Bagarres en Rugby Fédérale 2: Règlements et Conséquences

La Fédération Française de Rugby (FFR) a été confrontée à plusieurs incidents de violence sur les terrains de Fédérale 2, soulevant des questions sur la sécurité, le respect des règlements et les sanctions applicables.

Incidents Récents et Réactions

Récemment, des incidents graves ont éclaté lors d'un huitième de finale retour de Fédérale 2 entre Annecy et Pézenas, nécessitant une réunion en visioconférence entre les dirigeants des deux clubs et la FFR. Lors de ce match retour des 8e de finale de Fédérale 2 dimanche à Annecy, une bagarre a débuté dans les tribunes entre des joueurs de Pézenas et des spectateurs. Le match, dont le vainqueur devait gagner sa place en Fédérale 1 et en quart de finale, a été arrêté avant la fin, sur le score de 38-32.

Les joueurs de Pezenas sont montés se battre en tribune dimanche dernier. Sur le plan sportif, les joueurs n’ont pas respecté le règlement en montant en tribune, ce qui entraînerait une sanction sportive si la FFR reste factuelle dans son analyse. En revanche, Annecy n’est pas à l’abri d’une sanction pour des manquements sur la sécurité du stade.

Une autre rencontre de Fédérale 2 entre Rochefort et Plaisir a également dégénéré après le match, avec une bagarre générale entre les joueurs et des spectateurs. Le match était déjà limite dans l’engagement, avec trois cartons rouge distribués. Mais après la 80e minute de la rencontre entre Rochefort et Plaisir, les acteurs de la partie ont dépassé les limites.

Lors de la poignée de main entre les deux équipes à la fin du match (3-14), tout a dégénéré rapporte Le Parisien avec le numéro 15 de Plaisir comme cible « Un des entraîneurs adjoints de Rochefort, excité du début à la fin du match, part en courant depuis son banc et vient agripper mon arrière et le secoue fortement. Rapidement la bagarre devient générale et des spectateurs s’y mettent aussi.

« J’ai vu des gens de chez eux envoyer des coups de pied à certains de nos joueurs au sol, s’indigne encore le manager. « On a été traumatisés. En face de nous, j’ai vu des gens devenir fous, incontrôlables », réagit-il encore au parisien, sans minimiser la responsabilité de ses joueurs. « Mes joueurs ne sont pas innocents sur ce match, les cartons rouge sont justifiés, et je sais que mon arrière aime bien chambrer. Mais le club de Rochefort, contacté par Sud Ouest, ne veut pas assumer tous les tords.

« Pour provoquer, il faut être deux mais on n’est pas une équipe à le faire pour en arriver à ce qui s’est passé aujourd’hui, a affirmé l’un des entraîneurs de Rochefort, Julien Audy. Des joueurs en tribunes ont entendu des ’’retourne sur ta pirogue’’ pour parler de nos joueurs îliens. On a perdu nos nerfs en fin de match, et on doit travailler dessus. Mais on se fait insulter et chambrer, ça n’est pas les valeurs du rugby.

Dans un autre incident lors d'un match comptant pour la 4ème journée de Fédérale 2 (poule 1), une énorme bagarre générale a éclaté entre les deux équipes, résultat d'une grosse tension sur le pré de Chandon, comme le révèle l'Union. Le Midol de préciser que l'arbitre de la rencontre, M. Blanquet, avait expulsé un joueur de chaque camp quelques minutes plus tôt, sans que cette décision n'empêche les coups de pleuvoir à nouveau... Une fois la décision actée, tout le monde n'est pourtant pas rentré aux vestiaires.

Si le match de Fédérale 1 entre Cognac et Valence d'Agen n'a, de son côté, pas été arrêté, il a été marqué par une autre bagarre générale d'une durée de trois minutes... Juste après le coup d'envoi de la seconde période, l'arbitre n'a pas hésité à sortir... quatre cartons rouges, deux de chaque côté : Schiano et Su'a pour l'USC) et le duo Aisaké - Bujiashvili pour Valence d'Agen. Résultat ? Plusieurs joueurs au sol, pas de coups de pied mais des coups de poing à joueur au sol et debout. Les plus virulents et les joueurs qui ont relancé la bagarre ont été exclus.

Rugby amateur bagarre

Règlements et Sanctions

La FFR examine les incidents de près pour déterminer les sanctions appropriées. Dans le cas des incidents entre Annecy et Pézenas, les deux clubs pourraient être sanctionnés. Pézenas était assisté d’un juriste pour appuyer son dossier sur le volet « sécurité ». La décision est attendue pour ce jeudi, vendredi matin au plus tard.

Les sanctions peuvent inclure des points de pénalité, des suspensions de joueurs et des amendes. Par exemple, après une bagarre générale lors d'un derby gersois de Régionale 2, les deux formations ont écopé chacune de deux points de pénalité au classement de fin de saison. Dans un premier temps, les instances disciplinaires avaient tranché sur le cas des quatre expulsés : trois d’entre eux (deux Panjagais et un Élusate) ont écopé de trois matchs de suspension pour des échanges de coups de poing.

En ligue AURA a été mis en place sur les championnats un système qui octroie 3 points de bonus à la fin du championnat à toute équipe100% vierge de rouge sur la saison. En outre en fin de championnat il y a une grille de potentiels retraits de points comme suit selon le nombre de semaines punis.

  • 0 à 9 semaines de suspension : 0 point
  • 10 à 15 semaines de suspension : Moins 1 point
  • 16 à 21 semaines de suspension : Moins 2 points
  • 22 à 27 semaines de suspension : Moins 3 points
  • 28 à 33 semaines de suspension : Moins 4 points
  • 34 à 39 semaines de suspension : Moins 5 points
  • 40 semaines et plus de suspension : Non-participation aux phases finales Ligue

Concrètement ça signifie que la perte du 1er point intervient à partir de 10 semaines de suspension. Comme généralement le rouge pour bagarre est noté comme “geste de nervosité” par le corps arbitral soit une semaine (hors récidive) ça signifie qu'une équipe à droit à 9 rouges avant d'encourir quoi que ce soit ! Pour avoir l'équivalence d'un match perdu, on monte à 34 semaines de suspension ! 34 rouges pour gestes de nervosité…Bref, sauf à ce qu'un membre du staff se rende coupable d'une agression à l'adresse d'un Fédéral, la grille telle que pensée n'est pas forcément incitative à réfréner les “mauvaises ardeurs” ! C'est un peu comme si on disait cette route est limitée à 50 km/h mais avec une “tolérance” de 30 km/h supplémentaires avant d'encourir sanction. Qui roulera dans ces conditions à 50 km/h ?

Le Débat sur le Carton Rouge

Un débat est en cours concernant le carton rouge et son application. Les Néo-Zélandais voudraient quasiment le supprimer au profit du carton rouge de vingt minutes, tel qu’il est testé depuis un an. Les Français ne sont pas d’accord. Du 23 au 26 février prochain va se dérouler à Londres la réunion dite du "Shape of the Game" sous l’égide de World Rugby.

La problématique est claire, le carton rouge classique, soit l’expulsion définitive, va-t-il être quasiment réduit à néant ? Des voix le demandent en tout cas, au profit de l’expulsion de vingt minutes du joueur fautif avec obligation de le remplacer après ce délai, mesure testée depuis un an. On résume : l’arbitre ne pourrait plus sanctionner d’une biscotte écarlate les gestes dangereux du jeu courant (plaquages hauts notamment).

Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR détaille : "La position de la FFR, c’est la volonté de revenir en arrière, par rapport à l’expérimentation que nous connaissons depuis un an, soit l’idée que l’arbitre ne peut prononcer des expulsions définitives qu’en cas d’agression caractérisée et de jeu déloyal. Le reste, il doit l’envoyer au bunker, sachant que le bunker ne peut pas prononcer d’expulsion définitive."

L’ancien troisième ligne international poursuit : "Ceci est une remise en cause fondamentale du principe de sécurité du joueur. Il peut y avoir, sur un terrain, des gestes dangereux involontaires, car issus d’un mauvais placement ou d’un mauvais positionnement, mais ils méritent quand même, selon nous, un carton rouge. C’est important en termes de communication, à une époque où le poids de l’image est tellement fort. Il est important qu’un arbitre puisse expulser définitivement un joueur, hors cas de jeu déloyal. La deuxième chose, c’est que même si ça va au bunker, il est important que ce bunker puisse donner un carton rouge définitif. Avec la réforme testée depuis un an, le bunker n’a le choix qu’entre le carton jaune et le carton rouge de vingt minutes. En fait, cette règle était déjà un retour en arrière par rapport à ce qui a fait faire beaucoup de progrès au rugby, c’est-à-dire la sanction de l’expulsion définitive. Oui, jouer à quatorze, ça pénalise l’équipe. Et tant mieux… C’est ainsi que les joueurs apprennent à se discipliner. Il y aura au mois de mai, une réunion du conseil exécutif de World Rugby qui prendra une décision.

Conséquences sur les Clubs et les Joueurs

Les incidents de violence ont des conséquences directes sur les clubs et les joueurs. Des suspensions, des blessures et des plaintes à la gendarmerie peuvent survenir. Par exemple, lors d'un match de juniors, une bagarre a entraîné l'arrêt du match, des joueurs blessés et une plainte à la gendarmerie.

Il ne s'est RIEN, strictement rien passé tant sur qu'au bord du pré sur ce match. Juste, l'équipe un peu moins favorite qui, une fois n'est pas coutume a pris SPORTIVEMENT le dessus sur l'équipe un peu plus favorite….Comment, pourquoi ça dégoupille ainsi ? Au-delà du môme qui est parti en vrille, j'invoque en ouverture de ce post le principe de responsabilité collective. Bilan : On ira clôturer notre saison samedi prochain avec deux mecs en moins (nota : L'évacué aurait à cette occasion joué son dernier match en Juniors). Remarque eux aussi (avec les deux rouges) mais je ne vois pas en quoi ceci concoure à un quelconque rééquilibrage des choses ? Les parents (présents sur site. La mamie choquée itou) ont porté plainte à la gendarmerie (ni injonction, ni freinage émanant du staff). Deux mômes marqués dans leur chair au-delà du raisonnable alors qu'ils n'étaient venus que pour jouer un match de rugby ( plutôt pas mal, ce jour là soit-dit en passant).

Je n'ai pas d'acrimonie à l'endroit de ce môme. Il est plus victime que coupable. Victime d'un système qu'on se plaît à dénoncer pour la forme à l'occasion de qq affaire “scabreuse” mais que pas grand-monde ne remet fondamentalement en cause.

Points Règlement Fédérale 2 : PHASE FINALE

Tour de barrages : Les équipes classées aux 3ᵉ, 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ places de leur poule à l’issue de la phase qualificative disputent un tour de barrages. Ces oppositions se déroulent en match à élimination directe, sur le terrain de l’équipe la mieux classée.

Pas de piégeux et énergivore barrage pour les équipes ci-dessous, qui auront en prime le luxe de recevoir leur match retour de la double confrontation en seizièmes…

  • Poule 1 : Paris Université Club, Club Olympique Creusot Bourgogne
  • Poule 2 : US Annecy, US Vinay
  • Poule 3 : RC Les Angles Gard Rhodanien
  • Poule 4 : Saint-Girons Sporting Club, FC Villefranche de Lauragais
  • Poule 5 : AS Pont Long, Coq Léguevinois
  • Poule 6 : AS Soustons
  • Poule 7 : Cahors, US Bergerac
  • Poule 8 : US Tours

Les rencontres se dérouleront le 4 mai prochain, en match à élimination directe, sur le terrain de l’équipe la mieux classée à l’issue de la phase qualificative.

Les relégués : Au soir du 20 avril prochain, jour de l’ultime journée de la phase régulière de Fédérale 2, 16 formations, les deux dernières des 8 poules, seront reléguées à l’étage inférieur*.

Il va peut être falloir que les instances du rugby se réveillent. Ça fait plusieurs fois cette saison que des joueurs sortent du terrain pour aller se battre avec le public.

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