Ces anciennes joueuses de handball françaises célèbres qui ont marqué l'histoire

Le handball français a vu émerger au fil des décennies de véritables légendes qui ont marqué l’histoire de ce sport. À travers des performances époustouflantes et des actes héroïques sur le terrain, ils ont contribué à l’essor et à la renommée du handball en France et au-delà. Le handball français a connu une évolution fulgurante au cours des dernières décennies, façonnée par le talent et l’engagement de nombreux joueurs d’exception.

Cet article se penche sur les figures emblématiques de ce sport, mettant en avant leurs contributions remarquables et leur héritage précieux. Parmi ces icônes, on trouve des joueuses de handball françaises, qui ont su se distinguer par leur talent et leur détermination.

Dans le monde du sport, il y a des figures qui marquent l’histoire et qui restent gravées dans les mémoires. Les héros du handball français continuent de briller sur la scène mondiale, influençant la prochaine génération de joueurs.

Voici un aperçu de quelques-unes de ces joueuses exceptionnelles :

Siraba Dembélé-Pavlović : Une carrière emblématique

Siraba Dembélé-Pavlović, une figure emblématique du handball français. Crédit: FFHB

Après un parcours d’exception, la Drouaise Siraba Dembélé a mis un terme à sa carrière sportive. L’occasion, pour le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, de lui rendre hommage pour sa carrière, au Palais des sports, là même où l’ancienne capitaine de l’équipe de France a marqué son passage au Dreux A.C. Des sourires, de la fierté, et beaucoup d’émotion.

Telle était l’ambiance vendredi 22 mars au Palais des sports pour la venue de Siraba Dembélé, entourée de sa famille. Immense athlète, la joueuse internationale récemment retraitée, a été invitée par le maire de Dreux Pierre-Frédéric Billet, en présence également de Damien Stépho, maire de Vernouillet. Un événement de taille pour la Ville qui a aussi dévoilé une grande plaque au nom de Michel Barbot, autre figure symbolique du handball, en présence de sa famille.

L’hommage s’est poursuivi avec un retour sur la carrière de Siraba Dembélé, durant lequel le maire a exprimé toute son admiration, devant un parterre de passionnés du sport collectif le plus titré du monde, et en présence des présidents de la Ligue Centre-Val de Loire et de clubs. Celle qui est passée par de nombreux clubs du monde entier - Mérignac, Toulon mais aussi le Danemark, la Macédoine ou la Russie avant de conclure sa carrière dans le club roumain du CSM Bucarest - regarde désormais son parcours avec une grande modestie. Aujourd’hui, Siraba, qui vit en Serbie avec son mari Igor Pavlović, ancien footballeur monténégrin et ses deux enfants, a rangé les baskets « sauf pour quelques petites séances de musculation ».

Championne du monde en 2017 et d’Europe en 2018, elle compte également une médaille d’argent remportée aux Jeux Olympique de Rio de Janeiro en 2016.

À l’occasion de l’hommage à la carrière de Siraba Dembélé, le comité de jumelage de Dreux a annoncé que la Ville s’engageait dans un Pacte d’amitié avec la ville serbe de Bogatić. Il devrait être signé lors de la Saint-Denis, le 4 octobre prochain.

Il est difficile de résumer 13 années passées avec l’équipe de France en quelques mots. Je retiens forcément des succès, mais pas seulement les titres. Je pense notamment à la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Rio en 2016, qui a vraiment été quelque chose d’exceptionnel. Nous avons eu l’impression de marquer l’histoire de notre sport avec cette médaille olympique, la première pour le handball féminin français. Le titre de championne du Monde en 2017, l’Euro en 2018 à la maison. Gagner ce titre en France, devant nos familles, nos proches, a eu une saveur particulière.

De ces belles années en équipe de France, je vais retenir les rencontres, l’humain, les moments de partage avec le staff, les joueuses. Nous avons passé un excellent week-end, et je remercie la FFHandball d’avoir fait cela pour nous. J’ai pris beaucoup de plaisir à revoir le staff, les filles avec qui on a beaucoup partagé ces dernières années. Au-delà des titres, je retiens tous les moments que nous avons pu vivre ensemble. Nous avons eu des moments difficiles, mais aussi des moments merveilleux, et je veux tout garder de toutes ces années passées avec l’équipe de France.

Quand je suis arrivée en équipe de France en 2006, nous sommes montées à plusieurs reprises sur des podiums, mais il nous manquait quelque chose pour gagner, et nous avons appris de nos erreurs pour aller chercher l’or. Il y avait de la frustration, un certain complexe d’infériorité face aux Norvégiennes, et il y a eu un déclic, et nous avons trouvé la faille pour faire dérailler le train scandinave. La machine s’est lancée, et nous avons enchaîné avec un titre mondial (2017) et le sacre européen en France en 2018.

Forcément beaucoup d’émotions de nous retrouver toutes ensemble après ce que nous avons partagé avec cette équipe de France. Nous avons connu des défaites, mais aussi de très très belles victoires.

Allison Pineau : L'étoile du handball féminin

Allison Pineau, une figure emblématique du handball féminin français. Crédit: FFHB

Dans le handball féminin, Allison Pineau est une figure incontournable. Ancienne meilleure joueuse du monde en 2009, elle a brillé sur le terrain grâce à ses compétences techniques et sa vision de jeu. Pineau a conduit les Bleues vers plusieurs succès à l’international, incluant des victoires aux championnats d’Europe et aux championnats du monde. Son parcours est une inspiration pour les jeunes joueuses cherchant à se faire un nom dans le monde du handball.

Au-delà de ses performances, Allison Pineau est également un modèle pour la jeunesse, inspirant de nombreuses joueuses à poursuivre leurs rêves dans le handball.

Autres figures emblématiques

Camille AYGLON-SAURINA, Blandine DANCETTE, Alexandra LACRABÈRE, Amandine LEYNAUD, cinq légendes qui resteront gravées à jamais dans l’histoire du handball féminin français. Dimanche 5 mars, à l’initiative de la FFHandball, un vibrant hommage leur a été rendu à l’Arena de Montbéliard, lors de la rencontre amicale entre l’équipe de France et la Suède. Des personnalités exceptionnelles qui ont toutes débuté leur carrière en France, et qui se sont imposées naturellement comme des ambassadrices en or pour la Ligue féminine de handball et ses clubs.

Il y avait beaucoup d’émotions ce dimanche à Montbéliard pour rendre hommage aux grandes championnes que vous êtes, et à tout ce que vous avez pu apporter pour le handball français. J’ai été très honorée de cette mise à l’honneur qui a été faite par la Fédération et cela a été l’occasion de voir évoluer cette équipe de France rajeunie.

L'évolution de la Ligue Féminine de Handball

Vous avez été formées dans des clubs de la Ligue féminine de handball, et vous avez évolué pendant plusieurs années dans le championnat de France. La Ligue Butagaz Énergie a vraiment évolué ces dernières années. Le niveau du championnat est de plus en plus relevé et il est de plus en plus attractif pour les joueuses étrangères. C’est un signe qui montre bien la qualité de de notre championnat qui est très homogène avec des équipes de qualité.

L’évolution de la Ligue féminine de handball ces dernières années a été énorme d’un point de vue structurel. Quand j’ai commencé le handball, il n’y avait pas de centre de formation, et aujourd’hui les jeunes joueuses sont très bien accompagnées, encadrées et c’est une très bonne chose. Les clubs sont de plus en plus structurés et c’est très positif pour le développement de notre sport.

Depuis que j’ai commencé ma carrière professionnelle à Metz il y a 19 ans, quasi 20 ans, la Ligue féminine de handball a évolué avec notre sport. Un très beau travail a été fait par la LFH, les clubs, pour professionnaliser le handball, et aujourd’hui la Ligue Butagaz Énergie est impressionnante. Beaucoup de joueuses étrangères viennent jouer en France, parce que c’est une Ligue forte, intense, et attractive.

Voici quelques points clés de cette évolution :

  • Professionnalisation accrue des joueuses
  • Développement des centres de formation
  • Structuration des clubs
  • Attractivité pour les joueuses étrangères

Déjà le nom du championnat ! Avoir un premier naming sur le championnat avec Butagaz, c’est une avancée considérable, et cela montre bien les progrès de ces dernières années et l’intérêt des marques et entreprises. J’ai commencé ma carrière en 2005, et donc forcément, quand tu regardes l’évolution depuis… Les évolutions sont considérables à tous les niveaux que ce soit sur le point de vue sportif que sur tout ce qu’il y a autour.

Notamment, toutes les choses qui ont été mises en place pour protéger les joueuses, comme l’accord Dihane par exemple, la professionnalisation de notre sport… Il y a beaucoup moins de précarité et c’est juste génial. Et c’est pour cela aussi qu’il y a des joueuses désormais de toutes nationalités. Il y a encore du travail, mais clairement c’est le jour et la nuit.

Il y a toujours des choses à améliorer, des retards par rapport aux garçons, mais la dynamique est bonne et les choses avancent petit à petit. La médiatisation se développe progressivement, le public est de plus en plus présent dans des salles qui sont de plus en plus belles et adaptées. On peut encore faire progresser les choses, notamment dans l’accompagnement et l’encadrement des joueuses sur le plan de la diététique, de la récupération mais aussi de la préparation physique.

Les clubs formateurs et les souvenirs marquants

J’ai été formée au HBC Nîmes, qui malheureusement a déposé le bilan il y a maintenant quelques années. J’ai toujours un lien de cœur énorme avec les gens qui m’ont formée, et si je devais en citer un, ce serait Christophe Chagnard, qui est actuellement l’entraîneur de Mérignac. Je lui dois beaucoup de choses, et c’est forcément triste pour moi de savoir que le club qui m’a formé n’existe plus.

J’ai commencé ma carrière à Saint-Etienne, et je prends toujours énormément de plaisir à aller les voir. Je suis toujours très amie avec de nombreuses joueuses avec lesquelles j’ai joué jusqu’en Nationale 1. Mon papa est toujours bénévole pour ce club et je garde des attaches très fortes avec ce dernier. En LFH, Nîmes est mon club formateur. Malheureusement en 2016, le club a déposé le bilan, et ça a été un vrai déchirement pour moi. J’ai vécu de grands moments avec ce club, nous avions un groupe très soudé, et je pense que le HBCN a aussi contribué au développement de la LFH.

Après avoir débuté et été formée au Handball Club Vallée d’Arbre puis être passé par Dreux, ville où je suis née, j’ai connu ma première expérience professionnelle dans le handball avec Mérignac, à l’époque entraîné par Thierry Vincent. Je suis toujours en contact avec Thierry et concernant le club girondin, je suis très heureuse d’en être désormais la marraine. J’ai, en effet, gardé un très bon contact avec les personnes qui étaient au club à cette période de ma carrière.

Bien sûr que je garde des liens affectifs avec mon club formateur. Je pense à Bourg de Péage, à Metz mais aussi à Aubenas, là où tout a commencé. Ces clubs représentent le socle de ma formation, sans oublier Chambéry et mon passage en sport études. J’ai vécu des moments inoubliables, et ça m’a donné le goût du handball.

Je vais commencer par un souvenir avec mon club formateur, et c’est plutôt un regret finalement, c’est de ne pas avoir été dans l’équipe lorsque le HBCN a remporté la Challenge Cup. J’étais partie à Metz, et c’est un petit regret de ne pas avoir pu gagner un titre avec Nîmes. Pour les meilleurs, je retiens nos épopées en Coupe d’Europe. Les déplacements, la découverte de pays étrangers et partager ça avec les copines. J’étais jeune, et ça a vraiment été une belle expérience pour moi.

Avec Metz, je pense à mon premier titre de championne de France (2009), qui a marqué un nouvelle étape dans ma carrière. Je suis partie de mon club formateur pour rejoindre une équipe composée des meilleures joueuses françaises, et ça a été beaucoup d’émotions. Et puis avec Nantes, le dernier club français avec qui j’ai évolué, je retiens la victoire en EHF European League en 2021.

Sans hésiter c’est ma période à Toulon Saint-Cyr avec Thierry Vincent, que j’avais suivi après Mérignac. Nous avons gagné le championnat de France en 2010, et c’était tellement inattendu. Nous avons éliminé Metz en demi-finale, et j’en garde un excellent souvenir, c’était énorme. Et puis forcément les deux Coupes de France que nous avons gagnées (2011, 2012). Nous étions les outsiders, mais nous avions une très belle équipe avec de bonnes joueuses.

Je retiens mon passage à l’Arvor 29 (anciennement Brest), avec qui j’ai gagné le titre de championne de France (2012) et la Coupe de la Ligue (2012). Nous avions un groupe extraordinaire, avec un super binôme d’entraîneurs composé de Pierre et Laurent Bezeau. Je pense à une saison en particulier avec le Metz Handball. Le club était en difficulté financièrement et avait réalisé un appel aux dons. Nous avions un effectif très restreint avec une petite dizaine de joueuses, et nous étions parvenues à remporter le titre de champion de France.

Club Titre Année
Toulon Saint-Cyr Championnat de France 2010
Toulon Saint-Cyr Coupe de France 2011, 2012
Arvor 29 (Brest) Championnat de France 2012
Arvor 29 (Brest) Coupe de la Ligue 2012

Ça a été une période difficile, et au final ce sont toutes les valeurs du handball, de l’amitié, de solidarité, qui nous ont permis de décrocher ce résultat.

Le regard sur le handball féminin français

C’est tout d’abord un regard très positif. Quand je vois toutes les équipes françaises se battre de cette manière sur la scène européenne, je pense que c’est une vraie satisfaction de voir aujourd’hui des clubs comme Brest et Metz performer en Ligue des Champions. La LFH est désormais régulièrement représentée au Final 4, et ce n’était pas le cas il y a quelques années. Cela vient récompenser le travail qui a été effectué pour rendre cette Ligue Butagaz Énergie attractive et compétitive.

Après c’est triste, et inquiétant de voir certains clubs disparaître. Le contexte économique est compliqué à beaucoup de niveaux, et de voir le handball féminin impacté comme cela, c’est forcément difficile. J’espère vraiment que tous les clubs vont continuer à avancer, pour rendre notre Ligue toujours plus attractive.

L'équipe de France féminine de handball : Au sommet du monde

L'équipe de France féminine de handball célébrant sa victoire. Crédit: FFHB

L'équipe de France célèbre sa victoire et son trophée ! Elles ont battu les Norvégiennes en finale du mondial féminin 2023 (31-28). Les Françaises atterriront à Paris dans l'après-midi, et seront reçues par Emmanuel Macron. Les Bleues au sommet du handball féminin ! Les Françaises ont remporté leur troisième sacre de championnes du monde ce dimanche en venant à bout des Norvégiennes (31-28), championnes du monde en titre. Cette finale a été menée d'une main de maître par les tricolores, bien aidées par l'incroyable travail de leur gardienne Hatadou Sako et de Léna Grandveau.

En dominant leurs rivales historiques, victorieuses à l'Euro l'an passé face aux Françaises, les Bleues ont idéalement préparé les Jeux de Paris où elles défendront leur titre olympique dans sept mois. Le Mondial féminin se déroulait au Danemark, en Norvège et en Suède.

Invité de franceinfo au lendemain du sacre de l'équipe de France, Olivier Krumbholz, le sélectionneur des Bleues a salué un "groupe en titane". Rien n'a su briser leur détermination, ni les maladies, ni les blessures. "La combativité qu'elles peuvent mettre, notamment défensivement, est absolument extraordinaire", a-t-il salué. "C'est quand même fantastique de faire des résultats alors qu'on avait la moitié de l'équipe malade, alors qu'un certain nombre de joueuses sont arrivées en sortant de blessure en novembre".

Ce troisième titre est aussi celui d'un groupe très homogène, où quasiment chaque joueuse a apporté sa pierre. Laura Glauser avait brillé depuis une semaine dans le but ? Dimanche, le flambeau a été repris par Hatadou Sako (4 arrêts sur 16 tirs dont un pénalty), entrée en seconde période et qui a fermé la boutique en détournant un tir de Skogrand à deux minutes de la fin. Sarah Bouktit, 21 ans, a elle parfaitement pris le relais dans l'exercice des penalties (2/3), alors que Léna Grandveau (5/6), un an de moins, a livré une fin de match étincelante.

Avec l'insouciance de ses 20 ans, Grandveau a inscrit les quatre derniers buts des Bleues. Une prestation saluée par le sélectionneur Olivier Krumbholz. "C'est un truc complètement irrationnel ce qui s'est passé avec Léna, particulièrement dans les dix dernières minutes. On a du mal à attaquer, on a du mal à trouver des solutions. Non seulement elle arrive à conserver la balle, mais c'est elle qui est déterminante en prenant des tirs très difficiles. Ce qu'elle a fait, c'est totalement incroyable face à la défense norvégienne. Elle a sauvé la France parce qu'on ne trouvait pas de solutions en attaque. Si elle ne trouve pas deux ou trois solutions dans les dix dernières minutes, malheureusement le rouleau compresseur norvégien nous aurait passé dessus", déclare-t-il.

Quelques questions fréquentes

Q : Qui sont considérés comme les légendes du handball français ?

R : Les légendes du handball français incluent des joueurs emblématiques tels que Thierry Omeyer, Nikola Karabatic, Daniel Narcisse, et Allison Pineau, qui ont marqué l’histoire du sport par leurs performances exceptionnelles.

Q : Quelles sont les réalisations notables des légendes du handball français ?

R : Ces joueurs ont remporté de nombreux titres, notamment des médailles d’or aux Championnats du Monde, aux Championnats d’Europe et aux Jeux Olympiques, soulignant leur domination sur la scène internationale.

Q : Quel impact ont eu ces légendes sur le développement du handball en France ?

R : Leur succès a contribué à populariser le handball en France, inspirant de nombreuses jeunes générations à s’engager dans le sport et à poursuivre des carrières professionnelles.

Q : Qui est le plus titré des joueurs français de handball ?

R : Thierry Omeyer est souvent considéré comme le joueur le plus titré de l’histoire du handball français, avec un palmarès impressionnant qui inclut plusieurs médailles d’or et des distinctions individuelles.

Q : Quelle est l’importance du Hall of Fame du handball français ?

R : Le Hall of Fame rend hommage aux joueurs qui ont contribué de manière significative à l’histoire du handball français, en célébrant leurs réalisations et leur héritage. Cela permet également de transmettre l’histoire du sport aux nouvelles générations.

Q : Comment ces joueurs sont-ils célébrés aujourd’hui ?

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