Le stade Jean-Bouin, domicile du Stade Français, offre une expérience unique et souvent déroutante, mais toujours plaisante.
OpeningStage x Stade Français - On fête Halloween à Jean Bouin !

Une expérience de stade déroutante mais plaisante
L'expérience dans ce stade voisin du Parc des Princes au design audacieux est de manière générale assez déroutante, bien que plutôt plaisante. Si le match, du reste très animé, se déroule dans une ambiance feutrée à l'exception d'une banda qui teste notre amour des Yeux d'Émilie, les coursives sont hyper animées. On y voit un Pikachu posant avec les enfants, la mascotte dansant comme si demain n'existait pas, une boutique officielle avec de nombreux articles, des dizaines de stands de nourriture, du chamboule-tout, des bodegas... De quoi se poser la question, une fois la restauration de mi-temps effectuée dans les temps, si une partie des nombreuses familles ne sont pas là pour l'expérience stade plutôt que pour le match en lui-même. Renseignement pris, on est jour de « Titi Party », une fête des enfants qui explique sans doute en partie l'étonnante animation.
Des coursives plus animées que les tribunes
Si le match, du reste très animé, se déroule dans une ambiance feutrée à l'exception d'une banda qui teste notre amour des Yeux d'Émilie, les coursives sont hyper animées. On y voit un Pikachu posant avec les enfants, la mascotte dansant comme si demain n'existait pas, une boutique officielle avec de nombreux articles, des dizaines de stands de nourriture, du chamboule-tout, des bodegas...
Tandis qu'on change de place après une pause transformée en karaoké Disney, dans un bloc aux deux tiers vide et auquel on aura accédé sans aucun contrôle alors qu'il n'est pas au même tarif que ses voisins, le sentiment de dichotomie perdure. Y a-t-il plus d'ambiance autour des tribunes que dedans malgré l'enjeu sportif et le suspense ? Le départ ajoute au doute. Si on est compressé pendant quelques minutes, c'est que la route du départ longe la piste de danse face à laquelle mixe un DJ. L'après-midi est loin d'être fini et il y a plein de choses à faire à Paris. Mais, quand même, est-ce qu'on ne resterait pas le temps d'un petit ABBA ?
La Bodega : un lieu de fête incontournable
Au stade Jean-Bouin, le club du Stade Français organise une bodega pour permettre aux supporters, adverses comme ceux du Stade Français, de faire la fête après le match... et le traditionnel paquito. Rendez-vous encore marginal il y a peu, autour des matchs de rugby, la bodega est devenue "the place to be", à Paris, Toulouse, Pau ou ailleurs. C‘est la nouvelle martingale des clubs de Top 14.
Elles fleurissent dans les enceintes des clubs que ce soit en structures temporaires ou tout simplement complètement intégrées au stade comme au Racing 92 ou au Stade français. Selon le dictionnaire Larousse, une Bodega est un terme d’origine hispanique qui définit un petit bistrot ou un petit bar à vin.
Nouveau, la réception de La Rochelle, ce samedi pour la 12e journée du Top 14 sera l’occasion de tester la fièvre du samedi soir à la Bodega d’après-match du Stade Français. Bières, musique, DJ et joueurs au bar… ambiance garantie !

L'évolution des Bodegas dans le Top 14
Le Stade toulousain fait office de précurseur en la matière quand, il y a un peu plus de dix ans, ses dirigeants et son président Didier Lacroix, ont voulu diversifier leur revenu et proposer une expérience match à ses spectateurs qui ne dépendait plus seulement de la rencontre. Située juste à côté de sa tribune Nord, en bas du quart de virage, elle s’adresse aux supporters qui ne viennent qu’avec des places sèches. Très vite, le bouche-à-oreille a fonctionné et la Bodega est devenue l’endroit le plus couru en après match.
Pendant longtemps, le rugby a chouchouté ses spectateurs "prémiums". Ceux qui avaient accès à la fameuse réception d’après-match, disposant de billets avec hospitalité. Reste que ce marché s’adresse d’abord et avant tout aux entreprises et partenaires, et il ne concerne qu’une petite partie de l’affluence d’un match. Or le Top 14 (et dans une moindre mesure le Pro D2) attire de plus en plus de monde. Selon les derniers chiffres communiqués par la LNR, chaque match de Top14 a attiré en moyenne 14 997 personnes.
Le succès de celle de Toulouse lui a fait faire des petits. Ces dernières années, Lyon lors de son déménagement au Matmut Stadium (ex-Gerland), a créé son lieu en misant sur ses spécificités locales à savoir la gastronomie. Les deux clubs parisiens et leurs stades modernes (Paris La Défense Arena et Jean-Bouin) ont aussi investi dans les Bodegas. à Jean-Bouin, c’est un salon VIP qui a été transformé en night club. à Nanterre, la Bodega s’invite directement la pelouse de l’Arena.
L'expérience stade au cœur des priorités
"Nous sommes à Paris, avec une grosse offre de spectacle, alors après avoir soigné nos hospitalités et espaces partenaires, nous nous sommes tournés vers le grand public", indiquait le directeur général du Stade français Paris, Thomas Lombard qui a fait de l’expérience stade une de ses priorités. "Pour cela, nous avons créé un endroit fermé, accessible, iconique, accueillant où le public peut rester après match et rencontrer les joueurs. Résultat, notre Bodega d’une capacité de 2 000 places affiche complet à chaque rencontre à domicile. Nous sommes obligés de refuser du monde. Nous avons un gros turnover dans notre public, mis à part nos abonnés.
Chez les soldats roses, on développe la proximité entre joueurs et spectateurs. Il n’est pas rare de voir les rugbymen passer derrière le comptoir en après match et jouer les serveurs pour leurs fans. Chez les voisins du Racing, on n’est pas en reste. Les Ciel et Blanc installent leur Bodega en après match, sur la pelouse de leur aréna.
Comme les joueurs, les spectateurs bénéficient toute l’année de l’ombre protectrice d’une structure en acier où il fait 20° toute l’année, à l’abri du vent et de la pluie. Tout ça a permis aux clubs de Top 14 de gonfler leur affluence - "Nous avons un gros turnover dans notre public, mis à part nos abonnés.
Impact financier des Bodegas
Ainsi les recettes jours de match, sont passées de 35 millions d’euros pour l’ensemble des clubs de Top 14 en 2019-2020 à 46 millions en 2021-2022 puis à près de 57 millions l’an passé ! Ces revenus pèsent près de 14 % du budget d’une SASP d’un club. Dans le détail, cela se résume à un chiffre d’affaires moyen de près de 28 millions d’euros par club en progression de près de 30 % sur dix ans.
Le Stade Jean-Bouin en bref
Voici quelques informations clés sur le Stade Jean-Bouin :
- Année d'inauguration : 1926
- Surface : pelouse synthétique
- Capacité : 19 500 spectateurs
En conclusion, la Bodega au Stade Jean-Bouin offre une expérience festive et conviviale, attirant un public varié et contribuant au succès des clubs de Top 14.