Water-Polo à Nogent-sur-Marne : Histoire et Préparations Olympiques

Au-delà des incontournables épreuves de natation, les sports aquatiques sont particulièrement appréciés à chaque édition des Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 approchent, avec leurs épreuves sportives, notamment le water-polo. Les Jeux Olympiques de 1924, les derniers disputés à Paris, faisaient la part belle aux épreuves aquatiques.

Le centre nautique de Nogent-sur-Marne accueillera du vendredi 8 au dimanche 10 octobre la Ligue des Champions de water-polo. Le second tour qualificatif de la Ligue des Champions aura lieu à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à partir de ce vendredi 8 octobre et pendant tout ce week-end. Les plus grands joueurs européens se retrouveront sur trois jours à Nogent-sur-Marne.

Un Événement Préparatoire : France contre Hongrie

Le 10 décembre 2025, la piscine Georges-Vallerey est le théâtre d'une confrontation entre l’équipe de France masculine de water-polo et la Hongrie, un mois avant les Championnats d’Europe 2026.

Les Clubs Européens à Nogent-sur-Marne

Parmi les clubs présents durant ces trois jours : Le Cercle 93, vice-champion de France en titre qui compte dans ses rangs des athlètes qui ont fait les JO de RIO en 2016 et prépare 5 athlètes français pour les JO de Paris 2024. coupe d’Europe), qui compte 3 internationaux hongrois.

Préparations des Équipes de France pour Paris 2024

Yann-Even GRALL, Directeur Technique du Water-Polo à la Fédération Française de Natation, revient sur les préparations, les enjeux et les objectifs des équipes de France sur ces Jeux Olympiques « à la maison » :

« Pour l’équipe de France masculine, nous souhaitons continuer sur notre lignée et confirmer les résultats historiques obtenus aux derniers championnats du monde : 6ème en 2023 à Fukuoka puis 4e en 2024 à Doha. Les Jeux Olympiques devront confirmer cette progression avec pour objectif majeur de se qualifier en demi-finale, en finale et d’en sortir avec une médaille. Pour les plus « anciens » de l’équipe, Paris 2024 représentera la deuxième expérience olympique après Rio de Janeiro. Si en 2016 l’exploit était de se qualifier aux Jeux Olympiques et d’y représenter la France, aujourd’hui le but est ailleurs, nous ne contenterons pas de participer, nous travaillons dur pour atteindre le podium et seule cette perspective nous anime collectivement aujourd’hui. Les plus jeunes suivent les plus expérimentés dans cette dynamique pour marquer l’histoire de notre sport.

Pour atteindre ce graal nous avons participé à plusieurs stages intensifs depuis le 13 mai pour surtout travailler la cohésion de groupe, la technique et la puissance. Nous sommes passés à Abbeville, à Canet, à l’INSEP, et nous avons aussi disputés quelques matchs de préparation en France contre l’Australie et le Monténégro deux fois. Enfin nous avons participé à des tournois d’opposition en Italie, en Serbie et en Hongrie. Nous sommes rentrés le 19 juillet en France où nous avons effectué notre stage terminal à Nogentsur-Marne avant de rejoindre le village olympique.

Pour l’équipe de France féminine, les objectifs sont différents de ceux des hommes mais tout aussi importants et exigeants. L’enjeu est de construire une équipe pour l’avenir. En effet ces Jeux Olympiques de Paris 2024 arrivent un peu tôt au regard de la constitution de cette équipe composée de jeunes joueuses et d’autres plus expérimentées. Pour ces dernières l’objectif est de terminer leur carrière sur la plus belle performance possible pendant une compétition internationale à domicile, compétition difficile à atteindre au regard du niveau actuel de l’équipe de France. Pour les autres joueuses, le but est de compléter leur expérience déjà assez riche avec les derniers championnats d’Europe et du monde en 2023 et 2024.

Pour leur permettre de vivre la plus belle compétition de leur carrière, nous avons mis en place une préparation terminale adaptée pour les Bleues à savoir : un match contre les Américaines au nouveau Centre Aquatique olympique suivi d’un stage de préparation à partir du 11 mai à l’INSEP où elles ont l’habitude de s’entraîner. Elles ont ensuite peaufiné leurs stratégies lors d’un stage en Grèce au début du mois de juin et à l’occasion de deux oppositions face aux Chinoises à Nogent-sur-Marne. La période d’opposition s’est ensuite intensifiée avec un tournoi en Grèce et un autre à Rotterdam du 8 au 13 juillet.

Les Jeux Olympiques de Paris 1924 et les Épreuves Aquatiques

Disputée entre le 5 et le 27 juillet 1924, cette septième édition des Jeux Olympiques modernes compte plusieurs sports de démonstration : pelote basque, canne de combat, savate et canoë canadien, devenu canoë tout court, disputé à Argenteuil. À la piscine des Tourelles, premier bassin de 50 m construit en France, l'équipe américaine est très organisée : peignoirs poncho et sabots de bois antiglisse pour tous les nageurs. À 20 ans, Johnny Weissmuller sera la grande vedette des épreuves de natation. Premier nageur à passer sous la minute sur 100 m deux ans auparavant, le futur Tarzan remporte trois médailles d'or (100 m, 400 m et relais 4x200 m) et y ajoute le bronze en water-polo.

Diversité et Inclusion dans le Sport

Une étape est cependant franchie au 19e siècle avec l’invention des sports dits « modernes » en Angleterre et leur diffusion dans le monde entier. Dépassant la simple mise en jeu du corps, le sport est inscrit dans une idéologie qui fait du dépassement de soi son principal intérêt éducatif. La mondialisation des pratiques sportives, avec la mise en place de fédérations nationales comme internationales, et la démultiplication des compétitions qui en résulte donnent à ce principe force de loi. Les médias en font le ressort clé d’un processus de spectacularisation qui le projette au cœur de la sphère marchande et professionnelle.

Concernant les personnes en situation de handicap, ce sont les sourds-muets qui accèdent le plus rapidement aux sports grâce à l’opiniâtreté d’Eugène Rubens Alcais, fondateur du premier club cycliste des sourds muets, en 1899. Il faut néanmoins attendre 1918 pour assister à la création de la Fédération Sportive des Sourds Muets de France. 1924 marque l’organisation des premiers Jeux internationaux silencieux, à Paris. Les Jeux paralympiques d’été, créés en 1960, puis d’hiver, en 1976, jouent le rôle de locomotive dans le mouvement de rapprochement entre les fédérations sportives « adaptées » et leurs homologues « ordinaires ».

Infrastructures et Installations Olympiques

Dans la rubrique de la liste des piscines, le terme "Olympique" qui désigne certaines piscines en France est bien souvent usurpé : Dijon, Dunkerque, Chartres, Saint-Raphaël, Montpellier.... En effet, une piscine dite "olympique" doit permettre la pratique et manifestation des 4 disciplines de la Natation, à savoir : la Natation de course, le Water-Polo, la Natation synchronisée et le Plongeon.

L'établissement de Nogent sur Marne, fréquenté d'ailleurs par la FFN régulièrement pour les Championnats nationaux d'été de Plongeon - suite à l'intérêt de la municipalité de Nogent pour cette discipline - en fait partie. D'un premier côté, certaines municipalités choisissent donc de rénover astucieusement ou bien / et construisent sobrement leurs piscines (projets Montauban, projet Limoges, rénovation complète à Montreuil, rénovation complète à Rennes, rénovation excellente à Bourg en Bresse...) en maintenant ou en construisant des plongeoirs.... Avec en bout de course du "label international" indiscutable et non usurpé pour leurs établissements.

Enfin, la pluridisciplinarité nautique dans une même piscine (Natation de course, Natation Synchro, Water Polo et... Plongeon) permet de valoriser, d'adapter une dynamique sportive locale, territoriale : tous les sports pour tous à la Piscine (la Natation de course mais aussi... le reste !). Ceci, sans démagogie, grâce à un tissu associatif ad hoc et dynamique.

Paris 2024 : Ugo Crousillat, capitaine de l'équipe de France de water-polo

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