La carrière de Philippe Desrosiers au hockey: Un parcours inspirant

Depuis un demi-siècle, de nombreux renforts étrangers ont été recrutés par les clubs français de hockey sur glace. La grande majorité de ces renforts ne sont restés que pendant une courte durée en France car ils étaient avant tout des « mercenaires » totalement assumés. S’ils ont débarqué dans l’hexagone, c’est parce que leur niveau de jeu ne leur permettait pas souvent d’évoluer en NHL ou dans les meilleurs pays d’Europe.

Le seul but de ces jeunes hockeyeurs était donc de faire du tourisme tout en gagnant de l’argent avec le hockey avant de retourner dans leurs pays d’origine. Pour ces renforts éphémères la promesse d’un dépaysement rémunéré a été leur seule motivation mais peut-on leur en vouloir ? Ils auraient eu tort de s’en priver !

Toutefois, un nombre beaucoup plus restreint de renforts étrangers ne se sont pas contenté de venir jouer provisoirement en France. En effet, il existe une bonne quarantaine d’étrangers francophiles qui se sont donné comme mission de rester chez nous pour former sur du long terme nos jeunes joueurs. Ces renforts altruistes ont contribué ainsi activement à la progression du hockey sur glace français. C’est la raison pour laquelle certains de ces expatriés ont décidé de rester vivre définitivement en France où ils ont fondé souvent une famille.

Parmi les canadiens - ou les francos - qui ont fait le choix de rester vivre en France, il y a Pépin Normand qui vit toujours à Megève, Franck Pajonkowski qui, après sa brillante carrière de joueur, s’est reconverti en restaurateur dans la patinoire de Rouen. Ajoutons à ce tableau d’honneur : le regretté Jean-Vital Stinco qui fut longtemps un renfort très apprécié à Tours, à Reims, aux Français-Volants et enfin à Poitiers.

Mais aussi David Dostal qui a fait pendant longtemps les beaux jours du club d’Anglet (où il entraîne actuellement) après avoir joué à Rouen et fait un tour à Limoges. Je ne veux pas oublier de citer aussi dans cet hommage le coach canadien Richard Jamieson qui a prouvé une grande fidélité à notre pays depuis son arrivée à Tours en 1980. En effet, ce dernier fut ensuite l’entraîneur - et parfois aussi le directeur de patinoires - à Angers, à Dijon, à Colmar, à La Roche-sur-Yon avant de poser ses valises cette année à Castres.

Je voudrais rendre hommage d’abord au légendaire canadien Gaétan Laliberté car « Pete » a exercé une énorme influence sur notre discipline, dans différents clubs et en équipes de France juniors et seniors, au point de devenir le père spirituel du hockey sur glace français de l’après-guerre. Son compatriote, Camil Gélinas, fait également partie de ces pères fondateurs qui ont formé avec beaucoup de patience un nombre considérable de jeunes joueurs français. Bien sûr, il faut citer aussi le président actuel de la FFHG, Luc Tardif, canadien d’origine, mais qui a également fait le choix de rester définitivement en France au point d’être naturalisé.

Comment ne pas citer également Dave Henderson, l’un des rares anglophones devenu « français de cœur », qui ne s’est pas contenté d’être très longtemps le joueur et coach du club d’Amiens. Si le Tchèque Paul Lang fit une apparition beaucoup plus brève comme coach de l’équipe de France, en revanche il n’a pas arrêté de nous enchanter également avec son jeu spectaculaire (Chamonix, Lyon, Villard, Français Volants, ACBB, Viry-Chätillon) avant de prendre une retraite heureuse et bien méritée en Polynésie française. Parmi les renforts étrangers restés fidèles à la France, il y a aussi Guy Fournier qui effectua une brillante carrière de joueur (Viry, Grenoble, Rouen) avant de devenir le manager-général du club phare de Rouen.

Il faut saluer aussi la présence à Grenoble du gardien franco-canadien Patrick Rolland qui a réussi une belle reconversion comme directeur d’un centre commercial de la ville de l’Isère. Mais à Reims il y a les trois russes, Vladimir Kovin, Sergueï Gorbouchine et Sergueï Toukmatchev, qui sont restés ensuite dans notre pays pour renforcer plusieurs autres clubs. A Reims, j’ajoute l’ancien coach-adjoint des Tricolores James Tibetts car ce dernier est l’un des rares anglophones qui a préféré rester également en France.

Le club de Brest est devenu par ailleurs un port d’attache au long cours pour l’ex-tricolore franco-russe André Vittenberg qui dirige deux pressings dans la ville bretonne, tout comme le tchèque Daniel Kysela, devenu cadre dans le groupe alimentaire Doux. De son côté le polonais Kasé Jurek vit désormais à Dijon et son compatriote Christophe Niedzolska à Rennes.

Pour conclure, rendons hommage aussi à deux ex-entraineurs nationaux : le suédois Kjell Larsson car il fut pendant huit ans le coach des Tricolores tout comme Heikki Leime qui, après Caen, Amiens, Angers et Chamonix, est resté fidèle à la France. Il faut reconnaître que c’est grâce à tous ces renforts étrangers, devenus français d’adoption, que notre sport favori a pu progresser au fil des saisons même si aujourd’hui je suis le premier à réclamer paradoxalement une diminution beaucoup plus drastique du nombre des étrangers !

«Ici, c’est un sport, au Québec, c’est une religion ». Francis Desrosiers (25 ans) se souvient de ses premiers coups de patins à l’âge de 4 ans, des soirées bières - hot-dogs devant les matchs des Canadiens de Montréal à la télévision et de ses matchs dans la Ligue Junior du Québec devant 10 000 spectateurs. Le natif de Laval (banlieue de Montréal) a évolué aux côtés des Claude Giroux, Kristofer Letang et Brad Marchand. Des noms inconnus du grand public en Europe mais des stars de la NHL du côté de Philadelphie, Pittsburgh et Boston.

À la fin de son cursus juniors, Francis Desrosiers n’a pas eu la chance d’être repêché par une des franchises du meilleur championnat au monde. Plutôt que de poursuivre dans la ligue nord-américaine (LNAH), il décide, comme pas mal de Canadiens, de faire le grand saut en Europe. « C’était un rêve de gosse, histoire de découvrir un autre pays, une autre culture et un autre hockey ».

Il y a cinq ans, il débarque à Reims (D1, équivalent de la 2e division française) et doit prendre ses marques. « Je suis au McDo du coin et je commande un trio Big Mac-frites-coke. La serveuse n’a rien compris. Je me suis dit : “ils parlent français mais c’est pas gagné !” ».Sur la glace aussi il y a du changement. Le plus difficile ? « Jouer une fois par semaine contre trois ou quatre auparavant ».

Mais son jeu rapide correspond bien au championnat français et il soigne la feuille de stats dès sa première saison (61 points, 23 buts, 38 assists). « Quand tu arrives dans un club en Europe, tu as pas mal de responsabilités en tant que joueur québécois. Le coach et tes coéquipiers attendent que tu inscrives des points coûte que coûte. Tu as moins le droit à l’erreur ».

« La plupart des joueurs canadiens se donnent deux ou trois années en Europe avant de rentrer au pays. Tu dois alors retrouver une équipe, un boulot… Et si tu n’as pas de diplôme, vu que tu es parti à 20 ans, ça peut être compliqué. Je connais deux mecs qui ont fait une dépression. Quand on est joueur en France, on n’est pas dans la réalité. Tu joues au hockey et l’après-midi, tu peux aller boire des cafés… »

Si ça ne tenait qu’à lui, l’attaquant québécois des Boxers resterait jouer en France jusqu’à 35 ans. « Mais j’ai une femme et une petite fille de 2 ans (née en France), souligne-t-il. Gagner sa vie en France, pour un joueur canadien, ça va bien quand tu es célibataire. Mais avec un salaire pour trois… Je pense aussi à mon épouse qui a mis sa vie entre parenthèses pour ma carrière sportive ».

« L’été dernier, j’étais à deux doigts de rester au Québec, confie-t-il. Mes parents, mes grands-parents et mon frère me manquent. La seule chose qui m’a fait revenir, c’est que j’ai envie de remporter un trophée en France ». Après avoir échoué en finale de la Ligue Magnus avec Grenoble en 2012 (face à Rouen) et en finale de D1 avec Bordeaux la saison passée (face à Lyon), l’attaquant espère que la troisième finale sera la bonne. Ce sera à partir de samedi face à Anglet. Ensuite ? « Je ne sais pas encore ce que je ferai.

Le hockey sur glace est un sport très populaire au Canada.

Le mois de novembre aura été celui de Julien Desrosiers. Les autres postes en attaque vont à des revenants. C'est aussi le cas de l'autre grenobloise Alexandre Rouleau, mais le leader de la défense reste Baptiste Amar (+9 dans le mois) qui joue toujours un rôle prépondérant.

En match avancé de la Ligue Magnus (pour cause de Saint-Nicolas le samedi), Épinal a ajouté un nouveau scalp à sa collection après celui de Rouen. Cette fois, c'est le leader Briançon qui s'est noyé dans les Vosges. Menés 0-3 au premier tiers, les Dauphins ont utilisé leur redoutable jeu de puissance pour marquer quatre fois en treize minutes, mais le duo Terglav-Dufour a répondu deux fois, lui aussi en supétriorité numérique. Déjà auteur de deux points en powerplay, Guillaume Chassard a signé son retour en forme en égalisant à trois minutes de la fin, d'un tir anodin qui file entre les bottes de Satosaari. Et en prolongation, Stéphane Gervais a donné la victoire d'un slap en lucarne, une seconde après la fin d'une pénalité de Jakob Milovanovic.

Toujours au chapitre d'Épinal, notons que la commission de discipline a demandé un complément d'information sur Fabien Leroy après sa charge dans le genou de Julien Albert en prolongation d'Angers - Épinal. En tout cas, sa victime va mieux et a réintégré l'effectif des Ducs.

06/12 Tours en crise... Les regards, inquiets, se sont braqués sur Tours cette semaine. L'origine, ce sont les déclarations de l'entraîneur Bob Millette qui a exposé les problèmes de trésorerie du club après Tours-Morzine. Il a ainsi dévié les questions de la crise sportive vers la crise financière et les retards de paiement de certaines indemnités aux joueurs, mais cette façon de faire a agacé son président Delmas. L'attaquant Adrian Saul est parti dans la semaine pour raisons personnelles, et c'est le défenseur Michael Novosad qui est chargé de le remplacer sur la première ligne offensive.

Les Diables noirs ont mené 2-1 au premier tiers-temps à Grenoble... Grenoble se rapproche donc à un point du leader Briançon, tout comme Rouen. Angers est seul au monde à sa quatrième place.

Neuilly se retrouve donc relégable, car Chamonix a obtenu une seconde victoire de suite, dans le derby à Saint-Gervais, avec trois buts d'Emil Tobiasson-Harris dont le dernier en cage vide. Ce qui complique encore la situation, c'est le bon point pris par Dijon à Morzine-Avoriaz, le premier point pour les hommes de Daniel Maric depuis la mi-octobre et un déplacement à... Megève. Lors de la prolongation, Maurice Rozenthal a tout de même donné la victoire (2-1) à Morzine-Avoriaz... qui passe devant Tours.

Les équipes classées plus haut ont aussi engrangé pour l'hiver dans un "match à trois points", c'est-à-dire en prolongation Strasbourg, qui a renversé le score de 0-2 à 4-2 avant d'être rejoint par un doublé de Cyril Papa, est finalement venu à bout de Villard-de-Lans dans le temps supplémentaire par un but de Benoît Martin (5-4).

Sauf cadeau de Noël très imprévu à Gap, Viry terminera donc l'anné civile 2008 sans avoir pris le moindre point à l'extérieur. Son déplacement à Nice s'est en effet terminé comme le précédent à Valence, avec une défaite sur le même (petit) score : 2-1. Les Jets doivent donc comprenser à domicile, dès la semaine prochaine face à Reims. En haut de classement, Gap (6-2 devant Garges) et Caen (5-1 à Annecy) continuent leur petit bonhomme de chemin.

Normalement, cette journée devait servir à trancher la question de la quatrième place. Raté. C'était le grand soir dans la poule nord, celui du choc entre Dunkerque et Brest. Et... ils restent tous deux invaincus ! Même diminués par une épidémie de grippe, les Albatros ont arraché le nul grâce à deux buts des inévitables recrues Mathieu Brunelle et Matej Kiska dans les deux dernières minutes. Match nul également dans l'autre match joué dans le Nord, entre Wasquehal et Champigny (3-3). Un point qui fait sans doute l'affaire des deux équipes, maintenant que l'ACBB (5-9 contre Évry) et Cherbourg (4-6 devant Meudon) décrochent. On atteint la fin des matches aller et Meudon compte 10 points, un total au-dessus des espérances. Il ne manque plus grand chose pour assurer le maintien.

Dans le sud, Lyon s'est amusé 14-0 contre la réserve du Mont-Blanc et les jokers Yemuel Mivelaz et R.J. Roy ont marqué un but chacun. Mais le choc de la journée opposait les deux autres leaders Cholet et Mulhouse. Les Alsaciens ont d'abord marqué trois buts en onze minutes, provoquant un changement de gardien local (Yann Chamel remplaçant Thibault Saez). Chambéry fait l'autre bonne opération, seul quatrième après avoir battu Clermont 4-1 tandis que les autres équipes se neutralisaient. 2-2 entre La Roche et Toulouse avec égalisation de Roman Varga pour les locaux à une minute de la fin.

Le retour de Khabibulin - qui souffre des adducteurs - dans les cages de Chicago ayant été différé, Cristobal Huet, qui avait dèjà participé à la victoire sur Anaheim mercredi (4-2), a pu enchaîner deux matches ce week-end. Il a d'abord dû concéder une défaite aux tirs au but samedi contre Detroit (4-5) sur un penalty gagnant de Pavel Datsyuk, mais a renoué avec la victoire hier soir contre Phoenix (7-1), en contribuant avec 20 arrêts pendant que les attaquants des Blackhawks faisaient un festival offensif.

Comme on pouvait s'en douter après les matches aller, Grenoble et Briançon se retrouveront en finale de la Coupe de la ligue, pour un réveillon hockey avant l'heure le 30 décembre sur Sport+. Mais leurs adversaires ont vaillament résisté. Battu 2-5 chez lui, Angers a mieux tenu à Pôle sud et a même mené au score grâce au jeune papa Tomas Baluch, mais a fini s'incliner 4-2 avec un dernier but en cage vide. Rouen, pour sa part, a été mené 1-3 par une équipe de Briançon emmenée par deux buts et une assist de Dany Roussin. Cela faisait lourd après le 0-4 de l'aller. Mais les Dragons ont su trouver la volonté pour renverser la situation et remporter ce match retour 4-3 avec deux buts de Jérémie Romand.

Alors que la rentrée de blessure de Nikolaï Khabibulin est prévue demain, Cristobal Huet n'a pas laissé passer la chance de marquer le coup pour son sixième et dernier match sans la concurrence du gardien russe, qui était toutefois équipé sur le banc. Devant une patinoire de nouveau pleine, signe du très net regain d'intérêt pour le hockey à Chicago, Huet a obtenu son premier blanchissage de la saison en arrêtant les 23 tirs d'Ottawa, se montrant particulièment solide sur les supériorités numériques adverses.

Une soirée un peu folle en Ligue Magnus, à commencer par Villard-de-Lans qui a remis ça en battant Rouen comme à l'aller. Rouen perd donc la deuxième place au profit de Grenoble. Mais le plus gros carton vient du match pour la cinquième place entre Amiens et Épinal. On annonçait des Gothiques moribonds, puisqu'une pubalgie mal soignée de Pavel Kowalczyk devait s'ajouter à l'absence de Glaude et à celle de son remplaçant Béron, en équipe de France junior comme Bault. En plus, le gardien titulaire Buysse s'est tordu le genou dans un trou de la glace mardi. La défense amiénoise "un peu juste" devenait décimée, et Épinal, vainqueur 4-1 au Coliseum en coupe de la ligue, se voyait déjà triompher. Résultat : Kowalczyk a repris le jeu aujourd'hui et était présent, le second gardien amiénois Adrien Fénart a réalisé un blanchissage, et ce sont ses vis-à-vis qui ont craqué. Stan Petrik est sorti après quatre buts encaissés, et son concurrent Eero Väre a cédé trois fois sur ses trois premiers tirs.

Le score final (11-0) est une gifle qui met fin à la douce euphorie d'Épinal. Cette journée aurait pu être totalement dingue si le leader avait aussi chuté. Tours compte par contre parmi les victimes du soir. Adam Russo avait réussi un blanchissage à Chamonix à l'aller, mais au retour, il s'est carrément fait sortir par son coach après la remontée de Chamonix de 4-1 à 4-5. Les voisins de l'Entente Saint-Gervais/Megève reprennent confiance après avoir battu Strasbourg aux tirs au but. Ils restent cependant derniers à la même distance des derniers qualifiés en play-offs (4 points).

La D1 est incroyablement serrée cette année, et le classement peut basculer en quelques semaines. Le promu Nice, qui jouait le maintien, se retrouve 6e après quatre victoires de suite, la dernière en date contre Montpellier (4-2 avec deux buts de l'ex-Chamoniard Kevin Maresca). Mais ce succès a été cher payé car le gardien Daniel Svedin s'est luxé l'épaule et a dû être remplacé pour la fin de match par le cadet Kevin Fouassier.

Aux extrémités du classement, cependant, tout est plus clair. Gap domine toujours avec une large victoire 9-1 en Avignon. En bas de classement, la situation se complique de semaine en semaine pour les deux équipes franciliennes. Garges, moins bonne défense de D1, a été balayé par Cergy en match avancé dans le derby du Val d'Oise (2-8). Viry a un problème d'efficacité offensive, et 50 tirs n'ont pas suffi à battre le gardien rémois Vladimir Neumann (0-3).

Nantes a révélé que son gardien canadien Martin Léonard jouait blessé depuis un mois, et a donc sorti de sa retraite Philippe Ranger, l'ancien gardien de Gap, Rouen, Caen, Brest, Lyon, Épinal, Dijon et Nantes qui avait arrêté sa carrière en 2004. Il a repris du service à 37 ans contre l'adversaire le plus compliqué qui soit, Lyon, mais a bien tenu (2-6). L'autre co-leader de la poule sud Cholet a gagné sur un plus gros score à Chambéry (7-1), et avec trois buts et deux assistances, Pierre-Yves Albert en a profité pour prendre la tête du classement des pointeurs de la poule sud à David Croteau. Le Canadien a en effet été muet ce soir tandis que Mulhouse concédait sa deuxième défaite de suite devant La Roche-sur-Yon (3-5). La bonne opération du jour est pour Font-Romeu, qui passe directement de la 10e et dernière à la 7e place en battant Clermont-Ferrand 6-3.

Dunkerque préserve ses acquis dans la poule nord. Poussés dans leurs retranchements par la réserve rouennaise, les Corsaires s'en sont sortis par un but vainqueur de Ghislain Folcke (4-5). Évry a prouvé par son 6-2 à Champigny qu'il a le potentiel pour se maintenir sans mal. Vu que Meudon est tranquille après un nouveau succès, il semble donc y avoir quatre équipes qui joueront le maintien au nord.

Les Bleuets ont parfaitement commencé le Mondial des moins de 20 ans à Herisau. Leur meilleur marqueur de l'an dernier Stéphane Da Costa, en embuscade à gauche du but, a ouvert le compteur dès la deuxième minute contre la Slovénie. À la mi-match, Graham Avenel, meilleur marqueur du tournoi lors du dernier regroupement des juniors en Italie, a ajusté le gardien adverse, à mi-hauteur côté mitaine. Son coéquipier caennais, le gardien Clément Fouquerel, a aussi pris une part prépondérante dans la victoire. Il ne s'est incliné que sur un tir en lucarne de Ziga Pance à huit minutes de la fin, pendant une prison de Custosse. Le score final de 2-1 récompense l'équipe au jeu le plus actif et le plus intense. Ce match d'ouverture est d'autant plus satisfaisant que les jeunes Français avaient perdu 0-5 l'an passé contre ce même adversaire.

C'est la trêve de décembre en KHL, et c'est traditionnellement le moment où les clubs russes partent au soleil, en Méditerranée ou dans le Golfe Persique. Pas cette année... On a passé la mi-saison, et le Salavat Yulaev Ufa est toujours devant sur tous les fronts. En plus d'avoir pris une option sur la finale européenne, il est aussi en tête de la KHL, mais, battu à domicile par son dauphin l'Atlant, il n'a plus que deux points d'avance au classement (et un match en moins). L'autre demi-finaliste de la Ligue des Champions, le Metallurg Magnitogorsk, a aligné 13 victoires de suite pendant qu'il concédait ses deux premières défaites européennes. La série s'est arrêtée avec une défaite 5-2 chez le CSKA, qui revient à deux points.

La grande affaire du moment de la KHL, ce sont les inspections de la ligue qui a mis trois clubs à l'amende pour transmission de mauvaises informations contractuelles. Cette affaire se greffe sur une autre, le cas Sergei Zinoviev. Le centre de la première ligne de la Russie championne du monde n'était plus aligné cette saison avec ses habituels partenaires Zaripov et Morozov et ne jouait plus qu'une poignée de minutes à Kazan. La KHL a statué que Zinoviev - sous contrat jusqu'en avril 2012 - deviendrait agent libre, mais plusieurs clubs se sont alors empressés de s'entendre pour ne pas recruter le "cafteur". On peut douter de cette version, car Ak Bars a bien fait attention de toujours permettre au joueur de s'entraîner pour ne pas être accusé de faire défaut à ses obligations. C'est Zinoviev qui a refusé de reprendre le jeu pour une poignée de minutes par match. La décision fait en tout cas le bonheur du Dynamo, qui n'a pas fait partie des clubs qui se sont entendus pour ne pas engager Zinoviev.

Co-favori du tournoi, le Bélarus était arrivé dans la compétition avec un changement de coach de dernière minute. Sa fédération a en effet voulu que l'entraîneur Vasil Spiridonov se concentre sur son nouveau poste à la tête du Dynamo Minsk, le représentant biélorusse en KHL où il est arrivé à la rescousse en octobre. Les Français s'en sont rendus compte pour leur deuxième match. Ils ont bien abordé le match et même ouvert le score à la cinquième minute sur un rebond converti par Thibaut Sage-Vallier. Mais une crosse haute de Jason Crossman a permis aux Biélorusses d'égaliser une minute plus tard. Et à partir de la deuxième période, les rouges se sont avérés plus forts. La France n'a rien pu faire, battue 8-2. Seul Yohann Auvitu, en jeu de puissance, a pu battre le gardien Vitali Belinski, élu joueur du match. Demain, les Bleuets rencontreront la Suisse, dernière chance pour empêcher que les deux favoris soient seuls au monde. Les Bleuets savaient qu'ils n'auraient pas la tâche facile face aux organisateurs suisses. Titularisé pour la première fois dans les cages françaises, Sébastien Raibon a arrêté une contre-attaque de Pascal Berger après trente secondes et a été sauvé par son pote...

Les Meilleurs Arrêts de Gardiens de l'histoire du Football !

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