L'histoire de l'équipe de France militaire de football est riche en événements marquants et en figures emblématiques. Cet article explore les moments clés de son évolution, des joueurs d'antan aux succès récents, en passant par les défis et les transformations de cette équipe unique.
La première CROISADE : objectif JÉRUSALEM (version 2 !)
Les Pionniers et l'Avant-Guerre
La période d'avant-guerre était marquée par de nombreuses mesures de mobilisation, et la recherche de footballeurs battait son plein dans les régiments. À cette époque, des joueurs comme Marcel Muller étaient engagés dans des régiments qui servaient de vivier pour les clubs de football locaux. Ainsi, en 1937 et 1939, Marcel Muller est devenu champion de France Militaire avec le 162 RI.
Marcel Muller, à l'instar des Hibst, Fosse, Marchal, Haag, Kappe, Nuic, Zehren, est engagé au 162 RIF qui servait alors de succursale au FC METZ. En 1935, Metz (à l'époque CS METZ°) accède à la 1ère division.

Les Titres de Gloire de Marcel Muller
- 1937 et 1938: Champion de France militaire
- 1938: Finaliste de la coupe de France
- 1939: Sélection en équipe de France militaire
- 1938, 1939, 1946: Nombreuses sélections en équipe de Lorraine (il fut lui-même le sélectionneur et en 1946, il était le seul amateur de la sélection)
Il semble qu’il ait été sélectionné en équipe de France A contre l’Italie, mais a refusé sa sélection n’étant « que » remplaçant. Son plus grand et plus triste souvenir de footballeur : la FINALE de la COUPE DE FRANCE en 1938 : METZ 1 - MARSEILLE 2.
Le président de la république Albert Lebrun (un Lorrain) sert la main de Marcel MULLER lors de la présentation des équipes. Beaucoup de choses ont été écrites sur cette finale et les passionnés supporters du FC METZ connaissent l'histoire du penalty accordé puis refusé aux messins et le but litigieux accordé par un arbitre partial, en l'occurrence l'Alsacien Mr Munsch. Les spectateurs du Parc des Princes avaient pris fait et cause pour les joueurs messins et noyèrent le terrain des coussins sur lesquels ils étaient assis. Les Lorrains firent un triomphe aux footballeurs messins à leur retour à Metz.
La Période Difficile de la Déportation
Après le cauchemar de la déportation, Marcel MULLER mit un terme à sa carrière professionnelle, mais fut encore sélectionné en équipe de Lorraine comme seul amateur en 1946. Mobilisation en août 1939 au 69 RIF secteur fortifié de Saint Avold. Prisonnier près de Saint-Dié dans les Vosges, puis libéré comme lorrain en juillet 1940. Le 27 janvier 1941, il se marie à Morsbach avec Marie BOURG.
Déporté de 1943 à 1945 : Marcel MULLER subit, comme ses concitoyens mosellans le joug de l'occupation allemande mais il refusa l'inscription sur la liste d'enrôlement et ne se présenta pas au conseil de révision allemand. Il tenta de franchir la frontière pour se réfugier clandestinement en France.
Arrêté à Novéant le 18 mars 1943 par la Gestapo, il fut remis comme réfractaire et insoumis à l'armée allemande en passant par les prisons de METZ. Déporté au camp de concentration du STRUTHOF, il fut ensuite transféré dans les camps de concentration de DACHAU, NECKERGERACH, ELLWANGEN, STUTTGART et de nouveau à DACHAU.
Libéré à DACHAU le 29 avril 1945 par l'avance des troupes alliées américaines, il put regagner son foyer le 8 mai 1945, jour de la Victoire. En 1945, reprise de l'activité professionnelle aux H.B.L à Merlebach qu'il quittera pour prendre sa retraite en 1976.
Vie Personnelle et Engagement Municipal
- Le 25 février 1946 : naissance de sa fille Jeannine
- Le 10 août 1949 : naissance de son fils Gaston
En 1953, il est élu Maire, fonction qu'il occupera jusqu'en 1983, ayant décidé de ne plus se représenter. Marcel MULLER s‘est présenté aux élections municipales de 1953 et il a été élu Maire. MORSBACH était alors une commune modeste. Marcel MULLER s'attacha à la moderniser.
Le programme de son équipe passa par : l'aménagement des rues existantes et la création de nouvelles rues et voiries (rues du Hérapel, de la Forêt, des Roses, des Prés, de la Source, St Louis, Poincaré, St Sébastien, Mozart), avec le réseau d'eau, d'assainissement et l'éclairage public.
Au chapitre des constructions figurent le groupe scolaire, la mairie et le bureau de poste, un dépôt d'incendie ainsi qu'un nouveau cimetière avec sa morgue. Ajoutons la réalisation d'un terrain de sports avec vestiaires, l'édification d'un monument dédié aux victimes des guerres, un forage et une station de pompage.
Marcel MULLER soutenait activement la vie associative et il a créé une harmonie et une batterie fanfare municipale. La commune s'est agrandie durant ses mandats, à travers la création de lotissements pavillonnaires, et l'édification de la Cité de la Forêt et de la Cité du Huebel par les Houillères du Bassin de Lorraine.
La commune bénéficiait d'une importante implantation d'activités minières, au rang desquelles la gare de triage et la cokerie de Marienau, dont Marcel Muller su avec ténacité obtenir la redevance des mines correspondante pour en faire bénéficier le budget communal.
Le Rôle du Capitaine: Un Leader sur et en Dehors du Terrain
Au sein d'une équipe de football, une fonction remplie par un des joueurs ou une des joueuses semble incarner le gouvernement du groupe, le capitanat, qui s'apparenterait a priori à un gouvernement par les pairs. C'est évidemment le cas de l'équipe de France qui, depuis le premier match officiel en 1904, n'a jamais disputé de rencontres sans avoir un capitaine.
Le capitanat se nourrit donc alors de conceptions militaristes bien plus que de l’idéal démocratique qui désignerait un des joueurs parmi les autres ou de l’esprit de camaraderie qui reconnaîtrait un leader sans lui confier une autorité excessive. Le 1er devoir du capitaine, une fois qu’il aura formé son équipe et qu’il aura distribué tous les rôles selon les aptitudes de chacun, sera de façonner les éléments parfois disparates dont il dispose et d’essayer d’en tirer le meilleur parti.
Cependant, dans sa thèse sur l’histoire des entraîneurs, Laurent Grün a bien montré que ces seules corrections sur le terrain nécessitaient de la part du capitaine expérience et sens du jeu. Il fait particulièrement preuve de son sens du jugement et de son autorité lors du Suisse-France du 9 mars 1908 disputé à Genève.
Les capitaines qui suivent Pierre Allemane avant la Première guerre mondiale conservent des profils comparables à bien des égards. Tous revendiquent une réelle ancienneté dans le football. On ne prend pas les perdreaux de l’année pour commander l’armée. Gaston Barreau, qui est le dernier capitaine d’avant-guerre, insiste alors sur le rôle du capitaine dans les choix tactiques qu’il impose « avec un peu de fermeté, mais aussi beaucoup de délicatesse ».

L'Ère Moderne et les Succès Récents
L'équipe de France des armées entre en lice ce lundi à Oman, un sultanat de quatre millions d'habitants, de la péninsule arabique, à l'occasion de la deuxième Coupe du Monde militaire, organisée jusqu'au 28 Janvier. L'équipe de France sera d'ailleurs dans le Groupe A au côté du Bahrein, de la Guinée et d'Oman, le pays hôte d'une compétition qui accueille 16 équipes. Jean-Philippe Sabo et Rémi Mareval, deux anciens de l'UNFP FC, font donc partie de l'aventure grâce à ESR.
Si les jeux mondiaux militaires sont créés en 1995, il faut attendre 2001 pour assister au prémices d'un championnat du monde militaire spécifique au football féminin : à l'époque, quatre équipes se font face. Au fil des années, la compétition se transforme en une véritable coupe réunissant un nombre d'équipes de plus en plus important. 2004 marque la naissance de l'Équipe de France militaire (EFM).
Ce n'est qu'en 2016 que l'Équipe de France militaire remporte son premier titre mondial ! Les Françaises s'imposent face aux Pays-Bas, au Cameroun, au Canada et à la Corée du Sud avant de triompher, en finale, face au Brésil (2-1). Au Stade de la Cabine de Vannes et devant près de 3 500 spectateurs, les joueuses soulèvent leur premier trophée.
Le Partenariat avec l'UNFP
Si la France survole le top 4 européen, c'est en partie grâce au partenariat mis en place avec l'UNFP. Quand elle ont besoin d'un joueur, la grande muette n'a qu'à demander au syndicat des joueurs. Qualités requises : un poste. Mais aussi des valeurs.
Dit comme ça, on pourrait croire qu'il n'y a que des avantages à rejoindre les rangs de l'armée. Mais comme on peut l'imaginer, on ne met pas un pied dans cette team sans respecter certaines conditions. Première d'entre elles : devenir réserviste.
Encore Philippe Billy : « Franchement, je vis un truc incroyable. Ça se situe entre la rigueur et la fraternité. C’est l’une des plus belles expériences de ma carrière. » Rares sont les équipes complètement nulles, à bien vivre ensemble : « Ils jouent comme une bonne CFA 2. Voire une CFA. »