 |