Volleyball : Histoire des Confrontations entre l'Italie et la Serbie

Les confrontations entre l'Italie et la Serbie dans le monde du volleyball sont marquées par des rencontres mémorables et des enjeux importants. Ces deux nations ont une riche histoire dans ce sport, avec des moments de gloire et des rivalités passionnantes.

L'affiche inattendue de cette finale était en effet un remake de la "petite finale" du Mondial 2010. La Serbie avait battu l'Italie (3-1) à Rome, pour se signaler à nouveau sur l'échiquier du volley en empochant le bronze, donc.

En 2011, la Serbie est redevenue championne d'Europe de volley messieurs en battant l'Italie 3 sets à 1 (17-25, 25-20, 25-23, 26-24) à Vienne, dix ans après son premier et jusque-là unique titre européen, offrant une nouvelle consécration à sa star Ivan Miljkovic. Les Serbes avaient été sacrés en 2001, alors sous les couleurs de la Yougoslavie, un an après leur titre olympique. C'était déjà contre l'Italie, et Miljkovic, le génial pointu de 2,06 m, était déjà présent.

L'Italie réussit particulièrement bien à la Serbie, puisqu'elle l'avait également écartée l'an passé à Rome sur le même score pour s'adjuger la médaille de bronze du Mondial. Les Italiens pourront cependant se satisfaire d'être remontés sur le podium d'une compétition internationale pour la première fois depuis 2005 et le dernier de leur six sacres européens.

Passés au travers du premier set, dominé par les Italiens grâce à leur service et leur contre, les Serbes ont peu à peu haussé leur niveau en défense pour faire déjouer la Squadra Azzurra, malgré une réception globalement défaillante. Tenu à deux points dans la première manche (à 2 sur 9), Miljkovic s'est réveillé dans la deuxième avec 6 points. Les attaquants serbes ont commencé à prendre la mesure du contre italien, en variant leurs angles ou en jouant les mains de leurs opposants.

Souvent en échec face à la suffocante défense serbe, capable de remonter les ballons les plus improbables, les attaquants italiens ont progressivement perdu leur sang froid. Leur retour, à la fierté et au courage dans le quatrième set, devait ensuite se briser sur le service de Terzic.

Ce dimanche, la sélection d'Igor Kolakovic a mal démarré les débats, car incapable de tenir le choc près du fil, face à des Transalpins encore sur un nuage après leur éclatante victoire sur le tenant du titre polonais (3-0). Mais la Serbie possède dans ses rangs un pointu génial, expérimenté, et qui a semblé connaître une seconde jeunesse, à 32 ans : Ivan Miljkovic. Après avoir par exemple laissé sans voix Antonin Rouzier en quarts de finale, "Ivan le Terrible" a encore frappé et remis en marche l'attaque serbe. Pour l'ensemble de son oeuvre, il a d'ailleurs été élu MVP du tournoi.

Si l'attaque a mis à mal le block des Transalpins, c'est surtout grâce à sa défense que la Serbie a écoeuré son adversaire. En n'abdiquant sur aucun point, en gardant en jeu des balles qui semblaient perdues, le surprenant Milos Terzic et ses coéquipiers ont préservé leur avance au plus fort de la révolte italienne, plaçant en prime plusieurs aces fatals.

Les Moments Clés et les Joueurs Emblématiques

Ivan Miljkovic, élu MVP de cet Euro 2011, faisait déjà partie de la sélection. A aujourd'hui 32 ans, le capitaine serbe s'est montré encore une fois excellent (18 points), comme contre la France en quarts ou la Russie en demie. Il a pris ses responsabilités dans un quatrième set particulièrement tendu et a très logiquement été désigné MVP (meilleur joueur) de l'Euro.

Mais la Serbie s'est aussi trouvé un héros bien plus inattendu en la personne de Milos Terzic, un réceptionneur-attaquant méconnu de 24 ans. Lancé par son entraîneur pour la balle de troisième set, il a servi un ace, aidé par la bande du filet.

De manière invraisemblable, l'histoire s'est répétée à la fin du quatrième set, alors que les Italiens étaient sur les talons des Serbes. Cette fois-ci, son service a pris de revers la défense italienne, désarçonnée, pour un nouvel ace.

La Serbie est devenue samedi, au Japon, championne du monde de volley féminin pour la première fois de son histoire. Opposées à l'Italie, les Serbes ont réussi à arracher une cinquième manche, dont les derniers points ont été complètement fous, afin d'obtenir ce premier sacre mondial (21-25, 25-14, 23-25, 25-19, 15-12). L'Italie, championne du monde en 2002, qui avait terminé deux fois quatrième sur les trois éditions précédentes, doit se contenter de la première médaille d'argent de son histoire.

La France qui, auparavant, n’avait atteint qu’une seule fois la finale (défaite contre le Brésil en 2006), a survolé la rencontre après avoir impressionné tout au long de la compétition, notamment contre les favoris brésilien (3-1) et polonais (3-2). Son seul échec lors du « Final Six », vendredi contre les États-Unis (1-3), est venu mettre fin à une série de quinze victoires consécutives, débutée en phase de poules de… la deuxième division ! C’est dire le chemin parcouru en quelques mois par la France, devenue la huitième nation victorieuse du grand tournoi annuel, après le Brésil, l’Italie, la Russie, les États-Unis, Cuba, les Pays-Bas et la Pologne.

Avec l’attaquant Antonin Rouzier, meilleur marqueur du match avec 17 points, le réceptionneur-attaquant Earvin Ngapeth, exemplaire sur ses deux missions, mais aussi Kévin Tillie, aligné malgré sa blessure contractée samedi en demi-finale, les Bleus ont étouffé les Serbes, dont le meilleur marqueur Aleksandar Atanasijevic a été limité à 10 points seulement.

Les Serbes ont pourtant cru à un retour au troisième set, qu’ils ont été tout près d’empocher (22-18), mais la France a alors retrouvé son euphorie pour infliger un 7-1 aux hommes de Nikola Grbic et s’adjuger son premier trophée (25-23). On pourrait presque parler de facilité pour les deux sets précédents, tant la « Team Yavbou », surnom popularisé par Earvin Ngapeth, élu meilleur joueur du tournoi, a dominé les débats.

Dans le premier acte, elle a démarré en trombe (5-0) avant de caler (11-11) pour repartir aussi sec (16-11). Aidée par les nombreux services serbes ratés, elle s’est attribué la première manche en 24 minutes (25-19). Le deuxième set n’a pas été aussi évident, Atanasijevic et les siens menant 10-8. Mais les Bleus ont accéléré au bon moment, grâce à une attaque gagnante de Tillie, qui serrait un poing rageur en même temps que les dents, puis deux points du central Nicolas Le Goff, lui aussi irrésistible (20-17). La Serbie a encore craqué sur ses fautes directes, un nouveau service dans le filet offrant le set aux Français (25-21).

Si la France a enfin réussi à entrer dans la cour des grands, la Serbie, elle, déjà titrée en Europe (2001 et 2011), semble maudite en Ligue mondiale : c’était sa cinquième finale, après celles de 2003, 2005, 2008 et 2009. Toutes perdues.

Palmarès des dix dernières éditions du Championnat d'Europe messieurs de volley-ball

Palmarès des dix dernières éditions du Championnat d'Europe messieurs de volley-ball, dont l'édition 2011 a été remportée par la Serbie, dimanche à Vienne:

Année (Lieu) Champion Vice-champion Troisième
2011 (Autriche et Rép. tchèque) Serbie Italie Pologne
2009 (Turquie) Pologne France Bulgarie
2007 (Russie) Espagne Russie Serbie
2005 (Italie et Serbie) Italie Russie Serbie
2003 (Allemagne) Italie France Russie
2001 (République tchèque) Yougoslavie Italie Russie
1999 (Autriche) Italie Russie Yougoslavie
1997 (Pays-Bas) Pays-Bas Yougoslavie Italie
1995 (Grèce) Italie Pays-Bas Yougoslavie
1993 (Finlande) Italie Pays-Bas Russie

Après avoir brisé le rêve français, vendredi en demi-finales, la Serbie s’est adjugé le titre de championne d’Europe en prenant le meilleur sur la Slovénie en quatre manches (19-25, 25-16, 25-18, 25-20). Comme face aux Bleus, les Serbes ont été dominés dans le premier set par le coorganisateur de la compétition, qui disputait son premier match hors de ses bases. Mais portés par leur pointu, Aleksandar Atanasijevic, les hommes de Slobodan Kovac ont par la suite été supérieurs dans tous les domaines. Et décrochent sans trembler leur troisième couronne continentale, après 2001 et 2011.

Déjà battus en 2015, en finale de l’Euro remporté par les Français, les Slovènes doivent se contenter de l’argent continental. Incapables de rééditer une performance à la hauteur de celles les ayant vu éliminer successivement la Russie, championne d’Europe (alors), et la Pologne, championne du monde, la Slovénie n’a pas du profiter du fort contingent de supporteurs vêtus de vert venu les encourager à Paris. Dans un Palais omnisport de Paris-Bercy ayant fait le plein (12 654 spectateurs), l’Euro 2019 de volley s’est achevé sous les cris de joie des joueurs serbes.

Nouveaux champions d’Europe, comme leur équipe féminine sacrée il y a peu, les Serbes n’ont pas pour autant décroché un ticket pour les prochains Jeux olympiques. Dès janvier, ils devront ferailler à Berlin pour le dernier billet pour Tokyo. Face à eux, leur victime du soir slovène, mais aussi les Allemands ou la Bulgarie. Et la France, qui pourra tenter de consoler ses rêves déchus en se disant qu’ils ont rendu les armes face aux futurs vainqueurs, invaincus lors de la compétition.

Les Serbes ont à nouveau remporté le titre européen au bout d'une finale disputée, trois manches à deux (21-25, 25-21, 25-21, 22-25, 15-13) contre les Turques, hôtes de l'Euro-2019 dames de volley, dimanche à Ankara. Devant leur public, les Turques n'ont pas réussi à vaincre les favorites serbes, qui remportent leur deuxième sacre européen consécutif et le troisième de leur histoire (victorieuses en 2011 et 2017). Ce sont pourtant les Turques qui, poussées par les milliers de supporters du Sport Hall de la capitale, ont pris le premier set. Avant de lâcher les deux suivants et d'égaliser à 2-2 lors du quatrième, s'offrant un tie-break au bout du suspense.

Portées par la meilleure marqueuse de la rencontre, Tijana Bosckovic (23 points), les Serbes ont finalement emporté un 5e set très serré à l'image du match, après plus de deux heures de combat. Comme en 2003 à domicile contre la Pologne, la Turquie s'est inclinée en finale, laissant échapper l'occasion de grimper sur le toit de l'Europe pour la première fois et d'inscrire un trophée majeur à son palmarès. Le placard à trophées des Serbes commence lui à être bien rempli, avec désormais trois sacres continentaux et un mondial, conquis l'année dernière au Japon contre les Italiennes en finale.

Italie - Serbie

tags: #volley #italia #serbia