Le club de handball de Meximieux a réussi en cinquante ans d’existence à se hisser parmi l’élite du handball aindinois. Tout a commencé dans la cour du collège Vaugelas à Meximieux.

Collège Vaugelas à Meximieux
En 1975, Michel Zanardy, alors professeur d’EPS, décide de lancer une association sportive de handball. En 2019, déjà dans nos colonnes à l’occasion de l’accession en Nationale 3 des seniors masculin, le premier président du Handball Meximieux était ému « de voir où le club était arrivé » et « de constater que le gymnase était plein tous les week-ends ». Un public qui se partage aisément avec une autre association de la commune, elle aussi bientôt quinquagénaire : le club de rugby a été créé en 1997.
Formation et retour au niveau national
Cinquante ans après les tout premiers matchs de handball, six présidents ont succédé au fondateur. Et tous ont apporté leur pierre à un édifice qui n’a cessé de se solidifier sportivement. Le club a enregistré de bons résultats, des saisons flamboyantes, d’autres moins, mais a su rester dans le haut du panier de la discipline dans l’Ain.
« Les filles ont brillé à la fin des années 1990 et du début 2000, signale François Bernier, l’actuel président. Elles ont évolué en Nationale 1. » Lors de la saison 2019-2020, les deux équipes seniors évoluaient en N3, une première historique pour le club, mais surtout dans le département.
Parmi les licenciés, des noms résonnent encore. D’abord Catherine Bara qui a fait partie de l’équipe vice-championne du monde en 1988 lors du mondial C. La première marche avant les qualifications aux compétitions B, puis A, l’actuel championnat du monde.
Ensuite, la native de Nantua, Amélie Goudjo, licenciée à Meximieux de 1995 à 1997. Et enfin, Queido Traoré (Chambéry) ou Hugo Jund (Chartres), tous deux joueurs professionnels en Liqui Moly Starligue, 1re division française. Dans la nouvelle génération, Romane Bernier pourrait leur emboîter le pas, puisqu’elle vient de suivre un stage national avec la catégorie U16.
Le club a aussi développé une section handfauteuil et compte parmi les licenciés Alexandra Dabek, sélectionnée en équipe de France. Quant aux enfants Manaudou, ils ont commencé par le handball à Meximieux comme leur père, avant de faire le grand plongeon.
L’équipe évoluait en National 3 en 2021 2022. Régis Perrody a aussi été capitaine avant de devenir entraîneur auprès des jeunes sections. Les seniors masculins ont réalisé un parcours historique en coupe de France. Le capitaine Makan Sacko a joué neuf saisons sous les couleurs de Meximieux.
Les féminines ont évolué en Nationale 1 à la fin des années 1990. Les féminines ont évolué en Nationale 1 à la fin des années 1990.
Leur point commun, avoir profité de la formation à Meximieux. « On veut être reconnu comme un club formateur, que les jeunes évoluent avec des joueurs d’expérience et que toutes les catégories (plus de 20, NDLR) soient considérées », ajoute le président.
Avec un objectif affiché : retrouver le niveau National pour ses deux équipes séniors qui évoluent en Pré-nationale. Un coche raté de peu la saison précédente, où l’équipe masculine a brillé en championnat et en coupe de France. Cette saison, ils termineront à la 2e place du classement à l’issue du dernier match à domicile, ce samedi (lire par ailleurs). Juste avant, l’équipe seniors 2 jouera son maintien, face à Saint-Genis-Laval, vainqueur dimanche dernier de la coupe de France.
Tableau récapitulatif des moments clés du club
| Année | Événement |
|---|---|
| 1975 | Création de l'association sportive de handball par Michel Zanardy |
| Fin des années 1990 - début 2000 | L'équipe féminine évolue en Nationale 1 |
| 2019-2020 | Les deux équipes seniors évoluent en N3 |
| 2021-2022 | L'équipe évolue en National 3 |