Cinq ans après, le Bergerac Périgord Pourpre Handball est de retour en D2. Le dernier passage à cet échelon professionnel avait été bref en 2018-2019 : un an seulement, aucune victoire et une redescente suivie d’années de galère sportive et extrasportive (période Covid-19). Mais des caps ont été franchis et l’espoir de répondre positivement au défi du maintien qui se présente...
Avant d’arriver sur la ligne de départ, ce 14 septembre, il a fallu de longues heures de travail. Pour Fabien Vedel, le nouvel entraîneur, et ses joueuses, mais aussi en coulisses. L’été a été animé, pour répondre au cahier des charges de la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG). Si le point principal a été la constitution du budget, d’autres réponses ont dû être apportées par les dirigeants du club.

Les Exigences du Cahier des Charges
« Il y a deux types de clubs. Ceux qui jouent le maintien comme nous, et ceux qui ont un statut VAP [NDLR: voie d’accession au professionnalisme], nécessaire pour monter en D1. Pour les clubs comme nous, l’obligation numéro 1, c’est le budget, qui doit être au minimum de 450 000 euros. Ce chiffre est en rapport aux obligations à tenir », commence Éric Froin, désormais coprésident du club, avec David Balsera.
Parmi les autres points à respecter par exemple, un lien avec un médecin et un kiné, l’un des deux devant être présent sur la feuille de match à domicile. Ou encore l’existence de postes salariés au club pour assurer des tâches de secrétariat, de chargé de communication… L’entraîneur doit être professionnel et il faut au minimum cinq équivalents temps plein parmi les joueuses professionnelles.
Défis Structurels et Organisationnels
« Il faut aussi de l’humain, l’organisation est beaucoup plus lourde en D2. Et tout cela doit s’organiser selon des timings bien précis et très courts lorsque l’on est un promu », regrette Éric Froin. De quoi créer de la confusion. Face aux difficultés des clubs à répondre aux cahiers des charges, la composition de la poule n’a été officialisée que deux semaines avant cette première journée de la saison.
Objectifs et Ambitions du Club
« Structurellement, arriver à valider un maintien assez rapidement, à la sortie de l’hiver par exemple, permettrait, à condition que le cahier des charges de la D2 ne change pas, de construire notre dossier plus sereinement en y étant déjà qu’en montant comme cet été. Sportivement, financièrement, administrativement, la première année est toujours la plus difficile », estime le coprésident.
Ce dernier n’en oublie pas les autres défis que le club doit relever. « En D2, nous avons l’obligation de présenter une réserve en N2, ou une équipe U17 en championnat de France, ce que nous avons. Mais l’objectif est d’atteindre la N3 sous deux ans avec l’équipe réserve, soit deux montées.

Autres équipes de la région
Périgueux sera le seul représentant de la Dordogne en Nationale 3F puisque le CA Ribérac a demandé à repartir en Excellence, deux niveaux plus bas, malgré un repêchage obtenu au prix d’efforts considérables dans une saison interminable. Le départ de l’entraîneur Bertrand Gavignet et de plusieurs joueuses, cumulé à des difficultés à recruter, a conduit les jaune et vert à demander la rétrogradation.
« Nos joueuses ont bataillé pendant des mois pour obtenir la septième place du classement, une performance qui nous a rendus fier et qui nous donnait le droit au maintien. Ainsi, le PHB se retrouve avec Grand Poitiers, Lezay, Prahecq, Aunis, Rochefort, Rochechouart/Saint-Junien B, Le Palais-sur-Vienne, Limoges Hand, Angoulême et le Capo Limoges. Le premier montera en N2, les deux derniers descendront.
Autres divisions
En Excellence féminine, Bergerac B, Foyen Vélinois, Montpon et Ribérac seront dans la poule B avec Léognan, Canéjan, Créon, Portes Entre Deux Mers, Saint-Yrieix-sur-Charente, Archiac/Jonzac et Cognac B. Dans la poule C, Périgueux B, Sarlat et Vallée Vézère retrouveront l’Etec, Blanquefort B, Libourne, Artigues, Le Palais B, le Capo Limoges B, Gond-Pontouvre et Ruelle/Mornac.
Champcevinel sera seul en Prénationale M et affrontera Libourne B, Limoges C, Panazol, Isle, l’Etec B, Lezay, Niort, Biard, Bruges C, Capo Limoges B et Ruelle/Mornac.
Montpon et Lalinde se retrouveront en Excellence M.

L'exemple de l'Usam Nîmes
Montée en D2, Coupe de France, ferveur : la saison des féminines de l’Usam Nîmes a été grandiose. Mais l’heure n’est plus à la célébration. Elles ont tout raflé. Les filles de l’Usam Nîmoises ont vécu une année historique : montée en deuxième division et victoire en Coupe de France, un doublé qui a fait vibrer le Parnasse et au-delà. Les festivités ont été à la hauteur de l’exploit.
Ce jeudi, lors d’une conférence de presse organisée au Parnasse, dirigeants et encadrement sportif ont officialisé les contours de la saison prochaine. Le président David Tebib, à la tête du seul club français ayant une équipe masculine en D1 et féminine en D2, est formel : « On n’a pas vocation à jouer le maintien et on ne jouera pas le maintien. » Pourtant, il ne prononce pas le mot « montée ». « Il est important de stabiliser la section féminine sportivement, structurellement et économiquement », explique-t-il.
Le club disposera d’un budget de 600 000 euros, avec l’objectif d’atteindre les 700 000. Aujourd’hui, Nîmes ne remplit aucune des conditions du VAP : ni le budget, ni une réserve en Nationale 2. « On verra ce qui se passe en cours de saison et ce qu’il est possible de faire ou pas », indique David Tebib.
« Ce n’est pas une mise à l’écart, mais une nouvelle étape. L’USAM a profité de l’intersaison pour renforcer son effectif. Les trois premières sont engagées jusqu’en 2027. La dernière a signé une saison. Elles viennent s’intégrer dans un groupe de 17 joueuses, dont 7 professionnelles. « On a recruté de la taille, de l’expérience et du talent », résume David Tebib. « Chaque recrue est dans un registre que l’on n’avait pas. L’USAM version 2025 reprendra le chemin de l’entraînement le 25 juillet.