VRDR Nevers : Histoire d'un Match Mémorable et Maintien en Pro D2

Le Valence Romans Drôme Rugby (VRDR) a écrit une page de son histoire en Pro D2 grâce à une victoire éclatante contre Nevers. Ce match, disputé au stade Pompidou, a non seulement offert un spectacle offensif exceptionnel, mais a également validé le maintien du club en Pro D2 pour une troisième saison consécutive. Retour sur cette soirée mémorable et son importance pour l'avenir du VRDR.

Un Match Capital au Stade Pompidou

C'était un match capital, peut-être décisif, que s'apprêtaient à disputer les Damiers ce vendredi soir face à Nevers au stade Pompidou. Un match qui pouvait être synonyme de maintien pour les hommes de Fabien Fortassin à deux journées de la fin du championnat. La victoire 69 à 21 contre Nevers a permis aux Damiers de valider officiellement leur maintien en Pro D2 à deux journées de la fin.

Le VRDR disputera une troisième saison consécutive en Pro D2, une première dans l'histoire du club. À deux journées de la fin, le club drômois compte 12 points d'avance sur Aurillac en position de barragiste et ne peut donc plus être rejoint par les joueurs du Cantal battus à domicile par Brive 39 à 23.

Festival Offensif des Damiers

Dix essais et un festival offensif pour les hommes de Fabien Fortassin. Les Damiers ont fait le spectacle ce vendredi soir en inscrivant la bagatelle de dix essais, du jamais vu, avec notamment un triplé pour Adam Vargas et un doublé pour Dorian Marco Pena. Une victoire indiscutable qui a permis aux coéquipiers d'Adrien Roux de valider leur maintien à deux journées de la fin.

À domicile, les joueurs de Valence-Romans, séduisants à de nombreuses reprises, ont puni des Nivernais quasiment venus en touristes dans la Drôme (69-21). À la manière d’un ailier (3e) puis à la conclusion d’un ballon porté (12e), Dorian Marco-Pena place rapidement Valence-Romans en tête dans cette partie.

Réduits à quatorze suite au jaune reçu par Louis Chanet (10e), les Nivernais parviennent toutefois à pousser les joueurs de Fabien Fortassin à la faute. Dans la foulée du jaune adressé à Ilia Spanderashvili (17e), Lasha Pkhakadze fait parler sa puissance pour réduire l’écart grâce à la transformation de Tom Deleuze (18e). Le début d’une grosse demi-heure de domination du VRDR. Ryan McCauley (30e), Joris Moura (35e) et Adam Vargas (40e + 2) finissent, tour à tour, derrière la ligne adverse.

Revenus des vestiaires avec les mêmes intentions, Valence-Romans profitent des réalisations de Vargas (44e) et Ben Neiceru (50e) pour faire gonfler un peu plus son compteur. Privé de Pkhakadze pendant dix minutes (52e), les Nivernais réussissent toutefois à alléger la note. Simon Tarel (54e), bien servi par Deleuze, et Paula Walisoliso (57e), surpuissant, plantent deux essais que transforme le demi d’ouverture de l’USON.

Dans la foulée, Vargas, le plus rapide à la course, signe son troisième essai de la soirée (60e). Cette rencontre tombe ensuite dans un faux rythme pendant une quinzaine de minutes. Pas rassasié, le VRDR profite des cinq dernières minutes pour planter deux nouveaux essais. Axel Bruchet (76e) et Anatole Pauvert (80e) viennent, à leur tour, participer à la fête et finissent de faire chavirer le stade Georges-Pompidou.

Pour boucler cet exercice, les Valentino-romanais se déplaceront à Mont-de-Marsan avant de recevoir Soyaux-Angoulême.

Le Contexte du Match Aller

Entre deux concurrents directs pour le maintien, la rencontre a été irrégulière, tantôt dominée par les locaux, derniers au coup d’envoi, tantôt par des Drômois qui courraient après un troisième succès de rang en Pro D2. Seulement, pour aller chercher ce succès, qui était à la portée des Damiers, les joueurs de Fabien Fortassin n’ont pas su mettre les fameux ingrédients. Pourtant à égalité à la pause (14-14), ils n’ont pas su conserver le fil de la rencontre durant le deuxième acte, perdu dans les grandes largeurs (13-3).

La faute à une indiscipline chronique et une incapacité à garder le ballon lors des temps forts. Pourtant, à chaque fois que les Damiers ont combiné, ils ont mis la défense neversoise en grande difficulté. En témoigne le seul essai drômois du match, marqué par Mawalu après une merveille de chistera de Rodor (7-11, 31e).

Seulement, les éclairs ont été trop rares pour vraiment faire douter une équipe locale qui manquait cruellement de confiance au coup d’envoi. L’USON ne s’en est remis qu’à sa volonté et ses individualités. Steven David, l’ancien drômois en perce muraille, puis le jeune Gabin Rocher, auteur d’un doublé dès la première période (10e et 35e) après avoir transpercé la défense drômoise encore une fois friable.

Sur la durée, elle n’a pas tenu face à la puissance adverse symbolisée par Walisoliso, capable de mettre sur les fesses les défenseurs visiteurs. Les coups de boutoir vont faire céder à plusieurs reprises les Damiers qui vont être sauvés par l’arbitrage pas toujours compréhensible de madame Groizeleau. D’abord Ma’afu voit son essai refusé pour une roulade puis Simon Tarel se fait annuler le sien pour s’être fait doublé sur le gong par Thomas Rozière au moment d’aplatir (alors que l’image semble montrer l’inverse).

Cela n’a pas refroidi les ardeurs locales, qui sont récompensées par l’essai du bonus offensif pour Dylan Jaminet, petit frère de Melvin (24-17, 76e). Reynolds parachèvera le succès des siens à la sirène (27-17, 80e). Valence Romans voit sa série se terminer et retrouve la dernière place de la Pro D2. Le chocolat est amer.

Les Réactions d'Après-Match

Fabien Fortassin (manager général de Valence Romans) : « Il y a un peu de colère parce qu’on ne fait pas un match intelligent. Toute la semaine on dit qu’il faut déplacer le ballon, se faire des passes, attaquer les espaces et une fois sur le terrain, on balance des grands coups de pied. On a rendu trop de ballons et ça me dérange. Ce soir on manque de lucidité et d’intelligence. »

Joris Moura (arrière de Valence Romans) : « Les 20 premières minutes, on ne joue pas pour gagner. On se fait prendre physiquement. On rentre aux vestiaires, on se dit des choses et en deuxième période c’est pareil. On se trompe sur la stratégie et à force de leur laisser le ballon, on craque et on concède je ne sais combien de pénalités. C’était mission impossible. »

Steven David (Troisième ligne de Nevers et ancien de Valence Romans) : « On avait besoin de se rassurer après la semaine dernière où nous sommes passés complètement à côté. Toute la semaine, nous avons travaillé les ballons portés, on savait que notre victoire passerait par là.

Nevers, un Adversaire à Ne Pas Sous-Estimer

Jamais le VRDR n’est allé à Nevers en étant devant les Locaux au classement. Ce sera le cas ce vendredi car la semaine dernière les deux équipes ont échangé leur place. L’USO Nevers est donc désormais dernier de la Pro D2 avec 14 points, soit un de moins que le VRDR. Un classement que les joueurs de la Nièvre faire mentir, eux qui n’ont jamais marqué moins de 30 points lorsqu’ils ont reçu les Drômois à domicile en Pro D2.

Au milieu d’un bloc de six matchs, et après une belle victoire contre Brive (42-19) , Fabien Fortassin et son staff ont accordé un jour de repos supplémentaire aux joueurs. « Je leur ai dit que s’il fallait sacrifier tous les dimanches et qu’on gagne, on pourrait le faire », explique l’entraîneur, qui n’a pas pour autant été satisfait de la séance d’entraînement de reprise lundi.

Thomas Rozière : Le Joueur Masqué

Pour la deuxième fois consécutive, Thomas Rozière jouera avec son masque noir, consécutif à une fracture du nez subie à Grenoble. « Le masque c’est un choix. C’est plus psychologique qu’autre chose. J’ai pris l’habitude de jouer avec, ça altère un peu la vision au début mais maintenant ça va », admet celui qui devrait le porter « jusqu’à la fin du bloc». Avec l’ensemble casque et masque noir, cela lui donne un petit côté Batman.

Un Enjeu Historique

Jamais dans son histoire, le VRDR n’a gagné trois fois de suite en Pro D2. Après Nice et Brive, les Damiers ont la possibilité de le faire à Nevers et d’ainsi marquer le club. Une donnée « importante » pour Thomas Rozière. L’ailier s’est parfaitement acclimaté à son nouveau club, et entend bien participer à une troisième victoire de rang totalement historique pour le club.

Un Signe du Destin ?

Les joueurs de Valence Romans doivent se souvenir encore de ce coup de pied du tibia de Maxime Espeut qui longe la ligne de touche sans jamais sortir avant que ce dernier n’aplatisse et ne donne la victoire à Montauban (31-32). Une malchance qui a peut-être tourné pour Fabien Fortassin : « La météo s’annonce bonne, comme contre Brive la semaine dernière.

Vendredi soir, Valence Romans a dominé Nevers (13-3), au terme d’un match rugueux. Une 3e victoire consécutive, la 9e de la saison, qui propulse les Drômois à la 2e place de Pro D2 après 12 journées. La dynamique est d’autant plus marquante que les hommes de Fabien Fortassin restent invaincus à la maison avec 6 victoires en 6 matchs, où ils tournent à 37 points inscrits pour seulement 14 encaissés (source All Rugby).

Ce qui frappe, quand on plonge dans les datas, c’est le paradoxe incarné par cette équipe. Valence Romans est l’une des formations qui tient le moins le ballon en Pro D2 : 45,6 % de possession seulement, et 46,1 % d’occupation (stats LNR), le 15e total du championnat. Et pourtant… le VRDR affiche la 3e meilleure attaque avec 354 points marqués ! Comment ? Grâce à une efficacité chirurgicale : peu de possession, mais chaque munition compte. Au cœur de cette réussite, un homme brille : Lucas Meret, tout simplement meilleur réalisateur de Pro D2 avec 159 points (soit 15,9 par match).

Ce succès, Valence Romans l’a aussi construit sur un état d’esprit. Ce classement change beaucoup de choses pour Valence Romans. Pour l’équipe d’abord : le VRDR doit désormais apprendre à assumer un statut de favori, même à l’extérieur, un rôle complètement nouveau dans l’histoire récente du club. "On va regarder en haut. L’appétit vient en mangeant. Du côté des joueurs, c’est une validation du travail entrepris ces deux dernières saisons, après des exercices terminés 8e puis 11e.

Là où d’autres stagnent, le VRDR, lui, progresse bloc après bloc. "Je n’oublierai jamais la saison dernière, la difficulté dans laquelle on était et la confiance que j’ai pu avoir de ma direction. On ne s’est jamais affolés. J’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas spécialement de hasard dans le sport de haut niveau et qu’on récolte ce que l’on mérite. Sans bruit, sans déclarations tonitruantes, Valence Romans avance. Et si tout le monde ne l’a pas encore remarqué… le classement, lui, ne ment pas : le VRDR est bien le dauphin de Pro D2.

Soirée historique à Valence. Le VRDR a pulvérisé Nevers ce vendredi soir (69-21) et s’est assuré un maintien en Pro D2. Dès l’entame, les Drômois ont imposé un rythme effréné. Marco-Pena, Vargas et Méret ont rapidement trouvé la faille dans une défense nivernaise dépassée. À la pause, le VRDR menait déjà 34-7. Grâce à cette victoire bonifiée, les hommes de Fabien Fortassin sont mathématiquement maintenus, avec 12 points d’avance sur Aurillac à deux journées de la fin.

Malgré la déroute, Nevers n’a plus d’enjeu sportif pour la fin de saison, si ce n’est une éventuelle huitième place, symbolique, que les deux équipes se disputeront à distance. Dans les tribunes, c’est l’euphorie. Pompidou s’offre une soirée de fête, de soulagement et de fierté.

Bientôt 10 ans d’existence pour le tout jeune VRDR, champion de Nationale et pensionnaire de PRO D2. Un club issu de la fusion de deux entités reconnues du rugby français qui ont réussi une belle union départementale.

Une Identité Jeune Mais Très Marquée

Le Valence Romans Drôme Rugby est un club jeune mais ayant déjà une identité très marquée. Formé en 2016 de la fusion entre l’US Romans Péage et du ROC Voulte Valence, le nouveau-né fait le pari de créer une unité à cheval du deux départements : celui de la Drôme et de l’Isère. Premier challenge relevé avec succès restait ensuite celui de l’identité. Dénommé « Droval XV » au départ, la structure va progressivement adopter l’appellation VRDR, remporter le championnat de Nationale en 2023 avant de consolider sa place en PRO D2 depuis deux saisons.

Le premier logo du VRDR était l'expression la plus simple d'une fusion L’unité sans oublier le passé Aux premiers temps, le logo a été simplifié. Il s’agissait de la juxtaposition des deux blasons « ententistes » rassemblés afin de préserver les identités originelles. La fusion étant dirigée par les supporters, joueurs et dirigeants, l’unité a réellement été proclamée en 2019. Un tout nouvel écusson reprenant des couleurs et éléments forts au passé mais résolument tourné vers le futur.

  • Valence Romans Drôme Rugby au centre du blason pour confirmer l’appellation de l’équipe et mettre fin aux hésitations quant à l’appellation
  • L’écusson est quadrillé en damiers en référence à l’US Romans Péage dont il s’agissait du surnom et de la tenue. En effet, au début du 20e siècle, lors de la tournée française du club anglais des London Royal Hospitals, la tenue très originale des Britanniques a séduit nombre de dirigeants français dont ceux de Romans.
  • Un liseré rouge surligne le tout en référence aux couleurs Valence Sportif.
Statistiques Clés du Match VRDR vs Nevers
Statistique VRDR Nevers
Essais Marqués 10 3
Points Totaux 69 21
Meilleur Marqueur Adam Vargas (triplé) Paula Walisoliso (1 essai)
Possession de Balle 45.6% 54.4%

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