Peut-être en avez-vous profité du réveillon de la Saint-Sylvestre pour faire la fête et vous embrasser sous le gui du Nouvel An, aux 12 coups de minuit ? Si vous n’avez pas trop mal aux cheveux ce lundi 1er janvier pour vous interroger sur les origines de la tradition du gui du Nouvel An, sachez qu’elle puise son origine dans la culture celte.
Quant à la formule un poil surannée qui l’accompagne, « au gui l’an neuf », à l’origine, elle ne concernait pas le gui, même si elle a bien un rapport avec ce végétal. Pour percer les mystères de cet étrange paradoxe, il faut plonger dans l’Antiquité.
Janvier, le Mois du Dieu Janus
Dans toutes les civilisations anciennes, le Nouvel An correspond au renouvellement annuel de la cosmogonie des origines, une période de régénération de la nature et de purification. Mais elles ne le célébraient pas toutes à la même date. C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui : dans beaucoup de pays et de religions, l’année ne commence toujours pas le 1er janvier.
Les Égyptiens entamaient ainsi leurs célébrations de la nouvelle année dès le début de la crue du Nil, événement au cours duquel ils faisaient des offrandes aux morts et aux dieux, notamment à Amon-Rê, le dieu solaire, dont on célébrait à cette occasion l’anniversaire.
Le 1er Janvier, Premier Jour de l'Année en l'An 45 Avant J-C
La Rome antique de Romulus faisait commencer l’année le 1er mars. Une tradition à laquelle Jules César met fin en décrétant, le 1er janvier de l’an 708 de la fondation de Rome (l’an 45 av. J.-C.), de l’entrée en vigueur à Rome d’un nouveau calendrier conçu sous son égide. Dans le calendrier julien, le premier jour de l’année devient le 1er janvier. Janus, dieu des commencements, protecteur des Portes et portiques, présidait au début de l’année.

Selon les croyances druidiques, cette plante, toujours verte et vivace qui nourrit les oiseaux avec ses fruits blancs en plein cœur de l’hiver, symbolisait en effet la vie perpétuelle. Sacrée et miraculeuse, on lui attribuait des vertus médicinales. Pendant longtemps, les druides ont même cru que l’eau où l’on faisait tremper le gui rendait féconds les animaux qui la buvaient et permettait même aux humains de voir les fantômes et de les faire parler.
Pour garder toutes ses vertus, le gui devait être cueilli le sixième jour de la lune, qui correspondait au début du mois gaulois.
La Tradition du Gui à Travers les Siècles
C’est en souvenir de cette célébration végétale et rituelle, fondamentale dans la culture celtique, que l’on s’est mis à prononcer le jour de l’An les paroles suivantes : « le blé lève ». Au IVe siècle après Jésus-Christ, les Chrétiens ont tenté de faire cesser la tradition du gui, trop païenne à leurs yeux, en remplaçant la plante druidique par le houx, dont les feuilles piquantes rappelaient les épines de la couronne du Christ et les fruits rouges son sang, versé pour tous ceux qui croiraient en lui.
Mais les traditions millénaires ont la vie dure. La formule « O ghel an heu a perduré jusqu’au Moyen Âge, où elle s’est transformée en « Au gui l’an neuf », exclamation que l’on prononçait en offrant un bouquet de gui, symbole aussi de paix. On croyait aussi alors que deux ennemis se rencontrant sous du gui devaient observer une trêve.
La coutume qui a traversé les siècles veut qu’il soit suspendu au plafond ou à l’encadrement d’une porte pour que les convives puissent s’embrasser dessous. C’est grâce au roi Charles IX que nous pouvons dire « au gui l’an neuf » le 1er janvier.
En France, le jour de l’An n’a pas toujours été le 1er janvier. Cette date a même beaucoup changé au cours des siècles, donnant pour résultat d’avoir des années plus ou moins longues en fonction du calendrier adopté.
Aux VIe et VIIe siècles, dans de nombreuses provinces, le jour de l’An était célébré le 1er mars, comme dans la Rome antique. Sous Charlemagne (768), l’année commençait à Noël, jour de la naissance de Jésus. Du temps des rois capétiens (987-1180), l’année débutait le jour de Pâques, jour de la résurrection du Christ.
Il faudra attendre le 9 août 1564 et l’édit de Roussillon, promulgué par le roi Charles IX pour fixer le début de l’année au 1er janvier. Le pape Grégoire XIII instituera le calendrier grégorien en 1582 et généralisera cette mesure à l’ensemble du monde chrétien, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.
L’histoire mouvementée du jour de l’An n’est pas encore tout à fait finie. En 1792, la Révolution abolit le 1er janvier et fait débuter l’année le 1er vendémiaire, officiellement dénommé jour du raisin, et 1er jour de l’année du calendrier républicain.
Évolution des Formulations : De "Bonne Année" à "Belle Année"
Les formulations ont rendu désuètes les « bonne année » et « belle année ». Depuis ce début de mois de janvier, cela ne vous a sûrement pas échappé, il ne s’échange plus tant des « bonne année » que des « belle année ». « Je te souhaite une très belle année », « Belle année à vous », « tous mes vœux pour cette belle et nouvelle année »... La formule s’est entichée de nos courriers.
Et pas seulement virtuels. « Comment vas-tu ? Que puis-je te souhaiter en cette belle année qui commence ? » La prolifération est curieuse, certes, mais elle n’est pas aussi nébuleuse qu’on pourrait le croire. Hier, la formulation « bonne journée » suffisait. Et puis, petit à petit, « belle journée » a irradié l’espace public. Pas un jour ne passe dorénavant sans que la locution ne se glisse dans nos conversations.
Que s’est-il passé ? « Belle journée » serait-il devenu plus « chic » ? Il y a, en tout cas ici, comme dans toute formule à la mode, l’expression d’un snobisme.
« Nous sommes face à un phénomène d’emphase, d’exagération linguistique », comme l’indique Linda Giguère. « À l’origine ‘‘bonne journée’’, c’est le féminin de ‘‘bonjour’’. Au XVIIIe siècle, quand on voulait souhaiter une bonne journée à quelqu’un, on lui souhaitait un ‘‘bon jour’’. Puis, un beau jour, ‘‘bon’’ et ‘‘jour’’ ont fusionné. » C’est ainsi que le « bonjour » est devenu une formule de politesse. Néanmoins, en ce faisant, la formule s’est elle aussi banalisée. Et c’est pourquoi, on a fini par forcer le trait afin de remettre de l’intention dans notre propos.
Linda Giguère dit avoir le sentiment d’avoir été « téléportée au pays des Bisounours ». C’est en effet l’impression que ces formulations font. À force de vouloir sublimer la réalité, comme des filtres sur une photo, elles en viennent à la déformer. Leur plasticité fait de plus douter de la sincérité des propos envoyés.
Expressions Régionales Liées aux Vœux
Le Nouvel An, c’est ce moment charnière entre deux années, où les vœux et les traditions prennent tout leur sens. Mais ce qui est fascinant, c’est que même pour des souhaits aussi universels que ceux de la nouvelle année, chaque région dispose de ses propres formules.
Prenons l’expression la plus courante : "Bonne année, bonne santé." Elle paraît simple, mais elle illustre bien l’importance culturelle qu’on accorde à la santé… Surtout dans un contexte où le souvenir des récentes épidémies reste encore très présent dans les esprits. Cette formule, qui se répète presque mécaniquement du 1er au 31 janvier, témoigne de notre attachement collectif à des valeurs de protection et de bien-être.
Mais il faut aussi souligner que l’expression de ces vœux n’est pas uniforme. En Bretagne, on entend parfois "Bonne année, bonne santé et prospérité" ; tandis qu’en Corse, on préfère dire "Pace è salute à tutti per tuttu l'annu" - « Paix et santé à tous pour toute l’année. » On retrouve ces vœux sous différentes formes selon les régions...
En Provence, par exemple, on se souhaite un "Bon bout d’an", qu’on fait suivre de "à l’an qué vèn !". Ce qui signifie littéralement, vous l’aurez compris « bonne fin d’année et à l’année prochaine ! ». En Provence toujours certains vont même encore plus loin… et complètent avec la formule avec la phrase "e se sian pas maï, que siguen pas mens !", qu’on pourrait traduire en français par « et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins ».
Dans le Nord-Pas-de-Calais, au pays des Chtis, une autre formule qui résulte d’un mélange de picard et de français, attire l’attention : "Bon reste !". Cette expression, qui pourrait sembler étrange au premier abord, invite à considérer les derniers jours de l’année comme un "reste" à savourer pleinement. Une manière originale de rappeler qu’il ne s’agit pas de jours ordinaires, mais bien d’instants exceptionnels qu’il faut célébrer, car ils ne reviendront jamais. C’est une belle invitation à vivre chaque instant avec intensité, un message intemporel en cette période de fête !
Dans la majorité des régions de France, deux bises suffisent pour se souhaiter une bonne année. En Bretagne, il n’est pas rare de se contenter d’une seule. Mais attention si vous êtes dans les Pays-de-la-Loire : là-bas, la norme peut grimper jusqu’à quatre bises ! Enfin, si vous avez prévu de réveillonner dans la région de Montpellier, la coutume exige qu’on fasse trois bises.
En fin de compte, les vœux, qu’ils soient verbaux ou gestuels, montrent que le passage à la nouvelle année reste un moment riche en diversité.
Les Vœux et le Football
La tradition perdure chaque année de transmettre ses vœux pour la nouvelle année. L’année 2011 est à tout point une année historique pour le club et je suis très fier d’y avoir contribué. Une saison sportive fantastique pour le club résultat du travail effectué par les joueurs et le club depuis ces dernières années.
En parallèle, aux bons résultats de nos Séniors, je souhaite également parler de l’Ecole de Football de l’ASV. L’année 2011 symbolise pour le club et toute son équipe dirigeante l’année de la « consécration ».
De plus, dans les prochains jours, l’ASV se verra remettre les clés de son Club House, un projet initié par les dirigeants dès mon arrivée et enfin réalisé grâce au concours de la municipalité.
Pour terminer, comment ne pas parler du site internet de l’ASV, tout nouvel outil de communication que le club a lancé en septembre dernier pour le début de la saison. Quel succès ! Le site enregistre des taux de fréquentation dépassant de loin les espérances les plus optimistes. Le site internet à lui seul symbolise le nouveau visage du club et le virage pris ces dernières années pour devenir un club attractif et moderne tout en conservant les valeurs qui nous sont chères : convivialité, respect et travail.
Après cette rétrospective, il me reste à vous souhaiter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, prospère et heureuse pour vous et vos proches. Une pensée particulière à tous mes joueurs avec qui je partage des moments uniques depuis 4 saisons.
Voici quelques expressions du monde du football :
- Le banc de touche : le banc abrité situé juste à l’extérieur du terrain où les joueurs s’échauffent en attendant d’être appelés en remplacement.
- Le carton : Tantôt jaune ou rouge, le carton désigne une sanction. Dans le premier cas, elle peut être synonyme d’avertissement ; dans le deuxième cas c’est une expulsion pure et simple.
- Le coup d’envoi : d’un match ou de la deuxième mi-temps se fait toujours depuis le centre du terrain. De cette manière, les deux équipes sont à distances égales du but de leur adversaire.
- Un tacle : Au foot, un tacle est un geste avec lequel un joueur tente de dérober le ballon à son adversaire. Parce que le joueur doit glisser au sol pour toucher la balle, il n’est pas rare que ce geste se transforme en croche-pied (ce qui est bien sûr une faute !).
- Botter en touche : En football (mais également au rugby) il n’est pas rare que les joueurs se trouvant dans une situation difficile envoient volontairement la balle en touche. Même si cela signifie que le ballon revient aux adversaires, botter en touche peut être une opportunité de se réorganiser, voire même d’avancer vers les buts adverses. Dans le langage courant, « dégager ou botter en touche » signifie : dévier la conversation pour ne pas répondre à une question.
La Tradition Intemporelle du Nouvel An : Célébrations et Symboles à Travers le Temps
| Région | Expression | Traduction |
|---|---|---|
| Bretagne | Bonne année, bonne santé et prospérité | Bonne année, bonne santé et prospérité |
| Corse | Pace è salute à tutti per tuttu l'annu | Paix et santé à tous pour toute l'année |
| Provence | Bon bout d’an, à l’an qué vèn ! e se sian pas maï, que siguen pas mens ! | Bonne fin d’année et à l’année prochaine ! Et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins ! |
| Nord-Pas-de-Calais | Bon reste ! | Bon reste ! (Profitez bien des derniers jours de l'année) |