La Carrière d'Arthur Vigneron : Un Talent du Handball Français

Arthur Vigneron, un nom qui résonne dans le monde du handball français. De ses jeunes années prometteuses à son rôle actuel de joueur clé à Saint-Raphaël, son parcours est une source d'inspiration pour les jeunes athlètes. Cet article explore en détail la carrière d'Arthur Vigneron, mettant en lumière ses succès, ses défis et son dévouement au sport.

Des parquets de Gond-Pontouvre à ceux de Starligue, Arthur Vigneron en a parcouru du chemin depuis son départ de Charente en 2012. Avec 257 matches et 442 buts dans l’élite, l’ailier droit est passé du statut d’espoir de Saint-Raphaël à celui de valeur sûre du 5e de Starligue à la trêve.

Il y a un an, Arthur Vigneron pouvait encore lâcher son ballon de hand l'été pour laisser libre cours à son «côté touche-à-tout» . Prendre sa raquette après chaque journée de Roland-Garros ou enfourcher son vélo après les étapes du Tour de France. Avant que ce grand blond d'1,80m aux yeux bleus perçants ne quitte le Gond-Pontouvre, son «club de coeur» pendant neuf ans, pour porter le brassard de capitaine des 18 ans nationaux de Saintes. Le talent ne pouvait plus se cantonner à l'élite régionale.

Suite logique d'une jeune carrière passée à «être surclassé» depuis l'âge de 10 ans et à gravir les échelons au sein du pôle espoirs de Poitiers. Une saison plus tard, Arthur a poursuivi son irrésistible ascension s'ouvrant les portes de la Maison Bleue en décembre dernier à Strasbourg avant d'enchaîner les stages avec la sélection à chaque période de vacances scolaires.

«J'ai mordu dedans»Chartres en février, la Pologne en avril, l'Allemagne il y a quinze jours. ça m'a transcendé. Chanter la Marseillaise, c'était aussi très fort. Mais là avec l'enjeu, ça devrait être un cran au-dessus. En plus, on se doit de gagner car nos aînés l'ont fait il y a deux ans», estime le demi-centre de formation reconverti arrière droit à Saintes et ailier droit en sélection.

«Je vis chaque chose»Une polyvalence qui en dit long sur son potentiel. «Gros mental, combatif, provocateur, belle activité défensive» , égrène-t-il sans fanfaronner en mémoire des bilans des entraîneurs fédéraux.«Perfectionniste et doté d'une énorme volonté» , rajoute Jean-François, le papa, dirigeant au Gond-Pontouvre et pas étranger à la passion du fiston. «Il m'a amené à un entraînement et j'ai mordu dedans» , résume Arthur qui relativise sa réussite actuelle et n'oublie pas les études.

«J'essaie de prendre du recul. Je savoure chaque instant, je vis chaque chose car tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Mais je ne suis pas du genre à me contenter de ce que j'ai. J'ai toujours faim.»Le discours est linéaire. Transpire l'humilité, la détermination et l'ambition. Arthur Vigneron s'envole aujourd'hui pour la Hongrie disputer les mondiaux de hand - de 19 ans. L'ancien du Gond poursuit sa progression. Sa vie a beau ressembler à un rêve, Arthur Vigneron n'en garde pas moins les pieds sur terre.

Le jeune handballeur charentais décolle aujourd'hui pour Budapest et la Hongrie, où se déroulent les championnats du monde de handball des -19 ans. Une compétition pour laquelle le jeune homme nourrit des ambitions mais rejette l'excès de confiance: "L'objectif fixé par les entraîneurs est le podium. Mais je n'oublie pas que l'an passé, nous avons terminé 11e de l'Euro parce que nous nous sommes vus trop beaux. On l'aura compris, Arthur Vigneron n'est pas du genre à mettre la charrue avant les boeufs.

Son parcours handballistique en témoigne. Après avoir fait ses classes dans les équipes jeunes du Gond-Pontouvre ( "mon club de coeur" ), il a rejoint le pôle espoirs de Poitiers et les 18 ans nationaux de Saintes. Depuis l'an dernier, c'est dans le Var que s'écrit son nouveau chapitre, au sein du centre de formation de St-Raphaël.

En plus du changement de club, Arthur a connu un sacré bouleversement en tant que handballeur, quittant la base arrière pour un poste d'ailier droit. Même si le garçon accuse 1,80m sous la toise, dans le handball, on parle de petit gabarit."J'attendais ce changement. J'ai effectué beaucoup de travail spécifique au centre de formation et j'ai réalisé une saison complète où je n'ai connu que deux ou trois matches en échec. Mais il me reste encore beaucoup de travail" , explique-t-il, tranquillement installé sur la terrasse de la maison familiale.

Une mutation qui lui permet de posséder une polyvalence dans son jeu, qu'il s'agisse de "dépanner" en demi-centre, poste qu'il a le plus occupé chez les jeunes, ou en défense. "En équipe de France, je peux jouer devant la défense pour gratter les ballons si nous sommes en surnombre" , décortique le grand blond. Un secteur où Arthur et ses coéquipiers peuvent compter sur les conseils du légendaire Didier Dinart, frais retraité des parquets qui a intégré le giron fédéral.

Même si le sport lui prend énormément de temps, Arthur Vigneron ne met pas de côté les études. Actuellement en première année de fac de sports, le jeune homme n'en a validé que 50% mais compte bien accomplir la seconde moitié du chemin durant la prochaine saison. "C'est compliqué parce que la fac est à Nice, à 45 minutes de St-Raphaël. On ne peut y aller que deux fois par semaine. Mais c'est important d'étudier si jamais une blessure arrive ou pour l'après-carrière" , explique-t-il, lucide.

Car en plus du centre de formation au quotidien, les stages en équipe de France lui occupent une bonne partie des vacances scolaires. Il s'est même retrouvé en stage dès le 2 janvier! Mais ces moments restent toujours un plaisir pour Arthur Vigneron, qui estime y acquérir "de l'expérience" et quelques vrais instants de vie: "Au dernier stage à St-Jean de Maurienne, nous avons fait une journée avec de l'escalade sur une via ferrata, c'était génial" .

Il ne reste plus qu'à concrétiser ce bonheur par une médaille, ce qu'aucune génération de cette catégorie n'est parvenue à obtenir. Des parquets de Gond-Pontouvre à ceux de Starligue, Arthur Vigneron en a parcouru du chemin depuis son départ de Charente en 2012. Avec 257 matches et 442 buts dans l’élite, l’ailier droit est...

Le Charentais, professionnel depuis 2015, a prolongé de deux saisons son contrat avec le club varois en fin de semaine dernière. Le voilà lié jusqu’en 2027 avec une équipe devenue sa deuxième famille. De retour à son meilleur niveau après une vilaine blessure à l’épaule, le jeune papa qui fêtera ses 30 ans le 30 janvier est déterminé à aider son équipe à décrocher une qualification européenne.

Prolongation de Contrat et Ambitions Futures

Après dix saisons au club, Saint-Raphaël vous a proposé une prolongation de deux ans. C’est une belle marque de confiance ?

Arthur Vigneron. Bien sûr d’autant que j’ai subi la première grosse blessure de ma carrière la saison dernière. Je me suis fait opérer de l’épaule gauche en février 2024 suite à une luxation en décembre 2023. On m’a prévenu que le hand pouvait se terminer. Une opération de l’épaule, sur le bras de tir, c’est ce qu’il y a de pire pour un handballeur. Le club n’est pas là pour faire du social. On m’a prévenu que je ne prolongerais pas si je ne revenais pas au niveau.

J’ai eu quelques difficultés en début de saison, ça a été dur, mais j’ai réussi à m’en sortir. J’ai fait quelques belles perfs qui m’ont permis de regagner la confiance des coaches et du président. J’ai connu des moments de doute. Cette blessure m’a permis de grandir et de relativiser beaucoup de choses. Ça renforce mentalement et physiquement.

Dans le communiqué du club, le président Bacchi vous qualifie de « cadre » et de « joueur emblématique ». Ce sont des mots forts…

Ça fait chaud au cœur. C’est une personne qui m’a toujours épaulé. J’ai un profil qui n’est pas classique. Je ne suis pas un serial buteur pour un ailier. J’ai des lacunes dans la projection vers l’avant sur les contre-attaques. Par contre, j’apporte des choses en défense et dans la vie de groupe. Ce n’est pas forcément quantifiable mais ça permet aux autres de se mettre en valeur. Je suis un joueur club comme on dit.

Pourquoi vous sentez-vous si bien à Saint-Raphaël au point de rempiler tous les deux ou trois ans ?

J’aime ce côté familial. Je n’ai pas été formé dans un club pro en Poitou-Charentes. J’ai toujours recherché le côté associatif qui me rappelle mon club du Gond que j’ai adoré. Je suis ancré à Saint-Raphaël. Je connais beaucoup de monde. Le cadre de vie est exceptionnel. Et puis je m’entends très bien avec la paire d’entraîneurs Benjamin Braux et Charles Celhay. Ils m’ont toujours soutenu à l’image du président. Les qualités humaines sont parfois desservies au détriment de la performance dans le sport de haut niveau. À Saint-Raphaël, on a une vraie force collective.

Est-ce que vous vous voyez terminer votre carrière à Saint-Raphaël ?

Dans l’idéal oui mais la difficile année que j’ai vécue m’a permis de comprendre que tout est fragile. Je sais que le fossé entre mes désirs et la réalité pourrait s’agrandir très vite. Je vois ma longévité comme un accomplissement là ou d’autres pourraient y voir une routine et une façon de rester dans ses pantoufles. Même si j’aurais aimé tenter une expérience à l’étranger. Je me suis infligé une barrière de la langue mais je ne regrette rien.

Vous êtes 5es à la trêve. Une qualification européenne est-elle envisageable ?

C’est clairement l’objectif. L’équipe a beaucoup bougé il y a deux ans et demi. Elle commence à bien se connaître. L’été dernier, on a ajouté deux nouvelles forces (NDLR. Andreas Lang et Quinten Colman) qui nous ont permis d’être hyper compétitif. On a un calendrier pour être européen surtout si la 5e place est qualificative. À nous de mettre les arguments pour.

Pourquoi le club peine à se battre pour le podium depuis la 2e place de la saison 2015-2016 ?

Il y a eu une fin de cycle avec le départ de plusieurs cadres et des entraîneurs. L’après a été dur à gérer. On est resté dans le ventre mou. Certains clubs se sont renforcés alors que Saint-Raphaël est resté stable. C’est une petite commune. Le potentiel économique est limité. Le PSG, Nantes et Montpellier sont très compétitifs. Toulouse, avec qui on est en concurrence pour la 4e place, est un modèle qu’on veut copier.

Il vient de disputer, à 20 ans, ses premiers matches de coupe d’Europe contre les Islandais d’Haukar.

Oui, notamment Alexandre Tritta (arrière droit), Queido Traoré (ailier gauche) et le 2e pivot, Johannes Marescot. Ce sont des potes, durant cinq ou six ans, nous avons joué ensemble en équipes de France jeunes ou juniors. Le match retour contre Haukar vous a fait du bien?Oui, nous avions besoin d’un match référence. Justement, quel regard portez-vous sur l’équipe savoyarde?Elle a perdu quelques points en début de saison, mais est depuis sa qualification aux dépens de Berlin, en pleine confiance. Comment vous sentez-vous après votre belle prestation contre Haukar?Très bien !

Tombeurs de Toulouse mardi dernier en coupe de France, les Raphaëlois sont encore venus à bout des Toulousains ce dimanche (36-33). L’ailier Arthur Vigneron peut exulter : il a franchi la barre des 300 buts en championnat. Le tout avec le SRVHB, son club formateur, s’il vous plait! Il devait inscrire trois buts, et il a signé un 3/3 devant le gardien toulousain.

Mais dans les couloirs du palais et à l’issue de ce deuxième succès de la semaine, face à ces mêmes Toulousains, éliminés mardi dernier en coupe de France au palais et encore battus ce dimanche dans l’antre des Raphaëlois, l’ailier droit du SRVHB semblait en faire le cadet de ses soucis. "Ah, bon? Vous me l’apprenez. Pour tout vous dire, je ne prête pas trop attention aux statistiques, nous a répondu l’homme aux trois cents buts.

Non, le principal, c’est d’avoir marqué ce but. Alors non, la trois centième réalisation de Vigneron en Starligue n’est sans doute pas la plus belle de sa carrière, pas non plus la plus spectaculaire, mais la petite balle qui pègue, freinée par Lettens a fini par franchir la ligne. Comme au ralenti (35-30, 57e). Et avec ce troisième but de l’après-midi, "Tuture" a surtout offert un peu d’air à son équipe. Une avance qui, comme cinq jours plus tôt en coupe de France face à cette même équipe, et comme tant de fois cette saison, commençait à sérieusement fondre, dans la chaleur d’un palais encore bouillant.

Parfaitement rentrés dans leur match, les hommes de Braux ont pourtant longtemps relégué les Toulousains à six (10-4, 13e), sept (12-5, 17e) et même huit (20-12, 28e) longueurs au tableau d’affichage. "On a eu dix minutes de trou, mais on ne peut pas mener Toulouse de huit buts pendant soixante minutes, nous expliquait Vigneron. On a des absents (Marquez, Hallgren), et on ne peut pas imprimer un rythme soutenu pendant une heure. Mais on ne les a jamais laissés vraiment revenir et c’est ce qu’il faut retenir ", souriait ce dimanche l’homme aux trois cents buts.

Revenus à quatre longueurs des Raphaëlois sur un but de l’intenable Ilic (24-20 40e), les Toulousains ont laissé planer quelques doutes. Nous ont laissé croire au retour de quelques fantômes qu’on préférerait vite oublier. Mais les hommes de Braux ne se sont pas affolés. "On a remis un coup d’accélérateur et on n’a jamais été trop inquiétés", soufflait Benjamin Bataille, co-meilleur buteur (9 réalisations) de l’après-midi, avec Drevy Paschal, auteur d’un jet de sept mètres plein de sang-froid et sans doute capital, quand le Fenix se faisait plus menaçant (25-21, 43e).

"On joue très, très bien, pendant quarante-cinq minutes, et c’est normal qu’on baisse un peu le pied. Mais on a su rester cohérent, on a su rester dans notre projet de jeu, sans paniquer, se réjouissait finalement l’entraîneur raphaëlois après ce quatrième succès de la saison en Starligue. Aujourd’hui, on exploite l’équipe comme elle doit être exploitée. On est capable d’aller dans le très haut et ça, il faut s’en réjouir, mais aujourd’hui on est surtout moins allé dans le très bas. On a fait des erreurs mardi, là on les a gommées. J’ai vu de super attitudes, on avance." Non, Arthur Vigneron n’est pas le seul à avoir franchi un cap. Son équipe en a sans doute franchi un, elle aussi.

Alors que la trêve internationale bat son plein, le Saint-Raphaël Var Handball en profite pour dévoiler ses recrues en vue de la saison 2025/2026. À 26 ans, cet ailier gauche, champion du monde junior en Équipe de France avec Jonathan Mapu, représente un renfort stratégique pour l’effectif varois. Formé à Ivry, Antonin s’est illustré très tôt par sa maturité et son sens du jeu. Il a poursuivi sa progression au Saran Loiret Handball, son club actuel, où il s’est imposé comme un joueur clé. Ce numéro 33 a la particularité de pouvoir évoluer sur la base arrière et a su se montrer particulièrement efficace aussi comme demi-centre.

Antonin Mohamed : « Je suis très content de rejoindre le club de Saint Raphaël. C’est un moment important dans ma carrière, le projet correspond totalement à ce que je recherche et je suis très reconnaissant de l’opportunité. Ce jeune ailier droit de 24 ans s’impose comme l’un des meilleurs buteurs de ProLigue. Ailier vif, rapide et explosif, Marc excelle dans les phases de projection vers l’avant et de contre-attaque.

Marc Leyvigne : « Je suis très heureux et fier de rejoindre le SRVHB pour les deux prochaines saisons ! J’ai hâte de découvrir l’équipe, de m’intégrer et d’apporter toute mon énergie au projet de jeu, avec l’ambition d’être une nouvelle pierre à l’édifice des objectifs du club. Né en 2000 à Saragosse, ce portier d’1m93 apportera, dans les cages, sa technique, sa vivacité et son sens de l’anticipation. Formé au prestigieux FC Barcelone, Jorge Pérez a déjà démontré de belles choses en Liga ASOBAL. Son pourcentage d’arrêts atteste de son efficacité et de sa régularité au plus haut niveau.

Jorge Pérez Molina : « Je suis très heureux et reconnaissant de l’opportunité de rejoindre une équipe historique et l’une des meilleures de France. Ce sera ma première expérience sportive en dehors de mon pays et je l’aborde avec beaucoup d’enthousiasme. Je vais continuer à grandir en tant que gardien de but, apprendre et aider l’équipe autant que possible. « Nous sommes très heureux d’accueillir Antonin Mohamed, Marc Leyvigne et Jorge Pérez, pour la saison 2025/2026. Ces arrivées s’inscrivent dans la continuité du travail entrepris ces dernières années et des objectifs sportifs. L’idée première est d’apporter de nouveaux profils pour enrichir notre collectif. Jorge va apporter sa lecture du jeu et sa culture espagnole, Antonin son expérience technico-tactique, et Marc son efficacité et son abnégation.

Tableau Récapitulatif : Carrière d'Arthur Vigneron

Période Club Poste Réalisations
Avant 2012 Gond-Pontouvre Divers Formation initiale
2012-2015 Saint-Raphaël Ailier Droit Espoir de Starligue
2015-2024 Saint-Raphaël Ailier Droit 257 matches, 442 buts
2024-2027 Saint-Raphaël Ailier Droit Prolongation de contrat

Tactiques et Techniques

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