C'est un PSG dominateur, bien que logiquement secoué par séquences, qui s'est imposé sur la pelouse d'Arsenal en demi-finale aller de Champions League. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Performances des Joueurs Parisiens
Gardien
Donnarumma : Après deux prestations déjà capitales à Liverpool puis dans l’antre d’Aston Villa, l’Italien a remis ça dans cette demi-finale aller. Autoritaire dans les airs, juste au pied, c’est surtout sur sa ligne que l’ancien de l’AC Milan a régalé. Auteur de pas moins de cinq parades au total, ses deux superbes arrêts devant Martinelli à la 45ème puis Trossard à la 56ème ont maintenu les siens à flot pendant le temps faible parisien.
Défenseurs
Hakimi : Le Marocain avait des jambes de feu et l’envie d’en découdre en cette soirée londonienne, et ça s’est vu. Très actif sur son couloir et y compris dans le coeur du jeu, il a arpenté l’aile droite tout du long, forçant largement la paire du couloir gauche d’Arsenal à défendre. En revanche, il est absent de la photo sur les deux meilleures occasions adverses, la faute à des compensations mal effectuées qui se sont terminées sur un côté droit qu’il avait déserté.
Marquinhos : Concentré, le Brésilien a été l’auteur d’un match dans l’ensemble très réussi. Avec le ballon, il a réalisé un sans faute pour orienter la première relance des siens, et il a même tenté des passes longues qui auraient pu permettre d’arracher le 2-0 dans les dernières minutes. Egalement auteur d’une tête cadrée en bonne position en début de match. Défensivement, il a réussi la plupart de ses interventions, à un ou deux flottements près quand Arsenal a pu prendre de la vitesse.
Pacho : Toujours bien placé, présent sur de nombreuses trajectoires et solide pour bloquer et contrer ses adversaires, l’Équatorien a livré une prestation défensive quasi-parfaite. Tout juste a-t-il pêché par excès de facilité sur une situation adverse en fin de première mi-temps, quand il tente de protéger le ballon de façon trop laxiste alors que la situation appelait à trancher dans le vif et à intervenir de façon plus rapide. Au final, sans aucune incidence sur le résultat.
Nuno Mendes : Après ses errements défensifs entrevus sur plusieurs des derniers matchs, dont l’aller-retour face à Villa, le Portugais était attendu de pied ferme face à Saka. Au final, il a totalement éteint l’ailier britannique, au prix d’une prestation qui l’a souvent vu se sacrifier et privilégier l’aspect défensif à ses habituels raids sur son côté gauche. Tout juste son vis-à-vis a-t-il entrevu la lumière pendant les cinq dernières minutes de la première mi-temps, autant dire presque rien à l’échelle de tout le match. Une erreur d’inattention à déplorer dans ce même temps fort adverse, mais sans conséquence. Avec le ballon, il y a peu à dire pour une fois, si ce n’est qu’il est l’auteur d’une excellente passe vers Dembélé sur le but des siens, au départ de l’action.
Milieux de Terrain
Vitinha : Le Portugais a avoué sa relative méforme actuelle à la veille du match en conférence de presse, et il a répondu présent sur le terrain en livrant une performance plus conforme à ses standards pendant les temps forts du match des siens, c’est à dire un peu plus des trois quarts du match. Pendant ces phases, le Portugais a rayonné : conservations de balle, temporisations, passes bien senties, c’est sans doute pour toutes ces raisons que l’UEFA l’a désigné homme du match. En revanche, il a encore largement disparu pendant les temps faibles des siens, un point qui reste à travailler pour permettre à son équipe de respirer lors de ces phases de jeu.
João Neves : L’autre lusitanien de l’entre-jeu parisien avait un gros test à passer à l’Emirates, après avoir largement coulé en octobre lors de la défaite (0-2) des siens. Bien qu’il soit notoirement dans le dur physiquement depuis de longues semaines, c’est paradoxalement là où le bât avait blessé à l’époque qu’il a rayonné ce soir : l’ancien du Benfica a été impressionnant au duel tout du long. Spécialement précieux à plusieurs reprises par des retours défensifs bien sentis, il a incarné à merveille la générosité parisienne tout du long. En revanche, il a offert deux coups francs évitables aux locaux, dont celui qui a débouché sur le but de Merino, finalement refusé pour hors-jeu. On l’a senti largement dans le rouge à partir de la demi-heure de jeu, avant de s’offrir un second souffle physique aussi inattendu que bienvenu pour la fin de match. En conséquence de ses limites athlétiques du moment et de ses efforts sans ballon, il a manqué de fraîcheur et de lucidité pour contribuer plus fortement au jeu offensifs des siens.
Fabian Ruiz : l’Espagnol n’en finit plus de monter en puissance. Toujours bien placé, brillant dans les compensations des déplacements de ses partenaires de la moitié gauche du terrain, d’une justesse technique folle, il a régalé pendant quatre-vingt-dix minutes. Très constant au pressing, il aurait peut-être pu faire davantage pour s’infiltrer dans les trente derniers mètres adverses pour apporter le surnombre. Quand il l’a fait à la 31ème, il a trouvé le poteau de Raya d’un tir de près, avant d’être signalé hors-jeu. Un vrai match d’équipe, avec en prime sa tellement précieuse touche technique habituelle.
Attaquants
Doué : Déjà peu en vue contre Nice, l’ancien Rennais a sans doute été l’élément parisien le moins inspiré de cette demi-finale aller. Il est bien présent dans la première demi-heure parisienne très réussie, mais déjà en retrait en comparaison de ses deux compères de l’attaque. Pendant cette période, il se signale par deux frappes, dont une bonne à la 31ème qu’il a l’intelligence de mettre au premier poteau, mais qu’il aurait pu encore mieux placer en vue de tromper Raya. Progressivement ensuite, il est devenu moins concret et a parfois trop cherché à faire compliqué, perdant des ballons de façon frustrante. Il a quand même été impliqué dans les aspects défensifs jusqu’à sa sortie à la 76ème. Remplacé par Gonçalo Ramos poste pour poste. Le Portugais a été l’auteur d’une entrée combative, et il a contribué au bon dernier quart d’heure des siens en pesant sur la défense adverse.
Kvaratskhelia : le Géorgien avait un beau duel à disputer face à Timber, et il a fait vivre un véritable enfer au Néerlandais dès les débuts et spécialement pendant la première demi-heure, avant de permuter avec ses partenaires de l’attaque et de perdre un peu en continuité dans sa prestation. Il aurait pu (dû ?) obtenir un pénalty à la suite d’une action qui l’a vu éliminer trois joueurs en pleine surface à la 17ème minute, avant d’être stoppé d’une façon discutable. Avant ça, il avait été l’auteur d’une passe décisive bien sentie pour Dembélé sur une passe en retrait. À partir du temps fort d’Arsenal en fin de première mi-temps, il a perdu en disponibilité et en virtuosité mais il est à nouveau sorti de sa boîte à plusieurs reprises jusqu’à la fin du match.
Dembélé : Après une performance étincelante dans le jeu à Villa, le leader offensif parisien a remis ça, spécialement pendant une demi-heure, avec en plus un but cette fois, son 33ème de la saison pour les rouge et bleu. Pendant le premier tiers du match, l’ancien de Barcelone a été une merveille de coéquipier pour les siens, de par ses orientations du jeu bien senties et son pressing constant de la première relance adverse, et un poison permanent pour la défense des Gunners. Son but de la 4ème minute, finalement le seul du match, d’une magnifique demi-volée qui termine en poteau rentrant, avait mis les siens dans des dispositions idéales dès les débuts. Moins influent à partir de la période de domination d’Arsenal, Dembélé n’en a pas moins été présent dans l’état d’esprit et dans la générosité tout du long. C’est Barcola qui l’a remplacé à la 70ème, prenant place sur l’aile droite de l’attaque parisienne. Bien dans le ton sur les phases de jeu sans ballon, l’entrée de l’ancien Lyonnais a en revanche transpiré le manque de confiance.
Réactions et Analyse Post-Match
Mikel Arteta n’avait évidemment pas le sourire jusqu’aux oreilles ce soir au sortir de la rencontre face au PSG. Globalement dominateurs, Saka et ses coéquipiers ont chacun leur tour vu le but se refuser à eux, la faute à un immense Gianluigi Donnarumma, aussi exceptionnel que face à Liverpool à Anfield, ou face à Aston Villa lors du tour précédent.
Il n’empêche que chez les Gunners, et notamment chez Mikel Arteta, c’était la soupe à la grimace après le match. Passé au micro de Canal+, l’entraîneur espagnol peinait à digérer cette élimination, qu’il ne jugeait pas méritée : «bravo à eux d’abord, ils se sont qualifiés. On était meilleurs qu’eux, mais ils ont eu le meilleur joueur du match sur les deux rencontres, ça a été leur gardien. C’est ça l’histoire de ce qu’il s’est passé. Je suis tellement fier de mes joueurs, de ce qu’on a fait, on a joué avec beaucoup de courage, de caractère, d’intelligence, mais la réalité, c’est le résultat.
Pour Arteta, Arsenal a surtout manqué de chance dans cette double confrontation, où le technicien espagnol a dû se priver de 7 éléments blessés : «on a été meilleurs qu’eux ce soir, on a été malchanceux, il faut voir ce qu’on peut faire de mieux parce qu’on a le niveau même avec 7 joueurs blessés. Paris ? J’espère qu’ils vont gagner (la finale) pour mon passé ici, qu’ils gagneront enfin.
Luis Enrique sur Canal+: "On a montré la mentalité de chaque jour. C'est un vrai plaisir de l'avoir au PSG. C'était un match avec beaucoup d'émotions. C'est difficile de jouer avec cette ambiance incroyable. Le but en début de match était important pour la confiance. On doit penser à contrôler le match. On doit jouer à la maison avec les supporters, on sera prêt.
Joao Neves à Canal + : "Ce n'est pas fini, c'est seulement la première période des deux matchs. Ce n'est pas encore la fête dans le vestiaire. Mais je suis très heureux. Il n'y avait pas de doute. On sait qu'on est une très bonne équipe mentalement. Si on met notre jeu en place en étant concentré sur nous, ça sera la meilleure façon de se qualifier. Cette équipe est prête à tout. On peut attaquer et défendre. C'est bien d'être dans cette situation. Il faut savoir souffrir mais c'est le football."
Gonçalo Ramos au micro de Canal + : "Je travaille beaucoup ce type de frappes (celle qui termine sur la barre). Ce n'est pas fini, il reste encore un match. On regarde Arsenal dans les yeux, on joue notre football et on a gagné. C'est important de tout faire dans le match, c'est le football de haut niveau."
Désigné homme du match, Vitinha livre sa première réaction au micro de Canal + : "C'est très difficile de venir gagner ici, on avait vu ça en octobre. On a fait un grand match, même si on n'a pas eu le ballon comme d'habitude. C'est ça que les grandes équipes montrent. Il faut s'adapter. On pouvait plus marquer mais on est heureux du résultat. On était sûr de pouvoir sortir un tel match. Il y a des gens qui n'y croient pas mais on s'en fiche. Les supporters sont incroyables. On s'y met tous ensemble. Ce n'est pas fini, il faut faire un grand match au Parc des Princes. Non, ce n'est pas une revanche personnelle. C'est l'équipe. On a fait une grande performance collective, on a montré notre envie d'aller en finale."
Résumé du Match
Bonne opération pour le PSG qui remporte la demi-finale aller 1-0 sur la pelouse d'Arsenal grâce à un but dès la 3e minute d'Ousmane Dembélé. Paris a souffert mais attaquera le match retour au Parc des Princes avec un avantage certain ! Donnarumma a encore été décisif ce soir.
PSG Gagne, Enrique attire Arteta | le rôle libre de Dembélé crucifie Arsenal à l'Emirates !

Incidents et Décisions Arbitrales
Alors que Monaco tenait tête au champion d'Europe parisien dans ce barrage de Ligue des champions, une décision arbitrale a tout fait basculer. En l'espace de trois minutes, le jeune Mamadou Coulibaly a vu rouge, laissant ses partenaires à dix. Une décision qui a provoqué l'ire du banc monégasque, Sébastien Pocognoli dénonçant un arbitrage à "deux poids, deux mesures" par rapport aux cadres parisiens comme Lucas Hernandez.
Pour Saïd Ennjimi, ancien arbitre de l'élite, le dossier est nuancé, mais la sentence s'explique. "Si on recontextualise la faute et si on isole le fait, le deuxième carton jaune est sévère. Car Achraf Hakimi joue bien le jeu, malicieusement", concède-t-il dans les colonnes de L’Équipe.
Blessure de Dembélé et Incertitude pour le Match Retour
Sorti sur blessure lors de la demi-finale aller de Ligue des champions remportée par le PSG à Arsenal (1-0), Ousmane Dembélé est incertain pour le match retour. Ce jeudi, Ousmane Dembélé n'a pas pris part à l'entraînement collectif. De source médicale, le PSG ne veut pas prendre de risques, surtout maintenant que le titre de champion de France est acquis. Personne ne souhaite pour l'instant laisser filtrer le degré de gravité de sa blessure mais au club on espère évidemment le voir jouer mercredi soir.
Probabilités et Perspectives d'Avenir
Alors qu’ils n’étaient pas donnés favoris pour l’emporter sur la pelouse de l’Emirates Stadium, ce mardi soir en demi-finale aller de Ligue des champions (victoire 1-0), les Parisiens ont maintenant toutes les probabilités de leur côté pour se qualifier en finale.