L'histoire du handball entre l'Algérie et la France est marquée par des figures emblématiques et des compétitions mémorables. Cet article explore les moments clés de cette relation sportive, en mettant en lumière les personnalités qui ont façonné son évolution.

Alain Portes : Un acteur clé du handball algéro-français
Alain Portes, né à Béziers en 1961, est une figure marquante du handball. S'il est né à Béziers en 1961, joueur, Alain Portes est l’homme d’un seul club : l’Usam Nîmes (1983-1992). Dans sa carrière de joueur, le Biterrois, l'homme d'un seul club, l'Usam Nîmes (1983 - 1992), est à la tête des Fennecs depuis 2019. Alain Portes, 59 ans, est un survivant. Le pionnier d’un handball français frémissant puis impertinent.
Dans la grande tradition des instituteurs qui, jadis, enseignaient le maniement du ballon sous les préaux, l’ancien professeur d’EPS a ensuite voulu transmettre sa passion au point de devenir l’un des meilleurs entraîneurs du monde.
Il a heureusement choisi de poursuivre l’aventure sur le continent africain, sa terre d’adoption depuis une première expérience avec les équipes nationales de Tunisie, entre 2009 et 2013. Vainqueur de la Ligue des champions d’Asie 2019 avec le club qatarien d’Al-Duhail, il est aujourd’hui le sélectionneur de l’Algérie, de retour dans le grand monde en Égypte. Pour lui, comme pour son équipe, c’est le début d’une nouvelle aventure.
"Mon contrat court jusqu’au mois de juillet 2021", prévient Alain Portes. Selon nos informations, une prolongation serait déjà sur la table. "Il faut être lucide, dans ce métier-là, on ne sait jamais, tient-il à préciser. Moi je me sens bien et quand je me sens bien…" Pas question d’aller voir ailleurs.
Handball : Alain Portes fait le bilan | 52' Chrono
Les "Barjots" et l'émergence du handball français
Avant les Barjots, premiers champions du monde de l’histoire du sport collectif tricolore (1995), il y a eu les Bronzés de Barcelone.
À l’occasion du Mondial de handball 2025, Ouest-France revient sur le sacre des « Barjots » en Islande, dont on fête le trentième anniversaire cette année. Le 16 mai 1995, avant son huitième de finale face à l’Espagne, l’équipe de France est pourtant très loin de son premier titre mondial. L’équipe de France de handball célèbre son titre mondial, le 22 mai 1995 à Paris.

Akureyri, ça vous dit quelque chose ? « C’est un village islandais de pêcheurs, avec des maisons en bois colorées au bord de l’eau, en face du Groenland », décrit Daniel Costantini, mythique entraîneur de l’équipe de France de handball (1985-2001), du haut de ses 81 ans. Ce patelin fait partie de ces places de l’ombre du handball français, où les petites histoires ont écrit la grande.
« C’était une atmosphère spéciale, surréaliste même, mais, finalement, tellement propice à la situation de l’époque. » Car, à Akureyri, il n’y a « pas grand-chose, ni grand monde », seulement une équipe, livrée à ses démons. Les « Barjots » y atterrissent le 15 mai, la veille d’un huitième de finale de championnat du monde au cordeau, face à l’Espagne. Ils partent de Reykjavik, où ils sont établis depuis une semaine marquée par une phase de poules laborieuse.
Les Bleus, troisièmes du groupe C derrière l’Allemagne et la Roumanie, se qualifient in extremis pour les huitièmes. « Les Barjots, quand il ne fallait pas courir vite ou pousser fort, ils couraient lentement et ne poussaient pas, rit leur entraîneur, qui n’en souriait pas à l’époque. Mais on n’avait pas envisagé ce scénario. L’ambiance est tendue.
Le contenu des matches est brouillon, la moindre remarque peut enflammer le vestiaire, composé des sept joueurs évoluant à l’OM Vitrolles (Delattre, Munier, Quintin, Gardent, Perreux, Richardson, Volle) et des autres. « Vous êtes le négatif de Barcelone (où les Bleus décrochent le bronze aux JO, en 1992) ! », lance Costantini à ses hommes, après un match de poule. À Akureyri, « on est dos au mur, et c’est aussi ce qui a pu mobiliser les énergies », pense Costantini.
Dans ce patelin sans âme, celle des « Barjots » se ranime avec deux événements concomitants, mais totalement distincts.
France - Algérie : Un match sous haute tension
L'équipe de France de handball débutait hier soir le tour principal du Mondial 2021 avec le statut de favori face à l'Algérie, miraculée du tour préliminaire. Si les Bleus se sont finalement imposés, cela n'a pas été une formalité, loin de là, la faute à une entame de match ratée, qui a permis aux Fennec de mener 5-1 puis 9-5 après quinze minutes de jeu.
Les hommes de Guillaume Gille ont ensuite haussé le ton pour virer en tête à la pause (16-14) mais ont continué à souffrir tout au long de la deuxième période, en multipliant les approximations en attaque et les fautes d'inattention en défense, avant de finalement faire la différence en fin de rencontre, grâce notamment à deux buts de Ludvic Fabregas et un arrêt de Vincent Gérard.
Grâce à cetet victoire laborieuse (29-26), la France enchaîne un quatrième succès de rang dans ce championnat du monde et reste bien positionnée pour la qualification en quart de finale, mais devra montret d'autres intentions pour rivaliser avec l'Islande, vendredi, et le Portugal, dimanche.
Le score de la rencontre est trompeur. Les « Experts » ont traversé un sérieux trou d’air en seconde période. Comme les Égyptiens, les supporteurs algériens étaient venus en masse pour encourager leur équipe. Mais les fans français, nombreux également, donnaient aussi de la voix dans la Duhail sports hall. Le sélectionneur des Bleus pouvait prendre soin de ménager Nikola Karabatic, souvent mis à contribution depuis le début du Mondial au Qatar. Tous ceux qui manquaient de temps de jeu ont pu fouler le terrain.
Réactions après le match
Guiaumme Gille, le sélectionneur des Bleus, s'est exprimé au micro de beIN Sports, hier soir, après ce France - Algérie : "C'est une victoire très étriquée, on prend juste les points qui nous permettent de rentrer sans incidence dans le tour principal, mais clairement la copie est à revoir. Nous avons pêché dans beaucoup trop de secteurs, par manque de justesse, de maîtrise et d’agressivité notamment dans le duel à tous les niveaux. Nous pensions être un peu plus loin dans notre progression, vivre un match plus tranquille, je suis déçu de notre performance collective et du rendu de notre travail quotidien.
Nous avons l’impression d’une équipe qui ne parvient pas encore totalement à se lâcher, ni utiliser à bon escient son potentiel et ses qualités, ou en tout cas seulement par intermittence. Il y a, c’est vrai, un peu de fragilité en ce moment dans notre jeu. Or ce groupe est capable, il l’a démontré contre la Norvège en ouverture. À nous de bosser encore pour retrouver de la fluidité et plus d’enchaînements et de continuité dans notre jeu. De prime abord, tout va bien pour l'équipe de France de handball dans ce Mondial Egyptien. Qualifiés pour le second tour après avoir enchaîné trois victoires en trois matchs de poule, les Bleus ont entamé le second round par un nouveau succès contre l’Algérie mercredi soir (29-26). Mais que ce fut laborieux… Incapable d’imposer sa supposée supériorité contre une nation habituellement étrangère des joutes internationales, la France s’en est tirée de justesse en toute fin de rencontre.
Un constat que la plupart des joueurs et du staff ont volontiers admis après la rencontre au micro de beIN Sports. Tous sauf un. Interrogé par Marie Patrux sur la piètre performance de l’équipe de France, Luc Abalo s’est montré agacé par les questions de la journaliste. « Ah ouais, pourquoi vous n’avez pas passé une bonne soirée ? (…) D’après quoi vous dites qu’on peut les dominer facilement ? », a-t-il d’abord demandé avant de finalement revenir sur la perf de ses coéquipiers.
« Tout le monde a envie de bien faire et quand ça ne marche pas, on commence à paniquer, il est là le problème. On n’est pas la grande équipe de France d’il y a dix ans donc on va faire des erreurs, elle se reconstruit cette équipe. On ne va pas dominer tous les matchs, ce n’est pas tout le temps beau », a-t-il dit avant de s’éclipser sans laisser le temps à ses anciens coéquipiers Thierry Omeyer et Daniel Narcisse de lui poser à leur tour une question.
Le match de la réconciliation transformé en affront
FRANCE - ALGÃ?RIE, 6 octobre 2001. Ce jour-là, le match de la réconciliation devient celui de l'affront à la République, à la France et aux Français. Soixante mille voix conspuent « la Marseillaise ». Dans la tribune officielle, Lionel Jospin, alors Premier ministre, préside à la rencontre, accompagné d'un grand nombre de ses ministres.
Depuis les attentats du 11 septembre, la rencontre est classée à hauts risques. Des mesures sans précédents ont été prises pour l'occasion. Il est vrai qu'un rapport des Renseignements généraux, révélé dans les colonnes du « Parisien » et d'« Aujourd'hui en France » dès le 30 septembre, a alerté les autorités. Même les joueurs de l'équipe de France sont inquiets.
Dans la tribune présidentielle donc, Elisabeth Guigou, la ministre de la Justice, dont c'est le premier match Alors que toutes les forces de gauche ont visiblement capitalisé sur cette rencontre, on remarque que Jacques Chirac est absent. Aucun ténor de la droite n'est d'ailleurs présent. Comme s'ils avaient senti le match « piège ».
« La Marseillaise » est donc huée à pleins poumons, sifflée par tout un stade, notamment par une grande majorité de supporters d'origine algérienne. Lionel Jospin grimace mais ne bronche pas. Le match va ensuite se dérouler quasi normalement jusqu'à la 74 e minute. L'équipe de France mène 4-1 lorsque des supporters de l'Algérie envahissent le terrain, interrompant définitivement la rencontre.
C'est l'émeute à l'intérieur du Stade de France. Buffet et Guigou reçoivent des projectiles en pleine figure. Le Premier ministre est lui-même pris pour cible par des individus incontrôlables. Il est évacué en premier dans la salle attenante à la tribune.
Bien plus tard, alors que le calme est revenu sur le Stade de France, Marie-George Buffet, encore sous le choc de la bouteille d'eau reçue en pleine figure, nous contacte au téléphone. Elle est bouleversée, y compris dans ses propres convictions. « Je me demande si je dois poursuivre la coopération avec l'Algérie », lance-t-elle.
Mondial 1995 : L'épopée fondatrice du handball français
Il y a trente ans, l'équipe de France vivait l'épopée fondatrice du handball français. Au cours de ce mois de mai, HandballTV vous propose une plongée inédite dans les meilleurs matches des Barjots au Championnat du monde 1995 avec des images d'époque tournées par la Fédération française de handball.
Revivez les moments clés du Mondial 1995 :
- Finale : France/Croatie
- Demi-finale : France/Allemagne
- 1/4 de finale : Suisse/France
- 8e de finale : France/Espagne
- Tour préliminaire : France/Allemagne, France/Danemark, France/Roumanie
Le 1er février 2015, l'équipe de France remportait son cinquième titre de champion du monde de handball en dominant le Qatar chez lui à Lusail. Revivez cette finale anniversaire en vidéo.

Ce 30 janvier 2025, l’équipe de France retrouve la Croatie dans le volcan de l’Arena Zagreb. Il y a presque seize ans, Français et Croates s’était déjà affrontés dans un match bouillant en finale du Mondial 2009. Avec un duel très chaud entre les deux géants Ivano Balić et Nikola Karabatic.