Les Anciens Joueurs du Stadoceste Tarbais Rugby : 50 Ans de Gloire

Le Stadoceste Tarbais a célébré les cinquante ans de son titre de Champion de France de rugby. La Halle Marcadieu de Tarbes s'est parée de fanions rouges et blancs ce 20 mai 2023, pour commémorer un jour anniversaire de taille pour le club de rugby de la ville, le Stado, ou Stadoceste comme les anciens l'appellent.

L'équipe championne de France de 1973.

Il y a 50 ans, le 20 mai 1973, les joueurs tarbais gagnaient contre Dax le titre de Champion de France, et soulevaient pour la deuxième (après le titre de 1920) et dernière fois de leur histoire le Bouclier de Brennus. Un demi-siècle ça se fête ! Le souvenir d’un club de rugby dans l’élite aussi !

La victoire est d’autant plus belle que personne n’attendait les Tarbais, cette équipe de copains, à ce niveau. Cinquante ans après, la joie des anciens joueurs est intacte. Ils vont la partager à partir de 11 heures sous la halle Marcadieu à l’occasion d’une journée anniversaire. Dès 11 h 30, les élus et les anciens seront accueillis sur la scène montée pour la fête.

Une Journée de Célébration et de Souvenirs

L’occasion d’évoquer avec les anciens ces phases finales, véritable épopée avec son lot de rebondissements, ses anecdotes. Chacun pourra revivre l’histoire de la conquête de ce titre grâce à la projection sur écran géant de photos et de vidéos. Des anciens joueurs de l'époque et des centaines d'anciens et nouveaux supporters se sont réunis sous la Halle Marcadieu pour se rappeler la victoire du passé.

Ambiance festive à la Halle Marcadieu lors de la commémoration.

Dès 11 h 30, les élus et les anciens seront accueillis sur la scène montée pour la fête. L’occasion d’évoquer avec les anciens ces phases finales, véritable épopée avec son lot de rebondissements, ses anecdotes. Chacun pourra revivre l’histoire de la conquête de ce titre grâce à la projection sur écran géant de photos et de vidéos.

Ce dimanche 20 mai 2023 de 11h à 18h, sous la halle Marcadieu à Tarbes, les anciens ont fêté la journée mémorable du 20 mai 1973, il y a 50 ans, où ils sont devenus Champion de France pour la deuxième fois de l’histoire du Stado après un premier titre décroché en 1920. Tous se souviennent de l’ambiance dingue de l’époque au stadium à Toulouse et à leur retour à Tarbes dans la rue principale où ils ont mis une heure pour faire le trajet de la Foch à la place Verdun. Aujourd’hui c’était aussi la foule des grands jours pour venir revoir et féliciter ces anciennes gloires.

Hommage et Reconnaissance

Chaque ancien recevra un trophée composé de tronçon des poteaux de Jules Soulé, le stade historique du Stado. Un symbole et un trophée pour l’histoire. Celle d’un club qui a formé des joueurs de classe internationale et qui a brillé sur de nombreux stades de l’ovalie.

Après les discours officiels, on a procédé à la Remise des trophées aux anciens joueurs fort émus et qui ont eu aussi une pensée pour ceux qui nous ont quittés. Chacun est reparti avec un morceau du poteau de l’ancien terrain du club, le stade Jules Soulé, déserté depuis des années, et détruit dans le courant du mois de mai. Les poteaux sont les seuls éléments qui ont été récupéré et découpés en morceaux pour en faire de petits trophées, en souvenir de 1973.

Pour récompenser une fois de plus le talent des joueurs de 1973 et leur rendre hommage, des trophées leur ont été distribués, 50 ans après le dernier Bouclier de Brennus. Chacun de ceux qui étaient présents est reparti avec un morceau du poteau de l'ancien terrain du club, avant Maurice Trélut, le stade Jules Soulé, déserté depuis des années, et détruit dans le courant du mois de mai. Les poteaux sont les seuls éléments qui ont été récupéré et découpés en morceaux pour en faire de petits trophées, en souvenir de 1973.

Trophées remis aux anciens joueurs, fabriqués à partir des poteaux de l'ancien stade Jules Soulé.

La partie cérémonie achevée, la fête va continuer dans la convivialité. "Nous voulons faire de cet anniversaire une véritable fête du rugby ouverte à tous" explique Michel Sallaberry, le président de l’association des anciens du Stado qui compte sur une banda de Bordères pour mettre l’ambiance. Les fans du Stado pourront approcher les champions 1973 et échanger.

Les Anciens du Stado se sont retrouvés samedi dans leurs locaux pour leur journée annuelle. Le maire de Tarbes Gérard Trémège était présent accompagné de Michel Garnier directeur de cabinet et Thomas Da Costa adjoint aux sports. Sur le rapport moral, il s’est félicité d’un effectif toujours croissant avec 182 adhérents recensés. Michel Sallaberry rappelait que l’Amicale avait été créée en 1949. Le 1er président fut Henri Peyralade et le siège officiel se situait rue Despourrins. À l’occasion de cette journée particulière, les Anciens du Stado ont tenu à honorer Jean Perez qui a participé activement à la vie de l’Amicale et dont il est le doyen. Dans son intervention Jean Perez a rappelé avec émotion son attachement viscéral au Stadoceste Tarbais. Seuls ses petits enfants ont choisi une autre voie avec notamment le golf au niveau mondial pour Victor. Michel Sallaberry invita les 90 personnes présentes à rejoindre la cour pour l’apéritif.

Chacun pourra également partager des produits d’exception des terroirs de Bigorre. Agneau, porc, haricots tarbais, fromage, gâteau à la broche fournis par les producteurs locaux régaleront l’assistance.

Témoignages et Souvenirs

Plusieurs personnalités ont partagé leurs souvenirs et émotions lors de cette commémoration :

  • Un ancien joueur : "Ca remue beaucoup les tripes et ça fait ressurgir de bons souvenirs".
  • Un supporter : "on a fait la fête... terrible !".
  • Annie : "c'est hyper important ! Vraiment c'étaient des garçons formidables, et ils sont restés formidables !".
  • Joël Pécune : "j'ai eu le plaisir de marquer le premier essai ! Et puis j'étais au milieu du terrain, c'était merveilleux, c'était magnifique, il y avait du blanc et rouge sur tout le stade. Les Tarbais étaient en liesse et la soirée a été, on va le dire, de folie !".

Il avait 28 ans le jour de la victoire contre Dax. Il était dans les gradins, et lui aussi s'en souvient comme si c'était la veille. Il raconte un tir au pied long de 50 mètres, le stress de voir Dax, archi favori à l'époque, l'emporter, et puis le soulagement de la victoire. Alors venir commémorer les 50 ans du titre, et voir les anciens joueurs, c'était pour lui une évidence : "j'avais peur de ne pas reconnaître les joueurs" confesse-t-il dans un sourire.

Annie, elle, est contente de venir pour "leur rendre hommage" à ces anciens joueurs, pour certains aujourd’hui décédés. François est du même avis : "c’est hyper important ! Vraiment c’étaient des garçons formidables, et ils sont restés formidables !"., loadingJoël Pécune faisait partie de ces "gladiateurs". Le 3/4 centre international avait 22 ans le 20 mai 1973. Comme les supporters, il a un souvenir bien précis du match : "j’ai eu le plaisir de marquer le premier essai ! Et puis j’étais au milieu du terrain, c’était merveilleux, c’était magnifique, il y avait du blanc et rouge sur tout le stade. Les Tarbais étaient en liesse et la soirée a été, on va le dire, de folie !". Mais ce qui frappe Joël, 50 ans après, c’est de se voir tout jeune sur toutes ces photos en noir et blanc, qu’ils ne connaissaient pas pour certaines : "je me vois jeune, avec des cheveux longs ! Alors qu’aujourd’hui je les ai un peu plus courts et blancs ! C’était le bon temps, c’était la jeunesse, et c’était le plaisir de jouer au rugby".

JS : Beaucoup de respect. Le 20 mai 1973 a lieu la finale à Toulouse contre Dax. JS : Nous avons pris conscience de nos moyens et de nos conditions physiques. Nous n’étions pas impressionnés par le niveau de la compétition. Nous étions lucides et concentrés sur notre mission de joueurs.

TM : Nous étions habitués aux phases finales et aux confrontations. Il y avait une confiance aveugle entre nous, aucune lutte d’égo au sein de l’équipe. Nous savions comment les uns et les autres réagissaient. Nous ne nous voyions pas champions. Cela a été une vraie révélation.

TM : Le Stadoceste a toujours été le dauphin. Là nous arrivions en pleine lumière. Nous sommes reçus à l’Hôtel de Ville. Puis nous devions rallier Verdun en bus. Dans la rue Foch, les gens étaient partout. Quand on regardait la foule, des personnes que nous connaissions bien étaient là. Des collègues, des amis, des voisins, des gens qu’on croisait au marché.

JS : Nous étions les outsiders. Partout il y avait des drapeaux rouges et blancs et l’ours, emblème du club.

TM : Nous étions fiers de les rendre fiers. C’est comme dans une famille. Quand l’un est content, tout le monde l’est. Le club et les supporters étaient cette famille. Dans chaque coin de Tarbes les gens aimaient le Stadoceste. Tarbes est une ville qui connait bien le rugby. Quand les tarbais nous croisaient ils savaient nous parler du dernier match. Ils nous félicitaient ou ne nous rataient pas selon les résultats !

JS : Parfois encore on attend des gens dire « tu vois, ce Monsieur m’a fait rêver ».

JS : Il s’est formé une solidarité des compétences, une camaraderie et tous les sentiments qui riment avec le rugby. C’est avant tout un sport de combat.

TM : Seuls nous n’existons pas, nous ne sommes rien. Nous devions composer avec les copains. C’était une obligation et nous avons créé une solidarité.

JS : Ils savaient nous recadrer gentiment mais fermement. Soutenir leur héritage a toujours été très important.

MS : L’héritage est fort. On arrive avec une profonde humilité et un profond respect. Ce sont d’ailleurs des valeurs qu’ils véhiculaient. Pour mon 1er jour, j’arrivais en voiture pour l’entrainement au stade Soulé. Je recherchais mon itinéraire, ne le trouvant pas, je m’arrête et sur le trottoir. C’est Jean qui était là. J’étais très impressionné.

JS : De trouver dans le rugby une façon de s’élever et d’être des citoyens dignes de ce monde. De combattre humblement et dignement. « Le rugby est un accomplissement qui fait grandir et apprend la notion de travail et de désillusion.

Derrière l’équipe championne de France 1973 des Christian, Georges, Joël, Alain, Antoine, etc. se cache une deuxième équipe, celle des Germaine, Claudine, Sylvette, Françoise, Michèle etc.

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Quelques joueurs emblématiques du Stadoceste Tarbais

Voici quelques joueurs emblématiques qui ont marqué l'histoire du club :

  • 1970-1975 : Joueur de rugby à XV qui a représenté l’équipe de France et le Stadoceste tarbais. Il évoluait au poste de trois-quarts aile. Il compte 8 sélections en équipe nationale.
  • 1975-1991 : Il rejoint le Stadoceste tarbais à 10 ans et joue son premier match en équipe première à 18 ans en 1975-76. Invité par les Barbarians français, il joue contre l’Australie en 1983, mais sa carrière est interrompue en 1984-85 par une hernie discale. Après une opération réussie, il revient en 1985 et joue contre le Japon et la Nouvelle-Zélande en 1986. Son dernier match avec les Barbarians français est contre la Nouvelle-Zélande en 1990. Il termine sa carrière après 17 saisons en première division en 1991 et devient entraîneur du Stadoceste tarbais.
  • 1980-1993 : Thierry Janeczek, né le 6 août 1959 à Saint-Denis-du-Sig en Algérie française, est un joueur de rugby à XV qui a joué pour l’équipe de France et le Stadoceste tarbais, évoluant au poste de troisième ligne aile. Surnommé « le zèbre », il a été finaliste du championnat de France en 1988 avec le Stadoceste tarbais et a obtenu 3 sélections en équipe nationale. De 1996 à 2010, il a été entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France de rugby à sept, ainsi que membre de la direction technique nationale.
  • 1979-1981 : Alain Maleig, né le 10 juillet 1952 à Oloron-Sainte-Marie, est un ancien joueur de rugby à XV, célèbre pour son poste de troisième ligne centre, mesurant 1,88 m pour 104 kg. Il a joué au FC Oloron de 1973 à 1979 puis au Stadoceste tarbais de 1979 à 1988. En équipe nationale, il a disputé son premier test match contre le Pays de Galles en 1979 et son dernier contre la Roumanie en 1980, devenant ainsi le troisième international de l’histoire du FC Oloron. Il a également représenté les Barbarians français. Son palmarès comprend 7 sélections officielles en équipe nationale, auxquelles s’ajoutent 9 non-officielles et 1 avec France A, ainsi que sa participation aux Tournois des Cinq Nations en 1979 et 1980.

Le Stado Aujourd'hui

Un souvenir qui paraît tout de même bien loin aujourd'hui. Cinquante ans après, le Stado Tarbes Pyrénées Rugby évolue deux divisions en dessous de l'élite du rugby français, en Nationale, et peine à survivre face à des problèmes de budget. Alors une victoire comme celle de 1973, "on ne verra plus ça maintenant, de nos jours" concède Romain, 33 ans, venu avec son père qui à 12 ans, avait assisté au match contre Dax devant la télévision, et en avait eu à l'époque "les larmes aux yeux".

Le TPR se retrouve confronté à de gros soucis économiques et n’a pas encore bouclé le budget de la saison en cours.

Logo actuel du club.

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