Baptiste Damatrin, jeune ailier gauche, a rapidement gravi les échelons dans le monde du handball français. Sa carrière, marquée par des débuts prometteurs et une ascension constante, témoigne de son talent et de sa détermination. Cet article retrace le parcours de ce joueur, de ses premières touches de balle à ses ambitions européennes.
Avec une mère, Christiane, ex-internationale de basket (1 sélection), et un père, Georges, joueur de foot amateur, il ne faisait aucun doute que Baptiste Damatrin serait un enfant de la balle. Mais contre toute attente, c'est avec celle maniée par Anthony, l'aîné handballeur, qu'il s'est mis à la colle.
« Voir mon frère jouer, me faisait rêver, se remémore l'ailier gauche de Créteil (18 ans). Quand je me suis mis à pratiquer à mon tour, je n'ai eu aucun doute sur le fait que le hand serait mon sport, même si, je l'avoue, j'ai toujours une vraie passion pour le foot. »
Fan du Brésil, du Barça, du PSG et surtout de Neymar, celui qui passera son bac STMG (management-gestion) dans dix jours s'est mis à enfiler les buts à un rythme aussi étourdissant que son idole cette saison. « Je me suis libéré sur la deuxième partie de saison, admet-il. Je tournais à 10 ou 11 buts de moyenne par match. »
Efficace avec la réserve, il casse aussi la baraque lors de ses deux matchs (7 et 8 buts) en Proligue. Alors que le centre de formation de Créteil lui tend les bras, Montpellier et Nantes, soit le champion d'Europe en titre et son dauphin, se sont alors mis à lui faire une cour effrénée.
Des Débuts Prometteurs à Créteil
À 9 ans, Baptiste Damatrin débute le handball à Créteil pour suivre les pas de son grand frère. Doté d’un fort potentiel dès le plus jeune âge, il est rapidement surclassé jusqu’à jouer en Nationale 1. « Evoluer avec des joueurs plus âgés m’a beaucoup aidé dans mon évolution ».
À 15 ans, il intègre le Pôle Espoir d‘Eaubonne sous la tutelle de Pascal Person qui lui apporte beaucoup. « À 17 ans, je suis repéré par Gregory Cojean lors du Tournoi Tiby alors que j’étais avec l’Equipe de France Jeunes.
A tout juste 18 ans et élu joueur du mois d'avril en Proligue, Baptiste Damatrin quitte déjà l'US Créteil Handball. Approché par le MHB - Montpellier Handball, c’est finalement au HBC Nantes que l’ailier gauche a choisi de poursuivre sa formation. Le Minot ambitionne le haut niveau et motivé à relever de nouveaux défis.
Baptiste Damatrin prolonge au HBC Nantes
L'Arrivée au HBC Nantes
« Même si ça n'a pas été simple de prendre une décision, ça m'a soulagé d'annoncer à Créteil que j'avais choisi Nantes, sourit celui qui devrait participer à l'Euro en Croatie cet été avec l'équipe de France des moins de 19 ans. L'évolution du club, l'ambiance dans l'équipe et la place accordée aux jeunes m'ont convaincu d'aller y poursuivre ma carrière. »
« Quand je suis arrivé à Nantes j’ai été surpris par cette magnifique salle, c’était vraiment incroyable. Je n‘ai pas eu de mal à me faire une place dans l’équipe. L’ambiance était top, et je n’aurais pas pu être mieux accueilli ».
Dès son arrivée au HBC Nantes, le jeune cristolien s’adapte parfaitement au club et fait déjà des prestations remarquées en Nationale 2 (172 buts sur la saison 2018-2019 avec une moyenne de 8.2 buts par match), même si ses ambitions vont déjà bien au-delà.
« La première saison était celle de l’adaptation mais je devais déjà être prêt à intégrer l’équipe première. Greg était toujours derrière moi, il m’a beaucoup apporté dans ma formation.
Il fait même sa première apparition avec l’équipe professionnelle lors d’un match de Ligue des Champions à Zagreb. « Je m’en rappellerai toute ma vie. Pour moi c’était exceptionnel. J’ai directement appelé ma mère pour lui annoncer la nouvelle dès que j’ai su que j’allais partir avec les pros. J’étais vraiment content ».
Il vient pallier ponctuellement des absences tout au long de la saison et marque son premier but à domicile, face à Ivry, dans une H Arena qui semblait n’attendre que cela. « C’était sur une passe de Kiril. Un moment magnifique car j’ai senti que tout le groupe était content pour moi.
Après une année d’adaptation, cette deuxième saison devait être celle de l’aboutissement, une année décisive pour Baptiste qui n’avait qu’une seule idée en tête : « décrocher mon premier contrat professionnel à Nantes ».
Régulièrement à l’entrainement avec l’équipe professionnelle cette saison, il s’est progressivement fait sa place et a pu encore progresser, notamment « sur l’efficacité au tir et à la finition. Tirer face à Emil et Cyril a été d’une grande aide ».
« Globalement, ces 2 années m’ont beaucoup apporté d’un point de vue psychologique, signer à Nantes m’a permis de sortir de ma zone de confort et de gagner en indépendance ».
Un pari réussi pour celui qui vient de parapher son premier contrat professionnel en faveur du « H » avec qui il est désormais lié jusqu’en 2023. « C’est une grande fierté de signer dans un aussi grand club et de pouvoir évoluer en Coupe d’Europe.
La saison prochaine, il sera donc en binôme avec Valero Rivera sur l’aile gauche du « H », et espère apporter le maximum à l’équipe dès la reprise : « Mon énergie et ma combativité. Je ne suis plus le petit jeune en formation, je dois apporter tout ce que j’ai de positif à l’équipe pour aller le plus loin possible.
« Le club n’arrête pas de progresser d’année en année. Je pense que nous sommes capables de grandes choses. En Coupe d’Europe comme en championnat, le club a déjà prouvé qu’il est l’un des meilleurs. Nous devons continuer sur notre lancée et travailler pour nous affirmer comme les meilleurs ».
Le HBC Nantes reçoit Limoges, ce samedi 30 septembre (20 h) pour la 4e journée de Starligue. Les joueurs de Grégory Cojean peuvent décrocher leur quatrième succès de suite. Et comme chaque semaine, un joueur nantais se livre pour Appui Zone.
Mike Tyson, l'US Créteil, le plus grand tricheur de l'équipe ... l'ailier Baptiste Damatrin raconte tout.
Les joueurs de Grégory Cojean poursuivent leur championnat ce samedi 30 septembre (20 h) à domicile. Ils reçoivent Limoges qui n'a remporté qu'un seul de ses trois premiers matches (Chartres, 39-34). Devant son public, le HBC Nantes tentera alors d'obtenir sa quatrième victoire consécutive après ses succès face à Saint-Raphaël, Cesson Rennes et dernièrement Toulouse.
Avant cette rencontre, revenons quelques années en arrière dans la carrière de Baptiste Damatrin. En vidéo, l'ailier nantais se livre là dessus, mais donne aussi son plus grand rêve et le nom du plus grand tricheur de l'équipe.
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« Je me sens très bien ici à Nantes. Le club m’a très bien accueilli et je me suis tout de suite senti comme chez moi. J’aime beaucoup les valeurs du « H », le groupe vit bien, la ville de Nantes est super. Depuis mon arrivée, le club n’a fait que progresser donc c’est pour moi une immense fierté de prolonger ici et de poursuivre avec Nantes ».
Cristolien d’origine, il arrive à Nantes alors qu’il n’a que 18 ans. Petit à petit, il gravit les échelons, au centre de formation puis avec l’équipe professionnelle.
« Maintenant je peux dire que le « H », c’est comme ma famille. Les supporters, mes coéquipiers, les salariés.
« On me l’avait dit en début de saison, mais cela ne me fait rien de spécial. Depuis mon arrivée, j’ai toujours eu le même rôle au sein du vestiaire ».
Un rôle qui convient parfaitement au jeune ailier gauche, formé au club et qui se retrouve aujourd’hui entre les jeunes du centre de formation qui font des apparitions avec les pros, et les plus expérimentés dont il continue d’apprendre.
« Avec Thibaud, Lucas et Théo, nous sommes passés par là il y a très peu de temps, alors nous facilitons la tâche des plus jeunes qui montent. Des échanges qu’il entretient particulièrement avec son ainé à son poste, également capitaine.
« Avec Valero, cela s’est toujours très bien passé depuis mon arrivée. C’est l’un des joueurs qui m’a le plus accompagné. J’ai un grand respect et une profonde amitié pour lui ».
Une relation amicale qui n’empêche pas la rivalité et la compétition entre les deux hommes. « On se stimule beaucoup, on est toujours en compétition, on se lance des petits challenges. C’est aussi comme cela que l’on progresse ».
Collectivement, il a vu le club et l’équipe grandir. Lorsqu’il a posé ses valises à Nantes, le « H » revenait de Cologne Vice-Champion d’Europe et réintégrait le Palais des Sports de Beaulieu (aujourd’hui H Arena) avec de grands objectifs, tant sur l’aspect sportif que sur l’aspect organisation et développement.
En 4 ans, le « H » a encore franchi un cap, et ce n’est pas pour lui déplaire. Sportivement, « je vois le groupe progresser, être de plus en plus régulier. Je nous vois aller loin. Nous avons déjà réussi à faire de belles choses sur la scène européenne, et maintenant nous allons essayer de faire plus sur la scène nationale. Par le passé, nous avons pêché sur certaines rencontres, laissé échapper des points sur des matchs qui semblaient à notre portée. Cette année, je vois le groupe encore plus concentré sur ces rencontres ».
En 2 ans et demi de carrière professionnelle, il a déjà vécu des moments forts et a remporté ses premiers titres. « C’est arrivé vite mais je me sentais prêt à vivre ces moments. Le Final 4 de la Ligue des Champions c’était quelque chose d’incroyable, mais je l’ai réalisé après. La Coupe de la Ligue, je n’avais pas trop de pression. Je me suis entrainé et j’ai rêvé de ce genre de moment, donc évidemment quand cela arrive, c’est génial. La victoire était un moment inoubliable car c’était mon premier titre, et que nous l’avons bien fêté. Le Trophée des Champions a encore ajouté un titre au club et a parfaitement lancé notre saison ».
2 premiers trophées qui, il l’espère, en appelleront d’autres. La progression du club, l’envie de nouveaux titres, l’ambiance familiale du club mais également l’atmosphère de la H Arena, voilà ce pourquoi il a choisi de poursuivre l’aventure.
« Le public nantais est incroyable. Nous avons de très bons liens avec les supporters, nous sommes proches d’eux. Cette ambiance nous booste, nus galvanise. Quand tu vois une H Arena pleine qui te pousse dans les bons moments et surtout dans les périodes plus difficiles, c’est exceptionnel, et unique. J’ai beaucoup d’amis qui jouent en Liqui Moly StarLigue et tous me disent que cette salle est incroyable. Même face à des équipes de bas ou milieu de tableau, notre salle est toujours pleine, les supporters répondent toujours présents. Quasi 6000 personnes à chaque match, c’est ce dont rêvent tous les joueurs de handball ».
Maqueda, Damatrin, Monar, Cavalcanti, Toto et Hoghielm ont disputé leur dernier match sous les couleurs nantaises, ce vendredi 1er mai. Pour leur dernière, ils se sont imposés face à Nîmes (36-32).
Théo Monar et Baptiste Damatrin quittent le H cet été.
Jorge Maqueda, arrière gauche du HBC Nantes : « On ne sait pas toujours ce qui peut se passer dans une carrière (sourire). Je suis venu ici, en suis parti pour revenir. Alors pourquoi pas rentrer de nouveau à Nantes après ces deux années à Kielce, je serai juste… un peu plus vieux (rire) ! Ce dernier match est arrivé très rapidement, c’est certain mais avoir pu finir à la maison, avec les amis et la famille, c’était beau. J’avais vraiment à cœur de pouvoir aider l’équipe. Alors que cela soit avec un trophée supplémentaire et un retour en Ligue des Champions est vraiment génial.
Baptiste Damatrin, ailier gauche du HBC Nantes : « Cette der a un goût très particulier. C’est pour moi dire au revoir à ma deuxième famille… J’ai grandi ici en tant que joueur et homme. Je suis arrivé à tout juste 18 ans et ces six années ont été incroyables. C’était mon rêve… et en arrivant ici je ne pensais pas que ce serait comme cela. C’est très émouvant de quitter tout cela.
Théo Monar, pivot du HBC Nantes : « J’ai perdu un pari avec Jerem (Toto). Celui qui pleure le premier, paye le resto. Je vais devoir l’inviter. Il y avait beaucoup d’émotions. J’ai tout vécu ici en tant qu’handballeur pro. Une page se tourne pour moi et j’ai la tête remplie de bons souvenirs. J’en ai trop, je ne peux pas en garder qu’un seul. Je suis arrivé, j’étais un très jeune homme. Je repars en tant qu’adulte maintenant. J’ai beaucoup appris. Ce ne sont pas des adieux, c’est un au revoir. On verra ce que l’avenir me réserve, mais normalement j’ai encore quelques années dans le monde du handball. C’est sûr que je remettrai au moins les pieds ici en tant qu’adversaire.
Ligue des champions (Final Four). FC Barcelone - HBC Nantes, samedi (18 h). « La vie est une grande désillusion », disait Oscar Wilde. Ils n’ont encore rien vu de la vie, pour certains comme Thibaud Briet (21 ans) ou Baptiste Damatrin (21 ans), qui en terminent avec leur première année en professionnels. Pour d’autres, comme Théo Monar (20 ans) et Lucas De la Bretèche (19 ans), ils demeurent officiellement encore des pensionnaires du centre de formation. Comme dans un conte de fées, ils s’apprêtent à disputer leur premier Final Four de la Ligue des champions.
« Je ne me rends pas totalement compte, avoue Baptiste Damatrin, doublure de Valero Rivera sur le poste d’ailier gauche. Je sais juste que c’est quelque chose de beau, que 99 % des joueurs professionnels ne vivront jamais ces moments-là. La réalité, c’est qu’on ne s’arrête pas dessus. Veszprém, je l’ai joué normalement, sans ce stress qui puisse me bloquer, en gardant la tête sur les épaules. On ne se laisse pas envahir par tout ça.
N’empêche, ils étaient loin de s’imaginer y parvenir s’y rapidement même si ce groupe, ce club pourrait-on rajouter, semble taillé d’un autre bois. Il suffit de leur demander comment ils ont vécu ce week-end du 26-27 mai 2018 quand leurs aînés disputaient le premier Final Four de l’histoire du HBC Nantes.
Thibaud Briet n’était qu’un anonyme arrière gauche de Nationale 3. « Je préférais Nantes à Paris ou Montpellier, c’est réel, ce n’est pas un mensonge pour faire bien, s’amuse le Normand. Je l’avais regardé en famille. Je n’avais aucun lien avec le HBCN.
Le Final Four n’était pas forcément un rendez-vous coché sur son calendrier où il s’obligeait à l’instar d’un Théo Monar à camper durant deux jours devant la télévision. « Je réserve mon week-end, club français ou pas. Généralement, c’est au soleil car on est déjà en vacances. En 2018, j’avais quelques amis pour Montpellier donc ça chambrait dans le téléphone.
Ce dernier avait donné quelques mois plus tôt sa préférence à Nantes alors que Patrice Canayer et Montpellier, notamment, lui faisaient déjà les yeux doux. « On était en déplacement avec la N1 de Créteil. Ayant déjà signé mon contrat de stagiaire, j’étais comme un fou dans ma chambre d’hôtel avec Kylian Rigault. Ça faisait rire mes coéquipiers. Aujourd’hui, il est devenu le petit frère de Rock Feliho, celui qui partage la chambre du capitaine.
« Les anciens sont durs avec nous, mais de la bonne manière, ils savent nous dire les choses dès qu’on se relâche, même un tout petit peu… » « Est-ce être dur que vouloir nous tirer vers le haut ?, s’interroge Théo Monar. Ils sont juste exigeants. Déjà, il faut savoir ce que tu veux. Quand tu intègres une équipe comme Nantes, tu es obligé d’être sous pression.
Ils sont peut-être à l’aube du plus grand exploit de leur jeune carrière. Ils l’abordent déshabillés de toute fébrilité mais conscient du danger qui va se présenter. « La défaite d’un but au Palau Blaugrana (30-29) m’a laissé beaucoup d’amertume, raconte le pivot du H. On est tous rancuniers. Si on les respecte autant que c’est une grande équipe, on doit les battre !
Comme disait Charles Aznavour, « il faut boire jusqu’à l’ivresse sa jeunesse Car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face.
Blessé gravement au genou il y a trois semaines, Benjamin Richert (20 ans - génération 1998) retrouve le sourire et signe son 1er contrat pro avec le Chambéry Savoie Mont Blanc Handball ! Auteur d'une superbe saison en Proligue avec US Créteil Handball (123 buts en 23 rencontres) l'ailier droit alsacien franchi ainsi une nouvelle étape dans sa carrière et retrouvera en Savoie quatre coéquipiers tricolores.
Expériences : De 2004 à 2012, Michael Zinga entraîne les équipes jeunes et seniors du Marolles Handball. Il rejoint la filière jeunes de l’US Créteil Handball, où il encadre les catégories U14, U17 et U18 entre 2010 et 2021. Parallèlement, il encadre des sélections du Comité 94 et de la Ligue Île-de-France. De 2019 à 2024, il occupe le poste de responsable du pôle féminin au CREPS de Châtenay-Malabry.
Palmarès : Double champion de France et deux fois vice-champion de France jeunes (sélections / -18 Nationaux), Tournois internationaux (Granollers, Partille Cup).

L'Avis de l'Expert
Didier Dinart : « Le fait que Thierry Anti, fin connaisseur et visionnaire, ait tout fait pour l'attirer à Nantes démontre tout le potentiel de Baptiste. Il a une carte à jouer mais ne doit pas oublier que la route est encore longue. »
Sa Fiche
- Né le : 29 avril 2000 (18 ans) à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
- Club : US Créteil.
- Poste : ailier gauche.