Leur simple nom fait trembler de terreur les joueurs du monde entier. Les Néo-Zélandais ont d'ailleurs remporté les trois quarts de toutes leurs rencontres internationales. Avant même le coup d'envoi de leurs rencontres, ils prennent l'ascendant sur leurs «victimes» en effectuant le haka, une danse de guerre maori. Leurs résultats expliquent le respect qu'ils imposent aux autres équipes. A l'actuelle Coupe du monde australienne, ils totalisent, après trois parties, autant de victoires avec une différence de points de 229 à 20!
Comment expliquer une telle domination? Ce pays isolé de tout et de tous n'abrite, il ne faut pas l'oublier, que 4 millions d'habitants. Soit près de cinq fois moins que l'Australie et quinze fois moins que la France… «Ici, le rugby est notre religion», explique Bevan Sanson, le porte-parole du club d'Auckland. «Ce sport est plus important que la politique pour une grande partie de la population. On attrape le virus dès notre plus jeune âge et il ne nous quitte jamais.» Pour ce petit pays de quatre millions d’habitants, le rugby est quasiment élevé au rang de religion. Les joueurs sont les plus grandes stars du pays et même s'ils n’ont gagné la coupe du monde qu’une seule fois en 1987, ils sont toujours l’équipe la plus forte au monde.
Si le parcours international des All Blacks est pratiquement sans fautes, bizarrement, leurs performances en Coupe du monde ont souvent déçu leurs supporters. Leur unique titre remonte à la première édition, en 1987, et leur plus mauvaise performance est une quatrième place en 1999, après leur défaite à Twickenham contre la France.
Les autres sports sont moins populaires mais on peut noter que la Nouvelle-Zélande se débrouille bien à la voile, ils ont gagné la coupe de l’America en 1995 et en 2000. Il y a des sports un peu spéciaux en Nouvelle-Zélande, beaucoup de kiwis sont fans de « cricket ». Dans le genre "sport vraiment étrange", ils ont également le « netball » ! Alors c’est un sport exclusivement féminin qui ressemble à la passe à dix et au Basketball, c'est . . . particulier! J’ai quand même gardé le meilleur pour la fin : le pays est réputé pour avoir les plus beaux spots de « saut à l’élastique».

Les origines du rugby en Nouvelle-Zélande
Le succès du rugby dans le «pays au long nuage blanc» remonte au tout début de la colonisation. En revenant au bercail en 1870, Charles Monro, 19 ans, ne se doutait pas qu’il avait dans son sac un trésor national : un ballon ovale. Il a suffi de peu de choses, de l’enthousiasme d’un étudiant de 19 ans, pour qu’un nouveau sport fasse la conquête d’un nouveau pays, et ce en moins de dix ans. Peu de terres épousent à ce point un sport. Le Brésil, peut-être avec le football, le Canada avec le hockey-sur-glace. Le rugby a trouvé sa terre d’élection en Nouvelle-Zélande, cet archipel du bout du monde, relégué dans le coin inférieur droit des mappemondes, parfois oublié.
Le premier match officiel dans cette nation, qui compte dix fois plus de moutons que d'habitants, a opposé, le 14 mai 1870, le Nelson College au Nelson Football Club. Charles Monro était le fils d’un homme politique connu qui revenait d’un collège londonien. Grâce à lui, on joua pour la première fois au « football rugby » à Nelson, ville de l’Ile du sud. Il organisera très vite un match entre une école locale et un club civil. Le Nelson club contre le Nelson college. Monro jouait pour le club, sa chance fut de trouver dans sa ville un chef d’établissement, le révérend Franck Simmons, qui était justement un ancien élève du collège de Rugby.
Voilà comment s’est organisé la première partie de ce nouveau sport dans un pays neuf. Ce jour-là, chaque équipe comptait 18 joueurs, il se trouva 200 personnes pour assister à l’événement. Dix-huit ans plus tard, l'équipe néo-zélandaise effectuait sa première tournée en Angleterre. Mais c'est en 1905 que les All Blacks ont commencé à montrer leur supériorité. Lors de leurs duels contre plusieurs équipes britanniques et françaises, les Kiwis ont surpris tous leurs adversaires. Au lieu de taper le ballon en hauteur en espérant le rattraper, les Néo-Zélandais gardaient la balle en main afin de la passer à leurs rapides ailiers. Le style de jeu kiwi était né.
Mais les colons britanniques n’étaient pas les premiers habitants du pays. Hasard extraordinaire, on s’est rendu compte que les maoris jouaient déjà un jeu de balle nommé Ki o Rahi, qui présentait des similitudes avec ce qui deviendrait le sport roi. Évidemment, le rugby au vrai sens du terme se développa sous l’égide des institutions venues d’Angleterre.
L'ascension du rugby en Nouvelle-Zélande
Au fil des ans, le rugby a connu un succès croissant en Nouvelle-Zélande. Les descriptions des premiers matchs nous disent quelque chose de ce pays qui, au cœur du XIXe siècle, appartenait déjà au monde développé. On y trouvait des anciens élèves des fameuses «public schools» anglaises et les échanges avec l’Europe étaient constants, même s’il fallait compter deux mois de traversée en bateau pour s’y rendre. Les années 1860 furent une période de développement économique intense, surtout dans l’île du Sud, riche de ses grasses prairies, on y trouva même de l’or dans la région de Dunedin. Et l’invention des bateaux frigorifiques fit du pays un fournisseur essentiel de viande pour la Grande-Bretagne.
C’est dans ce contexte de prospérité que le rugby s ‘est développé, il trouva des pratiquants rêvés en la personne de ces fermiers vigoureux qui débarquaient d’Angleterre ou d’Écosse, mais aussi des maoris, des gens rapides, robustes qui trouvèrent là un moyen d’expression idéal. Dans cette forme de guerre légiférée, le rugby semblait taillé sur mesure pour ce peuple guerrier. Il est difficile d’expliquer pourquoi le ballon ovale a pris à ce point la première place au détriment du football qui se pratiquait d’une façon embryonnaire en Nouvelle-Zélande. On est frappé de la vitesse à laquelle le rugby s’est répandu dans l’archipel.
Quatre mois après le match de Nelson, Charles Monro organisa un match entre son club et une sélection de Wellington composée d’anciens élèves des collèges chics anglais. Entre 1871 et 1875 le pays fut saisie d’une orgie avec des matchs organisés à Wanganui, Auckland et Hamilton. En 1875, une première sélection fut imaginée, elle rassemblait des joueurs d’Auckland et entreprit une tournée dans l’île du Sud et disputa le tout premier match inter-provincial contre une sélection de Dunedin, composée pour l’occasion. En 1879 naquirent officiellement les « Unions » de Canterbury et de Wellington, sortes de mini-fédérations.
Le rugby néo-zélandais se développait à grand pas, mais il ne se vivait pas encore comme un sport national. C’est assez curieux, il fut d’abord un sport de fiefs régionaux autonomes. Mais en 1891, un avocat nommé Ernest Hoben fit le tour du pays pour convaincre les unions provinciales de former une entité supérieure : la NZRFU, Fédération nationale naquit le 16 avril 1892 à Wellington. Il est assez incroyable de remarquer que trois provinces du Sud, Canterbury, Otago et Southland refusèrent de se joindre aux autres. Elles ne le feront que trois ans plus tard.
Le Ki o Rahi: Un ancêtre du rugby?
Et oui, il y avait une sorte de rugby avant le rugby en Nouvelle-Zélande. On l’appelle le Ki o Rahi, il consiste à courir sur un terrain circulaire avec un ballon à la main, le Ki. Il oppose deux équipes de sept joueurs. Sa dimension dépassait le simple cadre ludique, il était lié aux guerres tribales. Si une tribu comptait dans sa population des joueurs de Ki o Rahi particulièrement doués, elle pouvait être sollicitée par une autre tribu pour l’aider en temps de guerre. Un messager venait présenter un « ki » ou un « poi » au chef de la tribu : c’était une invitation à se joindre à la tribu qui se préparait pour une bataille.
Le Ki o Rahi fut bien sûr réprimé par les colons britanniques, interdit à l’école, et fut marginalisé dès les années 1870, pour ne réapparaître que cent ans plus tard. Il fut alors totalement redécouvert comme des pans entiers de la culture maorie. Ce sport raconte la poursuite de Rahi dont la femme avait été enlevée par une tribu adverse. Le Ki o Rahi utilisait trois sortes de balles en lin tissé, dont deux attachées à une ficelle, toujours de lin : le poi, ficelle courte ou le poi toha si la ficelle était plus longue. Le poi était utilisé pour la danse, le poi tohha pour l’entraînement des guerriers.
En Nouvelle-Zélande, on a su créer des compétitions à l’ère moderne et on a même vu Wayne Shelford commander l’équipe nationale en tournée en 2010. La balle est désormais en mousse.
Charles Monro: L'homme qui a importé le rugby en Nouvelle-Zélande
La destinée de Charles Monro dans le rugby fut capitale, mais éphémère. Il fut très actif pendant cinq ans, puis stoppa sa carrière en 1875, à 24 ans. Il sembla alors se désintéresser totalement du rugby. On sait qu’il participa au premier match de polo joué en Nouvelle-Zélande, puis qu’il devint président du club de golf de Manawatu. Il pratiqua aussi le croquet et le billard. Mais il n’occupa aucune fonction de dirigeant dans le rugby. Il était issu d’une famille de médecins et avait abandonné la formation militaire qu’il avait ébauchée durant ses études en Angleterre. À l’âge adulte, il vécut une vie de propriétaire terrien et immobilier fortuné, et revint en Europe dans les années 1880. Il est mort en 1933 à 82 ans.
Les All Blacks: Une légende est née
Les All Blacks sont apparus officiellement en 1903 en tant qu’équipe nationale. Mais le succès du rugby en Nouvelle-Zélande avait déjà produit des sélections censées représenter tout le pays et ce, dès les années 1880 alors que la Fédération n’existait pas. En 1882, une sélection vêtue de bleu partit en tournée en Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie voisine, pour huit matchs. Et surtout en 1888-1889, une équipe baptisée New Zealand Native Football Team s’embarqua pour l’Europe. Elle était composée d’une grande majorité de joueurs maoris, mais elle ne dépendait d’aucune autorité. C’était un projet privé mis sur pied par trois hommes : un ancien joueur, maori lui-même, Joe Warbrick, aidé de Thomas Eyton et James Scott, des entrepreneurs qui avaient le sens du commerce.
Cette équipe joua la bagatelle de 107 matchs de rugby, deux de football et neuf de football australien. Elle fit franchir un pas décisif car les joueurs ramenèrent une série d’innovations tactiques qui profitèrent aux meilleurs provinces.
A la différence de l'Angleterre, où ce sport est surtout pratiqué par les élèves des écoles privées issus de familles aisées (la classe ouvrière a toujours préféré le football), le jeu à XV est adopté par toutes les classes sociales néo-zélandaises. Ce pays, où l'agriculture et la sylviculture représentent encore 65% des exportations nationales, a longtemps été la ferme de la Grande-Bretagne. Les émigrants venus s'installer aux antipodes sont donc souvent partis pour travailler la terre. Leur physique imposant et leurs mains rugueuses se prêtaient plus aux mêlées qu'aux longues courses d'un avant-centre de football.
L'arrivée massive dans le pays de personnes nées dans les îles du Pacifique Sud (les «Polynésiens» représentent 7% de la population totale) a aussi constitué une aubaine pour le rugby néo-zélandais. «Les «Islanders» ont des capacités physiques bien supérieures à celles des descendants d'Européens, estime un entraîneur d'Auckland. Leur musculature est imposante dès leur préadolescence et ils courent souvent très vite.» Jonah Lomu, dont la famille vient de Tonga, et la nouvelle sensation née aux Fidji, Joe Rokocoko, sont deux exemples parmi tant d'autres de cette «filière du Pacifique» dont ont profité les All Blacks.
«L'absence de gel durant nos hivers nous permet également de jouer au rugby à n'importe quelle saison», ajoute Bevan Sanson. La Nouvelle-Zélande compte aujourd'hui 519 clubs et 139 000 licenciés.
Dès 1872, les Néo-Zélandais forment des équipes constituées de Pakehas (Européens) et de Maoris. Leur tenue noire leur vaut le surnom d’«All Blacks». Ils deviennent vite les meilleurs joueurs au monde avec un style très physique et collectif soutenu par une force mentale à laquelle ils font appel avant le début d’un match lors d’une cérémonie où ils lancent leur impressionnant cri de combat, le Haka.
Le choix du noir comme couleur, l’adoption d’une cérémonie guerrière en début de match et un talent indéniable ont forgés le mythe des hommes en noir.
1905-1906 : première tournée européenne qui permet de voir des joueurs maîtrisant parfaitement ce sport difficile. Ils ne connaissent alors qu’une seule défaite face au Pays de Galles, au terme d’une rencontre de légende dont on parle toujours en Nouvelle-Zélande ! Les Blacks assurent avoir marqué l’essai qui leur fut refusé et qui leur aurait donné la victoire.
1924-1925 : tournée internationale. Les vigoureux All Blacks excellent dans la conquête du ballon. La fougère, dont on recense pas moins de 180 variétés sur le sol néo-zélandais, est l’emblème des All Blacks. Adopté en 1940, « God defend New Zealand » est l’hymne néo-zélandais. Il existe en deux versions, en anglais et en maori. Les paroles sont de Thomas Brecken (1875) et la musique de John Woods (1878). Après avoir été équipé par la société néo-zélandaise Canterbury depuis les années 20, le quinze de Nouvelle-Zélande est aujourd’hui parrainé par Adidas, avec un contrat record de 280 millions de francs sur cinq ans.

Le ballon de rugby: Plus qu'un simple objet
Le ballon de rugby, c'est bien plus qu'un simple objet ovale en cuir ou en synthétique. C'est l'âme du jeu, le cœur palpitant de chaque match, le symbole de la bataille pour la possession. On raconte que tout a commencé en 1823 quand William Webb Ellis, lors d’un match de football à l’école de Rugby en Angleterre, a saisi le ballon à pleines mains et s’est mis à courir, changeant à jamais l’histoire des sports collectifs.
Le ballon de rugby est facilement reconnaissable grâce à sa forme ovale, qui, disons-le, est loin d’être pratique pour une trajectoire prévisible. Ah, le rebond capricieux ! Si tu as déjà joué au rugby, tu sais de quoi je parle. Un coup de pied de dégagement parfait peut se transformer en un cauchemar pour les défenseurs. D'après les règles de World Rugby (que je suis allé vérifier, ne t’inquiète pas), le ballon doit être composé de quatre panneaux et doit peser entre 410 et 460 grammes, avec une longueur de 280 à 300 mm et un périmètre de 580 à 620 mm autour.
Autrefois, les ballons étaient exclusivement en cuir, ce qui les rendait lourds et glissants par temps de pluie. Les anciens, comme Gareth Edwards ou Jean-Pierre Rives, ont dû se battre avec ces ballons-lourds, tout trempés après 10 minutes de jeu sous une averse galloise. Aujourd’hui, les matériaux synthétiques ont pris le dessus, offrant une meilleure prise en main et résistant mieux à l'humidité.
Le ballon de rugby est à l’origine de tout, que ce soit une mêlée féroce où les avants luttent pour sa possession ou une passe rapide et millimétrée d’un demi d’ouverture inspiré. Les règles du jeu, que j’ai feuilletées dans les dernières Règles du jeu 2024, insistent sur le fait que ce ballon doit être respecté, bien tenu, bien botté. Mais attention, le passer en avant est un sacrilège.
Si tu as suivi un peu l’histoire du rugby, tu sais que les plus grands joueurs ont su dompter ce ballon ovale pour marquer des essais légendaires. Souviens-toi de la finale de 1995, avec ce drop magistral de Joel Stransky qui a offert la victoire aux Springboks, ou encore Jonny Wilkinson et son fameux coup de pied lors de la Coupe du Monde 2003.
Alors la prochaine fois que tu verras un ballon ovale, rappelle-toi qu'il porte en lui des siècles d’histoire, de passion et de moments d’émotion intense.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Nombre de panneaux | 4 |
| Poids | 410-460 grammes |
| Longueur | 280-300 mm |
| Périmètre | 580-620 mm |
Règles et déroulement d'un match de rugby
Il s’agit pour l’une des deux équipes, de quinze joueurs, de marquer plus de points que l’autre en portant le ballon dans l’en-but adverse ou en le faisant passer entre les poteaux de but au-dessus d’une barre transversale. À l’intérieur du champ de jeu, toujours parallèlement à la ligne de but, sont marquées : en trait plein, la ligne du milieu et celles des 22 m (distance mesurée à partir de la ligne de but) ; en trait pointillé, celles des 10 m (de part et d’autre de la ligne médiane). Chaque équipe a droit à six remplaçants, dont obligatoirement deux joueurs de la première ligne.
Une partie dure 80 minutes, réparties en deux périodes de 40 minutes séparées par un repos de 5 à 15 minutes à l’issue duquel les équipes changent de camp. L’arbitre peut ajouter au temps réglementaire de chaque période les arrêts de jeu. Les parties sont dirigées par un arbitre qui veille au respect des règles et de l’esprit du jeu ; ses décisions sont sans appel.
Lorsque le ballon est aplati de la main ou par le haut du corps dans l’en-but de l’adversaire, un essai est marqué: il vaut cinq points. L’équipe qui a marqué l’essai bénéficie alors d’un coup de pied dit de transformation: il vaut deux points si le ballon passe entre les poteaux au-dessus de la barre transversale, le coup de pied s’effectuant sur une ligne perpendiculaire à la ligne de but et passant par le point où l’essai a été marqué.
Il s’agit d’un coup de pied donné depuis le centre du terrain - au début de chaque mi-temps, ou après qu’une équipe a marqué des points - qui doit envoyer le ballon derrière la ligne des 10 m, là où se trouve l’équipe adverse. Si le ballon n’atteint pas cette ligne ou s’il sort directement en touche, l’adversaire a le choix entre une mêlée au centre du terrain et un renvoi à son avantage. Si la balle sort de la ligne de ballon mort ou si elle est aplatie dans l’en-but par un défenseur, un coup de pied de renvoi a lieu aux 22 m.
À la suite d’une sortie en touche, l’équipe qui bénéficie de la remise en jeu fixe le nombre d’avants (deux à huit) ; ainsi, selon leur longueur, les touches sont dites longues, mi-longues, réduites ou courtes. Un rugbyman de l’équipe non responsable de la sortie du ballon se tient à l’extérieur du terrain et lance le ballon perpendiculairement à la ligne de touche. Dès que la balle est lancée, les joueurs des deux équipes peuvent s’en emparer.
Elle est ouverte lorsqu’elle se forme dans une phase du jeu, sur l’initiative des joueurs ; fermée lorsqu’elle est ordonnée par l’arbitre à la suite d’une faute ou quand la balle est injouable. Elle est constituée par les huit avants de chaque équipe, liés entre eux, avec une première ligne constituée obligatoirement de trois joueurs en contact avec les adversaires et formant une sorte de tunnel dans lequel le ballon sera lancé. Lorsque la mêlée est formée, le ballon est introduit par le demi de mêlée de l’équipe qui en bénéficie puis il est «talonné» par les avants pour être récupéré par le demi de mêlée ou le troisième ligne centre.
Un joueur ne doit jamais participer au jeu s’il est devant le ballon, que celui-ci ait été botté, porté, touché par un joueur de son équipe. Si un joueur hors jeu intervient ou approche à moins de 10 m d’un adversaire qui attend le ballon, il est sanctionné. Il y a en-avant lorsque le ballon se trouve devant un joueur qui l’a mal contrôlé, mais aussi lorsque le porteur du ballon le passe à un partenaire situé en avant de lui: dans les deux cas, l’arbitre ordonne une mêlée. Il est interdit de charger et de plaquer un adversaire sans ballon, de lui porter une «cravate» (bras tendu en travers de la gorge), de pratiquer un jeu dangereux, de retarder volontairement le jeu.
Si vous êtes dans le pays pendant la saison du rugby, pourquoi ne pas inclure un match de rugby à votre circuit ?