Gardiennes de Metz Handball: Statistiques et Performances

Les gardiennes de Metz Handball sont des éléments clés de l'équipe, et leurs performances sont scrutées de près. Plusieurs gardiennes se sont illustrées, chacune apportant ses propres compétences et expériences. Cet article examine de plus près les statistiques et les performances de ces joueuses talentueuses.

Zsofi Szemerey: Une étoile montante

Est-ce que Zsofi Szemerey réalise des performances banales? Certainement pas. Engagée avec l’équipe nationale hongroise à l’Euro 2024, la gardienne de Metz Handball est en train de sérieusement se faire un nom sur la scène internationale. Ce dimanche 8 décembre, la trentenaire a participé au match face à la Roumanie qui a permis à la Hongrie de débloquer une place en demi-finale européenne pour la première fois en douze ans.

En challengeant la France lors de deux matchs de préparation en novembre, la Hongrie avait déjà posé d’excellentes bases en vue de cet Euro 2024 disputé en partie à domicile. Restait encore à concrétiser lors du coup d’envoi de la compétition, un match face à la Turquie. Jamais vraiment inquiétée l’équipe hongroise s’imposait 30 à 24 et Zsofi Szemerey posait d’excellentes bases : 9 parades sur 17 tirs (52,94%).

Suivait un match contre la Suède qui avait tout d’un défi majeur, soldé lui aussi par une victoire et une grosse performance de la gardienne : 11/25 (44%), puis un match contre la Macédoine du Nord, remporté lui aussi, avec des stats une nouvelle fois très solides : 11/24 (45,83%). Avec l’arrivée du tour principal, arrivaient de nouveaux défis. Cela débutait avec le Montenegro, l’équipe toujours très rugueuse de Durdina Jaukovic, mais là aussi : victoire hongroise et grosse marque pour Szemerey : 15/34 (44,12%).

En définitive, à ce stade de la compétition Zsofi Szemerey affiche un excellent bilan de 51 parades sur 124 tirs en 6 matchs (41,13%). Un rang qu’il faudra désormais tenir face à la France pour le dernier match du tour principal mardi, avant de quitter Debrecen et rejoindre Vienne pour disputer une demi finale Européenne, suite d’une aventure que la Hongrie attendait depuis longtemps.

Quoi qu’il se produise lors de ces échéances, cette parenthèse internationale permet à Zsofi Szemerey de se réconcilier avec un temps de jeu conséquent là où à l’échelle du jeu en club elle s’est confrontée à la difficulté de s’imposer dans une nouvelle équipe, le tout dans une relation à trois gardiennes, lors des derniers mois.

Parcours de Zsofi Szemerey avant Metz

  • Formée et passée professionnelle au Alcoa FKC (Fehérvár)
  • Passée par Györ de 2009 à 2013
  • A rejoint l’équipe de Veszprém (devenue par la suite Mosonmagyaróvár KC)
  • Une saison à Siofok en 2017/2018
  • Un détour au FTC Budapest avant de revenir à nouveau à Mosonmagyaróvár en 2020

En 2023/2024, après 12 matchs, le Mosonmagyaróvár KC pointe à la troisième place du championnat hongrois, derrière le FTC et Györ et devant l’équipe du DVSC Schaeffler où évolue une autre future messine : Petra Vamos. Sur le plan international, Zsófi Szemerey a connu tous les niveaux jeunes de l’équipe nationale hongroise et y a récolté quelques récompenses dont une médaille d’argent Européenne U19 en 2013.

En 2021, elle a connu sa première sélection avec l’équipe première nationale lors d’un match contre… la France, avant de disputer deux matchs du mondial 2021 puis l’Euro 2022. Lors du mondial 2023, l’aventure coupe court alors qu’elle se blesse à la jambe droite lors d’un contact avec une joueuse sénégalaise à l’occasion du premier match de compétition.

Malgré sa mésaventure et un poste de gardienne nationale en forte concurrence, Zsófi Szemerey est candidate à une participation aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Il faudra tout d’abord passer par un tournoi de Qualification Olympique en avril.

Hatadou Sako: Un parcours inspirant

Élue meilleure gardienne de but du championnat de France la saison dernière avec l’OGC Nice, avec lequel elle s’est retrouvée en finale face à Metz, Hatadou Sako sera la prochaine gardienne des Dragonnes à compter de juillet prochain. Pour l’internationale sénégalaise de 24 ans, c’est le grand saut vers le très haut niveau.

Qui aurait parié sur le fait qu’Hatadou Sako deviendrait la future gardienne de but du multiple champion de France quand celle-ci quittait le pôle espoirs féminin de Chatenay-Malabry sans être recrutée par un centre de formation ? Pas grand monde et peut-être pas elle-même d’ailleurs. Le travail et la persévérance de la jeune parisienne ont été son salut.

« J’ai passé deux ans au pôle espoirs avant de me retrouver à chercher un club, faute de proposition de centres de formation, explique Hatadou Sako. J’ai donc rejoint Noisy-le-Grand, en Division 2, pour continuer de travailler et de progresser à mon rythme. » Pour celle qui a découvert le handball grâce à ses frères et sœurs, dont son grand frère Morola, ancien joueur de Pontault-Combault en Proligue (D2), c’est la découverte du haut niveau, dans l’antichambre de la Division 1.

« J’ai adoré mon passage de 5 ans à Noisy-le-Grand, sourit la native de Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne). Si j’avais pu y rester toute ma vie, cela ne m’aurait pas gêné (rires). Durant plusieurs fins de saison avec Noisy, Frédéric Bougeant, le coach de Fleury, me proposait d’intégrer le centre de formation du club. J’ai refusé à chaque fois sa proposition, car je ne me sentais pas prête à partir là-bas. Déjà car c’était pour jouer au départ en Nationale 1 et en plus car j’avais la certitude que, mentalement, je n’avais pas encore passé le cap pour montrer le meilleur de moi-même.

À la fin de sa cinquième année chez les Louves de Noisy-le-Grand, il est temps pour Hatadou Sako de tenter sa chance en D1. « On m’a donné un coup de pied aux fesses pour que je parte jouer en D1 (rires). Et, pour être honnête, je n’ai reçu qu’une seule offre d’un club de D1 et ce fut Nice. Je me suis dit que cela ne coûtait rien d’essayer d’aller là-bas, et je ne voulais pas avoir de regrets. »

Bien lui en a pris puisque l’internationale sénégalaise a connu une progression fulgurante. Depuis 2016, date de sa signature sur la Côte d’Azur, Sako a été élue meilleure gardienne de but du championnat de France, tout en finissant finaliste l’an passé (finale perdue face à Metz).

« J’ai connu six premiers mois difficiles, tant sur le plan mental que physique. Il a fallu du temps pour m’adapter et me faire à l’éloignement familial. Quand je me suis bien sentie bien dans mes baskets, tout est allé très vite avec un groupe formidable qui va beaucoup me manquer à l’issue de la saison. »

Un coup de fil de Thierry Weizman, le président de Metz Handball a fait de nouveau basculer Hatadou Sako dans un autre monde. « Hatadou, c’est d’abord un super état d’esprit, explique Manu Mayonnade, son futur coach à Metz. C’est une vraie bosseuse qui est sur une excellente dynamique depuis plusieurs mois. C’est une carrière assez réfléchie, à l’image de Béatrice Edwige au moment de son arrivée chez nous, avec un club de D2, puis Nice, puis Metz, un parcours ambitieux. Hatadou est une superbe gardienne qui est capable de montrer beaucoup de choses et qui a l’avantage de connaître les tireuses du championnat de France. Ce sera un super atout pour le club. »

« Je ne me voyais pas aller à l’étranger tout de suite, moi je voulais Metz ! Et quand le club a appelé, ce fut un bonheur mais surtout une grande surprise ! Je suis contente de voir que tout le travail entrepris a payé et que je dois encore continuer dans cette voie pour progresser encore plus. Appelée à remplacer Laura Glauser, partante pour Györ (Hongrie), Hatadou Sako se sait attendue, mais refuse toute pression.

« Je ne ressens aucune pression particulière. Déjà car j’ai encore une saison à finir avec Nice mais aussi car je viens à Metz avec beaucoup de détermination et d’humilité. J’ai hâte d’y être mais je pense aussi à finir en beauté avec l’OGCN. »

Internationale sénégalaise depuis 2016 - faute d’avoir été contactée plus tôt par la sélection française - Hatadou Sako se réjouit aussi de porter haut les couleurs du drapeau vert, jaune et rouge. « Quand le Sénégal m’a proposé de rejoindre la sélection A, j’avais la possibilité d’attendre une éventuelle sélection avec les Bleues. Quand j’ai eu l’impression d’avoir suffisamment attendu ma chance, j’ai opté pour le Sénégal. J’avais deux possibilités et j’ai choisi le Sénégal car la sélection me voulait vraiment.

🧤 Les Plus Beaux Arrêts de Gardien 🛡️ | Réflexes et Exploits Inoubliables 🔥

La situation des gardiennes à Metz

Les saisons se suivent et se ressemblent pour les gardiennes à Metz. Après le trio Darleux-Szemerey-Depuiset l'année dernière, les Dragonnes sont reparties avec trois gardiennes : Johanna Bundsen, Catherine Gabriel et Sabrina Novotna.

Depuis le début de la saison, la meilleure gardienne de la Ligue des champions 2024-2025 occupe avec succès la cage messine lors des matches européens (31,5 % de réussite) et en Championnat (41 %), laissant peu de temps de jeu à ses deux coéquipières.

La Suédoise de 34 ans pourra poursuivre ses prouesses, dimanche lors de la troisième journée européenne face au club roumain du Gloria Bistrita sans encore savoir qui de Gabriel ou Novotna l'accompagnera.

Libérée de son contrat à la suite des graves difficultés financières de son ancien club allemand, le HB Ludwigsburg, Johanna Bundsen a rejoint la Lorraine cet été et a récupéré le poste de numéro 1 dans le but. « On a considéré que Johanna pouvait nous faire passer un cap en Europe et ce n'était pas possible de faire venir quelqu'un comme elle et lui dire tu vas être dans une concurrence à trois, explique Emmanuel Mayonnade, l'entraîneur des Dragonnes. Pour autant, je ne dis pas que la situation est facile pour les autres parce que ce n'était pas la situation prévue. »

Pour pallier le départ de ses trois gardiennes à la fin du dernier exercice, Metz avait anticipé dès janvier en recrutant la Tchèque Sabrina Novotna. L'internationale tricolore Catherine Gabriel l'avait rejointe au début de l'été et elles devaient se partager le poste en Europe comme en Championnat.

« J'ai été un peu attristée de la nouvelle, avoue la Française, mais je savais que c'était un bon choix pour l'équipe. Ce n'était pas ce que j'avais espéré au départ, mais dans un club comme Metz, on doit se préparer à la concurrence. Ça nous pousse à rester en alerte, à s'entraîner fort et à ne pas baisser les bras. »

Le rôle primordial de Vincent Gérard

Sur certaines séances d'entraînement, ce trio reçoit les conseils de Vincent Gérard, qui a rejoint le staff de Metz spécifiquement à leur poste. Un soutien de taille pour les gardiennes, notamment dans la gestion de cette concurrence.

« Il a toujours un mot pour celles qui partent en compétition et pour celle qui reste, en lui disant de ne rien lâcher. Il est très à l'écoute », explique Gabriel.

« J'essaie de les motiver en mettant en place des séances d'entraînement qui leur permettent à toutes de progresser en essayant de résoudre leurs problématiques de la même façon pour que, si jamais elles arrivent à être sur le terrain, elles soient le plus performante possible », analyse l'ancien portier, champion olympique, du Monde et d'Europe avec les Bleus, et vainqueur de la Ligue des champions avec Montpellier en 2018.

Emmanuel Mayonnade avait fait de l'ancienne internationale française sa gardienne numéro 1, à raison puisqu'elle a porté Metz sur la scène nationale (36 % de réussite) et européenne (30,4 %). Johanna Bundsen semble partie sur des statistiques similaires à sa prédécesseure mais Mayonnade n'a aucun doute sur le fait que Catherine Gabriel ou Sabrina Novotna seront décisives.

« Une saison, c'est très long, je ne peux pas imaginer que Johanna garde un tel niveau à chaque fois. » Si la situation à trois est la même, l'entraîneur des Dragonnes ne voit pas ses gardiennes partir, comme cela a été le cas l'année dernière.

« Ce n'est pas du tout le même scénario. Johanna n'est pas dans l'optique d'arrêter. Aujourd'hui, dans aucun club du top 8 européen, une gardienne peut prétendre à jouer une heure.

Tableau Comparatif des Gardiennes

Ce tableau compare les statistiques de différentes gardiennes de but en Ligue Féminine de Handball.

Gardienne Club Pourcentage d'arrêts Nombre total de parades
Cléopatre Darleux Brest Bretagne 42% Non disponible
Silje Solberg Issy Paris 38.4% 380+
Camille Depuiset Saint-Amand 43.68% 173
Mélanie Halter Saint-Amand 33.33% 166
Johanna Bundsen Metz Handball 41% (Championnat) / 31.5% (Ligue des Champions) Non disponible

tags: #gardienne #de #metz #handball