Le monde du basket-ball a été témoin de l'ascension de nombreux talents venant de divers horizons culturels. Parmi eux, les basketteurs arabes ont marqué l'histoire de la NBA, chacun avec son parcours unique et ses défis spécifiques. Cet article explore les histoires de ces athlètes, de leurs débuts à leurs contributions significatives, tout en mettant en lumière les espoirs de la nouvelle génération.

Hakeem Olajuwon: Un Pionnier Musulman en NBA
Hakeem Olajuwon est une figure emblématique du basket-ball. Il a posé son petit univers à Sugar Lakes, quarante minutes au sud-ouest de Houston. Rien d'extraordinaire, aucune excentricité. Une grande pelouse, quelques arbres, deux ou trois massifs de plantes. Tout est vert et respire simplicité et sérénité.
La maison est toute blanche. Un cube éclatant, irréel, posé comme une oasis en plein désert. Un coin de Méditerranée en pleine orthodoxie architecturale anglo-saxonne. On y entre à pas feutrés, sans chaussures. Trois pièces, un plafond très haut, des murs blancs : un minimalisme typiquement musulman.
«Je suis quelqu'un de simple et d'humble. Ce qu'il y a à l'extérieur reflète ce qu'il y a à l'intérieur. On peut aimer les belles choses sans y être attaché. L'islam organise votre vie. C'est une façon de vivre. Et la vie est simple. Il ne faut pas trop la prendre au sérieux. L'important c'est ce que vous aurez après. »
Il vit seul depuis quatre ans. Juste une poignée d'amis, trois de ses quatre frères et un cousin émigrés eux aussi au Texas ont, de temps à autre, le droit de venir partager sa grande spécialité : le ragoût de poulet. En dehors de ses rares agapes familiales, il reçoit peu, sort peu, préfère profiter d'une atmosphère propice au recueillement.
«Dès que le basket m'en laisse la possibilité, je passe beaucoup de temps à la maison. Je me promène dans le jardin, je vais au bord de l'eau, je lis le Coran. Seulement profiter du jour qui passe. La musique, je n'écoute que rarement. Avant oui, mais je préfère désormais lire le Coran. Quand on est seul, relaxe, c'est comme une musique. »
Sur l'énorme table en verre blanc, s'amoncellent des livres sur l'art des jardins, Picasso, l'architecture musulmane à travers les âges... Il explique qu'il vient à peine de se séparer d'une collection d'art musulman. Puis s'extasie devant une aquarelle de Lissitzky, une représentation très figurée d'un speaker radio des années vingt.
Chez Hakeem Olajuwon, chaque mur reçoit son tableau. De l'art abstrait. Des toiles originales. Mais Miro, Kandinsky ou Picasso n'ont plus de secrets pour lui. «Je n'ai jamais étudié l'art. Je l'aime simplement, comme ça. »
Sa chambre, dans le plus pur style musulman, ressemble à un palais arabe. Dans chaque pièce, chaque objet, chaque meuble, semble avoir été expressément fabriqué, pensé, pour être à l'endroit exact où il se trouve. Rien n'est en trop, rien ne manque. L'harmonie parfaite. Un univers qui sent l'aisance mais qui respire, épuré de tout clinquant.
Depuis cette rupture, toute sa vie est vouée à l'adoration d'Allah. Jusque dans les entrailles du Summit, où les dirigeants des Rockets ont dû lui réserver une salle pour la prière qu'il fait immuablement une heure avant d'entrer sur le terrain.
En février dernier, il a créé une fondation, The Dream Fondation. Elle attribuera des bourses d'études de 1000 dollars à des enfants de familles pauvres prouvant leur envie de réussir.
Rudy Tomjanovich, son entraîneur, qui l'a vu arriver aux Rockets alors qu'il n'était encore que simple assistant, sait combien c'est important pour lui : «C'est quelqu'un de très concerné, de très engagé. Sa religion, sa vie spirituelle, il ne nous en parle pas beaucoup. Mais je l'ai observé et j'ai pu constater combien il est important pour lui d'être un exemple. Nous, nous dépendons de lui. Les quatre autres joueurs reposent sur lui. On l'entend peu mais dès que ça va mal, il est présent. Il est toujours d'humeur égale. Les voyages et toutes ces choses qui rendent les gens irritables n'ont pas de prise sur lui. Je ne sais pas comment il fait ! Il doit prendre sur lui. C'est vraiment quelqu'un de très agréable. C'est un prince !»
Olajuwon a appris à faire la part des choses, à ne pas tout mélanger. De toute façon, pour lui, le basket fait partie d'une hygiène de vie globale, au même titre que la prière. C'est bien pour ça qu'il avoue ne pas se fixer de fin de carrière, mot qui semble loin de ses préoccupations.
En ce moment, l'esprit d'Hakeem Olajuwon est accaparé par une tâche bien plus noble à ses yeux : l'acquisition des bâtiments d'une ancienne banque de Houston pour en faire une mosquée. « Ce sera plus un centre islamique. Un endroit pour apprendre aux gens ce qu'est cette religion. La plupart ne savent pas. C'est pour les musulmans, mais aussi pour les non-musulmans. Pour lutter contre la violence, la drogue, la corruption, le vol. Si je peux permettre d'éviter ça... »
Kareem Abdul-Jabbar: Une Légende Engagée
Kareem Abdul-Jabbar, né Ferdinand Lewis Alcindor, s'est converti à l'islam en 1971, changeant son nom. Cette religion est la "base de ma morale", raconte Kareem, qui s'est rendu trois fois à La Mecque.
Retraité des terrains depuis vingt ans, Kareem Abdul-Jabbar, 62 ans, aurait voulu être un grand coach, l'entraîneur mythique d'une grande équipe, comme Phil Jackson, qu'il assiste aux Lakers depuis 2005. Mais son humeur "sympathique-comme-une-porte-de-vestiaire" aurait eu raison de son ambition. "Et puis je n'ai jamais eu de propositions", dit-il.
Kareem est celui qui a marqué le plus grand nombre de points (38 387) dans sa carrière. Il a été 19 fois sélectionné au All Star Game, le match de gala qui rassemble chaque année les meilleurs basketteurs américains, a remporté six titres de champion NBA.
KAJ" a, en effet, trouvé son style d'expression : l'écriture. Une plume revendicative, loin de la frime actuelle des basketteurs, qui se plante dans la plaie des mémoires douloureuses entre les Noirs et les Blancs d'Amérique. Certains de ses six livres ont fait partie des meilleures ventes selon le classement établi par le New York Times : Kareem, Giant Steps, On the Shoulders of Giants, Black Profiles in Courage, histoires de héros noirs méconnus...
Kareem Abdul-Jabbar souhaite "que les gens comprennent l'importance que les Noirs américains ont apporté à notre culture, explique cet adepte d'Alexandre Dumas et amoureux du jazz. La plupart ne le comprennent pas : ils ont encore des idées limitées". Plus encore lorsqu'on est aussi musulman.
Dans l'un de ses livres, Brothers in Arms ("frères d'armes"), Kareem Abdul-Jabbar ressuscite le 761e bataillon, surnommé les "Blacks Panthers", une unité uniquement composée de Noirs qui servit pendant la seconde guerre mondiale. "J'ai découvert en écrivant ce livre, qu'un ami de mon père en avait fait partie", raconte l'ancien basketteur. L'acteur Denzel Washington devrait réaliser prochainement une adaptation de ce livre au cinéma.
Kareem Abdul-Jabbar's AMAZING Career Timeline!
Mahmoud Abdul-Rauf: Un Talent Brillant et Controversé
En juillet 1991, Chris Jackson est devenu Mahmoud Abdul-Rauf, confirmant sa conversion à l’Islam par un pèlerinage à La Mecque.
Né le 9 mars 1969, le petit Chris Jackson était barjot et il avait de qui tenir. Son oncle était surnommé « Crazy Willy » et sa mère, Jacqueline, avait une attitude parfois étrange.
Avec l’âge, les crises deviennent constantes. En se regardant dans un miroir, Chris prend conscience de la maladie. Ses prières n’y changent rien. Là, concentré sur son sujet, il règle ses comptes avec les autres et avec lui-même. Pas le moindre tremblement quand il arme son shoot, pas de cris stridents au moment de la passe.
Malgré sa « réputation » locale, il est courtisé par les meilleures universités. Dès la première année, c’est le carton plein : meilleur marqueur de la South Eastern Conference avec 30.2 points par match et le record NCAA pour un freshman avec 55 points dans une rencontre.
Alors Chris met tout en œuvre pour y arriver. Il devient un pilier de la salle de musculation : six heures de travail par jour et un minimum de 600 shoots par séance lui font perdre… 15 kilos.
Le changement se confirme à la fin de la saison 1992/93, quand il est élu Most Improved Player avec des moyennes de 19.2 points, 4.2 passes et 2.8 rebonds (à 45% au shoot, dont 36% à 3-points, et 94% aux lancers…).
En plus de ses cinq prières quotidiennes, Mahmoud Abdul-Rauf aligne les grosses performances, tournant à plus de 16 points de moyenne pendant trois ans (dont une nouvelle pointe à 19.2, en 1995/96).
Un homme qui osa aussi défier la NBA au nom de ses croyances, refusant d’écouter « The Star-Spangled Banner » face au drapeau américain avant chaque match. Une bannière étoilée symbole pour lui de « répression » dans un pays ayant un lourd « passé de tyrannie ».
Suspendu pour un match en mars 1996, Abdul-Rauf obtient quand même le droit de pouvoir fermer les yeux ou de regarder en bas pendant l’interprétation de l’hymne.
Tariq Abdul-Wahad: Le Pionnier Français
Tariq Abdul-Wahad, 39 ans, fut le premier basketteur français à jouer en NBA, le championnat professionnel de basket nord-américain. C'était en 1997, bien avant Tony Parker. Il fut aussi le premier athlète tricolore de renom à se convertir à l'islam.
En 1996, Olivier Saint-Jean est devenu Tariq Abdul-Wahad.
« Le iHajar vous donne tout : l'heure à la seconde près de toutes les prières quotidiennes (NDLR : il y en a cinq) ; il chante le adhan, l'appel à la prière ; il bouge et s'oriente vers la qibla, la direction de La Mecque, où que vous soyez, sur terre, sur mer ou en avion. Même sur la Lune, il le fera ! Durant le ramadan, il calcule l'heure précise de rupture du jeûne qui varie quotidiennement.
Lancé en France cette semaine avant une commercialisation mondiale durant l'été, fabriqué à Angers (Maine-et-Loire) il est « conçu par des entrepreneurs de confessions diverses », insiste l'ex-basketteur.
« Oui, reconnaît Tariq Abdul-Wahad reconverti entrepreneur. Mais notre application a un avantage unique au monde. Elle est reliée directement à un satellite. Elle n'a pas besoin de wi-fi ou de 3G. Vous la mettez dans votre sac ou votre poche.
| Joueur | Points Totaux | Titres NBA | Sélections All-Star |
|---|---|---|---|
| Kareem Abdul-Jabbar | 38,387 | 6 | 19 |
| Hakeem Olajuwon | 26,946 | 2 | 12 |
| Mahmoud Abdul-Rauf | 5,933 | 0 | 0 |
| Tariq Abdul-Wahad | 1,732 | 0 | 0 |
Salah Mejri: Un Représentant Tunisien en NBA
Originaire de Jendouba, en Tunisie, ce pivot de 2,17 mètres a rejoint les Mavericks de Dallas en 2015, au sein de la prestigieuse ligue de basket américain (NBA).
«A l’école, tout le monde jouait au football. La Tunisie n’est pas un pays de basket… J’ai donc découvert ce sport assez tard. J’ai intégré l’Etoile sportive du Sahel (à Sousse, ndlr) à 20 ans, en 2006. L’année suivante, le club a gagné le championnat, ce qui n’était plus arrivé depuis 1981. Nous avons remporté un autre titre en 2009 et lors de l’été 2010, je me suis expatrié en Belgique pour évoluer avec les Port Antwerp Giants (Anvers). J’ai ensuite continué ma progression en Espagne dans un club de milieu de tableau, Obradoiro CAB, en 2012, puis le Real Madrid m’a fait signer pour deux saisons.
Lors de ce déplacement, j’avais confié en off à un journaliste israélien qui me demandait si j’aimais Israël, que pour tout arabe, ici ce n’est pas Israël, c’est la Palestine. Les propos ont été repris le lendemain dans les journaux et amplifiés.
«Complètement ! Tous les joueurs, les amoureux de basket veulent venir jouer dans la meilleure ligue de basketball au monde. On me supervisait déjà quand j’étais en Belgique, mais je voulais avancer étape par étape. C’est totalement différent. Déjà, aux Etat-Unis, il y a énormément de matchs (82 par saison). On joue presque cinq matchs par semaine, on voyage tout le temps ou presque. En Europe, il y avait beaucoup d’entraînements pour s’améliorer et montrer au coach qu’on mérite sa chance, ici, on s’entraîne très rarement. Il faut donc répondre présent à chaque fois que le coach fait appel à toi.
Ce n’est ni de sa faute ni de la mienne. Seulement, il n’a pas l’habitude de travailler avec des joueurs internationaux qui n’ont pas d’expérience en NBA… Il préfère s’appuyer sur des vétérans. Mais peu importe. Je bosse dur pour qu’il fasse appel à moi, et quel que soit mon temps de jeu, je répondrai présent et je donnerai le meilleur de moi-même à chaque fois.
La NBA a évolué, dans le sillon des Warriors de Golden State (Oakland) (vainqueurs du championnat en 2017) qui font appel à des joueurs de plus petite taille.
Avec la sélection, j’ai vécu des moments inoubliables. Comme en 2011 lorsque nous avons gagné le premier Afrobasket de notre histoire à Madagascar face à l’Angola. Cette victoire, la joie des Tunisiens, je ne l’oublierai jamais. Je suis heureux d’être le premier Maghrébin à évoluer en NBA. C’est un honneur de représenter la Tunisie et aussi une grande responsabilité. Je sais que beaucoup me suivent, chez moi, mais aussi dans toute l’Afrique. Certains sont déçus de ne pas me voir jouer plus souvent, mais après chaque match j’ai énormément de retours. Je suis ravi de les représenter et de jouer pour eux.
Néanmoins, je suis plutôt optimiste pour la suite. Nous avons désormais une réelle liberté, de mouvement, de parole, et c’est une avancée notable. La situation économique demeure inquiétante, mais nous sommes dans une période de transition, compliquée pour tout le monde. Les Tunisiens doivent continuer d’y croire, l’économie devrait prospérer avec l’essor du tourisme notamment.
Chaque été, nous organisons des camps à La Goulette, Nabeul ou Radès pour développer la pratique du basket auprès de jeunes qui regardent les matchs NBA à la télévision. L’an dernier, nous avons monté un camp avec des officiels de la ligue professionnelle américaine de basketball, lesquels sont venus évaluer le niveau des jeunes basketteurs tunisiens âgés entre 13 et 17 ans.

Khaman Maluach: L'Avenir du Basket Soudanais
Le 26 juin, le Sud-Soudanais Khaman Maluach a été drafté par les Houston Rockets et transféré aux Phoenix Suns. Le basketteur sud-soudanais Khaman Maluach, l’un des pivots les plus prometteurs des cinq dernières années, a été sélectionné 10ème par les Houston Rockets et transféré aux Phoenix Suns lors de la draft NBA 2025 dans la nuit du 26 juin.
Khaman Maluach, ce natif de Rumbek, au Soudan du Sud, impose grandement son talent face à des joueurs d’expérience notamment durant la 4ème édition de la Basketball Africa League en 2024. La même année, il intègre le championnat universitaire américain à travers les Blue Devils de Duke.
« En vivant en Afrique, j’avais tout le continent à mes côtés. Aujourd’hui, Je suis ici pour représenter tout le continent, pour donner de l’espoir aux jeunes, à la prochaine génération du basket africain.
Hamad Mousa: L'espoir Qatari pour la NBA
Depuis l’apogée du milieu des années 2000, le Qatar a du mal à s’imposer à nouveau dans le paysage du basket-ball asiatique. Mais avec la nouvelle génération qui arrive, le pays du Golfe pourrait avoir son premier natif à jouer en NBA.
Hamad Mousa est né le 28 mars 2006 à Doha. Il a grandi en jouant au football entre l’âge de 7 et 11 ans, un sport qu’il apprécie plus, avec Neymar comme idole. Par la suite, il s’est tourné vers le basket-ball avec les conseils de Yassin, où sa grande taille lui permettait de s’adapter plus facilement.
A partir de 14 ans, Hamad Mousa a joué loin de chez lui, à Canberra, en Australie, pour la NBA Global Academy au cours des trois dernières années. Il est apparu pour la première fois sur la scène internationale lors de la Coupe d’Asie des moins de 16 ans en 2022, en jouant pour l’équipe nationale du Qatar.
Il a attiré l’attention des entraîneurs universitaires grâce à sa performance lors d’un événement de Basketball Without Borders à Noblesville, Indiana, en février 2024 pendant le All-Star Weekend.
2024 a vu Hamad Mousa faire son premier match pour l’équipe senior du Qatar. Avec une cote en hausse, l’année 2024 a été riche en événements pour Hamad Mousa. Le même mois, il fait ses débuts en équipe nationale senior lors des éliminatoires de la Coupe d’Asie 2025. Il tourne en moyenne à 9,0 points, 2,5 rebonds et 1,5 interception en 23 minutes lors de ces 2 matchs, une victoire étriquée contre l’Iran et une défaite de peu contre le Kazakhstan.
Il a représenté l’équipe mondiale au Nike Hoop Summit le 13 avril. Hamad Mousa a déjà éclipsé cela, avec 10 matchs joués en tant que joueur de rotation pour l’équipe basée dans l’Ohio. Contrairement à de nombreux joueurs de première année, Mousa semble avoir un rôle gravé dans la pierre pour l’équipe de Dayton.
En tant que talent brut avec du potentiel, il est actuellement prévu pour être un choix de deuxième tour, peu importe s’il décide de se déclarer pour la draft de 2025 ou de 2026, avec certains prévoyant même qu’il puisse être choisi au premier tour. Hamad Mousa est un joueur de 2,03 m et une envergure de 2,16 m, doté d’un haut niveau de compétences, d’un QI de basket et d’une grande sensibilité, ainsi que de capacités athlétiques hors du commun. Il est issu d’une lignée de basketteurs et cela se voit.
Mousa a la taille idéale pour un ailier et correspond au moule moderne des grands organisateurs offensifs polyvalents. Mousa peut jouer aux postes 1, 2 et 3. Hamad, le joueur, est un marqueur dynamique à trois niveaux », a écrit Nathan Brereton, entraîneur adjoint de l’équipe Global Academy. « Il est un tireur de haut niveau à trois points, capable de tirer en sortie de dribble (pick and roll, etc.). Il est long, 6-7 avec une envergure de 7-1, ce qui lui permet de jouer offensivement mais aussi d’être actif défensivement. Il est un facilitateur amélioré comme on a pu le voir à Basketball Without Borders. Très bon coéquipier.
La capacité à marquer est le talent principal d’Hamad Mousa. C’est un finisseur fiable dans la raquette, qui utilise efficacement ses deux mains autour du cercle. Son tir fluide et sans effort fait de lui une menace à l’intérieur et à mi-distance, d’autant plus qu’il est très efficace en pick and roll. Hamad Mousa est un marqueur astucieux, qui utilise des bons pieds de pivots et un jeu de jambes avancé pour se démarquer des défenseurs.
Son tir à 3 points n’est pas fiable pour l’instant cela dit. Son manque d’efficacité aux lancers francs est également un problème. Tournant entre 65 et 69% avec le Qatar et Dayton, il est clairement en-dessous de ce qui est attendu d’un joueur de périmètre en NBA.
Hamad Mousa a expliqué qu’il aimait apprendre des stars de la NBA comme Jalen Williams, Tyrese Haliburton, Cade Cunningham, Luka Dončić et Shai Gilgeous-Alexander. Il veut développer son jeu des deux côtés du terrain et être plus qu’un bon marqueur. Bien qu’il ait le potentiel pour devenir un grand marqueur, il a aussi les outils hors-ballon pour être plus un élément offensif complémentaire. Il joue avec un rythme et une patience avancés. Il sait se servir de ses mouvements pour trouver des espaces libres sur le terrain afin d’obtenir des occasions de tirs à mi-distance et de faire des layups.
La capacité à créer d’Hamad Mousa est un élément à suivre. Il a un potentiel de point forward s’il peut continuer à peaufiner son jeu, mais ses outils bruts sont très intéressants. C’est un passeur sous-estimé qui peut jouer en tant que « wing » ou “jumbo guard”, mais il a aussi la taille pour jouer en tant qu’ailier fort sous-dimensionné s’il peut devenir plus costaud.
A ce stade, Hamad Mousa est encore assez mince d’un point de vue physique, ne pesant que 83 kg. Cela le limite parfois sur le plan défensif. Il a une bonne lecture du jeu et peut couper les lignes de passe, et il est actif en 1 vs 1, mais face à un adversaire plus costaud, il a beaucoup de mal. Il se déplace bien sans le ballon, mais il a du mal à se créer des occasions en sortie de dribble, car le physique et la force de certains joueurs semblent le gêner. Hamad Mousa pourrait bénéficier de plus de temps à l’université pour polir son jeu et développer son physique.
Il a les outils pour devenir plus qu’un marqueur et être le genre de meneur de grande taille que les équipes NBA aiment beaucoup de nos jours.
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