L'Histoire du Volley-Ball à Villeurbanne : Un Parcours Sportif Unique

L'histoire sportive de Villeurbanne est riche et diversifiée, avec une place importante accordée au volley-ball. Découvrons ensemble le parcours de ce sport dans la ville, de ses débuts modestes à son essor actuel.

L’ASVEL, souvent décrite comme « ambassadeur du basket français », est le véritable fleuron sportif de Villeurbanne. Toutefois, l'offre sportive dans le département est diversifiée et permet à chacun de s’adonner à la pratique du sport de son choix.

Philippe Gondard, professeur d’E.P.S et villeurbannais de toujours, a vécu une expérience enrichissante en région parisienne, en créant une école de volley dans une ville de 10 000 habitants, qui accueillera par la suite 70 jeunes pratiquants. Désireux de renouveler l’expérience à Villeurbanne, il peut compter sur le précieux soutien de deux hommes : Diégo Martinez, alors directeur du Service du Sport à la mairie, et George Darcy, président de l’ASVEL Omnisports. Bernard Laye, ancien responsable d’un club voisin (Bron), décide de s’associer à l’aventure en devenant le premier trésorier de l’ASVEL Volley-Ball.

Les Installations Sportives de Villeurbanne : Un Stade Avant-Gardiste

À la fin des années 20, quand Lazare Goujon, le maire de Villeurbanne depuis octobre 1924, lance son projet de grand centre-ville des Gratte-ciel , il imagine de grands immeubles, un théâtre, une piscine, un Palais du travail mais aussi un stadium. Le temps d’engager les chantiers, les travaux de cet équipement dévolu au sport commencent en 1933.

L’œuvre est un Grand stade avant l’heure : on prévoit un vélodrome d’hiver couvert de 8 000 m² avec la création des six jours de Villeurbanne comme à Paris, une piste d’athlétisme, un coin pour la boxe, une patinoire de 1 250 m², un forum pour accueillir des expositions, des manifestations, pour différentes activités et sports, et des cellules pour des commerces. Le tout doit s’étendre sur 17 260 m². L’ambition est d’accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs.

Malheureusement pour le projet, Goujon perd les élections en 1935. Les finances sont dans...

Le Rôle de l'INSA Lyon dans le Sport de Haut Niveau

En septembre 1981, l'INSA Lyon s'était vu confier une expérience inédite dans l’Enseignement Supérieur : organiser une formation permettant à l’élève-ingénieur et sportif de haut niveau de mener à bien un double projet sportif et académique. Sous la tutelle conjointe des ministères de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse et des Sports, la « section sport-études », aujourd’hui « section sport de haut niveau », naissait il y a 43 ans. Depuis, elle n’a eu de cesse de fournir régulièrement des athlètes aux délégations olympiques françaises.

Si les sections pour sportifs de haut niveau existaient bel et bien dans le secondaire dès 1974, aucun équivalent n’avait été alors mis en place dans le Supérieur. Les sportifs de haut niveau sortant du secondaire rejoignaient à cette époque le CREPS1 pour devenir professeurs d’éducation physique et sportive.

L’initiative de combler ce vide énorme dans le paysage français revient à Robert Vanel, alors directeur du service des sports de l’INSA Lyon avec l’appui des enseignants d’EPS, dont Marcel Mendez. « Raymond Hamelin2, qui avait aussi mené une réflexion sur le sujet, avait fait voyager l’idée d’une section sportive auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports, à Paris », expliquait Robert Vanel, l’artisan de la première section sport-études de l’ESR et qui deviendra par la suite le premier directeur de la section sport-études de l’INSA Lyon.

L’origine de la section sport de haut niveau s’appuie sur une tradition chère à l’INSA : la pratique sportive qui participe à la formation de l’ingénieur, « en le préparant à l’évaluation de l’effort et du risque4 » ; une disposition certaine qui pouvait préjuger de la réussite du projet, inédit pour l’époque. Le « Professeur coordonnateur d’EPS » écrivait à ce sujet dans une circulaire de présentation5 de la section.

« Plusieurs facteurs concourent à faire de l’INSA, l’un des établissements français le plus apte à la réussite de l’expérience : un effectif de 3 000 élèves, dont une grande majorité vit en régime d’internat ; des infrastructures sportives très développées sur le territoire même de l’école ; des cours d’EPS obligatoires à raison de deux heures par semaine avec notation intégrée dans le bilan général de tous les élèves-ingénieurs ; et des résultats sportifs brillants6 de l’association sportive qui font de l’INSA le leader français de la pratique sportive universitaire.

Pendant les deux premières années, la section a ainsi offert quatre spécialités : athlétisme, basket-ball, cyclisme et volley-ball. Comptant sur un encadrement sportif solide, une salle de musculation sur le campus, un suivi médical et une restauration spécifique, la structure « suffisamment élaborée pour offrir aux futurs candidats toutes les garanties de réussite, conjointe, scolaire et sportive », fait mouche.

« L’INSA Lyon ? C’est l’Amérique ! », titrait l’Équipe dans un article publié le 21 novembre 1985.

Modalités d’admission, aménagement de la scolarité et jeunes champions : le journal d’information sportive ne tarit pas d’éloges sur la section sport-études. Et Robert Vanel, alors interviewé, d’ajouter : « nos sportifs sont très demandés dans les différents départements, car ils ont prouvé depuis cinq ans qu’ils étaient très performants, scolairement parlant. Nous n’avons jamais eu d’échec et nous avons même eu un cycliste major de promotion.

Sur la même coupure de presse, le portrait d’un élève-ingénieur, ayant commencé l’écriture de son histoire avec les Jeux Olympiques7 sur les bancs de l’INSA : Bruno Marie-Rose, recordman du monde du 200 mètres en salle en 1987 et qui décrochera son diplôme d’ingénieur l’année suivante. Il fera partie des cinq élèves-ingénieurs insaliens sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Séoul en 1988, aux côtés de Pascal Bahuaud (aviron 4 sans barreur), Stéphane Laporte (athlétisme et ex-recordman de France de javelot), Éric Neisse (athlétisme et recordman de France des 50 km marche) et Olivier Rossard (volley-ball).

Prototype à sa création, dix ans après, la section sport-études sert toujours de référence et de modèle dans l’enseignement supérieur français.

En 1992, année olympique, la section se transforme et change de nom sous la direction de Jean-Pierre Hirtzig. Cependant, malgré un changement de nom, « l’école de la personnalité et de l’esprit d’équipe », comme on aimait la présenter sur les plaquettes de promotion, n’a pas fondamentalement fait évoluer son organisation. Les avantages consentis aux élèves-ingénieurs sportifs restent les mêmes : le Premier Cycle8 peut être accompli en trois ans, au lieu de deux et le Deuxième Cycle en quatre ans, au lieu de trois pour permettre aux élèves de se consacrer entièrement au sport.

Ainsi, dans cet élan, les responsables de la section ne limitaient pas leurs ambitions à de bons résultats sportifs. Ils souhaitaient voir naître parmi les sportifs de l’Institut, des vocations de dirigeants ou d’animateurs du sport français et voir sortir, chaque année, quelques ingénieurs ou chercheurs, particulièrement sensibilisés à l’environnement scientifique et technologique du sport de haut niveau.

La SSHN sert aussi d’interface entre les nombreux laboratoires de l’école et les intervenants dans la recherche appliquée au sport.

Dans sa bonne lancée, au début des années 1990, la SSHN fournissait à la délégation olympique française un athlète aux Jeux Olympiques d’Albertville, cinq à Barcelone et cinq aux Jeux d’Atlanta en 1996. Un peu plus tard, le nouveau millénaire n’avait pas freiné les ambitions des sportifs de l’INSA Lyon : à Athènes en 2004, cinq9 insaliens représentaient leur école. En 2008, sept insaliens étaient présents à Pékin, dont trois furent médaillés olympiques : Jean-Christophe Peraud (VTT Cross country, 2e place), Jonathan Coeffic (Aviron 4 de couple, 3e place) et Guillaume Florent (Voile Finn, 3e place).

À la veille de Paris 2024, la section sport de haut niveau continue d’épauler ses athlètes, en Haute Couture.

« Lorsque l’annonce du pays d’accueil avait été rendue officielle, en 2016 ou 2017, la section sport de haut niveau alors sous la direction d’Éric Dumont s’était organisée pour offrir à nos jeunes sportifs, un cadre d’accompagnement précis pour les Jeux Olympiques 2024 », explique Hervé Bizzotto, actuel directeur de la SSHN de l’INSA Lyon.

« Le projet haute-performance 2024 est un dispositif complémentaire à l’accompagnement et à l’aménagement classique. Nous offrons à tous les élèves-ingénieurs-sportifs (absences excusées, rattrapage de cours, soutien par des enseignants, cours visibles en replay). Ainsi, il est ouvert aux sportifs inscrits sur les listes ministérielles « Relève ou Sénior », qui bénéficient d’un accompagnement s’articulant autour de bilans en diététique, de suivi kinésithérapique, d’un suivi en réathlétisation, de récupération par la cryothérapie et d’un suivi optimisé en préparation mentale », ajoute le directeur de la section.

Un beau défi que d’encadrer les véritables parcours de patience que traversent ces sportifs et élèves-ingénieurs chevronnés. « C’est une façon pour l’INSA d’être partie prenante de ces Jeux ; une façon de faire de cette année olympique et paralympique, l’année de tous les possibles.

L'ASVEL Omnisports : Une Association Diversifiée

L’ASVEL, si elle est principalement (re)connue pour le basket, permet aussi la pratique de différents sports. Distincte de l’ASVEL basket professionnelle, l’ASVEL omnisport fonctionne sous la forme d’une association loi 1901, à but non lucratif, dont le siège est au 245, cours Émile Zola.

Affiliée aux différentes fédérations nationales, l’ASVEL omnisport propose à ses membres la pratique de l’éducation physique et des sports, ainsi que tous jeux et disciplines propres à développer les forces physiques ou mentales.

Comptant aujourd’hui plus de 2000 adhérents, elle propose une dizaine d’activités sportives. On y retrouve les sections les plus anciennes du club, qui ont comme point commun, les valeurs éducatives liées au sport : à savoir l’athlétisme, le rugby et le football.

Le POINTU (Avec Jean PATRY) - Les Postes Du Volleyball #3

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