Les Anciens Entraîneurs de Rugby de Perpignan: Une Histoire Riche et Passionnante

Perpignan, ville partagée entre le rugby à XV et à XIII, a une histoire riche en figures emblématiques qui ont marqué son club de rugby, l'USAP. Entre Aimé Giral et Gilbert Brutus, le club a connu des moments de gloire et des défis, toujours porté par la passion de ses supporters et l'engagement de ses entraîneurs.

Le club de Perpignan a officialisé l'arrivée de Laurent Labit comme nouvel entraîneur pour remplacer Franck Azéma, remercié une semaine plus tôt. L'ancien manager du Stade Français sera épaulé comme prévu par Nicolas Nadau et l'Anglais Joe Worsley, qui seront ses adjoints. Le président François Rivière espère que cette nouvelle organisation permettra aux Catalans de "redresser la situation".

Ce lundi, deux jours après la nouvelle défaite de Perpignan, sur le terrain de Pau (27-23) lors de la 9e journée de Top 14, le club catalan a officialisé l'arrivé de Laurent Labit (57 ans) et des deux adjoints sur lesquels l'ancien entraîneur du Stade Français, sans club depuis mars dernier, pourra s'appuyer pour tenter de relever cette nouvelle mission qui l'attend chez l'actuelle lanterne rouge.

Depuis que Franck Azéma avait été démis de ses fonctions, lundi dernier, Labit, qui avait soulevé le Bouclier de Brennus avec Castres tout d'abord, en 2013, puis trois ans plus tard alors qu'il officiait sur le banc du Racing 92 avait tout de suite été annoncé comme l'immense favori à la succession.

Les sources les mieux informées croyaient toutefois savoir qu'il avait fallu plusieurs jours de discussions entre le technicien et son futur employeur avant que le technicien également passé par Montauban ainsi que le staff du XV de France - il avait remporté le Tournoi des 6 Nations 2022 avec les Bleus - ne donne son accord. Il ne restait alors plus à régler que les derniers détails de ce contrat, qui porterait jusqu'à la fin de la saison 2026-2027.

De la même façon, il n'avait fait aucun doute que l'USAP avait jeté son dévolu sur Nadau, l'ancien entraîneur de Grenoble, et sur l'Anglais Worsley, ancien troisième ligne international passé par l'UBB, Castres ou Brive depuis la fin de sa carrière de joueur, pour prendre respectivement en charge l'attaque (ainsi que les trois-quarts) et la défense de l'équipe au sein de cette nouvelle organisation voulue par François Rivière.

Les deux hommes travailleront en collaboration avec Jacques-Louis Potgieter, maintenu dans son rôle d'entraîneur du jeu au pied, au même titre que Nicolas Mas (mêlée) et Mathieu Cidre (avants), également reconduits. Le message du président perpignanais est très clair. "J'ai souhaité donner à notre club tous les moyens et toutes les forces disponibles pour ensemble redresser notre situation."

Dans ce sens, une ou deux recrues pourraient poser leurs valises à l'USAP cette semaine. "Ce renforcement du staff sera complété dans les prochains jours par l'arrivée d'un ou deux joueurs supplémentaires pour pallier les blessures actuelles." Labit devrait étrenner ses nouvelles couleurs face à Montpellier le 22 novembre.

Entre rugby à XV et à XIII, entre Aimé Giral et Gilbert Brutus, Perpignan est partagée aujourd’hui comme elle l’était déjà il y a cent ans entre l’USP et les Arlequins ou encore avant entre l’ASP et le SOP. Le football-rugby apparaît à Perpignan en 1889 sous la forme de l’Union Sportive du Lycée, puis du Stade Roussillonnais, premier club civil de la ville.

Ces pionniers s’effacent en 1902 devant l’Association Sportive Perpignanaise (ASP). A peine deux ans après sa création, l’ASP est sacrée champion du Languedoc en 1904 et conservera son titre sept années consécutivement. En 1908, l’ASP quitte le terrain du Champ de Mars et inaugure contre Lézignan le futur Stade Jean Laffon. Le stade situé sur la route de Thuir fait rapidement des jaloux parmi les clubs de la région.

Les Premiers Succès de l'AS Perpignan

En 1909, l’ASP absorbe le Perpignan Sportif, club fondé quelques années plus tôt. En dépit de la récente scission, l’AS Perpignan remporte ses premiers succès sur la scène nationale. Après une première demi-finale de championnat en 1913, le club est sacré champion de France l’année suivante en écartant Tarbes en finale.

Interrompues par la Guerre, les activités de l’ASP reprennent une fois la paix revenue et suite à une fusion en 1919 avec les anciens sécessionnistes du SOP. C’est désormais l’Union Sportive Perpignanaise qui est chargée de représenter les intérêts du rugby catalan. ASP ou USP. Route de Thuir ou Jean Laffon. Le succès du rugby à Perpignan reste le même.

Les Catalans remportent deux nouveaux titres en 1921 et 1925, et parviennent également deux fois en finale. Cette farouche rivalité cède bientôt devant l’intérêt supérieur du sport catalan. En mai 1933 les deux sociétés fusionnent sous le nom de L’Union Spotive des Arlequins de Perpignan (USAP).

La fusion ne se réalise qu’à la condition que certaines personnalités liés à l’USP et qui étaient défavorables à l’union des deux clubs soient évincées. Quoi qu’il en soit, pour l’heure c’est à Jean Laffon que continue de s’écrire l’histoire du rugby catalan. Une histoire qui reste fructueuse.

L'USAP et les Finales des Années 1930

L’USAP dispute bientôt trois nouvelles finales, deux perdues en 1935 et 1939, la dernière gagnée en 1938, à chaque fois contre Biarritz. Le club souhaite ainsi récupérer le stadium municipal de la ville, mais la ville s’y oppose. Les dirigeants deviennent terrassiers. Des volontaires sont recrutés. Une maison est détruite même. Tout ce petit monde s’efforce jusqu’au bout du jour à préparer le terrain pour la réception des Anglais de Salford le 2 novembre 1934.

Pour cette première sortie, les Perpignanais encaissent 52 points. Pas de quoi décourager les treizistes catalans qui peuvent déjà compter sur un public nombreux (52 000 francs de recette) malgré la modestie du Stade du Vernet (900 places en tribune). Malgré l’investissement de tous, le terrain du XIII Catalan fait encore piètre figure par rapport à Jean Laffon que le club souhaite toujours récupérer.

De procès en recours, de cargolade en course poursuite, l’USAP finit par quitter quitte Jean Laffon au terme de la saison 1938-1939. En réalité c’est un échange de stades auquel on assiste, l’USAP partant pour l’ancien terrain des Treize aux Vernet, et le XIII Catalan récupérant Jean Laffon dans le même temps.

C’est donc sur l’ancien stade des XIII que l’on retrouve l’USAP qui inaugure le 13 octobre 1940 son nouveau terrain en jouant face à une sélection catalane. Le stade est bientôt aménagé et baptisé du nom d’Aimé Giral, héros de la finale 1914, qui avait trouvé la mort durant la Grande Guerre comme Jean Laffon.

Dans cette nouvelle enceinte, les Perpignanais continuent sur la lignée des années 30 en remportant un nouveau championnat en 1944 contre Bayonne. Si la guerre ne semble pas avoir d’effet sur l’USAP, il en est autrement chez les Treize.

L’interdiction du rugby à XIII par le régime de Vichy impose au XIII Catalan un changement de nom qui devient le Racing Club Catalan. L’équipe est pourtant visiblement aussi douée à XV qu’elle ne l’était à XIII. Le RC Catalan atteint même la demie-finale du championnat en 1943. Le hasard des poules voudra que jamais les deux clubs catalans ne se rencontreront.

Avec la Libération, l’intermédiaire quinziste prend fin. Le XIII Catalan retrouve son nom et ses couleurs. Le rugby à XIII vit d’ailleurs sans doute ses plus belles heures. Jean Laffon joue régulièrement à guichets fermés.

Parmi les meilleures affluences que connaît l’enceinte, on peut notamment citer la réception de Marseille en janvier 1957 disputé devant 14 252 spectateurs. La Fédération s’intéresse également à l’enceinte. Jean Laffon accueille ainsi à cinq reprises la finale de la Coupe et deux fois celle du Championnat.

Jean Laffon, devenu propriété municipale entre temps, marque également la cohabitation entre treizistes et footballeurs. Perpignan accueillera ainsi une équipe de haut niveau dans chacun des trois codes.

La cohabitation des ballons rond et ovale prend fin au début des années 60. Les treizistes déménagent alors pour le Haut Vernet sur un stade d’athlétisme aménagé durant l’entre deux guerres et à qui on avait donné en 1944 le nom de Gilbert Brutus, ennemi intime de Marcel Laborde et pourfendeur du Treize dans les années 30. Jean Laffon revient ainsi aux seuls footballeurs qui après de multiples fusions y retrouveront la D2 en 1991.

Le doyen des stades de la ville connaît ses dernières belles chambrées, notamment à l’occasion des réceptions de l’OM en 1995 et 1996 qui attirent jusqu’à 9 000 supporters. Au Haut Vernet, on s’active pour moderniser le nouveau temple treiziste de la capitale du Roussillon; une nouvelle tribune, l’actuelle tribune Bonzoms est notamment construite à cette occasion.

Le nouveau Gilbert Brutus est inauguré le 11 mars 1962 à l’occasion d’un match international entre la France et la Grande Bretagne (victoire française 23-13). Maurice Herzog, Haut Commissaire aux Sports préside l’ouverture, les caméras de l’ORTF sont également présentes. Le stade devient dès lors l’un des fiefs du XIII en France. De 1962 à 1975, 12 des 14 finales de la Coupe Lord Derby s’y disputent, souvent devant plus de 10 000 spectateurs avec une pointe à 16 250 supporters pour l’édition 1967 entre Lézignan et le XIII Catalan.

Le XIII français adopte également le nouveau pré catalan. Ces rencontres éveillent la passion des foules catalanes. Des passions parfois hors de contrôle. En 1970, à l’occasion d’un match de Coupe d’Europe entre la France et le Pays de Galles, certains spectateurs lancent des bouteilles sur les joueurs gallois et l’arbitre de la rencontre. L’un deux parvient même à frapper l’arbitre qui sera évacué inconscient au plus proche hôpital.

Comme ailleurs en France, le XIII à Perpignan semble s’assoupir dans ses habitudes. Seule la nouvelle rivalité avec les voisins de l’AS Saint-Estève réveille le club de sa torpeur. Quelque chose doit être fait si le rugby à XIII doit avoir un avenir en Rousillon.

Cette fusion trouve également écho de l’autre côté de la Manche ou l’on souhaite de nouveau ouvrir la Super League à une équipe française. En balance avec Toulouse, et Villeneuve-sur-Lot, la candidature catalane est retenue en 2003 pour prendre part au championnat 2006.

Pour leur première saison en Super League. Les Catalans passent en revue les différents stades de la région: Le Cannet, Narbonne, Carcassonne, et même Aimé-Giral. Envisagé depuis 2003, les travaux de mises aux normes et de rénovation de Gilbert Brutus débutent enfin.

La Tribune Bozom est totalement reconstruite, la Tribune Guash modernisée, de nouvelles installations voient le jour (vestiaires, accueil, boutique), et de nouveaux sièges apparaissent en virage. En 2011, une nouvelle tribune de 2500 places comprenant une grande loge panoramique, des bureaux, une boutique, un restaurant et une bodega complète l’ensemble et permet de porter la capacité du stade à un peu près de 10.000 places assises.

A terme, la Tribune Guasch pourrait être à son tour rénovée et sa capacité portée à 5 000 places. Alors que Gilbert Brutus s’apprête pour les joutes professionnelles, Aimé Giral suit le même chemin.

En 1998, la mythique Tribune CGT - connue pour ses supporters les plus virulents d’Aimé-Giral - disparaît au profit d’une nouvelle structure moderne de 3 353 places. Seconde tribune à être démolie: la Tribune Xambo - du nom de Joseph Xambo, président de l’ASP en 1910 - s’efface en septembre 2001 pour permettre l’édification de la Tribune Fernand Vaquer (ancien joueur des années 20 puis entraîneur du club catalan et ses 2 200 places.

L’ancienne Tribune Jules Chevalier (premier président de l’USP en 1919) disparaît à son tour en juin 2002. Enfin, en mai 2006, débutent les travaux d’extension des deux tribunes latérales ainsi que la construction de la dernière tribune, la Tribune Goutta. Ses 2 200 places sont ouvertes au public en mai 2008.

Désormais, l’USAP dispose d’une enceinte moderne et confortable pouvant accueillir jusqu’à 14 593 supporters, dont environ 13 000 assis. Lorsque le club tutoyait encore le plus haut niveau, son ancien président Paul Goze, souhaitait même porter la capacité d’Aimé Giral à 20 000 places (dont 18 000 assises).

Autre projet enterré, celui d’un stade de 20 000 commun aux deux équipes professionnelles de la ville. Sans doute aurait-ce été la meilleure chose à faire à la fin des années 90.

Jacques Brunel, l'ancien entraîneur de l'USAP (2007-11), était dans les travées d'Aimé-Giral, samedi dernier, spectateur attentif d'USAP - La Rochelle.

« Zaza » est né à Perpignan. Comme Patrick Arlettaz. Il n'a porté qu'une seule redingote, enluminée de sang et or. Comme Didier Plana. Il est champion de France en 2009. Comme Damien Chouly. Comme Rimas Alvarez-Kairelis. Comme Perry Freshwater. C'est aujourd'hui la marque de cette USAP ressuscitée dans l'élite. Marque familiale. Singulière. Presque intime.

Personne, à part évidemment le Stade Toulousain, n'a ce même culte de ses joyaux. Ici, le staff est catalan. Le staff est usapiste. « C'est une volonté, assure le président François Rivière, absolument pas un hasard. Si tu veux maintenir un effet public, à plus forte raison en période de crise sanitaire, si tu veux de l'empathie, il faut respecter les traditions et la tradition, chez nous, c'est le rugby. »

Un rugby ancré dans le terroir. Sans doute l'USAP s'était-elle d'ailleurs, un temps, écartée de cet ADN. Sans doute s'était-elle trop « décatalanisée ». « Le club a vécu la première descente (en 2014) comme un traumatisme, objecte Rivière. Il a fallu reconstruire vite et on s'est peut-être trompé. J'ai aussi évolué là-dessus parce que je n'avais pas perçu toute la force du territoire, pas suffisamment bien mesuré à quel point le rugby était la fierté de ce territoire. »

Le virage est en tout cas spectaculaire. D'Arlettaz à Plana, ils sont tous imprégnés de ces fameuses valeurs. « Le club est très attaché à sa culture, justifie Arlettaz, à ce qu'il représente, ce qu'il véhicule comme valeurs, plutôt qu'à un style de jeu. Et qui donc de mieux que ceux qui ont été élevés à ce biberon-là pour entretenir cette culture ? »

Didier Plana est au club depuis 1977 (44 ans). Joueur de 1994 à 2002. Finaliste du Championnat 1998.

On dit qu'ici, il y a le Castillet, le Canigou et Plana. Didier Plana est le plus ancien des Usapistes, en charge, aujourd'hui, de l'analyse vidéo après avoir joué, entraîné, préparé les joueurs physiquement et donc, désormais, tactiquement. Quarante-quatre années à l'USAP. « J'ai joué avec Patrick et Gérald, un peu aussi avec David, dit-il. En fait, il y ceux qui sont nés ici, et ceux qui y ont atterri et qui sont tombés amoureux de la région, de la terre, des gens et qui sont parfois plus Catalans que certains autres... » Le finaliste du Championnat 1998 (défaite face au Stade Français 34-7) dresse le pedigree de ses acolytes.

Patrick Arlettaz, entraîneur principal. Joueur de 1992 à 1996 : Vainqueur Reichel 1992 et Du Manoir 1994. Entraîneur de 2012 à 2016 et depuis 2016 : Champion Pro D2 2018 et 2021.

« Il est né à Perpignan, mais a commencé à l'école de rugby de Cabestany. Son grand-père était un fervent supporter de l'USAP. On a le même âge et on a joué ensemble depuis nos 14 ans jusqu'à ce qu'il parte à Narbonne. Il habite aujourd'hui à Saint-Hippolyte. »

David Marty, entraîneur des Trois-quarts. Joueur de 2002 à 2016 : Champion de France 2009, finaliste 2004 et 2010. Finaliste Coupe d'Europe 2003. Entraîneur des Espoirs de 2016 à 2021 : Champion de France 2017.

« Lui aussi est né à Perpignan, mais il est de Villelongue-de-la-Salanque, et a grandi à Sainte-Marie-la-Mer. Je finissais ma carrière quand lui commençait la sienne. Il n'a jamais quitté le club. Il a le sang USAP, et c'est important d'installer des gens qui ont cette culture. »

Perry Freshwater, entraîneur des Avants. Joueur de 2003 à 2012 : Champion de France 2009. Finaliste 2004 et 2010. Entraîneur depuis 2016 : Champion Pro D2 2018 et 2021.

« Il est né à Wellington en Nouvelle-Zélande, mais c'est un enfant de la Plaine du Roussillon. Il habite à Claira, et il fait la cargolade (plat d'escargots) comme tous les Catalans. Il nous a amené sa rigueur anglo-saxonne, et l'aventure de 2009 a fini de le souder à cette terre et aux hommes avec lesquels il entraîne aujourd'hui. »

Gérald Bastide, entraîneur de la défense et de la technique individuelle. Joueur de 1992 à 1994 puis de 1995 à 1999 : Finaliste du Championnat 1998. Entraîneur depuis 2018 : Champion Pro D2 2021.

« Nous sommes de la même génération et, comme avec Patrick, nous avons traversé les époques ensemble. Il est né à Béziers mais il a grandi à Ria, à côté de Prades. Il a commencé à la JO Prades Conflent Canigou, le club dont notre Premier ministre Jean Castex est le plus fervent soutien. »

Damien Chouly, assistant-entraîneur de la Touche. Joueur de 2007 à 2012 et depuis 2019 : Champion de France 2009. Finaliste 2010. Champion de Pro D2 2021. Entraîneur depuis cette année.

« Il arrivait de Brive et il a éclaté chez nous. Il est de Limoges, mais il est lui aussi tombé amoureux de cette Plaine et il a tous les codes des Catalans. Il est parti (à Clermont), puis il est revenu. Damien a pleinement conscience de cette culture, des attentes. »

Rimas Alvarez Kairelis, team manager. Joueur de 2001 à 2011 : Champion de France 2009. Finaliste 2004 et 2010. Finaliste de la Coupe d'Europe 2003.

« Il a commencé en Argentine, il a été international là-bas, mais c'est à l'USAP qu'il a vécu ses plus belles émotions sportives, notamment lors du titre de 2009. Aujourd'hui, il vit à Bompas, il a lui aussi tous les codes du coin, et il est très attaché aux traditions, à la culture. »

En 1977, le célèbre rugbyman Jean-François Imbernon entre dans la légende en remportant "le grand chelem ultime" ! Explorons les archives sportives avec Hélène Legrais. L’exploit de la saison 1982/83 de rugby à XIII est signé par un petit club prometteur, le Soler ! Philippe Deroche. Discipline, le saut en longueur et cette participation inoubliable aux Jeux Olympiques en URSS à l'époque dans un contexte géopolitique particulier. Les archives, Hélène Legrais.

Entraîneur lors de la saison 2013/2014, saison durant laquelle le club est descendu en Pro D2, Patrick Arlettaz a tout connu au sein de l’équipe catalane. Natif de Perpignan et joueur sous la tunique "sang et or", le coach de 46 ans est l’emblème du renouveau perpignanais. Revenu dans les Pyrénées-Orientales en 2016, l’ancien international tricolore forme depuis un trio d’entraîneur avec Perry Freshwater et Christan Lanta. Un trio gagnant puisque c’est lui qui a mené les Catalans au titre de Champion de France de Pro D2.

Parti à la retraite après 6 ans au sein du club catalan, le centre Lifeimi Mafi a laissé un poste de capitaine vacant à la fin de la saison. Capitaine à 15 reprises cette saison, le néo-retraité a porté son équipe vers le titre en Pro D2. Son successeur aura la lourde tâche de mener les Perpignanais pendant la saison de Top 14. Plusieurs noms se dégagent pour porter le brassard lors du prochain exercice, parmi eux, Tom Ecochard ou encore Alan Brazo. Le demi de mêlée, véritable meneur d’hommes, a été capitaine à 7 reprises lors de la dernière saison de Pro D2.

Afin d’aborder la prochaine saison dans l’élite du rugby français, les dirigeants du club "sang et or" ont réalisé un recrutement judicieux, pleins de bonnes surprises, afin de pallier aux nombreux départs. Pas moins de 15 joueurs ont quitté le club et notamment des joueurs pleins d’expériences. Romain Millo-Chulski ou encore Lifeimi Mafi en sont l’exemple parfait.

Pour combler ces départs, Perpignan a notamment réussi à enrôler, le demi d’ouverture international irlandais Paddy Jackson. Les Catalans ont aussi recruté des joueurs d’expériences à des postes importants, comme le talonneur Manu Leiatuau ou encore le demi de mêlée David Mêlée. Avec pas moins de 10 recrues au compteur, Perpignan a réalisé un recrutement intelligent afin de paraître au mieux la saison prochaine en Top 14.

Malgré 4 saisons passées en Pro D2, et un dernier titre de champion de France qui remonte à 2009, les Catalans possèdent un des plus gros palmarès dans le rugby hexagonal. Avec pas moins de 7 titres de champion de France ainsi que 9 finales perdues, l’Usap figure dans le top 8 des équipes tricolores les plus titrées de tous les temps. Crée en 1902, le club de rugby de Perpignan fait partie des clubs les plus anciens en France. Passé par l’amateurisme et par le professionnel, le club au 116 ans d’existence est aujourd’hui un incontournable du rugby.

Fraîchement promus, les Perpignanais font leur retour dans l’élite pour la première fois depuis 2014. Après avoir passé quatre saisons en Pro D2, les Catalans ont bien évidemment la ferme intention de se maintenir en Top 14 lors de la saison 2018/2019. Patrick Arlettaz a d’ailleurs évoqué dans les colonnes de Midi Olympique que l’essentiel était de se maintenir, quel qu'en soit le moyen.

Cinq matchs, cinq défaites, zéro point au classement et déjà de l'agitation en coulisses. Une situation préoccupante, qui conduit David Marty et Gérald Bastide à une "mise en retrait", annonce le club ce lundi 6 octobre. Déçu de la prestation de ses joueurs samedi dernier, David Marty a préféré prendre les devants malgré le soutien des joueurs. En vain.

Interrogé par Sud Radio, ce week-end, le président François Rivière n'a toutefois pas exclu l'arrivée d'un nouveau technicien dans le staff. Des décisions fortes, pour tenter d'éteindre l'incendie et tâcher de rassurer des supporters inquiets.

L'USAP a toujours joué le coup à fond, depuis très longtemps. Je suis persuadé que l'USAP a toutes les chances pour se tirer d'affaire. L'écart séparant certaines défaites de la victoire est mince. La tendance peut s'inverser.

Ses installations ne sont pas au niveau que requiert le Top 14. On en parlait déjà il y a treize ans lorsque nous avons été champions de France. Quand tu veux recruter, effectuer un travail de qualité, il faut des infrastructures adaptées, qui donnent envie aux jeunes ou aux recrues de venir. C'est à ce niveau qu'il y a quelque chose à faire.

Il faut une structure où les pros et la formation doivent pouvoir évoluer ensemble. Il doit y avoir de la continuité dans le travail effectué.

L'équipe d'entraîneurs de l'USAP lors d'un match.

Voici un tableau récapitulatif des titres majeurs remportés par l'USAP :

CompétitionTitresAnnées
Championnat de France71914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955, 2009
Championnat de France de Pro D222018, 2020
Challenge Yves du Manoir31935, 1955, 1994

Il Etait Une Fois l'USAP

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