Le match retour des huitièmes de finale de la Ligue des Champions entre le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain (PSG) le 8 mars 2017 reste gravé dans les mémoires comme l'une des "remontadas" les plus spectaculaires de l'histoire du football. Cependant, cette victoire historique du Barça (6-1 après avoir perdu 4-0 à l'aller) a été marquée par de vives controverses liées à l'arbitrage de l'Allemand Deniz Aytekin.
Alors que la presse française n'a pas trop insisté sur l'arbitrage, le quotidien pro-Real Madrid, Marca, s'en est donné à cœur joie. Marca a même avancé que l'UEFA envisageait de sanctionner Deniz Aytekin, ce qui a été démenti par la suite.

Deniz Aytekin, l'arbitre au cœur de la controverse lors du match Barça-PSG. Crédit: Eurosport
Les Actions Litigieuses Pointées du Doigt
Le PSG a adressé une plainte à l'UEFA, mettant en avant une quinzaine d'erreurs arbitrales. Voici huit des actions litigieuses les plus contestées :
- Main de Mascherano dans la surface sur un centre de Draxler, qui aurait dû être sifflée comme penalty.
- Absence de second carton jaune pour Piqué après une faute sur Cavani lancé vers le but.
- Penalty accordé pour une faute de Meunier sur Neymar, jugé injuste par le PSG.
- Faute de Neymar sur Marquinhos sanctionnée d'un jaune, qui aurait mérité un rouge selon le club parisien.
- Simulation de Luis Suarez, sanctionnée d'un jaune, qui aurait conditionné l'arbitre pour la fin de match, selon le PSG.
- Main de Piqué sur un centre de Di Maria, non sanctionnée d'un penalty.
- Tacle par derrière de Mascherano sur Di Maria dans la surface, méritant un rouge et un penalty.
- Penalty accordé à Luis Suarez après un duel avec Marquinhos, considéré comme une simulation par le PSG.
Le PSG a inclus une vidéo, des avis d'arbitres internationaux et des articles de presse dans son rapport à l'UEFA.
Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, a déclaré que son club ne voulait pas "se cacher derrière cela", tout en regrettant un arbitrage plus clairvoyant. Il a notamment regretté le penalty non sifflé sur Di Maria, qui aurait pu ramener le score à 3-2 et "tuer tout suspense".

Quelques unes des actions litigieuses du match
L'Analyse Post-Match et le Rôle du VAR
Après la défaite, de nombreux observateurs ont souligné que le PSG pouvait regretter l'absence de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) en 2017. Selon Saïd Ennjimi, ex-arbitre international, le VAR aurait probablement inversé au moins deux décisions :
- Le tacle de Piqué sur Cavani (23e minute) aurait dû entraîner un carton rouge.
- Le tacle de Mascherano sur Di Maria (85e minute) aurait dû être sanctionné d'un penalty.
En revanche, Ennjimi estime que le VAR n'aurait pas changé les décisions concernant la main de Marquinhos (8e minute), la main de Mascherano (11e minute) et le penalty accordé à Suarez (90e minute).
Les fautes d'arbitrage du matche de FCB vs PSG
Les Conséquences pour Deniz Aytekin
Bien que l'UEFA n'ait pas officiellement sanctionné Deniz Aytekin, il a été mis "au placard" après ce match. Sur les 14 arbitres ayant officié lors des huitièmes de finale de la Ligue des Champions cette saison-là, seuls Aytekin et Tasos Sidiropoulos n'ont pas été reconduits pour les tours suivants.
Depuis, Aytekin n'a plus jamais arbitré de matchs de ce niveau en Europe, se contentant de rencontres de poule sans grand enjeu. Cependant, il reste une figure respectée en Allemagne, où il a été élu meilleur arbitre par la fédération allemande (DFB) en 2019.

L'Affaire Negreira et les Accusations de Corruption
Plusieurs années après le match, le FC Barcelone a été accusé de corruption dans l'affaire Negreira, du nom de l'ancien numéro 2 de l'arbitrage espagnol qui aurait reçu des paiements du club catalan. Un juge a accusé le Barça de délit de corruption, considérant que la Fédération espagnole (RFEF) est une entité exerçant des fonctions publiques.
Bien que ces accusations soient distinctes des événements de 2017, elles ont ravivé les débats sur l'intégrité de l'arbitrage et les potentielles influences externes dans le football.
En conclusion, le match Barcelone-PSG de 2017 restera à jamais un symbole de la "remontada", mais aussi des controverses arbitrales qui peuvent entacher les plus grands événements sportifs.