Toulouse, connue sous le nom latin de Tolosa, est une ville riche en histoire depuis le IIIe siècle avant J.C. Bien que peu de vestiges de cette époque soient encore visibles aujourd'hui, ceux qui subsistent témoignent de l'importance et de l'architecture de cette ville antique. Partons à la découverte des monuments et des sites qui ont façonné la région de Villeneuve-Tolosane à travers les siècles.
Vestiges Romains à Toulouse
Vous pouvez commencer votre visite par l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely, construit au milieu du Ier siècle. Ce site archéologique se trouve aujourd'hui au carrefour de l'avenue du Professeur-Guy-Espagno et de l'avenue des Arènes-Romaines, entre les quartiers de Purpan et d'Ancely.
La cavea de l'amphithéâtre romain est agrandie au IIIe siècle, et des murs rayonnants longs de 7 mètres sont élevés dans l'axe des vomitoires. L'amphithéâtre est abandonné dès le Ve siècle.
Quant aux thermes et à la piscine d’Ancely, c’est sous un immeuble d’habitation de la cité qu’on y accède. La piscine, de 13 m x 19 m, était réservée à la natation, et l’ensemble constitue certainement le vestige romain le plus inattendu de Toulouse.
De nombreux vestiges ont été découverts. Toulouse était protégée par un mur d'enceinte de 3,5 km de long. Cette enceinte était bâtie sur un soubassement de 2,40m de largeur, en pierre renforcé par un chaînage de trois rangées de briques. Toute la partie supérieure était construite en briques et s'élevait entre 6 et 8 mètres de haut. Elle se terminait par des créneaux et un chemin de ronde. L'enceinte était ponctuée de tours espacées tous les 35 à 40 mètres environ pour une longueur totale de 3km.
Ne manquez pas de visiter la cathédrale Saint-Etienne, sa construction s'est étendue sur cinq siècles, du XIIIe au XVIIe siècle. C'est l'un des monuments les plus curieux de Toulouse car il s'agit en fait d'un collage de plusieurs édifices, au fil des siècles.

L'Ère Médiévale à Toulouse
La Toulouse médiévale est toute aussi importante. Après la chute de Rome, les Wisigoths s'emparent de Tolosa en 418 et en font la capitale d'un vaste royaume qui s'étend de part et d'autre des Pyrénées. De cité gallo-romaine, Toulouse deviendra capitale wisigothique et le restera jusqu'à la conquête franque.
Défaits à la bataille de Vouillé, les Wisigoths sont forcés de se replier vers l'Espagne. Tolosa, échappant à leur contrôle, est pillée et incendiée par les troupes de Clovis en 508.
Martres-Tolosane : Une Circulade Médiévale
Sortez de Toulouse en direction de Martres-Tolosane, classée "petites cités de caractère", via A64 (65 km). La ville prit le nom de « Martres-Tolosane » en l’honneur de Saint-Vidian ou Vivien d'Aliscans, chevalier de Charlemagne, martyr par la main des musulmans près de Martres-Tolosane.
Le village fut fondé au Ier siècle après J-C par les Romains, peu après la création de la somptueuse villa gallo-romaine de Chiragan un siècle auparavant. Lorsque vous arriverez à Martres-Tolosane, vous serez surpris par la forme circulaire de la ville, on l’appelle "circulade". La particularité de ce village médiéval est d’être de forme circulaire.
Dans cette petite cité du Comminges, ancienne bastide et capitale de la faïence d'art en Haute-Garonne, les monuments historiques les plus connus du village sont le donjon du XIIIe siècle et le grand presbytère. L'imposant donjon abrite aujourd’hui le musée archéologique.
Vous pouvez apercevoir deux châteaux dans le village de Martres-Tolosane, le château Saint-Roch et le château de Thèbe (châteaux privés). À proximité, en bordure de Garonne, sur le lieu-dit Chiragan, existait une immense et somptueuse villa gallo-romaine dont vous pourrez découvrir l’histoire dans l’espace Angonia. Ce nom est également celui de la ville antique. Il s'agit d'une des villae les plus grandes de tout l'Empire romain.
Les fouilles pratiquées sur ce site ont livré des sculptures en marbre tout à fait exceptionnelles. Par son importance, elle constituait selon certains archéologues du site, la villa la plus importante d'Europe après la villa d'Hadrien. Elle fut occupée jusqu'à la fin de l'Empire romain, au moment des dévastations du temps des invasions du Ve siècle.

Montmaurin : Vestiges Gallo-Romains
Antiques ensuite ! Le territoire fut également habité durant l'Antiquité gallo-romaine et deux villas ont laissé de riches témoignages archéologiques. Le fleuron de l'architecture gallo-romaine se découvre au bas de la commune de Montmaurin.
La villa gallo-romaine de Lassalles dite aussi de Montmaurin date du Ier siècle, abandonné au IIIe siècle suite à une crue dévastatrice. La villa aurait été reconstruite au IVe siècle, vers la fin de la période constantinienne. La villa princière Lassalles de Montmaurin est l’une des plus vastes connues en France, elle s’étend aujourd’hui sur un hectare et demi, elle témoigne des fastes d'une époque.
Comptant pas moins de 200 salles, la résidence seigneuriale (villa Urbana) est la plus grande villa exhumée en France. Les communs (villa Rustica) abritaient le logement de quelque 500 employés. Les pièces bénéficiaient d'équipements de chauffage au sol, de fenêtres vitrées et de décors constitués de marbres et mosaïques. La villa s'étend sur un hectare et demi et comprenait en outre un vaste parc et des dépendances. Cet ensemble avait tout d'une résidence aristocratique, comptant deux péristyles dotés de galeries et des jardins intérieurs.
En complément de votre visite, découvrez le site antique de la Hillère. Seconde villa de Montmaurin, la Hillère est un site remarquable, construit à l’entrée des Gorges de la Save. De dimension plus modeste, elle a été aménagée après la première, autour d'une source résurgente de la rivière. Elle avait une vocation thermale et cultuelle en raison précisément de la source, sur laquelle donnait la pièce de réception. Cet endroit est occupé depuis le néolithique , justifié par la présence de l’eau.
De nos jours, la chapelle Notre-Dame de la Hillère érigée au XIXe siècle, et un cimetière recouvrent en partie le site, qui n’est connu que partiellement. La chapelle abrite désormais une partie des mosaïques trouvées dans les deux villas gallo-romaines et particulièrement la mosaïque polychrome exceptionnelle de la grande salle de réception de La Hillère.
Outre les sites eux-mêmes, un musée relevant du Centre des monuments nationaux met en valeur ce riche passé. Le musée, situé au centre de Montmaurin, est doté de 3 salles d'expositions permanentes avec une muséographie moderne et pédagogique.
Montréjeau et le Château de Valmirande
Admirez l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréjeau construite au XIIe siècle, elle connaît une campagne de reconstruction au XIVe siècle suite à l'incursion des troupes anglo-gasconnes du Prince Noir, fils d'Édouard III d'Angleterre. Au XVIIe, puis au XVIIIe siècle, elle subit plusieurs modifications dont la construction de son clocher octogonal qui la caractérise aujourd'hui. A l'intérieur, il est possible d'admirer un retable du XVIIIe siècle et de très beaux vitraux réalisés par Henri Guérin.
En vous baladant dans la commune, découvrez l'hôtel de Lassus de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ne râtez pas le château de Valmirande en sortant de Montréjeau vers Lannemezan. Classé aux Monuments Historiques, le château de Valmirande a été édifié à la fin du XIXe siècle par le baron Bertrand de Lassus. De style néo-Renaissance, il est réalisé en pierres grises dures de calcaire de Lourdes pour les soubassements, avec un complément de pierres blanches. Non loin, une tour médiévale a été construite pour accueillir un calorifère à vapeur, et au château est rattachée une charmante chapelle avec de très beaux vitraux et marbres. Le parc, figurant sur la liste des parcs et jardins remarquables, fut confié aux frères Bülher.

Saint-Bertrand-de-Comminges : Un Voyage à Travers les Époques
Engagez-vous sur la D26 vers Saint-Bertrand-de-Comminges (135 km). Surplombant la vallée de la Garonne, Saint-Bertrand-de-Comminges, est un véritable point d'orgue d'un ensemble historique et architectural exceptionnel. Ici se côtoient les époques, les savoir-faire, les vestiges et d’impressionnant édifice. Faites un voyage dans le temps. Antiquité, Moyen-Age, Renaissance, toutes les époques s’ouvrent à vous.
La jolie cité de Saint-Bertrand-de-Comminges est un lieu de visite incontournable, labellisé parmi les Plus beaux villages de France. Si la ville fortifiée témoigne de ses heures de gloire à l'époque médiévale, le lieu n'oublie pas qu'il a aussi abrité une colonie romaine. Votre voyage débute à l’Antiquité au pied de Saint-Bertrand-de-Comminges, pour découvrir les ruines de la cité romaine de Lugdunum Convenae, fondée il y a plus de 2000 ans… Déjà à l’époque, la cité est prisée pour son emplacement idéal au pied des Pyrénées, entre plaines et montagnes !
Fondée au 1er siècle avant JC dans la plaine de Valcabrère, la cité fut prospère jusqu’aux invasions barbares, en 585. Lugdunum Convenae fut une cité de plusieurs milliers d’habitants au centre d’un important réseau de communication. A proximité, la basilique Saint-Just-de-Valcabrère s’élève au milieu des prés. C’est l'une des plus belles églises romanes de l’Occitanie. Edifiée sur une nécropole païenne et un cimetière paléochrétien, la basilique vous émerveillera par sa pureté, sa simplicité et son magnétisme. La basilique Saint-Just de Valcabrère est un édifice de style roman des XIe et XIIe siècles. Elle est dédiée au martyr espagnol saint Just.
L'accès à la basilique s'effectue en pénétrant d'abord dans le cimetière dont le portail d'entrée est du XIIIe siècle. L’utilisation de pierres issues de la cité antique dans sa construction ajoute à sa singularité. Surplombant le site antique et la vallée, grimpez vers Saint-Bertrand-de-Comminges ceinturé par des remparts qui se confondent avec le rocher. Les tronçons de l’ancien rempart gallo-romain peut encore être admiré dans certaines rues du village.
Vos pas nous mènent à travers la ville basse aux rues étroites bordées par d’anciennes fermes à l’architecture si particulière. Un escalier de pierre permet de gravir la colline pour accéder à la ville haute. La vieille ville est un adorable dédales de ruelles. Saint-Bertrand-de-Comminges et Valcabrère sont devenues des lieux touristiques emblématiques. A ce titre, elles sont distinguées par le label grands sites de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, le label sites patrimoniaux remarquables. Elles sont également inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco pour les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
La Villa Gallo-Romaine de Valentine
Après vous êtes pris pour un citoyen romain en arpentant les pierres témoins de toutes les époques de l’Antiquité à nos jours ! Rendez-vous à présent, à Saint-Gaudens via la D8 (153 km). Avant d’arriver à Saint-Gaudens, un petit tour par la villa gallo-romaine de Valentine s’impose. La villa gallo-romaine de Nymfius à Arnesp, commune de Valentine date de l'époque constantinienne (fin IIIe - début IVe siècle). Cette Villa était installée sur la terrasse dominant le lit mineur de la Garonne, à l'abri des inondations.
On accédait à la villa par une voie qui la reliait à la voie romaine principale qui longeait les collines pyrénéennes par Valentine et Labarthe-Rivière. Des vestiges de cette voie romaine ont été retrouvés, sur le site, sous le chemin vicinal actuel. Des éléments de cette voie romaine ont été repérés sur le site sous le chemin vicinal actuel. Une façade monumentale avec un portique et deux postes de garde permettait d'accéder au domaine.
Elle donnait accès à une cour d'honneur de 52 mètres de long sur 21,50 mètres de large, bordée de portiques à piliers de bois et fermée au nord par une galerie ornée d'une abside semi-circulaire à chacune de ses extrémités. Cette galerie monumentale commandait l'ensemble des éléments de prestige de la villa. Le grand hypocauste de la Villa de Valentine est un des plus beaux exemples de ce système de chauffage dans le sud de la Gaule romaine.

Saint-Gaudens : Au Cœur de l'Histoire
Rendez-vous ensuite dans le centre-ville de Saint-Gaudens. Peuplée dès l'Antiquité (âge du fer, époque romaine), et initialement appelée Mas-Saint-Pierre, la ville tire son nom actuel du martyr Gaudens, jeune berger victime des Wisigoths à la fin du Ve siècle pour avoir refusé de renoncer à sa foi. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIe siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand. Par la suite la cité s'épanouit autour de l'église romane du XIe siècle.
Empruntez le "sentier ocre" pour découvrir la ville le coeur de la vieille ville de Saint-Gaudens, où un monument impressionne par ses dimensions et par son clocher imposant. Les amateurs d’histoire et d’architecture ne s’y tromperont pas : l’Eglise collégiale, dédiée à saint Pierre et saint Gaudens, est un véritable chef-d’oeuvre de l’art roman, édifiée entre le XIème et XIIème siècle. N’hésitez pas à jeter un œil à son cloître pour admirer de magnifiques chapiteaux du XIIe et son portail de style gothique flamboyant.
A l’intérieur de la collégiale restaurée récemment, vous y découvrirez de magnifiques tapisseries d’Aubusson dont celle du martyr Gaudent parti avec sa tête sous le bras. Depuis le parvis de la collégiale de la capitale du Comminges, la vue sur la chaîne de montagnes s’étend presque à perte de vue. Flânez dans les rues de Saint-Gaudens, puis continuez la route touristique "Épopée historique en Haute-Garonne" en direction de Proupiary, via la D921 (176 km).
Proupiary et l'Abbaye de Bonnefont
L'histoire du village est couplée à celle de l'abbaye cistercienne de Bonnefont. Petite sœur de Cîteaux, l’abbaye de Bonnefont a connu une grande prospérité. Fondée en 1136 sur des terres offertes par Flandrine de Montpezat et ses fils, l’abbaye cistercienne de Bonnefont a joué un rôle dans le Comminges tant au point de vue religieux qu’artistique, agricole, économique et même politique. Ainsi, l’abbaye a prospéré en essaimant d’une part de nouvelles abbayes : Abbaye de Villelongue, Abbaye de Boulbonne, Abbaye de Pérignac, Abbaye de Nizors et deux abbayes en Espagne Fontclar et Labaix; et d’autre part en construisant des bastides : Boussens, Carbonne, Plaisance du Touch, Lestelle de Saint-Martory...
Si le déclin progressif de la communauté s’est amorcé à partir du XIVe siècle, c’est la Révolution qui mit un terme à l’activité des moines. L’abbaye fut alors vendue comme bien national et son nouveau propriétaire, puis ses descendants s’occupèrent de la démanteler. Ses éléments se retrouvent ainsi dispersés : portail de la salle capitulaire à Saint-Martory, façade de l'abbatiale à Touille. Une grande partie du cloître a été remontée dans un jardin public de Saint-Gaudens, le reste se trouve aux États-Unis au musée des cloîtres de New York.
L’abbaye aujourd’hui partiellement en ruines présente les vestiges suivant : Le bâtiment des Convers, La Porterie, Le lavabo, Des vestiges aux sols de l’église abbatiale, du cloître et de la salle capitulaire. Dans le centre du village de Proupiary, vous découvrirez l'église Sainte-Catherine datant du XIVe siècle.
Rieux-Volvestre
L’itinéraire touristique conseillé s’arrrêtera à Rieux-Volvestre, via la D62 (211 km). Rieux-Volvestre a fait partie de l'association "Les Plus Beaux Villages de France", aujourd'hui la cité médiévale fait partie de l'association "Les Plus Beaux Détours de France".
La liste des sites historiques et des monuments à visiter dans la région est longue, témoignant d'un riche passé et d'une culture vibrante. Chaque village, chaque pierre raconte une histoire, offrant aux visiteurs une immersion profonde dans le temps et l'espace.
Pourquoi TOULOUSE ne ressemble à AUCUNE autre ville française

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