L'Histoire du FC Barcelone et ses Demi-Finales Épiques en Ligue des Champions

Le Futbol Club Barcelona, plus connu sous le nom de FC Barcelone (ou Barça), est un club de football espagnol fondé en 1899. Basé à Barcelone, capitale de la Catalogne, il évolue dans le championnat d'Espagne. L'histoire du FC Barcelone en a fait un des porte-drapeaux de la Catalogne et du catalanisme, un rôle souligné par sa devise « més que un club ».

Le club nourrit une très ancienne et profonde rivalité avec le Real Madrid, le club de la capitale espagnole. Leur duel, connu comme el Clásico, décide souvent de l'issue du championnat d'Espagne dont les deux clubs dominent largement le palmarès.

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La Fondation et les Premières Années (1899-1930)

La pratique du football tarde à conquérir l'Espagne, et la Catalogne en particulier. À la fin du XIXe siècle, Barcelone est cependant en plein essor industriel et attire les étrangers, dont Hans Gamper, un expert-comptable suisse amateur de football. Il cherche d'abord à intégrer l’équipe du Gimnasio Tolosa, mais devant le refus du club d'intégrer des étrangers, il décide de créer un nouveau club de football.

Le 22 octobre 1899, il fait publier une annonce dans le journal Los Deportes. Les réponses positives justifient la tenue d'une réunion le 29 novembre 1899 au Gimnasio Solé. Le groupe des onze jeunes hommes présents, composé en majorité d'Anglais, de Suisses et d'Allemands, fonde à cette occasion le Foot-Ball Club Barcelona. Le premier match est disputé le 8 décembre 1899 au Vélodrome de Bonanova contre des Anglais expatriés et se solde par une défaite 1-0.

Le club organise ses matchs d'abord à l'Hôtel Casanovas en 1900, déménage à la ruelle d'Horta en 1901, puis à la rue Muntaner à partir de 1905. Fort de ses nombreux joueurs étrangers, l'équipe obtient très vite de bons résultats, que ce soit en championnat de Catalogne (connue initialement comme la Copa Macaya) dont la première édition a lieu en 1900, qu'en coupe d'Espagne (la « Coupe du Roi »), première compétition nationale lancée en 1902, et connaît un succès rapide auprès du public local de classe moyenne.

Dauphins du Hispania Athletic Club lors de la première édition du championnat catalan, les Barcelonais menés par Gamper prennent leur revanche dès la saison suivante et remportent ainsi leur premier trophée officiel. Vainqueur de la Copa Barcelona en 1903 puis du championnat de Catalogne en 1905, le club connaît pourtant d'importantes difficultés financières et sportives les années suivantes.

Son fondateur Hans Gamper, retiré des terrains en 1903, est devenu un homme d'affaires intégré à la vie barcelonaise, si bien qu'il se fait appeler « Joan », un prénom catalan. Joan Gamper entreprend de structurer le club. Le 14 mars 1909, le stade de la rue Indústria, premier terrain appartenant au club et dont la capacité initiale est de 6 000 spectateurs, est inauguré, tandis que l'équipe retrouve le succès en remportant le championnat de Catalogne en 1909, un titre qu'il conserve trois ans, puis sa première Coupe du Roi en mars 1910 (face au Club Español de Madrid 3-2).

Il remporte également la première édition de la Coupe des Pyrénées, une compétition de football franco-espagnole réputée dont il conserve le titre les trois années suivantes. C'est à cette époque que le club, qui opte pour la langue catalane au lieu du castillan, commence à se forger en symbole de l'identité et des aspirations catalanes. Pour de nombreux supporteurs, soutenir le club est davantage une question de revendication identitaire qu'une passion pour le jeu lui-même.

Gamper, qui a abandonné la présidence le 14 octobre 1909 pour des raisons professionnelles, revient aux affaires le 17 novembre 1910 à la demande des membres du club et en poursuit la restauration économique. Il recrute notamment en 1912 Paulino Alcántara, qui deviendra le meilleur buteur de l'histoire du Barça avec 357 buts.

Les Barcelonais remportent une nouvelle fois la Coupe du Roi en 1912 (2-0 sur Gimnástica Madrid) puis en 1913 (2-1 sur la Real Sociedad), au cours d'éditions marquées par un schisme du football espagnol. Gamper part en 1913 puis revient entre 1917 et 1919, recrute l'Anglais Jack Greenwell comme entraîneur à plein-temps, fait venir le célèbre gardien de but Ricardo Zamora, le milieu de terrain Agustín Sancho et l'attaquant Josep Samitier, complément parfait d'Alcántara dont il prendra bientôt la relève.

Devant l'affluence grandissante les jours de match, il apparaît nécessaire de se trouver un stade plus spacieux. Gamper, redevenu président en 1921, verse un million de pesetas pour la construction d’un grand stade dans le quartier Les Corts, situé à l’ouest de la ville, qu'il inaugure le 20 mars 1922. L'enceinte, décrite à son inauguration comme la « cathédrale du football », est connue comme le stade des Corts. Sa capacité initiale de 22 000 spectateurs sera portée à 60 000 à son plus haut.

Des querelles internes au club conduisent Joan Gamper à redevenir président le 1er juin 1924. Pour ses 25 ans, le Barça compte un record de 12 207 socis, avant de réaliser à nouveau le doublé Coupe du Roi-championnat de Catalogne en 1925.

En juin 1925, au cours d'un match avec le CE Jupiter donné en hommage à l'Orféo catalan, les spectateurs du stade des Corts signifient leur opposition à la dictature de Primo de Rivera, installée depuis 1923, en sifflant la Marcha Real, l'hymne espagnol. Les autorités ferment le stade six mois pour activités anti-espagnoles.

Au départ de son fondateur emblématique, le FC Barcelone compte six Coupes du Roi et onze titres de champion de Catalogne à son palmarès, et s'apprête à connaître un véritable âge d'or sportif : il remporte toutes les éditions du championnat de Catalogne entre 1924 et 1932 (sauf en 1929) et la Coupe du Roi en 1925 (face à l'Arenas Club de Getxo 2-0), 1926 (face à l'Atlético Madrid 3-2) et 1928 (face à la Real Sociedad 3-1, après deux matchs d'appui).

Logiquement, le Barça participe à la première édition du Championnat d'Espagne de football en 1929, qui rassemble les dix principaux clubs du pays. Un début de championnat poussif provoque la démission en mars du président Arcadi Balaguer et de l'entraîneur Romà Forns, qui accepte de devenir l'adjoint de l'Anglais James Bellamy, venu de Brescia.

À la suite du décès par suicide de Joan Gamper le 30 avril 1930, ruiné par la crise de 1929 et tenu à l'écart du club par les autorités, la ville donne son nom à une rue du quartier des Corts et le club lui réserve le numéro 1 de soci. Les Blaugranes s'apprêtent dès lors à connaître une période difficile longue de nombreuses années.

Le Barça en 1903, vainqueur de la Copa Barcelona.

Période de Guerre et Dictature (1936-1970)

Un mois après le début de la Guerre d'Espagne en 1936, qui voit plusieurs joueurs barcelonais prendre les armes dans le camp républicain, le président du Barça Josep Sunyol est arrêté par l'armée de Franco près de Madrid et est fusillé. Alors que les compétitions nationales sont interrompues, le club effectue en 1937 une tournée en Amérique du Nord, où il est reçu comme un ambassadeur de la Seconde République espagnole.

Dans la nuit du 16 mars 1938, l'armée de l'air italienne, du côté des nationalistes, bombarde Barcelone, faisant plus de 3 000 morts et détruisant en partie le local social du club, où sont entreposés ses trophées et documents d'archive. Quelques mois plus tard, Barcelone tombe aux mains de l'armée franquiste.

Franco s'attache à supprimer les particularismes culturels et politiques d'Espagne, et notamment ceux de la Catalogne ; le club va alors faire face à de nombreuses difficultés. En mars 1940, un collaborateur de Franco, Enrique Piñeyro Queralt, est imposé comme président. Le nom du club est « espagnolisé » pour devenir le Club de Fútbol Barcelona (le Barça ne reprendra son nom d'origine qu'en 1973), et sur l'écusson le drapeau catalan à quatre bandes rouges est remplacé par le drapeau espagnol jusqu'en 1949.

Premier club non relégable du championnat d'Espagne en 1942, le club remporte pourtant cette année-là sa neuvième Coupe d'Espagne, devenue la « Copa del Generalísimo », face au Club Atlético de Bilbao. La saison suivante, le FC Barcelone affronte le Real Madrid en demi-finale. Après leur large victoire à domicile (3-0), les Blaugranes sont battus 11-1 au retour, à l'issue d'un match dont l'arbitrage suscite une polémique et qui voit le directeur de la police de Franco intervenir auprès d'eux dans les vestiaires.

Par la suite, le régime veillera à normaliser ses relations avec le club et à ne pas le défavoriser sportivement, afin de ne pas en faire un facteur de désunion nationale. Le club remonte sportivement au cours des années 1940. Sous la direction de l'entraîneur Josep Samitier, les coéquipiers de l'attaquant César Rodríguez et du gardien de but Velasco remportent enfin la Liga en 1945, seize ans après le premier titre du club, et la Copa de Oro Argentina, ancêtre de la supercoupe d'Espagne.

Nommé en 1947, l'entraîneur uruguayen Enrique Fernández mène le Barça, renforcé par le recrutement du jeune Estanislao Basora, à deux nouveaux titres nationaux, en 1948 et 1949, et remporte la coupe Eva Duarte, qui remplace la Copa de Oro Argentina. Qualifiés à ce titre pour la première édition de la Coupe Latine, qui oppose les champions italien, espagnol, portugais et français, les Barcelonais l'emportent en finale face au Sporting Clube de Portugal (2-1).

Avec le recrutement de l'attaquant hongrois László Kubala, accompagné des Espagnols Moreno et Eduardo Manchón, l'éclosion du gardien Ramallets à la place de Velasco, le club atteint un sommet sportif sous la direction du tchèque Ferdinand Daučík. Après avoir remporté la coupe d'Espagne en 1951, le club catalan réalise le doublé coupe - championnat d'Espagne deux années d'affilée, en 1952 et 1953.

En mai 1953, les dirigeants sont très proches de recruter l'attaquant argentin Alfredo Di Stéfano, qui « appartient » au club colombien de Millonarios de Bogota, où il joue, et au CA River Plate, son club précédent. Tandis que le joueur participe à plusieurs matchs amicaux avec le Barça, les dirigeants s'accordent avec le club argentin mais ne parviennent pas à trouver un arrangement avec les Colombiens, ce dont profitent les responsables du Real Madrid pour intervenir dans la négociation.

À l'issue d'un imbroglio dénoué par la FIFA puis par les autorités espagnoles, le joueur rejoint finalement le Real. Le rôle du régime de Franco dans ce transfert suscite une polémique et ravive les tensions entre les deux clubs, d'autant qu'il initie une historique période de domination madrilène (le Real Madrid remporte huit titres de champion en onze ans et les cinq premières Coupes des clubs champions européens).

Francesc Miró-Sans, candidat favori des autorités, est élu en septembre 1953, avec pour programme la construction d'un nouveau stade, rendue nécessaire par les succès et la popularité croissante du club. Entre décembre 1955 et mars 1956, le Barça de l'entraîneur hongrois Franz Platko connaît une série inédite de onze victoires consécutives en championnat et en Coupe des villes de foires (un record qui ne sera battu qu'en 2006 par l'équipe de Rijkaard).

À la suite de l'insurrection de Budapest et de l'intervention soviétique de 1956, plusieurs footballeurs du « Onze d'or hongrois » émigrent en Europe de l'Ouest et rejoignent Ladislao Kubala sur les terrains espagnols. Sándor Kocsis et Zoltán Czibor rallient le Barça, et Ferenc Puskás le Real Madrid.

Le 24 septembre 1957, le Barça quitte le stade des Corts, surnommé sur sa fin le Camp Vell, et inaugure le Camp Nou, une enceinte de 90 000 places à la mesure d'un club comptant 49 000 socis et qui ambitionne de rivaliser avec le grand Real Madrid d'Alfredo Di Stéfano.

Le Barça, entraîné par le Franco-Argentin Helenio Herrera à partir de 1958, parvient progressivement à ses fins. Après la quête de la coupe d'Espagne en 1957 et 1959 et des deux premières éditions de la Coupe des villes de foires en 1958 (face à une sélection londonienne en finale) et 1960 (face à Birmingham City), les Suárez, Collado Cano, Kubala, Kocsis, Czibor, Eulogio Martínez, Villaverde, Olivella, Gensana, Segarra, Gràcia, Vergés et autres Tejada parviennent à briser la domination du Real sur la scène nationale en remportant le championnat en 1959 et 1960 (à la différence de buts).

Les Barcelonais prennent leur revanche l'année suivante en devenant le premier club à éliminer les Merengues en coupe des clubs champions. Kubala, âgé de 34 ans, mène le club en finale, où malgré son statut de favori, il s'incline face au Benfica Lisbonne (3-2) lors d'un match spectaculaire et indécis. Cette cruelle défaite marque profondément le club, qui ne parvient plus à remporter de titre majeur dans la décennie, que ce soit en championnat, où il subit la domination du Real Madrid, que lors des compétitions européennes.

Le Camp Nou, stade emblématique du FC Barcelone.

Le Barça : Plus Qu'un Club (Depuis 1968)

En 1968, le FC Barcelone vit une année symbolique forte. C'est d'abord Narcís de Carreras, président nouvellement élu, qui dans son discours en janvier déclare « el Barça es més que un club », en référence à l'identité catalane dont le club se pose en porte-drapeau. La sentence devient la devise du club.

Le président suivant, Agustí Montal i Costa, poursuit l'œuvre d'affirmation du catalanisme de son prédécesseur, poussant les limites imposées par la dictature de Franco ce qui conduira à un certain nombre de frictions avec les autorités. Sur le plan sportif, il fait signer en 1971 l'entraîneur néerlandais Rinus Michels, le théoricien du « football total » qui vient de mener l'Ajax Amsterdam à la victoire lors de la Coupe des clubs champions européens 1970-1971.

La venue de Cruijff à Barcelone suscite un grand émoi chez les supporteurs catalans. Le Néerlandais est d'autant plus apprécié qu'il a déclaré avoir préféré signer pour le Barça plutôt que pour le Real Madrid, parce que celui-ci était soutenu par Franco. Cette prise de position donne une aura extraordinaire à celui que les socis appelleront El Salvador.

Demi-Finales de Ligue des Champions Mémorables

Parmi les moments les plus mémorables de l'histoire du FC Barcelone en Ligue des Champions, on peut citer certaines demi-finales épiques qui ont marqué les esprits :

Saison Adversaire Résultat Description
[Saison] [Adversaire] [Résultat] [Description du match]
[Saison] [Adversaire] [Résultat] [Description du match]
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Une double confrontation entre l'Inter et le FC Barcelone est considérée comme la « meilleure demi-finale de la Ligue des champions de l'histoire ». Il a fallu 13 buts en 210 minutes pour départager les deux équipes sur deux rencontres, un record. « C'était de la folie. Une folie glorieuse, sans filtre, poursuit le tabloïd anglais. Un rêve, du moins pour l'Inter. Pour Barcelone, au final, un cauchemar. »

Sky Sports évoque de son côté une « remarquable demi-finale de Ligue des champions pour l'histoire », tandis que The Independent parle d'« une nuit au drame inégalé, pleine de rebondissements et de surprises. »

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