La Carrière d'Alex Pompon dans le Handball : Un Parcours Prometteur

Le monde du handball français est en constante évolution, avec de jeunes talents qui émergent et des compétitions qui se renouvellent. Cet article explore la carrière d'Alex Pompon dans le handball, en mettant en lumière les défis et les espoirs pour l'avenir de ce sport.

Les Jeunes Talents et l'Équipe de France U19M

En guise de rentrée pour l’équipe de France U19M, à mi-chemin entre un dernier Euro mitigé mais révélateur et un prochain Mondial porteur d’espoirs. L’équipe de France U19M affrontera, dans cette nouvelle édition du Tiby, la Tunisie (07/11, 21H), le Portugal le lendemain (21H) et pour conclure la Hongrie (09/11, 21h).

Certes cette fois avec une semaine de décalage sur les traditionnelles vacances de la Toussaint, le rendez-vous du Tiby Val d’Oise est toujours un moment attendu et un passage obligé de la filière masculine et du microcosme de la discipline dans l’Hexagone. Et cela fait plus de vingt ans que ça dure depuis le lancement en 2003 et une finale perdue par l’Allemagne d’un certain Uwe Gensheimer contre le Danemark de Mads Christiansen.

Alors que l’année suivante, l’Espagne d’Eduardo Gurbindo, Joan Canelas et Christian Ugalde la vengeait, en dépit des apports de Mikkel Hansen et Niklas Landin dans les rangs scandinaves. Il faudra attendre 2006 pour voir la France de William Accambray et Adrien Dipanda inscrire son nom au palmarès. Comme celles de 2007 (Mathieu Grebille, Kentin Mahé, Valentin Porte, Wesley Pardin) et 2010 (Hugo Descat, Théo Derot), deux années parmi les quatre seules éditions de l’évènement à six nations.

Autant de références auxquelles on peut rajouter Sander Sagosen, Nedim Remili (2012), Dika Mem, Ludovic Fabregas (2013-14), Alex Dujshebaev (2009) ou plus récemment encore Elohim Prandi et Mathias Gidsel (2019). Les garçons de la génération 2006-2007 ont encore leurs preuves à faire. Ils reviennent en banlieue parisienne après leur baptême du feu de l’an dernier aux côtés de Franck Prouff.

Le sélectionneur de la catégorie U19M qui espère bien lancer pour l’occasion la saison 2024-25 : « Par rapport au programme et projet de jeu que l’on souhaiterait mettre en avant, à savoir la défense et le jeu sur grand-espace, on peut imaginer un tournoi où l’on pourrait concrétiser des résultats à travers ces deux grandes thématiques. On veut vraiment centrer notre travail sur la maîtrise et la pleine exploitation du grand-espace.

La génération 2006-2007 ne sera pas seule sur le pont durant cette semaine internationale. L’occasion pour Guillaume Joli et Michaël Guigou de lancer leurs nouvelles aventures respectivement avec les U21 et les U17M. Au relais de Yohan Delattre, appelé comme adjoint de Guillaume Gille chez les A, le premier nommé va découvrir l’antichambre de l’élite par deux matchs au Danemark (jeudi 07/11, 18h et samedi 09/11, 11h), les bronzés de l’EHF Euro 2024.

Malgré deux succès sur la Macédoine du Nord (29-28) et la Pologne (36-21), ils ont flanché face à l’Allemagne (23-27) et une différence de buts défavorable par rapport à la Norvège. Ils doivent se contenter du tour intermédiaire (places de 9 à 16). Mêmes maux et mêmes effets.

À l’instar de leurs aînés de la U21M au mois de juillet, écartés seulement du tour principal par l’Espagne, futur champion, et une différence de buts défavorables par rapport aux autres seconds du haut de tableau, l’équipe de France U19M n’a pu éviter l’écueil de la nouvelle formule européenne à 24 pays.

Après les grands résultats des années 2010 et un fatal intermède COVID, il faut bien se rendre à l’évidence que la formation tricolore n’est pas encore tout à fait en mesure de lutter avec l’Espagne, l’Allemagne, et les traditionnelles puissances nordiques de notre discipline. Elle n’est pas aidée non plus par le contexte, les circonstances et les tirages au sort liés aussi forcément à son déclassement.

Mais elle est clairement sur la pente ascendante et espère bien en tirer les bénéfices dès l’été prochain. D’où l’intérêt également de finir le plus haut possible dans ce tour intermédiaire et viser le Top 10. « On cherche avant tout à amener les joueurs dans la construction de leur projet personnel, le travail d’analyse vidéo, de les initier de plus en plus à des comportements de joueurs professionnels.

Ils doivent être plus acteurs de leurs performances. Nous sommes de mieux en mieux raccords. Cela va être intéressant de voir leur capacité à maintenir cette attention sur toute la durée d’une compétition. La catégorie n’a pas vraiment brillé ces deux dernières années. Une nouvelle génération arrive pour redorer son blason, dans le sillage d’une expérience inédite avec Guillaume Joli à l’étage inférieur.

La victoire historique au Danemark (37-34), futur vice-champion du Monde, en avril dernier, restera comme l’ultime fait d’arme de la génération 2004-2005 sous la houlette de Pascal Person. Le traumatisme de l’échec de l’Euro 2022 et la non-participation au Mondial 2023 sont encore certainement dans les têtes du technicien et de ses garçons, appelés depuis à prendre de la hauteur chacun de leurs côtés.

Ce sont en effet de nouveaux visages, sur le banc, et sur le terrain, qui vont désormais œuvrer à l’expression de cette catégorie centrale. Et même si son été fût particulièrement chargé et doré, Franck Prouff a largement pris le temps d’évaluer sa mission.

« Ma nomination a été officialisé bien en amont de l’été dernier, et cela m’a permis par exemple d’accompagner Guillaume Joli et les U17M durant dix jours dans le courant du mois de juin en Allemagne. Au travers des Ruhr Games et du franco-allemand, j’avais pu côtoyer la génération 2006-2007 qui arrive aujourd’hui en U19M, apprécie le nouveau-venu dans les sélections masculines.

Oui en quelque sorte cela devient raccord avec mon histoire dans la filière masculine, et notamment depuis deux ans comme CTS en Normandie à la tête du pôle espoir masculin ». Le temps juste de finir en beauté le travail avec les filles de la U18, médaillée d’or de la Jeunesse Européenne puis championne d’Europe tout simplement en août.

A la croisée des chemins de leur formation également, entre leur avènement international ces deux dernières saisons, et leur futur carrière professionnelle envisagée. C’est toute la particularité de cette catégorie qui doit bien comprendre et mettre en avant son intérêt collectif.

« Il y a quand même un petit enjeu de plus en U19, c’est que l’on est qualificatif sur les catégories en-dessous pour les FOJE, et au-dessus pour les grosses compétitions. Mais c’est sûr qu’avec des joueurs à cheval entre les pôles et les centres de formations, ils sont à un moment important de leur carrière ».

Comme participer à son premier TIBY ne peut laisser insensible et s’apparenter à un baptême du feu particulier. Les nombreux observateurs vont scruter de près en effet cette mouture inédite, pour la 20e édition du tournoi jeunes de référence, aux côtés de pointures comme la Hongrie et la Croatie.

« Nous avions identifié les postes où il y a quelques carences, et avec Patrick Passemard, on voulait être prospectif en triplant ceux-là, avec un cadre et deux autres potentiels autour. Franck Prouff et les siens voient cependant bien au-delà du contexte de cette circonstance initiale.

« L’idée de base est de donner un sens commun à ses deux années que l’on va passer ensemble. Il n’y a pas encore forcément de leaders techniques dans cette génération, d’où une nécessité de jouer ensemble et se solidifier. Aux joueurs d’en prendre conscience plutôt que de chercher à forcer la décision tout seul ».

Car ils peuvent compter sur l’encadrement pour les remettre en place. « Je ne pense pas aujourd’hui que nous avons le potentiel joueurs à figurer dans le dernier carré, mais peut-être le potentiel équipe.

Il est essentiel de noter que le développement des jeunes talents est un processus continu. Les expériences acquises lors de tournois comme le Tiby Val d’Oise sont cruciales pour leur progression. Ces événements permettent non seulement de tester leurs compétences, mais aussi de forger leur esprit d'équipe et leur résilience.

La carrière d'Alex Pompon, comme celle de nombreux jeunes handballeurs, est un mélange de défis et d'opportunités. Son parcours est un exemple de la manière dont le talent, le travail acharné et le soutien approprié peuvent mener au succès dans le monde compétitif du handball.

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