Adrien Dipanda, figure emblématique du handball français, a marqué son sport par son talent et son engagement. Cet article retrace son parcours, de ses débuts prometteurs à Dijon jusqu'à sa carrière professionnelle et internationale.
L'année dernière, Adrien Dipanda espérait que le Dijon MH monte en Starligue, non seulement parce qu'il reste supporter du club dijonnais où il a évolué chez les jeunes de 2003 à 2006, mais aussi parce qu'il savait déjà que la saison 2023-2024 serait sa dernière sur les terrains.
Dans un coin de sa tête, Adrien Dipanda se voyait bien terminer par un retour au palais des Sports, dix ans après sa dernière venue (lors de la saison 2013-2014). Le calendrier a réalisé ses vœux. Avant de boucler sa carrière le 31 mai à domicile dans sa salle de Saint-Raphaël, le Dijonnais de naissance s’apprêtait à disputer son avant-dernier match chez lui, face au Dijon MH ce vendredi (20h30).
Un « joli clin d’œil » pour celui qui a porté haut les couleurs côte-d’oriennes au fil de sa carrière (voir par ailleurs). À 36 ans, l’arrière droit n’a rien oublié de ses jeunes années à...
Les premiers entraînements à 15 ans.
Son arrivée à l’intersaison coïncidait avec le départ à la retraite du capitaine Adrien Dipanda.
Au milieu du collectif du Saint-Raphaël Var handball, Andreas Lang (28 ans) passe presque inaperçu avec son gabarit d’arrière droit (1,91m; 90kg). Discret à l’entraînement, presque effacé, le Suédois s’exécute sans broncher.
"C’est la mentalité des Scandinaves, commente Raphaël Caucheteux, coéquipier qui a vu passer quelques vikings au fil des années. Ils ne sont pas du genre à répondre. Ils sont toujours comme ça. Avec Micke Brasseleur, son binôme, ils apportent deux options à l’attaque varoise avec leurs styles différents.
"On a un super côté droit. Micke est un joueur d’impact, Andreas dans l’évitement. Il est très sobre, mais très efficace, certifie Benjamin Braux, entraîneur.
Cette saison, celui qui est originaire du pays allongé a signé quelques copies solides, comme face à Dunkerque, en inscrivant 10 buts à la maison, ou encore contre Istres, avec une série de quatre buts à la suite: "Des fois tu as ce “flow". C’est dur à expliquer.
Christian Gaudin, directeur sportif du club, avait repéré l’ancien international lorsqu’il jouait à Sonderjyske, au Danemark, entre 2021 et 2024: "Il jouait avec Noah (son fils, formé au SRVHB et aujourd’hui à Skjern, Ndlr). Il fait partie du groupe élargi de l’équipe de Suède. Il est complémentaire avec Micke (Brasseleur).
"Je ne vais pas le remplacer, tempère Lang. Je vais essayer d’apporter quelque chose à ma façon. Mon rêve était de jouer à l’étranger. Le Danemark était déjà l’étape suivante après la Suède. Je me sentais prêt à quelque chose d’autre.
Les premiers jours dans le Var ont dû être surprenants pour le natif de Stockholm qui a grandi dans sa banlieue. "Quand je suis arrivé avec ma famille en juillet, j’ai été surpris par la chaleur. On s’est dit: “Comment on va faire?" On a réussi à s’adapter, souffle-t-il. Les Suédois sont forts pour mettre de la crème solaire et rester à l’ombre.
Après une préparation à suer à grosses gouttes et à s’imprégner du projet de jeu, l’ancien international moins de 21 ans avec les Jaune et Bleu a rapidement basculé dans un nouveau style de handball.
"Le jeu est plus physique en France. Tout le monde est plus grand, plus costaud, reconnaît-il. En Suède, les joueurs sont plus jeunes.
Depuis son transfert cet été dans la cité de l’archange, le Scandinave s’est naturellement rapproché d’autres étrangers de l’effectif, à l’image de Sergio Perez, Quinten Colman, Rangel Da Rosa, ou encore Miguel Neves avec qui il partage des cours de français.
"Il a eu un peu de mal à s’intégrer au début à cause de la langue. Le fait qu’il y ait d’autres joueurs étrangers l’aide, témoigne Raphaël Caucheteux. Ce que confirme celui qui est passé pro au Ricoh HK puis par Alingsås HK: "Il me manque encore la langue. Je commence à comprendre de mieux en mieux mais c’est compliqué de parler. Les coéquipiers m’aident beaucoup. Ils sont vraiment gentils. Ils essayent de m’inclure dans tout ce qu’ils font.
Face à montpellier (20h), meilleure défense du championnat, les joueurs de Benjamin Braux voudront rectifier le tir par rapport au coup d’arrêt à Limoges (33-27) lors de la dernière journée.
"On a tous raté une ou deux petites choses, résume le technicien raphaëlois, en se tournant vers le prochain match. On a cherché à faire avancer le projet de jeu et le système. On veut surtout bien jouer contre un gros. Car à l’exception de Toulouse, le SRVHB est à la peine contre le top 5: quatre défaites pour une victoire.
Le sélectionneur de l'équipe de France de handball Guillaume Gille a dévoilé sa sélection finale pour le Tournoi qualification olympique, qui aura lieu à Montpellier (12-14 mars). Une sélection qui ravit Franck Maurice, l'entraîneur de l'Usam Nîmes : "C’est une vraie fierté pour l’Usam de voir trois de ses piliers participer à ce rendez-vous extraordinairement important du TQO. L'équipe de France de handball aura effectivement la mission de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo, disputant trois matches en trois jours.
#JourDeMatch | La routine d'Adrien DIPANDA et Morten VIUM TROELSEN
Tableau récapitulatif de la carrière d'Adrien Dipanda:

| Période | Club/Équipe | Faits marquants |
|---|---|---|
| 2003-2006 | Dijon MH (Jeunes) | Début de carrière |
| 2021-2024 | Sonderjyske (Danemark) | Expérience à l'étranger |
| ... | Saint-Raphaël Var Handball | Fin de carrière |
| ... | Équipe de France | Sélectionné pour le Tournoi de qualification olympique |