Beach-volley en Arabie Saoudite : Histoire et Règles

Le beach-volley, avec son ambiance festive et son esthétique décontractée, est un sport qui attire un public varié, des passionnés aux curieux, en passant par ceux qui apprécient l'aspect visuel.

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Une partie de beach volley.

Un sport aux multiples facettes

De tous les sports des Jeux, le «beach» est le seul où les athlètes partagent la vedette avec un DJ. Entre chaque point, c’est lui qui encourage le public à se lever, chanter, et se déhancher. Résultat, il n’y a jamais autant d’ambiance dans le stade qu’au changement de côté, quand les danseuses brésiliennes exécutent leur show. Pour les Londoniens pas forcément attirés par les sports traditionnels des Jeux, cette ambiance «Copacabana» est idéale pour prendre part à la fête olympique.

Quand le temps le permet à Londres, les joueuses sortent donc l’accessoire phare de la discipline, le bikini. Et bizarrement, les tribunes se remplissent beaucoup plus vite. Le public du beach-volley assume donc un petit côté voyeur mais pas pervers. Quoi que.

Origines et expansion mondiale

Aux yeux des Brésiliens, la plage, c'est avant tout un formidable terrain de sport. Si courir vous fait suer et si nager vous plonge dans des abîmes de stupéfaction, vous pouvez vous essayer à des sports plus originaux mais tout aussi populaires sur les plages, de Buzios à Ipanema, en passant par Fernando de Noronha et Jericoacoara.

Comme le beach tennis, le beach-volley a sa fédération internationale. Sport olympique depuis 1996, il a son championnat du monde depuis 1997.

Explosif et spectaculaire, ce sport est dominé par le Brésil depuis de nombreuses années. Le beach-volley est le sport le plus pratiqué à Rio. Impossible de passer à côté lors de votre prochain voyage au Brésil. L'essayer c'est goûter une tranche de vie 100 % carioca.

Règles du jeu

Si le volley se joue sur un terrain de 18 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur, son cousin des plages se déroule sur un terrain de 16 mètres sur 8 mètres. Chaque équipe est composée de 2 joueurs, contre 6 pour le volley et les parties se jouent en 2 sets gagnants de 21 points, contre 3 sets gagnants de 25 points pour le volley.

Le futsal : un autre "football" brésilien

En effet, le Brésil a su développer avec succès une maîtrise de l’ensemble des formes de jeu de «balle au pied» codifiées. C’est ainsi le seul pays à se hisser dans les dix meilleures nations des quatre classements mondiaux de référence des pratiques, dont la FIFA à la charge, puisque son rayon d’action ne se limite pas qu’au football, version de jeu «balle au pied» la plus anciennement organisée.

Cet article souhaite s’arrêter sur le premier nommé de ces «autres» footballs, le futsal, et analyser ses conditions d’apparition, de diffusion et de répartition à l’échelle mondiale. Né un demi-siècle après le football, le futsal possède des caractéristiques ambivalentes à l’égard de son aîné, à la fois proches et distinctes, comme en atteste la présence conjointe, mais incommode, des deux sports au sein d’une seule et même fédération internationale depuis 1989.

Dans certains pays, le futsal constitue, symboliquement, l’antichambre du football, un réservoir de joueurs potentiels. Le Brésil, ou plus récemment, le Portugal et l’Espagne sont souvent dépeints comme pays avant-gardistes et références en la matière, où le vivier de joueurs futsal enrichit régulièrement les sélections de football.

Symbole de la réussite sportive et du foisonnement du football dans cette région du monde, l’Uruguay constitue le point de départ de la diffusion de cette nouvelle forme de jeu. Le réseau que Ceriani met en place s’organise autour de la même logique de diffusion, par proximité géographique, que le football en son temps avec une première phase tournée vers les pays frontaliers, puis l’ensemble de l’Amérique latine. En raison de sa proximité directe et de son activisme religieux, le Brésil va être, dès 1933, le premier pays «touché» (primer término) par la diffusion de la pratique, dont il reste aujourd’hui le principal ambassadeur.

Ainsi en Amérique du Nord et en Europe, où des formes de jeux similaires existaient, l’arrivée de ce jeu plus structuré va permettre le développement d’une pratique formelle. De l’aveu même de Ceriani, au-delà du continent américain, l’Espagne, le Portugal, Israël et l’Australie vont s’avérer être des pays relais déterminants pour la pratique.

À l’issue de cette phase d’expansion, une quarantaine de pays sont concernés par la diffusion du futsal, entraînant la création de fédérations nationales et bientôt de la fédération internationale (FIFUSA), en 1971 dont le profil des membres fondateurs témoigne alors de l’hégémonie sud-américaine sur la pratique, qui au-delà de sa conception, se traduira également dans les premières compétitions.

Si les championnats du monde de 1982, 1985 et 1988 ont progressivement élargi la participation à d’autres pays que sud-américains, la qualité du réseau et du tissu mis en place par la FIFUSA n’a pas suffi à faire du futsal un sport ancré sur tous les continents.

Le beach-volley et la place des femmes dans le sport

Le cas du beach-volley permet de mieux illustrer ce propos. Ce sport véhicule une image des plus sexy, les joueuses devant porter des bikinis, avec une largeur de short maximale à 7 cm. Pour l’instant, le CIO laisse les différentes fédérations sportives trancher. C’est une nouvelle réglementation qui montre l’évolution de la place du signe religieux dans le sport, favorisant ainsi la participation d’athlètes féminines de pays tels que l’Arabie Saoudite, le Qatar, ou Brunei.

En ce qui concerne la place des femmes dans le sport, comme pour toutes les autres questions sociales et sociétales, le CIO n’a jamais agi que sous la pression des nouvelles pratiques sportives et des organisations militantes concernées. Prenant en compte la progression du nombre de sportives dans le monde qui sont autant de consommatrices, le président Samaranch inaugure en 1991 une politique plus volontariste en imposant l’obligation à chaque nouveau sport intégrant le programme olympique de comporter des épreuves pour femmes.

Mais, cela ne signifie pas pour autant que cette évolution concerne de manière égale toutes les délégations olympiques dont la composition relève de la décision des CNO. Nombre d’entre elles sont encore intégralement masculines dans les années 1990 : 35 à Barcelone en 1992 et 26 à Atlanta en 1996.

Sur le modèle des militants antiapartheid qui ont investi la scène olympique dans les années 1960, et en ciblant prioritairement l’Iran, le Comité Atlanta + a pris appui sur la Charte olympique pour mener ses campagnes en faveur de la mixité des délégations olympiques auprès du CIO, du Parlement européen, du Conseil de l’Europe ou de la Commission des droits de l’Homme à Genève.

Pour sa première conférence de presse, dans les locaux du Sénat à Paris, en janvier 1994, le Comité Atlanta + dénonce le fait que des pays pourtant riches comme l’Arabie saoudite n’envoient pas de sportives aux JO, et que les organisateurs barcelonais aient cédé à la demande iranienne de remplacer la porte-emblème du nom de son pays par un homme. Au mois de septembre suivant, il demande par courrier au président Samaranch « d’exclure les délégations qui excluent les femmes ».

Robert Stull a été élu président de l’Union internationale de pentathlon moderne (UIPM) au mois de novembre dernier lors du Congrès de l’instance, à Riyad, en Arabie saoudite.

Depuis que les femmes ont obtenu le droit de participer aux compétitions sportives, le sexe est utilisé pour répartir les athlètes en deux catégories : masculine et féminine.

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