Kevin Bralley : Ascension d'un Jeune Arbitre de Rugby vers les Sommets du Top 14

La commission arbitrale de la FFR a désigné les officiels pour la 24ème journée de Top 14. Le jeune arbitre du comité Occitanie, promu cette saison en Top 14, dirigera la première rencontre officielle de sa carrière au Michelin lors de la réception de l’USAP (son 14ème match de Top 14 cette saison).

C’est le Tarnais, Monsieur Kevin Bralley, promu cette saison en Top 14, qui dirigera pour la première fois de sa carrière les Auvergnats sur leur pelouse du Michelin, samedi à 16h30 face à l’USAP.

A 27 ans, Kevin Bralley fait partie de la jeune génération des arbitres français. Il a partagé ses débuts et ses motivations :

« Je suis venu à l’arbitrage à l’âge de 16 ans. J’étais à l’école de rugby et quand on ne jouait pas on arbitrait. C’était très formateur de faire les deux. A 18 ans, je me suis blessé et j’en ai profité pour basculer définitivement dans l’arbitrage. »

Il a également exprimé son admiration pour certains de ses collègues :

« On ne s’inspire pas d’un arbitre en particulier, chacun est différent avec sa propre personnalité. J’aime beaucoup Jérôme Garcès, Romain Poite, Mathieu Raynal. »

Kevin Bralley a discuté de son passage dans le monde professionnel :

« Appréhender non car c’était un de mes objectifs. Je ne suis pas du genre à me mettre une pression excessive car je me dis que ça dépend de nous, si on est serein on fera un bon match. J’apprécie chaque moment, je suis impliqué. J’avais plus de motivation que d’appréhension. »

Il a ensuite décrit les différences entre les niveaux d’arbitrage :

« J’ai assimilé les différences, en Nationale par exemple il n’y a pas de communication audio entre les arbitres. En Top 14 et en Coupe d’Europe, j’étais à la touche, mais le boulot reste le même. Le jeu va plus vite, les impacts sont importants, les temps de jeu plus élevés, les stades plus grands. Un match Oyonnax-Mont-de-Marsan, c’était mon premier match télévisé, le soir. C’était un match tendu et serré, Mont-de-Marsan a gagné sur la dernière action. »

Enfin, il a partagé ses objectifs pour l'avenir :

« Faire le plus de matches possibles au plus haut niveau, aller au maximum de mes capacités d’arbitre. »

L'ARBITRAGE : quelques règles

Kevin se souvient de ses débuts en Fédérale: « Mon premier match de F3, c’était un Castejaloux - Puilboreau. J’étais accompagné de mon superviseur Robert Bosc. Cela s’était plutôt bien passé ». En septembre 2017, il est promu en Fédérale 2 : « On arbitre un ou deux match de F2 par mois. Le reste du temps, on est sur les Crabos, 4ème arbitre en Pro D2 ou 5ème en Top 14. On peut aussi faire la touche en F1 ». Des expériences multiples qui permettent au jeune arbitre d’étoffer sa palette : « Quand on arbitre à la touche au niveau supérieur, même si les observables sont différents, on peut apprécier les impacts plus forts, la plus grande vitesse de jeu. C’est très intéressant et formateur ».

Trois saisons passées en Fédérale 2 et, au début de l’exercice 2020/ 2021, la promotion en Fédérale 1. En ouverture: Hyères-Carqueiranne contre Berre l’Etang. Toutefois, la saison tourne court: « Je n’ai pu arbitrer que deux matchs. Ensuite, le deuxième confinement a mis un terme au championnat ». Il continue tout de même avec les Espoirs et, fin janvier, il est appelé pour arbitrer en Nationale. Son match inaugural voit s’opposer Cognac Saint-Jean d’Angely et Dijon. Il enchaine avec Dax - Aubenas en avril et retrouve Dijon face à Massy au mois de mai.

Même s’il avoue officier par pur plaisir, Kevin n’en assure pas moins une préparation optimale: « Avant les rencontres, je travaille beaucoup sur la vidéo. Je regarde les trois à cinq derniers matchs disputés par les équipes que je vais arbitrer. Pas pour voir quel joueur je vais sanctionner ou ce genre de chose. Non. Au contraire, cela me donne une vision générale et globale de la façon dont chaque équipe joue et me prépare à arbitrer telle ou telle situation. De quoi être le moins surpris possible ».

Evidemment, l’Albigeois est supervisé lors de chaque sortie et échange régulièrement avec son coach (qui le suit depuis plus de deux saisons), le Tyrossais Thierry Devais. Mais comme il le dit lui-même : « Le match appartient au joueurs. Je ne suis là que pour les accompagner ».

En toute humilité, Kevin avoue : « Je travaille pour aller au maximum de mes capacités. Le but est évidemment de gravir le plus d’échelons possible. Ce serait quand même triste de ne pas avoir d’ambition quand on n’a que 26 ans ». Une ambition qui ne se limite pas à sa seule personne. En effet, Bérénice Loubet, sa compagne, vient de terminer deuxième au concours national du jeune arbitre.

Licenciée à Montredon Labessonnié (tout comme Kevin), club dont son père David, est l’entraîneur reconnu, elle officie le plus souvent sur les terrains du championnat Honneur, et pourra le faire en fédérale 3 désormais. Elle était aussi la cinquième arbitre de la demi-finale d’Elite 1 féminine entre Romagnat et Montpellier.

En conclusion, Kevin Bralley incarne la nouvelle génération d'arbitres français ambitieux et passionnés, prêts à relever les défis du Top 14.

Voici un tableau récapitulatif des étapes clés de sa carrière :

Étape Année Description
Début de l'arbitrage 16 ans Débute l'arbitrage à l'école de rugby
Arbitre territorial 18 ans Promu arbitre territorial
Fédérale 3 N/A Premier match en Fédérale 3
Fédérale 2 2017 Promu en Fédérale 2
Fédérale 1 2020/2021 Promu en Fédérale 1
Nationale 2021 Arbitre en Nationale
Top 14 N/A Promu en Top 14

Le parcours de Kevin Bralley est un exemple de détermination et de passion pour l'arbitrage dans le monde du rugby.

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