L'Évolution des Arrêts de Jeu au Football : Vers un Temps de Jeu Effectif ?

Au cœur des débats du début de Coupe du monde, la nouvelle tendance arbitrale à allonger le temps additionnel en décomptant tous les arrêts de jeu ouvre la question de la mise en place du temps de jeu effectif dans le football, à laquelle ses acteurs semblent favorables. Focus.

Soixante-quatre minutes de temps additionnel sur les quatre premières rencontres. Angleterre-Iran qui atteint les 117 minutes de jeu, soit presque un match avec prolongations. Le temps de jeu est au cœur des débats depuis le début de la Coupe du monde au Qatar avec des arbitres qui n’hésitent pas à prolonger le plaisir.

Les officiels de ce Mondial épousent une nouvelle logique: on décompte tous les arrêts de jeu.

Modifications des lois du jeu, les nouveautés ! Saison 2025-2026

Président de la commission des arbitres de la FIFA, Pierluigi Collina avait annoncé la couleur en conférence de presse et dans une interview à ESPN: "Nous avons dit à tout le monde de ne pas être surpris en voyant les quatrièmes arbitres afficher six, sept ou huit minutes de temps additionnel. Si nous voulons plus de temps effectif, il faut être prêt à voir ce type de temps additionnel. (…) Nous voulons calculer avec précision le temps additionnel à la fin de chaque période. Ça a commencé en Russie et ça continuera au Qatar."

"Je ne suis pas surpris de ce qui se passe car il y avait des instructions claires pour les arbitres", confirme Roberto Martinez, le sélectionneur de la Belgique. Le temps est un problème dans le foot moderne et je suis ravi de voir que le temps moyen d'un match est maintenant de 102 minutes, se félicite Roberto Martinez. Mais il y a une question : doit-on trouver une manière différente de décompter le temps? Doit-on arrêter la montre dans les 20 dernières minutes au lieu d'avoir des disparités entre les matches sur le temps additionnel? Ça va de 120 à 95 minutes! La Coupe du monde permet d'apprendre et de voir comment rendre le match plus efficace et peut-être même plus juste. On veut voir des équipes jouer au football et se concurrencer avec le temps de faire cela. Dans le passé, on s'est déjà retrouvé dans des situations où on ne pouvait plus jouer dans les 20 dernières minutes. On voyait l'horloge tourner sans jouer et ce n'est pas ce que les supporters veulent.

Selon les données fournies par Opta, après les quatre premières journées de la Coupe du monde, le temps de jeu total par match atteint 106 minutes et 8 secondes, contre 97’11’’ pour l’édition 2018, 95’44’’ en 2014, 94’46’’ en 2010 ou encore 95’09’’ en 2006. Mais le temps de jeu effectif n’a pas fait un énorme bond en avant. S’il est bien en hausse sur les deux dernières éditions, ce qui suit les explications de Collina: 55 minutes et 18 secondes sur ces quatre premiers matches de 2022 et 55’09’’ en 2018 contre des moyennes de 53’55’’ en 2014, 53’36’’ en 2010 ou 54’03’’ en 2006.

Encore loin des 90 minutes officielles dans un match. Mais une tendance qui épouse la volonté affichée par Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors d’une interview à BeIN Sports en avril dernier en marge de la rencontre Guingamp-Toulouse (32e journée de Ligue 2): "On doit avoir une vraie réflexion sur le temps de jeu effectif, dans la mesure où beaucoup de temps est perdu pendant un match. Si on demande aux spectateurs de payer des billets ou des abonnements pour regarder 90 minutes de football et qu’un match dure 50 minutes, il y a quelque chose qu’il faut revoir. Les minutes additionnelles que l’arbitre devra donner doivent être des minutes vraiment en relation avec le temps perdu lors du match. Et après, il faut réfléchir sur le futur."

Le débat ne concerne en effet pas que le Mondial. En décembre 2018, une étude de l’Observatoire du football CIES (via les données InStat) sur le temps de jeu effectif de 37 compétitions européennes donnait une moyenne de 55,3% et plaçait l’Allsvenskan suédoise en tête (60,4%) devant la Ligue des champions (60,2%) avec la Primeira Liga portugaise en queue de classement (50,9%). Parmi les championnats du "Big 5", la Bundesliga allemande arrivait en tête avec 58,5%, suivie par la Serie A italienne (57,8%), la Premier League anglaise (56,5%), la Ligue 1 française (56,1%) et la Liga espagnole (55,8%).

Fin octobre, un article publié par L’Equipe faisait le point sur la saison en cours. En Ligue 1, seul le PSG atteignait les 60 minutes de temps de jeu effectif contre moins de 55 pour Ajaccio. Un match, le Lens-Brest de la première journée (3-2), s’est conclu sur… 47’01’’ de temps de jeu effectif, soit moins que le temps d’un match de basket en NBA (48 minutes)! Et près de vingt minutes de différence avec les 66’51’’ de Strasbourg-Rennes lors de la 9e journée (1-3). En Premier League, les moyennes oscillaient entre les 65 minutes de Manchester City et les 55 de Liverpool.

Une étude menée sur 50 matches de la saison 2019-2020 de Premier League, championnat réputé pour un arbitrage moins agressif, permettait également de pointer les différentes pertes de temps: 8 minutes pour les touches, 6 pour les dégagements et près de 3 pour les soins médicaux.

Bref, il y a des choses à améliorer. Et les acteurs du jeu en sont conscients. "Il faut vraiment passer au temps de jeu effectif dès que possible, estime Jan Vertonghen, le défenseur international belge du RSC Anderlecht. Les équipes qui en profitent en plongeant constamment et en pleurant ruinent le plaisir des supporters qui veulent voir un bon match de foot et pas une pièce de théâtre." Même son de cloche chez Xavi, l’entraîneur du Barça: "Il faut passer au temps de jeu effectif. On en finirait avec les simulations, les pertes de temps et les tromperies. Perdre du temps, ce n’est pas de la malice, c’est de la fraude."

Leur idée: si le chrono stoppe à chaque arrêt de jeu, les footballeurs n’auront plus envie de se rouler par terre pour gagner quelques secondes. Possible à mettre en place? Parmi tous les grands sports collectifs, le basket et le hockey sont les seuls où le chrono stoppe à chaque arrêt de jeu. Au hand ou au rugby, il ne s’arrête que lors de phases spécifiques (exclusions, temps-morts, penalties, blessure, arbitrage vidéo) et/ou à l’appréciation de l’arbitre.

Pour le foot, le seul où l'arbitre décide de la fin du match sans un timing exact, plusieurs idées ont déjà émergé: l’arrêt du chrono pour les cas les plus graves, façon hand ou rugby donc, ou un temps de jeu effectif de 30 minutes par période avec chrono stoppé à chaque arrêt de jeu, façon basket ou hockey.Impossible en effet d’imaginer un temps de jeu effectif de 90 minutes dans la situation actuelle, qui impliquerait des matches de… 2h15 en moyenne! Ne pas savoir combien de temps durerait exactement une période pourrait en outre poser de gros problèmes aux diffuseurs télé qui ont des grilles à caler. Il faudrait également être clair sur les modalités d’arrêt du chrono pour éviter les polémiques. Pas si facile, quoi. Mais à étudier de près si on souhaite faire changer les choses.

En avril dernier, un communiqué de la FIFA tentait de balayer une rumeur persistante: "La FIFA souhaite clarifier qu’il n’y aura aucun changement dans les règles concernant la durée des matches pour la Coupe du monde ou toute autre compétition". Pas faux, il n’y en a pas eu.

L’IFAB (International Football Association Board), instance chargée de définir les règles officielles du jeu à l’échelle mondiale. Depuis 2020, plusieurs réformes ont profondément modifié la manière d’arbitrer, de jouer, et d’interagir sur le terrain. On l’a d’abord vu à la Coupe du monde au Qatar, puis lors des premières journées de Ligue 1, les temps additionnels ont explosé. Mais le monde professionnel n’est pas le seul à y faire face. Comme dans ces compétitions, les arbitres amateurs doivent s’adapter à la nouvelle règle concernant les arrêts de jeu.

Dans la continuité de la Coupe du monde au Qatar, l’IFAB a en effet validé la modification de la loi 7.3 sur la durée d’un match et la récupération de ces arrêts de jeu. « Les célébrations de but seront dorénavant listées séparément afin de souligner qu’elles génèrent souvent une grande quantité de temps perdu, qui doit être compensée par l’arbitre », indique l’IFAB dans son règlement.

Les arbitres restent maîtres du décompte des arrêts de jeu malgré la nouvelle règle. La première journée de Ligue 1 avait été marquée par une forte hausse du temps additionnel avec près de 13 minutes de plus en moyenne par match. Deux clubs de District ont ainsi eu le droit à 26 minutes de temps additionnel (13 par mi-temps) au premier tour de coupe de France fin août. « Le temps additionnel reste à la discrétion de l’arbitre, explique Christian Guillard, président de la commission régionale d’arbitrage (CRA) de la Ligue des Pays de la Loire. La consigne est toujours trente secondes par remplacement mais aussi un décompte en cas d’intervention du soigneur lorsqu’un joueur est blessé. » Désormais, les arbitres doivent également décompter les célébrations de but.

« Le but n’est pas de les sanctionner mais ça coupe le jeu, poursuit l’ancien arbitre de championnat National. Une adaptation appréciée par Yvonnick Sidaner, l’entraîneur de l’USSA Vertou (National 3) : « C’est une bonne chose même s’il va falloir s’adapter, souligne-t-il. J’estime que ça va permettre de moins calculer, de moins gérer. Sur les premières journées de championnat et les deux premiers tours de coupe de France, rares sont les arbitres à avoir ajouté beaucoup de temps additionnel. La réalité du terrain est donc tout autre.

Si tu as un match avec cinq ou six buts, il faudra faire comprendre aux joueurs, entraîneurs et dirigeants que tu rajoutes dix minutes de temps additionnel au lieu de quatre ou cinq, réagit un arbitre qui officie au niveau régional. Et je pense que ça ne va pas être simple. Ça pourrait créer des tensions. » Au niveau District, les consignes sont d’ailleurs un peu différentes. « Il ne faut pas négliger la condition physique car on n’a pas forcément des arbitres qui s’entraînent au quotidien, concède Florian Cossic, le conseiller départemental en arbitrage du District de Loire-Atlantique. Quand un club gagne 7-0, il n’y a pas besoin de rajouter autant de temps additionnel que de buts inscrits. D’autres facteurs entrent en compte comme le planning des matchs sur les terrains, avec souvent deux heures entre deux rencontres.

Les Lois du Jeu : Un Cadre en Constante Évolution

Sport populaire par excellence, le football est une discipline quasi bicentenaire ! Presque 200 ans d’existence qui ont vu la création et la suppression de certaines règles, mais aussi la modification et l’adaptation d’autres qui donneront le football tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Un règlement qui est le même pour tous, du footeux amateur au joueur professionnel, et qui concerne tant l’agencement et l’équipement du terrain que le déroulé du jeu ou l’équipement des joueurs.

Toutes ces règles sont compilées sous forme de lois, au nombre de 17. Les lois du jeu, « Laws of the Game » en anglais, regroupent les différentes règles du football définies par l’IFAB (International Football Association Board) et la FIFA (Fédération Internationale de Football Association). Elles ont été rédigées dès 1863 en Angleterre et ont depuis connu un certain nombre d’adaptations, mais les 17 lois encore en vigueur aujourd’hui datent de cette époque. Chaque loi est dédiée à un aspect du jeu et certaines peuvent être soumises à interprétation par l’arbitre, l’idée étant avant tout de conserver l’esprit du jeu.

Les 17 Lois du Football

  1. La loi 1 concerne le terrain de jeu (la surface, le marquage réglementaires, les dimensions, les surfaces de buts et de réparation, drapeaux, arc de cercle de coin et buts).
  2. La loi 2 concerne le ballon (les spécifications et remplacement d'un ballon défectueux).
  3. La loi 3 concerne le nombre de joueur·euses (le nombre de joueur·euses et remplaçant·es pour les compétitions officielles et autres matches, les procédures de remplacement, les changements de gardien·ne de but, les infractions et sanctions, les expulsions, sécurité, couleurs...).
  4. La loi 4 concerne l'équipement des joueur·euses (les infractions et sanctions, les règles de reprise de jeu).
  5. /6️⃣ Les lois 5 et 6 sont consacrées à l'arbitre et à l'arbitre assistant·e (les pouvoirs et devoirs de l'arbitre, les décisions).
  6. La loi 7 est consacrée à la durée du match (la durée de périodes de jeu, de mi-temps, de temps de récupération, de période de prolongation, de coup de pied de réparation et d'arrêt définitif du match).
  7. La loi 8 concerne les règles du coup d'envoi et reprise de jeu (la procédure, les infractions et sanctions, les règles de balle à terre...).
  8. La loi 9 est consacrée au ballon en jeu et hors du jeu.
  9. La loi 10 concerne les règles du but marqué (le but, l'équipe victorieuse, le règlement de la compétition, cas d'égalité…).
  10. La loi 11 est consacrée au hors-jeu (la position de hors-jeu, les infractions ou pas d'infractions, les sanctions).
  11. La loi 12 est consacrée aux fautes et incorrections (le coup franc direct, le coup de pied de réparation, le coup franc indirect, les sanctions disciplinaires, les fautes qui sont passibles d'avertissement et celles d'exclusions).
  12. La loi 13 concerne les coups francs (les types de coup francs directs ou indirects, la procédure, le lieu d'exécution du coup franc, les infractions et sanctions).

Les règles du football vont prochainement évoluer. Une grande révolution pourrait avoir lieu en 2024 dans le monde du football, avec la mise en place d’un chronomètre arrêté. Voici en quoi cela pourrait consister.

C’est une option sur la table de l’IFAB, l’International Football Association Board (Conseil international du football association), qui devrait l’étudier et en discuter lors de la réunion prévue ce week-end à Londres. En effet, face à la perte de temps dans les matchs, la FIFA souhaite trouver une solution.

Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les temps additionnels à rallonge ont quelques peu étonnés certains fans devant leur écran de télévision. L’objectif était de récupérer le temps de jeu perdu lors des différents arrêts de jeu enregistrés pendant une partie.

Mais finalement, la solution pourrait être de simplement arrêter le chronomètre comme au rugby ou au basket. Ainsi, les matchs pourraient durer 90 minutes sans avoir de temps additionnel donc. La règle pourrait voir le jour en 2024, mais elle va d’abord être débattue.

Seraient donc pris en compte l’utilisation de la VAR, les remplacements, les blessures et autres arrêts de jeu faisant perdre du temps.

A noter que d’autres questions seront évoqués comme le hors-jeu mais également les célébrations de buts, jugées excessives dans de nombreux cas, et aussi une règle «anti Emiliano Martínez», à savoir l’interdiction au gardien lors des tirs au but de distraire le tireur.

Évolutions Récentes des Règles du Football

Le football évolue sans cesse, et cela ne concerne pas uniquement les tactiques ou les technologies. Derrière ces évolutions, l’IFAB (International Football Association Board), instance chargée de définir les règles officielles du jeu à l’échelle mondiale.

Depuis 2020, plusieurs réformes ont profondément modifié la manière d’arbitrer, de jouer, et d’interagir sur le terrain. La règle des six secondes, souvent ignorée ou mal appliquée, a été officiellement modifiée. Pour rendre cette mesure visible et compréhensible, les arbitres doivent effectuer un décompte visuel clair des cinq dernières secondes, en levant la main et en écartant les doigts. Depuis 2025, seul le capitaine désigné a le droit de s’adresser à l’arbitre lors des décisions sensibles, comme un penalty sifflé, un but refusé ou un carton rouge. Cette règle vise à diminuer la pression collective sur les officiels et à renforcer l’autorité arbitrale, souvent remise en cause dans les compétitions de haut niveau.

Cette réforme introduit un principe de logique contextuelle, plus en phase avec le déroulement réel des actions. Lorsqu’un remplaçant, entraîneur ou joueur déjà expulsé touche le ballon involontairement en dehors du terrain, l’arbitre ne sanctionne plus automatiquement par un carton ou une exclusion. Cette approche plus mesurée permet de préserver l’équilibre disciplinaire, tout en continuant à punir les interférences abusives ou répétées. L’objectif est d’éviter toute confusion sur les relances rapides, en particulier lorsque des joueurs adverses se trouvent dans des positions potentiellement illicites.

Depuis 2020, la notion d’intentionnalité a été abandonnée pour juger les fautes de main. Désormais, l’arbitre se base sur des critères objectifs, comme la position du bras ou l’impact de l’action. En parallèle, la responsabilité disciplinaire du banc de touche a été renforcée. Les arbitres ont la possibilité de sanctionner tous les membres du staff technique, et si le fautif n’est pas identifié, c’est l’entraîneur principal qui en assume les conséquences.

À partir de la saison 2023-2024, les arbitres ont reçu pour consigne d’inclure dans le temps additionnel toutes les interruptions liées aux célébrations de but, en plus des arrêts déjà connus (VAR, blessures, remplacements). Cette précision, bien que tardive, vise à garantir une durée de jeu plus équitable, notamment dans les matchs serrés. Elle s’accompagne d’une attention particulière à la discipline des gardiens de but lors des tirs au but : ces derniers ne peuvent plus retarder l’exécution ni toucher les poteaux de manière excessive, sous peine de sanction.

D’abord, la limite anatomique a été clairement définie : seule la partie du corps avec laquelle un but peut être marqué est prise en compte, ce qui exclut les bras mais inclut le bas de l’aisselle. Autre nouveauté : la distinction désormais établie entre une action délibérée d’un défenseur (qui annule le hors-jeu) et une déviation accidentelle, qui ne modifie pas la position illicite de l’attaquant. Par ailleurs, une plus grande souplesse sur les équipements a été introduite, avec l’autorisation exceptionnelle de formes alternatives pour les poteaux et barres transversales, tant qu’elles ne déforment pas la structure de jeu.

Cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large d’offrir un football plus dynamique, plus lisible et plus attrayant pour les spectateurs. Cette logique s’inscrit dans un projet global de restauration de la confiance envers l’arbitrage et de promotion du fair-play. Les nouvelles règles introduites, notamment celles de 2025-2026, témoignent d’un souci d’équité, de fluidité et de modernité, tout en préservant l’esprit originel du sport.

Ces ajustements exigent une montée en compétence rapide de tous les acteurs : joueurs, entraîneurs, arbitres... Dans un environnement de plus en plus exigeant, où chaque détail compte, la connaissance des lois du jeu devient un atout stratégique majeur.

Temps de jeu effectif dans les compétitions européennes (2018)

Compétition Temps de jeu effectif (%)
Allsvenskan suédoise 60,4
Ligue des champions 60,2
Bundesliga allemande 58,5
Serie A italienne 57,8
Premier League anglaise 56,5
Ligue 1 française 56,1
Liga espagnole 55,8
Primeira Liga portugaise 50,9

tags: #arrets #de #jeu #football