Beach-Volley : La France Face à l'Allemagne et l'Épopée Européenne

Les confrontations entre les équipes de France et d'Allemagne au beach-volley féminin sont marquées par des moments intenses et des performances notables. Ces rencontres, qu'elles se déroulent en Ligue des Nations, aux Championnats d'Europe ou lors de compétitions internationales, sont toujours très attendues. Cet article explore l'historique de ces confrontations, les moments clés et les perspectives d'avenir.

Ligue des Nations : Une Rampe de Lancement

La participation de l'équipe de France féminine de volley à la Ligue des Nations, compétition regroupant les 16 meilleures équipes du monde, constitue une bonne rampe de lancement à deux mois des Jeux Olympiques. Pour leur entrée dans la cour des grandes, les Bleues ont souffert.

L'équipe de France féminine de volley s'est inclinée (3-0) contre l'Allemagne, ce mercredi, pour le premier match de son histoire en Ligue des nations. L'équipe remaniée alignée par Émile Rousseaux n'a pas su résister aux Allemandes, principalement par manque d'automatismes et donc d'homogénéité dans les passes, les attaques et les liaisons.

Et si les Tricolores se sont lourdement inclinées contre des Allemandes abordables sur le papier (12e nation mondiale), il faut rappeler que la pression mentale entre les deux équipes n'était pas la même sur cette rencontre. En effet, tandis que les Allemandes ont besoin de points pour se qualifier pour les JO, les Françaises sont, elles, déjà assurées de disputer la compétition.

Les Bleues ont raté le coche face à l’Allemagne, s’inclinant au tie-break (25-23, 17-25, 25-27, 30-28, 15-11) pour leur entrée dans la deuxième étape de la Ligue des nations, ce mercredi à Belgrade. Malgré le retour de la capitaine Héléna Cazaute (19 points), les Françaises ont laissé filer deux balles de match dans une rencontre à suspense.

Si Iman Ndiaye a brillé avec 31 points, le sélectionneur Cesar Hernandez a pointé les limites du système offensif : « On a encaissé 22 points sur des blocks adverses, à ce niveau c’est trop ».

La Challenger Cup : Un Tremplin vers le Succès

En remportant en juillet dernier à Laval la Challenger Cup, un an après avoir échoué au stade des quarts de finale de cette compétition, les joueuses de l’équipe de France ont gagné le droit de disputer pour la première fois la Volleyball Nations League. Les attendent du 14 mai au 15 juin trois poules, qui vont les emmener successivement à Antalya (Turquie), Macao (Chine) et Fukuoka (Japon), avec à chaque fois quatre matchs face aux meilleures sélections du monde.

Les objectifs de l’équipe de France sur cette entrée en matière ? "Ça va paraître redondant par rapport à ce qu’on dit maintenant depuis quelques années, mais on va prendre chaque match avec l’ambition de le gagner, peu importe l’adversaire, répond l’entraîneur adjoint des Bleues.

C’est vraiment la marque de fabrique du projet, le mot d’ordre que nous avons défini avec le staff et le préparateur mental, Christian Pénigaud, après l’Euro en Turquie en 2019 [élimination à l’issue de la phase de poules, qui avait vu les Bleues battre la Bulgarie en ouverture, avant de perdre les quatre matchs suivants, dont le dernier, contre la Turquie], on ne va pas y déroger.

Pour cette deuxième semaine de VNL, les Tricolores récupéraient certaines cadres qui avaient été ménagées lors de la première étape. Avec l’apport d’Héléna Cazaute (19 points, dont 3 aces), mais aussi avec les repères accumulés à Pékin, comme la connexion entre la passeuse Enora Danard-Selosse et la pointue Iman Ndiaye (meilleure marqueuse de la rencontre avec 31 points, son deuxième match à plus de 30 points dans cette VNL !), l’équipe de France a donc montré un très beau visage.

Il faut clairement souligner la très bonne entrée de la réceptionneuse-attaquante Sabine Haewegene, qui s’est vite signalée par deux blocs (14-9), et inscrira 15 points dans cette rencontre. Les Bleues ont empoché le deuxième set avec la manière (25-17) et menaient dans le troisième (16-11), quand l’Allemagne a commencé à réagir, avec les 25 points Lina Alsmeier et surtout un bloc impressionnant : 22 blocs au total, dont 6 pour la capitale Camilla Weiser (19 pts).

Vaillantes, les Bleues ont rendu les armes dans un tie break qui s’est joué sur quelques points disputés dans le final (8-7 puis 10-10 et 11-15). La deuxième victoire en VNL, après celle obtenue en Chine contre la Belgique, ne sera pas pour cette fois. Il faudra se contenter de ces deux sets remportés et de ce point pris au classement, et garder la même ligne de conduite pour la suite de la semaine, avec des gros duels à venir contre les Pays-Bas, la Serbie et les Etats-Unis.

La réaction d’Iman Ndiaye, pointue de l’équipe de France : "C’est toujours dur de perdre en cinq sets, ce n’est jamais agréable, mais on va essayer de se servir de ça pour se motiver pour les prochains matchs. C’était bien d’intégrer les filles qui revenaient, on s’est bien senties sur le terrain, c’était fluide, c’était bien aussi d’avoir sur le terrain des filles qui avaient joué la première étape, on a pu enchaîner. La semaine d’entraînement en Serbie nous a permis de travailler toutes ensemble et de trouver des connexions, entre les passeuses et les attaquantes. Mon match ? J’essaye de rester disponible pour l’équipe. Il y a beaucoup de ballons, j’essaye de faire du mieux que je peux. Je gagne de la confiance à chaque match, et j’espère continuer comme ça. Est-ce que je me surprends à briller à un tel niveau ? Franchement oui ! Je n’ai pas beaucoup joué cette saison mais j’essaye de profiter de chaque opportunité.

Championnat d'Europe : Une Médaille d'Argent Historique

Il a manqué deux petits points à Aline Chamereau et Clémence Vieira pour écrire ce dimanche une page légendaire du beach-volley français. Vingt-six ans après Anabelle Prawerman et Cécile Rigaux, une paire française a atteint la finale d’un Euro. Les Bleues ont finalement cédé contre les Ukrainiennes Hladun et Lazarenko au tie-break (2-1, 21-23, 21-18, 16-14). Une médaille d’argent historique, qui va faire grandir Clémence Vieira et sa coéquipière.

Clémence Vieira et Aline Chamereau ont écrit cette semaine l’une des plus belles pages de l’histoire du beach-volley français. Elles auraient aimé que l’aventure se termine en or, mais les Bleues devront se contenter de cette magnifique médaille d’argent au championnat d’Europe. C'est le meilleur résultat de la carrière des Tricolores de 24 et 29 ans, seulement battues en finale, au bout du suspense, par les Ukrainiennes Maryna Hladun/Tetiana Lazarenko (21-23, 21-18, 16-14). Jusqu’ici, leur parcours avait été parfait.

Clémence Vieira et Aline Chamereau restaient sur deux performances de choix, puisqu’elles avaient éliminé en quarts les Lettones Tina Graudina/Anastasija Samoilova (23-21, 21-14), doubles championnes d’Europe, avant de battre devant leur public les tenantes du titre, les Allemandes Svenja Müller/Cinja Tillmann, en deux sets parfaitement maîtrisés (21-13, 21-16). C’est ce qui leur a permis d’aborder cette finale en confiance, en mettant rapidement leur jeu en place pour mener 12-9 dans la première manche.

Un bon passage des Ukrainiennes a mis les Bleues dans une situation difficile (15-20), mais Clémence Vieira et Aline Chamereau ont sauvé cinq balles de set, sur une belle série au service de Vieira. Sans complexe, elles ont écarté une sixième balle de set avant de conclure victorieusement la première manche (23-21). La suite sera légèrement en faveur des Ukrainiennes, plus habituées au très haut niveau.

Mais après avoir cédé le deuxième acte (18-21), Clémence Vieira et Aline Chamereau ont bataillé jusqu’au bout dans le tie-break, qui s’est joué sur un rien (14-16). Ce résultat vient récompenser tout le travail effectué ces derniers mois.

A l’issue des Jeux Olympiques, le beach-volley tricolore s’était réorganisé sous la direction du directeur performance Christophe Victor. Un duo de jeunes entraîneurs a été nommé pour s’occuper des équipes féminines, avec Arnaud Loiseau assisté par Youssef Krou, qui a mis un terme à sa carrière de joueur après les JO. Un staff qui comporte également un kiné et une préparatrice mentale.

Les premiers très bons résultats avaient été obtenus en juin avec deux médailles de bronze sur le circuit Beach Pro Tour, au niveau Challenge, à Alanya et Stare Jablonki. Deux performances qui avaient permis à Clémence Vieira et Aline Chamereau d’aborder ce championnat d’Europe avec le statut de tête de série n°5.

Sur cet Euro, la performance d’ensemble des Bleu(e)s est excellente, puisqu’il faut ajouter le quart de finale disputé par Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat, passés très proches de se qualifier eux aussi pour le dernier carré.

Aline Chamereau, vice-championne d’Europe de beach-volley en compagnie de Clémence Vieira: “A chaud, c’est compliqué. C’est difficile de ne pas être triste d’avoir perdu. C’est la première fois qu'on perd une finale avec ‘Clem’, et c’est horrible ! On avait déjà fini sur des médailles de bronze (sur le Beach Pro Tour notamment, ndlr), et là ça fait vraiment mal, surtout vu le score. Mais le staff et l’entourage nous rappellent très vite que c’est une médaille d’argent, et c’est trop bien ! On a mis tout ce qu’on avait sur le terrain. Il y a seulement de quoi être fières ! Cela fait du bien que notre travail soit récompensé, même si on ne réalise pas encore. C’est aussi important pour le staff, car c’est leur récompense. Nous, cela fait un an et demi qu’on se fait vraiment plaisir sur le terrain avec Clémence.

Où est-ce qu’on a passé un cap ? On a mis le focus sur l’aspect communication et mental. Et après, Clémence et moi, on avait aussi besoin de temps, cela ne fait pas si longtemps qu’on joue ensemble, et on avait dû se préparer assez rapidement pour de grands évènements comme les Jeux Olympiques. Il fallait le temps que tout soit digéré, et qu’on prenne en maturité.

Arnaud Loiseau, entraîneur principal de l’équipe de France féminine : “Comme on leur a dit tout au long de la compétition, ce qu’on peut contrôler et ce qu’on peut mettre, on l’a mis, c’est ce qu’il fallait pour ne pas avoir de regrets. Elles peuvent être fières de leur parcours, et de leur match, parce que c’était une belle finale. Ça se joue à des détails, et on sait qu’elles ont encore une marge énorme de progression, ce n’est pas une équipe qui est arrivée à maturité. C’est très encourageant pour la suite, c’est de très bon augure. C’est la récompense de tout le travail des derniers mois, et cela va nous donner encore plus de motivation pour continuer.

La force de leur duo ? C’est une équipe très physique. Et avec le staff, on est tous très connectés. C’est professionnel, mais on s’entend tous très bien, il y a une bonne atmosphère dans cette équipe, d’abord entre elles, et puis avec les coachs. On se fait tous énormément confiance. Et leur force est de bien se connaître, de savoir communiquer pour gérer les moments importants, les moments difficiles. C’est ce qui fait la différence dans les matchs à pression.

Leur marge de progression ? Dans l’organisation tactique, déjà, même si elles ont bien progressé. Et même si le travail a déjà été bien entamé, elles peuvent encore s’améliorer dans la prise de confiance, et dans l’expérience de ce genre de moments.

Clémence Vieira, quel est le sentiment après avoir décroché une médaille d'argent historique pour le beach-volley français à l'Euro? C’était une sacrée compétition. On est très fières de nous, même si on aurait aimé avoir cette médaille d’or. C’est une super évolution pour nous. On est très contentes et très fières. C’est quand même une satisfaction. On n’avait jamais atteint ce résultat. C’est une gros pas pour notre équipe et le beach-volley français. Ça nous motive encore plus pour aller chercher l’or l’année prochaine.

Samedi soir, après avoir battu les Allemandes Müller et Tillmann en demi-finale, vous aviez la médaille assurée. Dans quel état étiez-vous? C’était assez difficile. Il y avait beaucoup d’excitation. J’ai eu du mal à m’endormir. C’est du positif car tu es assurée d’avoir une médaille et tu peux obtenir l’or...

Avec Aline Chamereau, vous avez participé aux derniers Jeux olympiques de Paris 2024, où vous n’êtes pas sorties de la poule. En quoi cette expérience vous a aidées lors de cet Euro? Ça nous a aidées. A Paris, c’était la première fois qu’on jouait devant autant de monde, 14.000 personnes, un public totalement pour nous. Retourner sur un court central où il y a beaucoup de monde, qui fait du bruit, avec l’expérience de Paris, on connaissait. On a pu affronter des super équipes à Paris qu’on a retrouvées ici, où il y avait à peu près le même niveau. On bat les Allemandes chez elles après plusieurs défaites, c’est beau, une belle revanche. Paris a été une étape importante dans notre construction d’équipe. On a mis Paris dans notre poche pour grandir.

Dans le premier set de la finale, vous passez de 12-9 en votre faveur à 19-14 contre vous. Puis vous sauvez six balles de set consécutives avant de l’emporter. Racontez-nous cette séquence... Au bout d’un moment, on s’est dit qu’il fallait reprendre l’ascendant. On a tout envoyé. Sur une finale, il faut savoir prendre des risques pour faire la différence. C’est ce que les Ukrainiennes ont fait ensuite dans les deux sets suivants.

Il a semblé ensuite que les Ukrainiennes faisaient de grosses défenses pour prendre l’avantage... On a beaucoup touché de ballons mais les Ukrainiennes ont été très fortes, la défenseuse a été très forte. C’était très serré. La fin de match était stressante. Dans ces moments-là, on essaye de s’accrocher au moment présent, de se connecter avec Aline, de bien se regarder dans les yeux. Ce n’est pas facile car il y a du stress et de l’appréhension dans ces moments-là. C’est aussi pour ça qu’on est là, pour vivre ces moments et se challenger.

Que va vous apporter cette médaille d’argent européenne? Avec cette médaille, on est qualifiées pour les Mondiaux en novembre en Australie. Ensuite, on marque des points pour rentrer sur les tournois du circuit mondial.

JO PARIS 2024 - MIRACLE ! Les Bleus renversent l’Allemagne et se qualifient pour les demies

Prochains Matchs et Compétitions

Les équipes de France féminine et masculine de volley-ball ont plusieurs compétitions importantes à venir :

  • Championnat d'Europe féminin : Du 21 août au 1 septembre 2026
  • Championnat d'Europe masculin : Du 11 au 27 septembre 2026

Voici quelques-uns des prochains matchs programmés :

Compétition Date Match
Championnat d'Europe Femme 21 août 2026 France - Slovaquie
Championnat d'Europe Femme 23 août 2026 France - Croatie
Championnat d'Europe Homme 10 septembre 2026 France - Suisse
Championnat d'Europe Homme 13 septembre 2026 France - Turquie

Pour rester informé des derniers matchs et compétitions, consultez régulièrement les calendriers sportifs et les actualités des équipes de France.

Les Différences entre Beach Volley et Volley-Ball Traditionnel

Le beach volley et le volley-ball traditionnel partagent de nombreuses similitudes, étant tous deux basés sur le principe de frapper un ballon par-dessus un filet pour marquer des points contre une équipe adverse. Voici quelques différences clés :

  • Nombre de joueurs : Le beach volley se joue avec deux joueurs par équipe sur le terrain, tandis que le volley-ball traditionnel en compte six.
  • Surface de jeu : Le beach volley se joue sur le sable, ce qui ajoute un élément de difficulté en termes de mouvement et de stabilité.
  • Score et sets : Dans le beach volley, un match est généralement joué en deux sets gagnants de 21 points chacun, avec un éventuel troisième set à 15 points si nécessaire.
  • Technique et règles : Le beach volley interdit les touches guidées ou les passes avec les doigts serrés, privilégiant des passes plus ouvertes.
  • Atmosphère et culture : Le beach volley est souvent associé à une atmosphère plus détendue et festive, joué en extérieur avec une ambiance de plage.

Tops et Flops : Analyse des Performances

Lors des confrontations France-Allemagne, certains joueurs se sont distingués par leurs performances exceptionnelles, tandis que d'autres ont connu des difficultés. Par exemple, Earvin Ngapeth a souvent été un joueur clé pour l'équipe de France, multipliant les coups d'éclat et portant son équipe dans la difficulté. En revanche, Jenia Grebennikov, habituellement un pilier en défense, a parfois manqué de présence, affectant la performance globale de l'équipe.

Voici un exemple d'analyse des performances lors d'un match :

Tops :

  • Earvin Ngapeth : A enchaîné les exploits individuels, avec des services et des attaques qui ont assommé l'adversaire.
  • Barthélémy Chinenyeze : Présence incroyable dans les fins de set, avec des blocks monstrueux et une attaque gagnante.
  • Nicolas Le Goff : Décisif au moment le plus important, avec des contres qui ont relancé l'équipe.

Flops :

  • Jenia Grebennikov : Mal placé ou mal à l'aise, n'a pas réussi à remonter les tranchantes attaques allemandes.
  • Florian Krage : S'est complètement loupé dans les moments clés de la fin du troisième set.

Åhman/Hellvig vs. Bassereau/Aye, C.

Au beach-volley, la domination par les équipes américaines est indéniable, mais la paire norvégienne Anders Mol et Christian Sorum a tout gagné, bien qu'ils aient récemment cédé la première place mondiale aux Suédois David Ahman et Jonatan Hellvig.

Suivez les dernières actualités ainsi que le programme du beach volley aux Jeux Olympiques sur L’Équipe. Les matches de beach-volley des Jeux olympiques de Paris 2024 se disputent au pied de la tour Eiffel.

Engagées ce dimanche 28 juillet, les Françaises Clémence Vieira et Aline Chamereau se sentent privilégiées d’évoluer dans un tel endroit. Elles ont perdu, mais ont profité de l’ambiance.

Les matches de beach-volley, ici le France - Allemagne de dimanche 28 juillet, se déroulent au pied de la tour Eiffel. Le décor est vertigineux. L’image inédite. Des matches de beach-volley au pied de la tour Eiffel, ça vaut le coup d’œil.

Sur le terrain, les joueurs ont fait le spectacle, aussi. C’est l’un des sites emblématiques de Paris 2024 : le terrain de beach-volley est installé au pied de la Tour Eiffel. Reportage dans une ambiance estivale.

Ce n’est pas « sea, sex and sun », mais pas loin : un grand rectangle de sable, des athlètes luisant de sueur et le thermomètre qui affiche largement au-dessus des 30 degrés en cette fin de matinée parisienne. Le terrain de « beach » comme disent les pratiquants, de volley-ball de plage comme préféreront dire les défenseurs de la langue française, est littéralement posé au pied de la grande Dame de fer.

En guise de gladiateurs : des sportifs musclés, en débardeur et short de type basketteur pour ces messieurs, en tenue plus légère pour ces dames. À l’image de cette paire italienne, en bikini, brassière et lunettes de soleil. L’une d’elles a tout de même mis une mini-casquette. Le contraste est saisissant avec leurs adversaires égyptiennes qui portent chacune un legging noir assorti à un haut qui dissimule les bras, avec par-dessus ce haut noir un teeshirt rouge ample tandis que les cheveux sont dissimulés par un voile de sport.

Dans les tribunes, l’ambiance est bon enfant. Les spectateurs les mieux placés profitent d’une vue inouïe sur le Trocadéro à travers les grandes arches de la Tour Eiffel. La température grimpe dans les tribunes, et pas seulement en termes d’ambiance. Les organisateurs se munissent de tuyaux d’arrosage pour rafraîchir les spectateurs qui applaudissent de plaisir. Mieux vaut se couvrir la tête au risque d’attraper une insolation et se tartiner de crème !

L’impression d’être à la plage à Paris

Certains utilisent leur drapeau comme cache-soleil. En zone presse, une journaliste - pourtant à l’ombre - fait un petit malaise. Dans le public, il y a les adeptes des chapeaux blancs dans le plus pur style de Roland-Garros. Ils agitent bourgeoisement un éventail. D’autres préfèrent la casquette criarde et les claquettes aux pieds.

Opposés ce mardi aux numéros trois mondiaux allemands pour leur premier match du tour préliminaire, la paire française Bassereau/Lyneel est logiquement battue en deux sets.

Julien Lyneel, 34 ans, fut l’un des cadres de l’équipe de France de volley-ball (220 sélections, champion d’Europe 2015 et vainqueur de deux Ligues mondiales). Interrogé par le JDD après cette défaite inaugurale sur l’ambiance estivale, le Montpellierain répond dans un large sourire : « C’est un sport fun qui est sacrément rude. C’est un sport qui demande beaucoup de sacrifices et de travail pour tenir tout un match. Ce n’est pas aussi simple qu’on le pense ! Et là, il fallait gérer le soleil qui tapait fort ».

Et la qualité du sable ? Réponse de son jeune acolyte toulousain, Rémi Bassereau, également dans un grand sourire : « Elle est super. On ne s’enfonce pas trop. Le sable est assez fin mais pas trop. Quand tu plonges, il ne colle pas partout. Le terrain n’est pas brûlant non plus. C’est nickel ».

Comme les joueuses et les joueurs de l’équipe de France de volley-ball, les Bleues et Bleus du beach-volley connaissent désormais leurs adversaires de la phase de poules des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Côté féminin, les n°1 françaises, Lézana Placette et Alexia Richard, classées 23e mondiales, ont hérité d’une poule F très équilibrée avec trois paires qui ont terminé sur les trois premières marches du podium des derniers Championnats d’Europe, en août 2023 à Vienne, dans l’ordre les Suissesses Tanja Hüberli/Nina Brunner (n°7 mondiales), également victorieuses cette saison d’un tournoi Elite 16 à Tepic (Mexique), les Espagnoles Daniela Alvarez/Tania Moreno (n°14) et les Allemandes Laura Ludwig (championne olympique en titre) et Louisa Lippmann (15e).

Dans le tournoi masculin, Youssef Krou et Arnaud Gauthier-Rat ont hérité de la poule F avec les n°4 mondiaux, les Néerlandais Stefan Boermans/Yorick De Groot, deuxièmes à Ostrava début juin et vainqueurs en ouverture de la saison à Doha, les Espagnols Pablo Herrera/Adrian Gavira (n°18) et les Américains Miles Evans/Chase Budinger (n°13).

Les deux premiers de chaque poule et les deux meilleurs troisièmes se qualifieront pour les huitièmes de finale, les quatre autres troisièmes s’affronteront au cours de deux barrages qualificatifs pour ces huitièmes.

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