Le Club Athlétique Briviste (CAB), fondé en 1910, a une histoire riche et complexe, marquée par des moments de gloire et des périodes de défis. Au fil des décennies, plusieurs entraîneurs ont contribué à façonner l'identité du club et à guider l'équipe à travers les différentes compétitions. Cet article explore les noms de ces anciens entraîneurs et leur impact sur Brive Rugby.
Résumé CA Brive Corrèze Limousin v Valence Drôme Romans
Entraîneurs Marquants et Leurs Contributions
Plusieurs entraîneurs ont marqué l'histoire du CA Brive, chacun apportant sa propre vision et expertise. Parmi eux, certains noms se distinguent particulièrement :
Laurent Seigne
Avec Pierre Montlaur et Bernard Faure, Laurent Seigne a inscrit Brive comme un précurseur du professionnalisme. Le coach en chef avait mis en place trois entraînements quotidiens, jumelés à une préparation physique avant-gardiste confiée à Bernard Faure. La dimension physique conférait à cette époque une vraie longueur d’avance aux Zèbres. Laurent Seigne a poursuivi sa carrière d’entraîneur à Gloucester, Castres et Bourgoin avant de revenir à Brive. Plus récemment, il a eu en charge les avants de la sélection de Russie.
Pierre Montlaur
De cette finale, le coach des arrières retient un sentiment de grande confiance : Je me souviens d’une très grande sérénité dans toute la préparation d’avant-match. La veille de la finale, nous sommes même aller boire un verre en soirée dans Cardiff ! C’est dire si cette équipe avait confiance en son destin. Pierre Montlaur est aujourd’hui résidant espagnol, où il contribue au développement du rugby en étant sélectionneur des équipes nationales.
Didier Casadéi
Didier Casadéi, ex-entraîneur des avants du CA Brive pendant dix saisons, revient sur son départ. Il explique pourquoi il n'a pas donné suite à la proposition d'une nouvelle mission au sein du CAB. Il évoque aussi ses dix saisons comme entraîneur des avants, ses souvenirs et une esquisse de son futur. Durant ces dix années, entraîner une équipe de ce niveau veut dire être 24/24h dedans, ne pas trop avoir de vie de famille et d’autres plaisirs. Là, je vais pouvoir m’occuper de moi pendant quelques temps et ça va faire du bien. En aucun cas ce départ est amer. Cela a été, pendant dix ans, un plaisir exceptionnel. J’ai eu la chance de vivre des émotions, de prolonger des émotions qui n’existent que pour les joueurs. J’ai la chance d’avoir vécu ça pendant très longtemps. J’aurai peut-être aimé finir avec certains joueurs avec qui on est là depuis pas mal de temps. Mais ce n’est un souci en aucun cas. Je respecte la décision du club.
Le club a expliqué avoir voulu réorganiser son staff sportif, tout en vous proposant une nouvelle mission auprès des jeunes. Ce n’était pas envisageable ? Disons qu’après avoir entraîné pendant dix ans l’équipe première, je suis plutôt dans un objectif de compétition, plus que dans un objectif de formation. Au vu de mon passé au club, j’ai jugé qu’il était préférable que je ne sois pas là pour éviter certaines questions. Des questions sur le niveau de jeu de l’équipe professionnelle, sur la qualité des joueurs, etc. Là, ça laisse une marge de manœuvre vraiment meilleure pour tout le monde. C’est la raison pour laquelle j’ai préféré ne pas donner suite.
Le rugby, c’est 80% d’emmerdes et 20% de plaisir (rires). Alors, c’est vrai que je vais perdre 20% de plaisir… mais aussi 80% d’emmerdes ! Plus sérieusement, le vestiaire, les gens, les joueurs, l’humain vont me manquer. Après, le terrain… Je ne dis pas que je n’irai pas faire une petite pige à côté de chez moi à Souillac pour donner un coup de main le vendredi et boire une petite bière. A moyen terme, on verra si j’ai envie et si j’ai des possibilités de le faire dans un challenge différent. Dans le sport, on ne sait jamais trop de quoi demain sera fait. On verra si j’ai des offres et si ça m’intéresse.

Déjà, être contacté par ce club, c’est flatteur. C’est la reconnaissance, je pense, d’un travail qui a été fait correctement. Laurent Travers est certes mon ami, mais surtout quelqu’un de très sérieux et un grand manager. Il a fait plusieurs finales de coupe d’Europe et a été champion de France. Un élément a fait que ça n’a pas été possible, mais j’étais très content de rester à Brive. Le CAB est un club très cher pour moi et un très grand club. Avec une histoire, un passé, des supporters au soutien. Au retour de la finale perdue contre Bayonne à Pau, on s’est arrêté sur l’aire d’autoroute à Montauban. C’était émouvant, presque la larme à l’œil, de voir ces centaines de fans applaudir les joueurs alors qu’on avait perdu. A ce moment là, je savais qu’on battrait Grenoble pour la montée. On s’est servi des gens pour faire une sur-valeur en terme d’intensité contre le FCG.
Je pense qu’il est difficile de copier quelqu’un. Je suis resté moi-même, c'est à dire être assez authentique et le plus juste avec ce qui me représente. Tout en ayant conscience du professionnalisme et de ce que ça engendre. Je resterai comme ça, je suis difficilement capable de faire autrement.Je pars en bon terme avec tout le monde, pas fâché avec qui que ce soit. J’ai tellement de respect, d’affection, d’amour pour le CAB que je suis incapable de lui souhaiter autre chose que tout le bien possible. Déjà, je n’avais jamais prévu de pouvoir entraîner aussi longtemps au même endroit. On verra ce que réserve le futur.
La finale de Pro D2 en 2013 à Bordeaux contre Pau reste vraiment un grand grand moment. Notamment parce qu’on l’a fait avec des amis forts à l’intérieur du staff. Mais aussi parce que c’était à Bordeaux, le stade était plein, les joueurs avaient fait un grand match, l’avaient gagné. Un autre match me revient. Contre Toulon, venu au grand complet un soir d’hiver à Brive, nous les avions concassés devant. On a été costaud sur les bases avec une équipe vaillante, un peu conne et agressive, etc. Tout ce qui me plaît. J’étais fier d’entraîner les joueurs qui avaient fait ça.
En conclusion, Didier Casadéi a aussi tenu à ajouter une pensée à son père, décédé il y a 14 ans. " C’est personnel et je ne l’ai jamais fait. Je veux le remercier. Sans lui, je n’aurai jamais fait une carrière sportive. Il m’a donné le goût de l’effort, de la compétition, de la fraternité avec ses partenaires, il m’a aussi apporté le mental, la rage. Je voulais lui rendre hommage ". Un peu plus tôt, pour bien choisir ses mots, Didier Casadéi a lu une déclaration rédigée au préalable. " Je voudrais, en quelques mots, remercier pour leur soutien chaleureux et permanent tous nos supporters qui ont accompagné l’équipe que j’ai eu l’honneur d’encadrer pendant dix saisons. Merci au club qui m’a tant apporté, que ce soit dans ma carrière de joueur puis d’entraîneur. Merci aux dirigeants du CAB pour la confiance constamment renouvelée durant cette dernière décennie, sans oublier les staffs au complet. Partager leur quotidien a été pour moi un grand plaisir et un enrichissement personnel. Mes pensées vont également à tous les services administratifs du club, ainsi qu’aux agents municipaux de la ville de Brive pour leur professionnalisme et leur réactivité. Aux joueurs, qui peuvent être fier de leur palmarès dans un club au budget limité mais ne manquant pas d’autres ressources, un grand merci. Vous allez me manquer. Les huit saisons de Top 14, les deux saisons de Pro D2 avec remontée immédiate, les trois quarts de finale et la demi-finale de Challenge européen attestent, si besoin était, d’un état d’esprit irréprochable basé sur la combativité, la générosité et, le plus important, le lien affectif entre joueurs et entraîneurs sans lequel aucun résultat pérenne n’est possible. Je suis désormais le premier supporter du CA Brive à qui je souhaite bon vent.
Pierre-Henry Broncan
Pierre-Henry Broncan reprend les rênes de l'équipe après avoir été écarté en fin de saison dernière. Pour le consultant rugby de ICI Limousin et ancien joueur de Brive, Valentin Courrent, ce changement d'entraineur était devenu inéluctable. Mais à ses yeux, le choix de Pierre-Henry Broncan n'est pas forcément le plus pertinent, notamment pour apaiser des supporters toujours très en colère. Pierre-Henry Broncan est le Directeur du Rugby et a la mission d’assurer le lien entre la formation et le groupe professionnel. Il est également en charge de l'équipe professionnelle.
Thierry Blandinières, le président, a exclu la piste extérieure, alors que le nom de Franck Azéma qui n'est plus le manager de Perpignan revenait avec insistance.Il a demandé à Pierre-Henry Broncan de reprendre la direction de l'équipe et ce dernier a accepté. Un chassé-croisé étrange.
Broncan et Darricarrère, qui étaient très proches, sont brouillés depuis quelques mois. Quid du staff, composé d'Arnaud Méla, Obé Shvelidze et Saïd Hirèche, trois anciens Brivistes ? Il doit rester en place. Pierre-Henry Broncan doit juste trouver un entraîneur de l'attaque, car Darricarrère couvrait ce secteur.
David Darricarrère
Selon les informations du Midi Olympique, David Darricarrère devrait quitter le banc du CA Brive. La fin de l’aventure David Darricarrère au CA Brive semble se rapprocher. Arrivé sur le banc corrézien à l’issue de la saison 2024-2025, l’ancien joueur paierait les résultats insuffisants de son équipe, actuellement seulement 8e de Pro D2 après onze journées. La défaite à Béziers (25-17), face à une formation en pleine crise avant ce match, aurait été celle de trop.
Promu manager général en juin dernier, David Darricarrère - qui était le principal adjoint de Pierre-Henry Broncan avant que celui-ci prenne du recul et devienne directeur du rugby - a été démis de ses fonctions. Mais il reste au club... Sous contrat jusqu'en 2028, Darricarrère reste au club, en attendant la nomination d'un nouveau manager en juin prochain.
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